by Dave Rouleau | Avr 9, 2014 | Photos Ondes Chocs
Voici les photos du show de Death Lullaby/Wastelands/Raft of the Medusa/Standing On Oblivion/Make Haste to Mutiny qui avait lieu le 2 avril 2014 à l’Autre Zone de Québec, une présentation de Eastern Alliance Productions. Alex Deleon Cativo nous présente encore son talent à travers sa lentille et deux entrevues (Raft of the Medusa et Standing On Oblivion) seront en ligne cette semaine.

Death Lullaby
Wastelands
Raft of the Medusa
Standing On Oblivion
Make Haste to Mutiny
by Dave Rouleau | Mar 15, 2014 | Critiques, Critiques de Shows

Escapade très attendue en cette soirée du 7 mars 2014: Karkaos, Eclipse Prophecy, « band surprise » et Dissension au Petit Campus sur la rue Prince-Arthur. C’était par ailleurs le lancement du nouvel album de Karkaos intitulé « Empire« ; album qui a reçu plusieurs critiques positives (et tiens j’en ajoute une au passage! Thumbs up guys!). En prime, j’aurai l’occasion de passer la veillée avec les gars de Crimson Shadows qui sont présentement à Montréal pour enregistrer leur deuxième album au Silver Wings Studios et qui ont pris congé d’enregistrement pour la soirée pour venir apprécier le show.
J’étais déjà debout à 7h00 ce matin pour aller travailler et la fatigue se fait minimalement ressentir. Quelques bières me remettront sur le piton me suis-je dit! C’était sous-estimer le pouvoir du houblon alcoolisé. Pour des raisons qui me sont partiellement obscures, je ne pourrai guère accompagner cette escapade de mes dorénavant usuels extraits vidéos. Par ailleurs, je devrai me limiter à ce que ma mémoire me permet de dire sur ce spectacle que j’ai fortement apprécié.
En arrivant sur place, je croise Normand et Veronica, respectivement drummeur et chanteuse de Karkaos, les salue et en profite pour piquer un petit brin de jasette, question de savoir quel est ce fameux « band surprise ». Oh! Death Lullaby! Sur le coup, j’étais un peu déstabilisé compte tenu que leur sous-genre de metal s’éloigne passablement des trois autres groupes de ce soir. En même temps, je comprends qu’à la dernière minute, tu prends ce qui est disponible!
Dissension entame leur performance à l’heure prévue et c’est beau à voir. La performance aux claviers est assez intéressante et comme je l’ai mentionné dans une escapade précédente, j’aime bien voir et entendre du clavier live. Le son de Dissension ne m’était pas tout à fait inconnu puisque je les avais vus faire compétition à Hollow à la finale montréalaise du Wacken Metal Battle Canada 2013. Belle énergie et bonne prestation. Ils ont réussi à bien réchauffer la crowd qui s’est déplacée en assez bon nombre ce soir.
Pendant leur performance, j’ai aperçu du coin de l’œil quatre Ontariens barbus (Cory, Ryan, Jimi et Morgan) qui semblaient déjà dans un mode plutôt festif. Je les ai rejoints et j’ai eu droit à des hugs assez… généreux. Manquait seulement Greg qui a préféré rester tranquille pour être dans un meilleur état de productivité le lendemain.
Dans le temps de le dire, j’avais bu deux autres pintes à 4$, fumé une cigarette et la prestation de Death Lullaby commençait. J’ai été très agréablement surpris par leur show. Surpris en ce sens que généralement, je ne suis pas un fan de core et de breakdowns. Mais là! Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai headbangé tout le long, malgré les incalculables breakdowns pesants (qui d’habitude me turn off lorsque trop nombreux). L’énergie de ce band s’est transmise à la foule, moi inclus, et les comparses vikings aidant, j’ai été entraîné dans une beuverie digne d’un party bavarois. J’avais à peine eu le temps de me rendre compte que j’aimais le son de Death Lullaby que leur set était terminé. C’est dire l’état d’enivrement dans lequel je me trouvais à ce moment.
