Les 10 ans de GMPQ @ L’Entité, Trois-Rivières – 15 octobre 2022

Voici la critique de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par VIcky Fillion lors du spectacle des 10 ans de GMPQ présenté par GMPQ et Alley Cat Records à L’Entité de Trois-Rivières le 15 octobre 2022 et qui mettait à l’affiche Anonymus, BARF, Aeternam, Vortex, Death Note Silence et Meet The Mailman. Merci à Kevin L’Pwel et toute l’organisation de nous avoir permis de couvrir cet événement mémorable!

Critique

En ce 15 octobre 2022, j’ai l’opportunité de me rendre au concert des 10 ans de GMPQ. Il me fait plaisir d’assister à ce party de métalleux et de faire un compte rendu d’événement pour mon vieux chum Kevin Houde, le Pwel. Nous avons droit à une TRÈS belle brochette de groupe pour cet l’événement.

 

Meet The Mailman

Meet The Mailman est un band qui nous sert un métal plutôt thrash mélodique avec une saveur de punk. Les gars nous livrent une performance très respectable tant au niveau musical et de par leur présence sur scène. Ils ont des riffs très accrocheurs qui font headbanger les gens présents. Les guitaristes sont très bons et nous livrent de très bons solos. Le bassiste est malheureusement plutôt invisible, il est caché par le guitariste la plupart du temps, dû à la grandeur de la scène j’imagine. Par contre, je peux vous dire que ses lignes de basses sont excellentes. Le drummer s’exécute avec aisance, il est bon et vraiment tight. Le chanteur a une bonne voix et il maitrise son instrument en plus d’avoir une excellente interaction avec le public. Ce fût un très bon choix pour ouvrir la soirée des 10 ans de GMPQ.

 

Death Note Silence

C’est avec une formation réduite que Death Note Silence nous livre une performance endiablée. Il manquait un guitariste et c’est avec un drummer de session qu’ils lancent les hostilités. Ce band de deathcore de la Mauricie fait rapidement sa place dans la cour des grands. Ils nous offrent de la musique vraiment lourde. Il y a énormément de séquences ce qui n’est pas pour me déplaire. Ils ont choisi un drummer qui est vraiment solide pour remplacer leur membre original.

Les riffs de guitare sont vraiment accrocheurs et rythmés. Le bassiste est une boule d’énergie sur scène. Pour ce qui est de la voix, il y a beaucoup de techniques derrière son scream et le timbre se porte parfaitement au style de composition. Mon seul bémol est que les patterns utilisés pour le flot des paroles sont plutôt linéaires. Ce n’est pas un mauvais point en soi, car ça se porte très bien au style de musique. Death Note Silence nous a livré une prestation très forte en énergie. Un incontournable pour les fans de deathcore et pour les fans de combats d’oreiller. Oui oui, il faut le voir pour le croire!

 

Vortex

Vortex est le groupe que je voulais voir ce soir. La dernière fois que je les ai vu c’est bien avant la sortie de leur album Lighthouse. Je vous dirais que je ne suis vraiment pas déçu. Ils m’ont littéralement jeté sur le dos. Les gars nous offrent un black death ULTRA mélodique, donc à 300% dans mes cordes. Nous avons droit à de la brutalité, de la technique, de la mélodie et tout ça réunis au sein du même groupe.

Les riffs de guitare sont accrocheurs, le drummer est tout simplement un métronome. Ça rentre au poste. Le bassiste a des lignes de basse qui sont vraiment excellentes. Ce qui m’a le plus surpris, c’est le chanteur. Damn, il est la définition de la versatilité du scream en un seul homme. Hipitch ultra contrôlés, le growl, on n’en parle même pas, ça sort tout simplement des ténèbres. TRÈS solide performance de la part de Vortex. Allez les voir s’ils passent dans votre ville. Ils valent le détour.

 

Aeternam

Aeternam est un groupe que j’ai vu à maintes reprises et dont je ne me tannerai jamais. Ils font du melodeath avec beaucoup de saveurs middle est. Nous avons droit à beaucoup de nouveau matériel dont je suis moins familier, mais quand la pièce Moongod a été nommée, ils ont fait le bonheur du vieux fan que je suis.

Les gars sont en forme et leurs riffs de guitare ne laisseraient personne indifférent pour les gens qui aiment ce genre de musique. Leur nouveau bassiste rend également très bien la marchandise. Le drum est toujours aussi surprenant à entendre. C’est technique, rapide et vraiment tight. Que dire des voix? Les harmonies vocales sont tout simplement extraordinaires. J’ai eu l’opportunité de voir Aeternam évoluer au cours des 14 dernières années et c’est un groupe qui a très bien grandi. Ce n’est pas pour rien qu’ils sont maintenant signés et qu’ils ont eu la chance de jouer sur le 70000 tonnes de métal. Merci les gars pour cet excellent spectacle.

 

BARF

Quand j’ai découvert BARF au début des années 2000, le groupe n’existait plus. Vingt ans plus tard je me trouve chanceux de pouvoir les voir live, car c’est quelque chose dont j’avais fait une croix dessus. Donc BARF se présente ce soir avec un membre différent à la basse soit M. Vincent Peake qui remplace Dominique Forest Lapointe pour quelques shows. Laissez-moi vous dire qu’il a  bien rempli les souliers qu’il devait chausser ce soir.

