Photos Dépérir / Blight / Spectral Wound / Verglas Sanglant – Montréal 07 juillet 2017

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté par HSP Productions au Piranha Bar de Montréal le 07 juillet 2017 et qui mettait à l’affiche Dépérir, Blight, Spectral Wound et Verglas Sanglant.

07 juillet 2017 - Piranha Bar de Montréal - Dépérir Blight Spectral Wound Verglas Sanglant

Dépérir

 

Blight

 

Spectral Wound

 

Verglas Sanglant

 

Autres

 

 

Murdryck – «Antologi MMXV»: Free download of debut album

Murdryck - Antologi MMXV cover

Formé il y a près de vingt ans, le groupe suédois de Black Metal MURDRYCK n’a longtemps été qu’un projet studio de Dark Atmospheric Metal centré autour de l’instrumentiste/programmeur Skârseld accompagné de Gast au vocal. Un changement de style musical s’est produit en 2014 alors que le duo se tourne vers le Old School Swedish Black Metal et compose des pièces où les riffs de guitares et une batterie intense prennent l’avant-plan tout en conservant une bonne dose de mélodies.  Cette évolution mène au démo «As The Moon Bleeds» en 2015.

Déterminé à se produire en spectacle, le duo s’adjoint deux nouveaux membres et c’est sous cette forme que MURDRYCK a sorti son premier long effort «Antologi MMXV» en Mars 2016 via Black Lion Productions. Ce premier album contient les trois pièces du démo auxquelles s’ajoutent 7 nouvelles compositions.

Si vous êtes fans de groupes tels que DissectionSacramentum et Vinterland, vous devez vous procurer cet album et coup de chance, il est disponible pour téléchargement GRATUIT via le bandcamp de s0n label ci-dessous. – Lex Ivian

 

Chaos total à Montréal

The True Mayhem («De Mysteriis Dom Satanhas» –North America 2017), Inquisition (annulé) et Black Anvil au Club Soda le vendredi 20 janvier 2017, une présentation de Extensive Enterprise.

 

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Pendant que les opposants montréalais à Donald Trump préparaient leurs protestations pour son assermentation, les amateurs de Black Metal du Québec, eux, se dirigeaient vers le Club Soda pour une célébration d’un des albums les plus importants de l’histoire du Black Metal soit «De Mysteriis Dom Sathanas» des terreurs norvégiennes de Mayhem. Effectivement, le quintette de psychopathes s’amenait à Montréal avec la tournée anniversaire dudit effort incontournable qui serait interprété en intégral. Avec un tel programme, que demander de plus? Et bien, la tournée prévoyait aussi un passage du célèbre duo Inquisition ) et de son Black Metal reptilien puissant et chaotique, ainsi que celui du groupe new-yorkais Black Anvil sur lequel les avis sont pour le moins mitigés. C’est donc avec empressement que nous prîmes l’autoroute 20 en direction ouest vers Montréal pour profiter de cette soirée hautement prometteuse.

La première ombre au tableau se présenta à nous à l’heure du souper, lorsqu’il fut annoncé que Inquisition était encore, pour la seconde fois consécutive suite à leur annulation de cet été au Heavy Montréal, retenu aux douanes par nos sympathiques agents frontaliers. Le concert commencerait donc à 20h30 au lieu de 20h00. De plus, la menace planait que des «antifa» pourraient venir protester contre le concert, puisqu’une bonne part d’entre eux assimilent à tort fascisme et Black Metal et compte tenu des troubles qu’il y avait eu à la dernière Messe Des Morts. Toutefois, lorsque nous arrivâmes devant la salle vers 20h30, aucun trouble-fête n’était en vue, hormis la présence d’une poignée de policiers en rang à côté de la porte qui était bien ouverte pour les spectateurs. Quelques minutes seulement après notre arrivée, Black Anvil amorça la soirée.