Petit entracte qui permet d’aller prendre un peu d’air et un peu de fumée pour revenir aussitôt à l’intérieur et assister à la prestation de Eclipse Prophecy que j’avais déjà vus, mais je ne me rappelle plus quand ni où. De leur performance, je me souviens grosso modo de trois choses. 1) Les alternances de growls/screams et de voix clean/aiguë du chanteur m’étaient très agréables. 2) Les morceaux dans leur ensemble étaient mélodiques et puissants. 3) Il y avait un ou des solos de claviers sans clavier. Je dois admettre que ce dernier élément était un peu weird à voir sur scène. C’est comme si on cherchait LE musicien qui se la donnait à fond sans jamais le trouver pour ensuite se rendre compte qu’il était inexistant. Soit! J’ai fort apprécié leur power metal progressif.
À ce point-ci de la soirée, mes comparses anglophones et moi-même semblions anxieux à l’idée de ne rien avoir à la main, d’où le résultat que les tournées de pintes à 4$ fusaient de toute part… Autre petite clope à l’extérieur où j’en profite pour faire connaissance avec Jo de Silver Wings Studios qui avait accompagné les gars de Crimson Shadows. Très sympathique monsieur!
Peu de temps après, Karkaos sont montés sur scène sous les applaudissements et les cris chaleureux de leur public conquis d’avance. Performance assez solide! De plus en plus, je vois un band qui progresse bien et devient de plus en plus sûr de lui. Comparativement à l’année dernière, il y a une bonne coche au niveau de la tightness en show. Samael et Edd, les nouveaux venus, y sont fort probablement pour quelque chose; mais je peux aussi dire que Normand aux drums semble de plus en plus à l’aise et ça paraît. Ils nous ont interprété presque l’intégralité de leur nouvel album en plus de quelques classiques tels que l’incontournable « The Tempest« . Autre élément qui m’a frappé, le moshpit était plutôt tranquille, s’animant ici et là mais la plupart des gens préférant headbanger intensément dans leur bulle. Les Ontariens et moi en avons profité pour mosher juste entre nous, pour ensuite se tenir par le cou en headbangant d’une façon plus ou moins synchronisée, tout en prenant bien soin de renverser un peu de bière sur chacun de nous. Super belle soirée, si ce n’est que l’élément vidéo manque à l’appel. Ce sera pour la prochaine escapade!
Gros merci à Jaune Prodz pour l’organisation du show. Merci aussi à tous les musiciens qui, comme la scène metal de Montréal m’y a maintenant habitué, se sont donnés comme si ce spectacle était sans lendemain.
Dr Light
by Dave Rouleau | Jan 10, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
Le 31 Décembre 2013, c’était la fête chez Dungeon Works Productions avec une production fort puissante, mettant en action une soirée des plus colorées. Il s’agit de la troisième édition du “Party Annuel de Slaves On Dope”. J’arrive et il y a beaucoup de personnes, autant au Piranha Bar qu’au Frites Alors! au dessous. J’arrive à la porte, c’est la fête. Morganja (Booker Piranha) s’amuse tout autant que la panoplie de personnes assises au bar et aux tables près des machines à sous.

Arrivé avec un peu de retard, la formation Pronostic était en pleine action. Avec un Death Metal violent à deux vocaux et un bassiste qui prend toute la place. Vraiment, je connaissais cette formation grâce à leur album “Deviated Inner Sanctum”, que je trouvais très direct comme premier effort. Charles et sa bande n’ont pas niaisé avec le puck en sortant un produit ausi solide. Toutefois, c’est bien beau la puissance audio mais il faut être capable de livrer la marchandise en spectacle et c’est exactement ce que fait ce quatuor. Le batteur est vraiment puissant et produit des blastbeat qui se tiennent et qui supportent parfaitement les mélodies des guitaristes Alexandre Lauzon et Charles Pilotte et du bassiste Mathieu “La Vie”. J’écoute ce groupe et je me délecte de leur musique tout en observant Mathieu prendre toute la place sur scène avec sa basse cinq cordes. Une véritable bête de scène. Le groupe prend de l’expérience et sera à surveiller en 2014, puisqu’ils travaillent présentement sur un deuxième album.
