Krystalyan - Undefined cover

 

KRYSTALYAN
«Undefined»
Indépendant/Self Release
Août 2015

Liste des pièces
The exit
Leap of faith
Descending
Delirium
Obsession
Trust the tempest
Escape from fear
New dawn
Undefined
Confusion (bonus track)

Le groupe québécois KRYSTALYAN a fait paraître un premier album au mois d’août, une galette de 10 pièces (dont la 10 est inscrite comme une pièce bonus) qui s’inscrit dans la mouvance du nouveau death metal mélodique/ metalcore (lire ici le style actuel de groupes comme Lamb of God entre autres pour n’en nommer qu’un).

L’album débute avec une intro où s’accumule toute la panoplie des bruits nécessaires pour recréer l’image creepy de la pochette: bruits de pas résonnant, pleurs féminins, rire démoniaque accompagné d’un rattle, verre brisé et pour finir le tout, gonds de porte qui grincent avant de s’élancer dans «The Exit» qui a une drive qui donne le goût de se brasser la tête et malgré sa part de chug-a-chug ne verse pas du côté metalcore avec des breakdowns inutiles et des riffs incompréhensibles. Souvent, je trouve que ce genre donne trop l’accent sur le développement de riffs alors qu’ici c’est le contraire. La pièce est construite autour de lignes mélodiques accrocheuses.

Et c’est ce que je retiens principalement de leurs compositions, la musique est gérée avec goût et a une bonne drive qui nous transporte très bien tout au long de l’album avec ce qu’il faut de riffs émotionnels placés aux bons endroits et sa dose de chug-a-chug. Mes deux principaux problèmes et ils sont mineurs, ont surtout été que j’ai trouvé que certaines pièces reprenaient les mêmes lignes mélodiques (un exemple frappant est lors de l’utilisation des couplets de vocaux cleans lors de la 4ème et la 8ème) et que les solos avaient parfois tendance à être un peu dans le même genre.

En ce qui concerne le vocal, il y a une belle variété qui se doit d’être soulignée parce que trop de chanteurs sont unidimensionnels. Il fait un vocal principal écorché un peu aigu et un autre plus grave auxquels s’ajoutent quelques passes cleans et même de quoi qui peut s’apparenter à du pig squeal; ces types sont tous bien maîtrisés ce qui fait qu’on comprend bien ce qui est chanté. C’est là que cette qualité devient un défaut car j’ai constaté alors que l’anglais n’est pas maîtrisé comme il se doit. Quand on chante en anglais pour pogner dans un univers qui je l’avoue est majoritairement anglophone, il faut faire attention à ce détail parce que justement ces anglophones à qui les paroles en anglais veulent plaire le remarqueront encore plus. Je suis prêt à accepter la présence d’un accent étranger quand l’anglais n’est pas la langue maternelle du chanteur mais quand ce sont des erreurs de syntaxe et prononciation flagrante, je considère que certains devoirs devraient être faits. Surtout que j’ai constaté que le problème est prédominant dans les 2 pièces-phares de l’album soit dans la 1ère, «The Exit» qui sert à donner la 1ère impression et on sait tous l’impact d’une 1ère impression («EXIT» répété à plusieurs reprises, ne doit pas être prononcé comme «EXILE») et dans la pièce-titre de l’album où les phrases sont comme un peu forcées sur la musique (il y a même des paroles qui sont escamotées si je me fie au livret de l’album). Plusieurs diront que c’est un détail (comme si personne ne s’intéresse aux lyrics) mais pour ma part, ça m’a accroché l’oreille par boutte au long de l’album créant une perception ambivalente des vocaux. Remarquez que si son vocal n’était qu’un gueulage incompréhensible, ce problème ne me serait pas apparu. Comme je disais, c’est un défaut causé par une qualité. Et si ça ne vous frappe pas l’oreille, et bien vous venez de lire ce paragraphe pour rien,

Pour terminer cette revue, je vais me répéter pour ne pas créer une perception ambigüe de mon appréciation de l’album. C’est un album de death mélodique moderne qui a une très bonne énergie et s’inscrit parfaitement dans le courant actuel. Chaque chanson a une bonne drive et offre son lot de moments accrocheurs. Les riffs et les rythmiques sont bonnes et nous restent en tête. Pour mon goût personnel, reste juste à varier un peu plus les compositions et surtout à peaufiner le vocal ce qui leur permettra de passer au second niveau. J’encourage donc le lecteur/auditeur à faire fi de ce problème/accroc et à découvrir ce groupe qui plaira sûrement à plusieurs. Surtout ceux qui trippent sur Lamb of God, Soilwork et autres du genre.