Dès les premières notes de leur mélange décousu de pseudo-Black Metal, de rock et de chant clair plaintif à la Emo, faussant horriblement, j’étais fixé dans la négative devant ce groupe qui n’avait absolument rien à faire sur cette soirée. Effectivement, leur musique est un mélange qui à mon sens ne prend pas. Sur leur page facebook, le groupe prétend faire du Black/Heavy Metal, mais il n’en est rien. Leur entrée sur Metal Archives les qualifie de Black/Thrash Metal, mais il n’en est rien. En fait, il s’agit de passages pseudo-Black Metal qui ne semblent aucunement ressentis et axés toujours sur les mêmes trois ou quatre accords, entrecoupés de passages plus posés qui ressemblent à du rock alternatif commercial et sont couverts de voix claires «Emos» sirupeuses, très mal exécutées en concert. Le tout est de plus répétitif au possible, puisque chaque pièce semble suivre le même genre de structure alternée entre passages agressifs et passages doux. Leur prestation me sembla donc extrêmement longue et pénible et s’acheva par un genre de finale préenregistrée qui ressemblait à de la pop-bonbon pour enfants dont on aurait changé les paroles pour «Ave Satanas!» scandé avec une voix ridiculement gentillette. Je ne peux donc m’empêcher de penser que ce groupe n’avait aucune pertinence sur cette tournée et que j’espère qu’ils ont payé pour la faire tellement c’est mauvais. Je peux vous nommer une pléthore de groupes locaux qui auraient mieux fait sur cette affiche.

 

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Après une longue pause, en raison de l’absence de Inquisition, nous pûmes apercevoir la célèbre cathédrale Nidaros de Trondheim en Norvège qui orne la pochette de «De Mysteriis Dom Sathanas» s’illuminer en lumière noire avant d’apercevoir cinq silhouettes encapuchonnées prendre place dans une pénombre bleutée et d’entendre les premières notes et le blastbeat furieux de «Funeral Fog». Bien que la performance médiocre de Black Anvil et l’absence de Inquisition n’aient rien fait pour réchauffer la foule, la réaction de la foule fut immédiate et le chaos se propagea dans la salle comble. Le son fut cependant problématique pendant près de la moitié de la prestation de Mayhem et ce sembla aussi être le cas sur scène ou des échanges de regard entre les membres de Mayhem trahissaient un manque de définition sonore. Le problème s’amoindrit toutefois au fur et à mesure que leur prestation avançait bien que le son ne devint jamais excellent. La batterie caverneuse de Hellhammer était beaucoup trop forte dans le mix, alors que les guitares manquaient de définition. Seuls la basse et le jeu précis de Necrobutcher nous permettaient, comme un pendule, de suivre assurément les motifs ténébreux de l’album-culte. Malgré ces considérations sonores, la théâtralité de Attila, en prêtre satanique et l’ambiance cérémoniale conférée au concert suffirent à rendre la prestation magique, tout comme la qualité des pièces offertes sur le chef-d’œuvre du quintette d’Oslo. La formation avait aussi prévu quelques interludes théâtraux ou Attila se permit de mettre de l’avant son personnage lugubre, notamment avant l’ultime pièce-titre de l’album, où il exécuta un rituel cauchemardesque impliquant un autel, un crâne momifié et de l’encens. Toutefois, cette dernière pièce passée, le groupe se retira rapidement, les lumières s’ouvrirent et la musique d’ambiance se mit à jouer, nous indiquant qu’il n’y aurait pas de rappel. Pourtant, Mayhem interprétait trois pièces de rappel sur la majorité de la partie européenne de cette tournée qui est déjà immortalisée sur un DVD. C’est donc après 55 minutes, interludes inclus que la bande quitta la scène du Club Soda.

 

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En somme, avec une performance honnête de «De Mysteriis Dom Sathanas» devant une salle remplie à pleine capacité, Mayhem aura su facilement ravir le cœur des admirateurs de Black Metal du Québec. Bien que le son aurait pu être moins brouillon et qu’ils auraient pu nous offrir un petit rappel, Attila et sa bande ont réussi sans trop de peine à faire vivre cet album magique devant nos oreilles et nos yeux ébahis. Malheureusement, pour ce qui est de Inquisition, les maniaques québécois du duo devront encore prendre leur mal en patience jusqu’à ce qu’ils règlent enfin leurs problèmes avec les douanes canadiennes pour les revoir sur scène. Enfin, Black Anvil ne m’aura pas convaincu, loin de là de leur pertinence sur la même tournée que Mayhem. Leur sauce musicale disparate ne prend pas du tout avec moi. En terminant, j’aimerais souligner que le vestiaire du Club Soda est vraiment sympathique d’avoir baissé son tarif à 1$. Franchement, il n’y a pas souvent de tarifs qui baissent dans la vie, alors c’est toujours plaisant de voir ça!