Pendant l’intermission, je descend au Frites Alors! pour voir ce qui s’y passe et je reste surpris de voir mon ami Nick Guérin qui chante Wasted Years de Iron Maiden. Et le gars à ma grande surprise, a une excellente voix pour ce genre de répertoire. Je reste pour voir ce dernier effectuer une parfaite exécution de la pièce en question, ensuite je repars là-haut pour assister à la suite de cet évènement fort intéressant.
La salle du Piranha Bar est pleine à craquer. J’adore voir autant de monde au même endroit, c’est stimulant. Surtout quand tu fais partie d’un groupe et que la salle est aussi remplie. Là, c’est Death Lullaby qui entre en scène. Kevy Metal est en pleine forme et ça se ressent dans l’exécution de sa prestation. Simon Crow prend la foule d’assaut en s’adressant directement à eux comme à des amis de longue date. Je connais ce groupe depuis 2008 et je dois admettre qu’ils ont connu une solide évolution depuis l’époque. La formation commence sa prestation avec un bruit mélodique additionné d’un breakdown. Le son est bon, la livraison est puissante. Les gars nous offrent ensuite une nouvelle composition qui sonne comme une tonne de brique. Mais, encore là, il y a trop de breakdown à mon goût puisque je ne suis pas très fanatique de ce type de mélodie. L’énergie est présente, les gars sont motivés et donnent tout ce qu’ils ont dans leurs tripes. Ensuite, ils nous offrent un cover de Slipknot intitulé People Equals Shit. Puis, enfin une pièce que je connais… Within the void we fall… Bonne équipe qui s’améliore toujours.
Ensuite, c’est le tour de Slaves On Dope de venir brasser la scène du Piranha Bar. Jason Rockman “is here in tha house with us”. Je les avais vu au Heavy Mtl il y a deux ans je crois. Quand j’entends le produit, je me dis que Sébastien DuCap ne s’est pas trop éloigné de ses origines avec Dook en se joignant à cette formation. Puisque par instant, ça me rappelle Dook, Korn et Disturbed ou encore Tool. Kevy Metal assure les rythmiques et remplit parfaitement le rôle. Ce gars a plusieurs groupes, un musicien à surveiller. J’ai bien aimé les solos de guitares. Le groupe est solide, mais beaucoup plus léger que les deux groupes précédents. Jason Rockman nous annonçait que Slaves On Dope ouvrira la tournée canadienne de Faith No More qui fait un retour sur scène(!).
Entre en scène, un groupe que je n’avais pas vu en spectacle depuis environ deux ans. The Catalyst embarque sur scène avec un nouveau dans son équipe. Le nouveau chanteur, Jeff fit partie de la formation Absolve et avait une bonne puissance vocale déjà à cette époque. La dynamique du groupe est très effective et directe, au point que ça rentre au poste. Malgré les changements que le groupe a connu au sein de son équipage, la formation se tient parfaitement. Ils n’ont rien perdu de leur puissance de livraison. Les gars performent une pièce dont le style des mélodies contient une touche “panteranesque” qui est appuyé d’un vocal qui s’apparente à celui de Phil Anselmo à l’époque de « Cowboys From Hell« . Comme de fait, ils nous offrent Becoming de Pantera. Gardant la cadence, ils nous offrent une autre composition et les gars livrent la marchandise comme des animaux. Malgré l’heure tardive, il y encore beaucoup de personnes présentes dans la salle. En terminant, The Catalyst nous offre un cover de Black Sabbath… Children Of The Grave.