Un dernier mot pour parler de la pièce bonus qui offre une très belle collaboration avec Marianne Bergeron (connue sous le nom d’artiste Mary-Ann Bay) qui vient ajouter (dois-je le mentionner) une touche féminine au vocal ce qui permet une belle opposition entre le vocal death de Bryan et le côté power de celle-ci. Cette chanson offre un genre musical un peu différent, plus power pop metal (ceci dit positivement) et sans comparer avec le reste de l’album, je l’ai bien appréciée pour ce qu’elle amène.

Lex

 

KRYSTALYAN released a first album in August, a 10 songs offering (of which the 10th is listed as a bonus track) which follows the new melodic death metal/metalcore trend (read here the style of current bands like Lamb of God to name one among others).

The album starts with the full range of necessary creepy noises to recreate the image of the album cover: footsteps echoing, a woman crying, demoniac laughter accompanied by a rattle, broken glass and to finish it all, a hinges creaking door leads us into «The Exit» which has a drive that made me shake my head and though it started with a chugging riff does not have that metalcore side with unnecessary breakdowns and incomprehensible riffs. I often find that this kind of music gives too much emphasis on the development of riffs while here it is the opposite. The song is built around catchy melodies.

And that’s mainly what I remember of their compositions. The music is handled with taste and centered around melodies while it retains a good drive that carries us very well throughout the album with the right amount of emotional riffs placed in the right places accompanied with the required dose of chug-a-chug. My two main issues and they are minor ones, were mostly around the fact that some songs tend to use the same melodic lines (an example is the section of songs #4 and #8 where the clean vocals are used) and also that solos were also very similar.

Vocally, there’s a nice variety that’s brought forth and it’s definitely a plus considering that too many singers are one-dimensional. He sings mainly with a screechy raspy voice or a deeper growl but also brings in some nice clean vocals and even what can be likened to a kind of pig squeal; these types all being well controlled so that I could understand what was being sung. This is where this quality becomes a downside because then I noticed that the language used was not controlled as it should be. When singing in English to get attention in a universe which I admit is predominantly English, it is important to pay attention to this detail because these English speakers to which these lyrics are made to please, will notice even more. I accept the presence of a foreign accent when English is not the mother tongue of the singer but when there are evident pronunciation and syntax errors, I consider that certain homework should be done. Especially since the problem is predominant in the two songs of the album that often gives the first impression and we all know the impact of a first impression. The first song, «The Exit»  («EXIT» repeatedly stated, should not be pronounced as EXILE is) and in the title track where lyrics sound a bit forced into the music as if there’s too many words (there are even words that are skipped according to the booklet of the album). Many will say that it’s looking for shit when there’s none (as if no one is interested in the lyrics) but for my part, that unsettled me at times throughout the album creating an ambivalent perception of the vocals. But at some point as I said it’s the downside of the way he handles his vocals cause if it was just an incomprehensible growl this would not appear.

To end this review I will repeat myself to make sure not to create an ambiguous perception of my appreciation of the album. This is an album of modern melodic death metal that has a very good energy and fits perfectly into the current trend. Each song has a good drive and offers its share of ear-catching times. Both lead and rythm are good and rapidly stays in mind. For my personal taste, it just remains to create compositions a little more varied and to refine the vocal. And for you, remember that these problems shouldn’t spoil your listen. I encourage the reader/listener to discover this band that surely will appeal to many if you’re into Lamb of God, Soilwork and other bands of new melodic death metal.

A final word to mention the bonus song that offers a nice collaboration with Marianne Bergeron (known by the stage name Mary Ann Bay) that adds (should I mention it) a feminine touch to the vocals which allows a nice contrast between the death vocals of Bryan and the power side of hers. This song provides a musical genre a little different, more power pop metal (that said positively ) and without comparing with the rest of the album, I appreciated it for what it brings.

Lex