Louis-Olivier «Winterthrone» B. Gélinas

 

Photos Mayhem et Black Anvil – Montréal 20 Janvier 2017

Voici les photos prises par Marie-Noëlle Anctil lors du spectacle présenté par Extensive Enterprise au Club Soda de Montréal le 2o Janvier 2017 et qui mettait à l’affiche Mayhem et Black Anvil. – Lex

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Mayhem

Black Anvil

 

Autre

Critique d’album: Ave Tenebrae – «Tandis que les Parjures se Meurent»

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AVE TENEBRAE
«Tandis que les Parjures se Meurent»
M & O Music
25 Novembre 2016

Liste des pièces
1. «À Travers la Prairie d’Asphodèles»
2. «Elagabalium»
3. «La Tristesse du Bien Divin»
4. «Quand Notre Monde a Perdu son Éclat»
5. «La Gloire des Avatars Déchus»
6. «La Table d’Émeraude»
7. «Tandis que les Parjures se Meurent»

***Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
Dix-huit ans d’existence pour le groupe français de Black Metal AVE TENEBRAE, célébrant donc cette année sa majorité étant donné son pays d’origine. Cependant, la formation n’a pas attendu son nouvel album, «Tandis que les Parjures se Meurent», pour se soumettre à des pratiques obscures avec ses instruments.

L’atmosphère sombre au possible se ressent tout au long du disque et ceci sans aucune difficulté pour le trio, du moins c’est ce qu’il en ressort à l’écoute. Ceci étant plutôt bon signe, puisque si le groupe ne semble pas avoir besoin de forcer, le résultat n’en est que meilleur. Sa facette ténébreuse coulant alors tout autant dans nos veines que dans celles de ses membres, que l’on soit dans un moment à la puissance déjà élevée mais contenue ou que l’on passe à la plus dévastatrice, comme dans la première partie de «La Tristesse du Bien Divin», voire plus pesant à l’instar de la suite du passage calme mettant un terme à cette même première partie.

Le calme justement fait partie de l’univers de AVE TENEBRAE, sachant osciller entre des plages très délicates, permettant de laisser reposer la pâte avant le retour en fanfare de l’ambiance lourde dans le bon sens du terme, ainsi que des instruments capables de passer de l’énergique en quelque sorte, à une puissance dévastatrice. La rage Black Metal dégage ainsi tout autant de présence et de prestance que l’enrobage mélodique. Parfois au cours de véritables affrontements, parfois en s’entremêlant, comme tout au long de la deuxième piste «Elagabalium».

On en profite également pour se régaler de mélodies assez variées, tantôt douces, tantôt moins, comme lors des premières secondes de «La Gloire des Avatars Déchus», sur le passage précédant la mi-parcours de «La Table d’Émeraude» ou encore le final de «Tandis que les Parjures se Meurent».

Passant de la plus sombre à la plus délicate des sonorités, AVE TENEBRAE cultive la différence et l’on en a bien besoin, alors que les écarts se creusent partout dans notre monde. Hormis sur un CD apparemment, l’un des seuls endroits où l’on peut encore découvrir des genres se mêler sans qu’ils ne se craignent.

Blytch

Eighteen years of existence for the French Black Metal group AVE TENEBRAE, thus celebrating this year its majority given its country of origin. However, the formation did not wait for this new album, «Tandis que les Parjures se Meurent», to engage into obscure practices with its instruments.

The dark atmosphere is felt throughout the album easily crafted by the trio, at least it is what emerges from listening. This is a rather good sign since if it does not seem forced, the result is only better. Its dark facet then flows as much in our veins as in those of AVE TENEBRAE‘s members, whether in a moment of high but contained energy or shifting to a most devastating power, as in the first part of «La Tristesse du Bien Divin», or even louder following the calm passage putting an end to this same first part.

Calm precisely is a key element of the universe of AVE TENEBRAE, which knows how to oscillate between very delicate soundscapes, allowing to settle down before returning with a bang to the heavy atmospheres as instruments roar with energy growing into a devastating power. The Black Metal rage thus exudes as much presence as the melodic coating, sometimes during real confrontations, sometimes intermingling, as throughout the second track «Elagabalium».

I could feast on quite varied melodies, sometimes soft, sometimes not so soft, as in the first few seconds of «La Gloire des Avatars Déchus», in the passage before the middle of «La Table d’Émeraude» or even the final of «Tandis que les Parjures se Meurent».

Moving from the darkest to the most delicate of sounds, AVE TENEBRAE cultivates the difference and we need it, as gaps widen all over our world.

Blytch