Mathieu Paré m’avait invité à chanter une tune de Green Jellÿ avec l’ultime Hommage à Green Jellÿ, Cereal Killers, qui se produisait en bas au Frites Alors!. Alors, pour cette raison, je n’ai pas eu l’occasion de voir Evertrapped, puisqu’il y a eu un peu de retard dans le changement des line-up et Cereal Killers et Evertrapped ont joué en même temps. Alors, j’ai chanté Electric Harley House Of Love” avec eux. Cette bande de joyeux lurons s’amuse constamment sur scène et les gens le voient et en rient un bon coup. Avec un nouveau guitariste au sein de leur groupe, Ralph, Mathieu et Yéti s’amusent comme des fous avec leur costume et l’énorme tête du « Dieu Vache ».
Ma plus grande déception, ne pas avoir assisté à la prestation de Evertrapped. Chose importante à souligner, Evertrapped travaille sur un troisième album qui devrait paraitre quelque part en 2014. Toutefois, je me suis bien amusé et j’ai pu voir un tas de personnes que je n’ai pas l’occasion de rencontrer souvent. Alors, Bravo à Nick Guérin et Michelle Ayoub pour l’organisation de cet évènement. Ainsi qu’à toutes les formations qui se sont prêtées à cet évènement de fin d’année. Je me suis bien amusé et c’est à refaire l’an prochain.
Daimon Hellstorm
by Dave Rouleau | Jan 10, 2014 | Critiques, Critiques de Shows
Le 31 Décembre 2013, c’était la fête chez Dungeon Works Productions avec une production fort puissante, mettant en action une soirée des plus colorées. Il s’agit de la troisième édition du “Party Annuel de Slaves On Dope”. J’arrive et il y a beaucoup de personnes, autant au Piranha Bar qu’au Frites Alors! au dessous. J’arrive à la porte, c’est la fête. Morganja (Booker Piranha) s’amuse tout autant que la panoplie de personnes assises au bar et aux tables près des machines à sous.

Arrivé avec un peu de retard, la formation Pronostic était en pleine action. Avec un Death Metal violent à deux vocaux et un bassiste qui prend toute la place. Vraiment, je connaissais cette formation grâce à leur album “Deviated Inner Sanctum”, que je trouvais très direct comme premier effort. Charles et sa bande n’ont pas niaisé avec le puck en sortant un produit ausi solide. Toutefois, c’est bien beau la puissance audio mais il faut être capable de livrer la marchandise en spectacle et c’est exactement ce que fait ce quatuor. Le batteur est vraiment puissant et produit des blastbeat qui se tiennent et qui supportent parfaitement les mélodies des guitaristes Alexandre Lauzon et Charles Pilotte et du bassiste Mathieu “La Vie”. J’écoute ce groupe et je me délecte de leur musique tout en observant Mathieu prendre toute la place sur scène avec sa basse cinq cordes. Une véritable bête de scène. Le groupe prend de l’expérience et sera à surveiller en 2014, puisqu’ils travaillent présentement sur un deuxième album.
Pendant l’intermission, je descend au Frites Alors! pour voir ce qui s’y passe et je reste surpris de voir mon ami Nick Guérin qui chante Wasted Years de Iron Maiden. Et le gars à ma grande surprise, a une excellente voix pour ce genre de répertoire. Je reste pour voir ce dernier effectuer une parfaite exécution de la pièce en question, ensuite je repars là-haut pour assister à la suite de cet évènement fort intéressant.
La salle du Piranha Bar est pleine à craquer. J’adore voir autant de monde au même endroit, c’est stimulant. Surtout quand tu fais partie d’un groupe et que la salle est aussi remplie. Là, c’est Death Lullaby qui entre en scène. Kevy Metal est en pleine forme et ça se ressent dans l’exécution de sa prestation. Simon Crow prend la foule d’assaut en s’adressant directement à eux comme à des amis de longue date. Je connais ce groupe depuis 2008 et je dois admettre qu’ils ont connu une solide évolution depuis l’époque. La formation commence sa prestation avec un bruit mélodique additionné d’un breakdown. Le son est bon, la livraison est puissante. Les gars nous offrent ensuite une nouvelle composition qui sonne comme une tonne de brique. Mais, encore là, il y a trop de breakdown à mon goût puisque je ne suis pas très fanatique de ce type de mélodie. L’énergie est présente, les gars sont motivés et donnent tout ce qu’ils ont dans leurs tripes. Ensuite, ils nous offrent un cover de Slipknot intitulé People Equals Shit. Puis, enfin une pièce que je connais… Within the void we fall… Bonne équipe qui s’améliore toujours.
Ensuite, c’est le tour de Slaves On Dope de venir brasser la scène du Piranha Bar. Jason Rockman “is here in tha house with us”. Je les avais vu au Heavy Mtl il y a deux ans je crois. Quand j’entends le produit, je me dis que Sébastien DuCap ne s’est pas trop éloigné de ses origines avec Dook en se joignant à cette formation. Puisque par instant, ça me rappelle Dook, Korn et Disturbed ou encore Tool. Kevy Metal assure les rythmiques et remplit parfaitement le rôle. Ce gars a plusieurs groupes, un musicien à surveiller. J’ai bien aimé les solos de guitares. Le groupe est solide, mais beaucoup plus léger que les deux groupes précédents. Jason Rockman nous annonçait que Slaves On Dope ouvrira la tournée canadienne de Faith No More qui fait un retour sur scène(!).
Entre en scène, un groupe que je n’avais pas vu en spectacle depuis environ deux ans. The Catalyst embarque sur scène avec un nouveau dans son équipe. Le nouveau chanteur, Jeff fit partie de la formation Absolve et avait une bonne puissance vocale déjà à cette époque. La dynamique du groupe est très effective et directe, au point que ça rentre au poste. Malgré les changements que le groupe a connu au sein de son équipage, la formation se tient parfaitement. Ils n’ont rien perdu de leur puissance de livraison. Les gars performent une pièce dont le style des mélodies contient une touche “panteranesque” qui est appuyé d’un vocal qui s’apparente à celui de Phil Anselmo à l’époque de « Cowboys From Hell« . Comme de fait, ils nous offrent Becoming de Pantera. Gardant la cadence, ils nous offrent une autre composition et les gars livrent la marchandise comme des animaux. Malgré l’heure tardive, il y encore beaucoup de personnes présentes dans la salle. En terminant, The Catalyst nous offre un cover de Black Sabbath… Children Of The Grave.
Mathieu Paré m’avait invité à chanter une tune de Green Jellÿ avec l’ultime Hommage à Green Jellÿ, Cereal Killers, qui se produisait en bas au Frites Alors!. Alors, pour cette raison, je n’ai pas eu l’occasion de voir Evertrapped, puisqu’il y a eu un peu de retard dans le changement des line-up et Cereal Killers et Evertrapped ont joué en même temps. Alors, j’ai chanté Electric Harley House Of Love” avec eux. Cette bande de joyeux lurons s’amuse constamment sur scène et les gens le voient et en rient un bon coup. Avec un nouveau guitariste au sein de leur groupe, Ralph, Mathieu et Yéti s’amusent comme des fous avec leur costume et l’énorme tête du « Dieu Vache ».
Ma plus grande déception, ne pas avoir assisté à la prestation de Evertrapped. Chose importante à souligner, Evertrapped travaille sur un troisième album qui devrait paraitre quelque part en 2014. Toutefois, je me suis bien amusé et j’ai pu voir un tas de personnes que je n’ai pas l’occasion de rencontrer souvent. Alors, Bravo à Nick Guérin et Michelle Ayoub pour l’organisation de cet évènement. Ainsi qu’à toutes les formations qui se sont prêtées à cet évènement de fin d’année. Je me suis bien amusé et c’est à refaire l’an prochain.
Daimon Hellstorm
by Lex Ivian | Juin 4, 2013 | Critiques de Shows
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Jeudi le 30 mai avait lieu la finale pour déterminer qui seraient les 2 groupes à monter sur la scène du HeavyMtl 2013. Les 5 finalistes étaient TRUTH OR SCARE, UNBEING, OF TEMPLES, DEATH LULLABY et DERELICT dans l’ordre d’apparition sur scène. Pour l’occasion, la compétition avait déménagé ses pénates des Katacombes au Théâtre Corona. Le déménagement n’a pas été le seul changement pour la soirée – LE SPECTACLE ÉTAIT GRATUIT. Pour ce qui est de l’organisation interne de la soirée, quelques changements aussi avaient été faits. On avait doublé le nombre de juges passant de 5 à 10 et 2 groupes allaient être couronnés, 1 par les juges et 1 par le public. On parle donc ici d’un « fan contest » pour l’attribution du 2ème spot. Certains diront que c’est poche que le gagnant soit déterminé par un concours de popularité mais je répondrai que lorsqu’un show aussi important est gratuit, tes fans doivent y être pour toi. Finalement, autre changement de marque à souligner, Michelle portait une robe en tant qu’hôtesse et animatrice de la soirée … euh, ben c’est à souligner, non??
C’est donc un peu après 19h30 que je suis arrivé sur place – les horaires de la STM étant ce qu’ils sont!! – et j’ai donc manqué le début de la soirée. Quand je suis arrivée dans la salle une dizaine de minutes du show de TRUTH OR SCARE s’étaient écoulées. Je m’en veux car comme ils avaient plein d’accessoires sur la scène et qu’eux-mêmes portent des costumes, j’aurai voulu voir leur entrée sur scène. Tant pis pour moi!! Par contre, ce que je peux dire est que ce que j’ai vu en rentrant dans la salle était beau à voir. Bon, ceux qui me lisent commencent à savoir que j’adore les costumes et les décors de scène et TRUTH OR SCARE m’en ont mis plein la gueule avec leur costume et accessoires phosphorescents. Ils avaient même un baril de produits radioactifs sur scène qui s’est avéré être un smoke gun qui a été judicieusement utilisé à la fin du spectacle pour rajouter la petite touche qui a fait crier un gros YEAH collectif à la foule. Quelle bonne idée de lancer des anneaux de fumée radioactive dans la foule afin de continuer leur travail de zombification des masses. Côté musical, j’ai trouvé que leur musique rentrait super bien et même que j’irais jusqu’à dire que c’est leur meilleure prestation que j’ai vu jusqu’à maintenant en 4 concerts. Martha, leur chanteuse n’a peut-être pas la meilleure voix (mais qu’est-ce qu’une belle voix de zombie!!??), mais elle a montré qu’elle est parfaitement à l’aise sur une grande scène meublant tout l’espace que lui laissaient ses musiciens qui eux étaient peut-être un peu trop statiques. Je suis d’accord avec le commentaire des juges sur ce point. Leur musique est festive réunissant les atmosphères thrash’n’roll de groupes tels Misfits, Mötorhead ou The Accused et j’apprécierais un peu plus de folie de la part des musiciens. Peu importe ce petit commentaire, ça reste un maudit bon groupe de party.
Après l’attaque de zombie, UNBEING suivait sur scène avec leur progdeath instrumental. Si la folie s’est estompée sur scène, elle s’est par contre emparée des instruments. Placés 4 de front dans un espace qui s’est limité à environ 1 mètre carré pour chacun, les gars nous ont montré qu’ils sont d’habiles dompteurs d’instruments sauvages, faisant du sens des déconstructions musicales qui les possèdent. Et ça rentre solide avec dextérité. Par contre, ils nous ont envoyé un enchaînement de leur pièce avec peu d’interruptions ce qui a semblé faire perdre un peu le contact qui s’était installé avec la foule pendant TRUTH OR SCARE. C’est un peu le commentaire qu’ils avaient aussi eu en ronde préliminaire, à savoir qu’ils doivent engager la foule afin de faire le petit plus que la musique seule ne réussit pas à faire. L’absence de frontman pour faire la job doit être compensée d’une certaine manière. Nous ne sommes pas dans un récital, c’est un show métal, un déchaînement collectif qui doit aussi paraître sur scène.
OF TEMPLES eux l’ont compris. Leur musique, tout en incorporant des éléments progressifs et techniques bien amenés, repose sur le beat et l’atmosphère qui s’en dégage. BREAK IT DOWN! Et l’atmosphère, Andrew leur chanteur s’en charge très bien, « hardcore style ». D’ailleurs, parfois ses musiciens doivent rester alerte pour ne pas servir de « bumper » à cette « pinball » en furie. Ça contrastait avec le groupe précédent. Il interpelle la foule à maintes reprises et profite largement du fait que plusieurs de leurs fans occupent maintenant le pit. Comment je le sais?? Ben, parce que ça l’a été le début des passes de karatés!! Et aussi parce que tu ne gagnes pas le prix du public si tu n’as pas de fans présents!!! Félicitations les gars pour votre victoire et pour l’engagement qui existe avec vos fans. Les juges l’ont d’ailleurs souligné.
Parlant d’engagement, Simon, chanteur de DEATH LULLABY, allait nous montrer de quoi on parle. Pendant la demi-heure qui leur était attribuée, il a arpenté la scène de long en large, embarquant la foule dans son trip et comme à chacun de leur show, ça culmine avec un « wall of death ». Oh yeah! Et il n’est pas le seul à donner un show sur scène puisque les musiciens ont aussi leurs petites chorégraphies. Pour la musique, certains leur reprochent leur côté « core » mais pour ma part, je trouve au contraire qu’ils flirtent juste assez avec les breakdowns sans tomber dans l’excès conservant ainsi le petit edge métal qui fait que le côté death l’emporte sur le côté « core ». Et les gars maîtrisent vraiment bien leur présence scénique ce qui en fait une vraie machine. Les juges l’ont d’ailleurs souligné en grosse lettres en leur attribuant la victoire à la fin de la soirée. Par une faible marge, disait la rumeur, mais tout de même gagnant.
DERELICT avait la lourde tâche de clôturer la soirée, mais surtout de suivre l’ouragan Death Lullaby. C’est ce qu’ils ont fait avec brio. Le groupe est monté sur scène avec la ferme intention de montrer qu’eux aussi peuvent nous rentrer dedans. Ils nous ont envoyé leur techdeath de façon solide et on a pu constater qu’ils maîtrisent bien leur musique. Je dis ça parce que trop souvent les musiciens de techdeath sont statiques, concentrés à regarder leur doigts pour assurer. Dans le cas de Derelict, on a droit à des « headmills » en masse qui accompagnent les riffs. Et côté frontman, ils sont aussi bien servis par Eric qui garde le contact avec la foule entre les pièces et utilise lui-aussi l’espace à bon escient. On a donc eu droit à une violence bien orchestrée pour terminer cette soirée où tous se sont défoncés tant sur scène que dans le pit.
Maintenant, que je vous ai parlé de musique, il y a également eu une annonce concernant un spectacle connexe qui aura lieu sur la scène du HeavyMtl entre les prestations des groupes et je laisse ce vidéo vous l’expliquer.
Félicitations encore aux 2 gagnants de la soirée et également aux autres participants qui ont encore une fois démontré à quel point notre scène renferme du talent et de la créativité. Félicitations également à toute l’organisation du concours pour avoir mis sur pied une excellente compétition qui rend possible le rêve de 2 groupes underground locaux.
Pour terminer, merci à l’organisation pour l’opportunité offerte de couvrir toute la compétition et également de participer en tant que juge lors de certaines soirées de qualification. Merci également à Montréal Métal Show qui nous fournit les vidéos qui illustrent ce texte.
On se prépare pour l’an prochain et bon festival HeavyMtl 2013.
Cheers!
Lex