Le groupe nous a interprèté des pièces de leur nouvel album Région Sauvage dont la pièce Comme Chartrand (cover de Jim Corcoran), Dans le Rouge de tes Yeux, Bipède à Plomb, mais aussi des classiques comme Libre le 4, Intoxicated, L’élixir, Télévision, Le Petit Poisson, Mouton Noir, Le Petit Bonheur (qui fut une surprise pour moi), Welcome to us et Wowo Tabarnak. Encore une fois nous avons eu droit à une très bonne performance de BARF et qui m’a permis de retourner dans mon adolescence.

 

Anonymus

Pour commencer, une grosse mention spéciale à Carlos Araya qui se tapait un double set back to back. Anonymus est un groupe qui n’a plus besoin de présentation. Ils roulent leur bosse depuis 1988. Ce soir les gars nous ont joué plusieurs pièces de tout leur répertoire dont Sous Pression pour démarrer les hostilités et ensuite nous jouer Bicho Loco de leur dernier opus La Bestia. Ensuite, ils ont enchaîné avec Suffer The Consequences, Fonce ou Crève, Envers et contre tous , Un Poing C’est Tout, Un pied dans la tombe et plusieurs autres chansons de leur incroyable répertoire.

Comme à l’habitude, les gars offrent une performance de qualité. La précision est au rendez-vous et ils sont en forme. La voix sort vraiment bien, les guitares sont tout simplement jouées à la perfection et que dire du drum? Ça ne paraît pas qu’il en est à son 2e quart de travail ce soir. Encore une fois, Anonymus nous a servi une performance avec un niveau de professionnalisme TRÈS  élevé.

En conclusion, nous avons eu droit à un excellent spectacle gracieuseté GMPQ et les six groupes impliqués.

 

GMPQ fête ses 10 ans!

-Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion

Maeskyyrn//Flesh Shrine + Invités @ Le Montecristo, Ste-Thérèse – 21 octobre 2022

Voici la critique et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Maeskyyrn présenté par DMBH Prod au Le MonteCristo de Ste-Thérèse le 21 octobre dernier et qui mettait également à l’affiche Flesh Shrine, PolymorphiK et Zero State.

Critique

En cette soirée automnale, j’allais me diriger vers Le MonteCristo. Une première pour moi. Certes, c’est le genre de salle un peu moins grande que la plupart des grands événements d’envergure, mais je dois avouer aimer encourager la scène locale et parfois découvrir de véritables belles surprises.

Armé de ma Canon, je me suis donc tapé une bonne heure de voiture pour m’y rendre et je dois dire que j’étais très curieux de voir ces quatre formations pour la toute première fois. La soirée s’annonçait typiquement Death métal mais une ombre au tableau subsistait : le groupe Maeskyyrn qui œuvre dans le black métal.

 

Zero State

La formation Zero State a tout détruit et nous a fait faire un bond de 30 ans en arrière avec un OSDM typique des débuts quatre-vingt-dix. Je me revoyais avec ma grosse tignasse me lancer partout dans le pit et de ne pas craindre de marcher tout croche le lendemain ou d’avoir un torticolis abominable, rançon du headbanger maladif! C’était très bien délivré et le public a rapidement compris que la soirée s’annonçait purement violente et sans merci.

 

PolymorphiK

Ensuite, vient la joyeuse bande de Polymorphik (euh joyeuse?). Eh bien ici, nous avons encore un death métal qui groove et qui tue tout. Mais les gars sont hyper sympathique et ne se prennent pas au sérieux. Ils le devraient pourtant, ils maitrisent fort bien la scène. Et ils sont une vraie arme de destruction massive. En plus d’être groovy. J’ai vraiment apprécié leur prestation, on a du sérieux talent au Québec!

 

Flesh Shrine

Cette soirée avait pour but le lancement du premier album de Flesh Shrine, intitulé The Grand Apostasy.

Vincent Perrier et Maxime Michaud n’en sont pas à leurs premières armes, ayant fait partie de la défunte formation Warbound. Nous n’avions donc pas affaire à une jeune formation sans expérience, détrompez-vous. Le charismatique Spencer aux vocaux, nous démontrera sa diversité vocale et il n’en fallut pas moins à la foule pour détoner à la hauteur de l’agression perpétuée par Flesh Shrine. Sacha Fenrir de la formation Ulfhednar fut invité sur scène à chanter le temps de la pièce Thirteen. Yeah!

 

Maeskyyrn

Quest-ce que l’on fait lorsque l’on se démène comme des cinglés durant trois prestations? On en veut encore, mais on a le goût de respirer un peu. Le moment était bien choisi pour accueillir Maeskyyrn et son métal noir froid et sans merci. Une gifle fondamentale formulée de façon grandiose et sans pitié. De la beauté dans la douleur. Une transcendance soutenue par des élans de violence qui font voyager l’esprit tout en le maintenant sous bonne garde, d’une poigne de fer, torture magistrale. Je connaissais bien la formation, mais c’était mon premier rituel aux chandelles en leur compagnie.

Je me dois de souligner la grande prestance d’Alexandre Lamothe aux chants, donnant parfois dans les aigus dissonants, mais aussi dans le chant plus grave et non guttural et plutôt classique avec une touche d’opéra légère. Les percussions étaient démentes et le jeu des guitares rythmiques et solistes soutenu par une basse lourde et imposante ont su faire oublier, le temps de quelques compositions, notre misère humaine! Merci!

-Texte & Photos: Martin Desbois

Sabaton//Epica @ Place Bell, Laval – 22 octobre 2022

Voici la critique de Jean-Daniel Poirier et les photos prises par Vicky Fillion lors du spectacle de Sabaton présenté par Heavy Montreal, Greenland Productions & FPC Live à la Place Bell de Laval le 22 octobre 2022 et qui mettait également à l’affiche Epica.

**See below for english version

Epica

C’est la première fois que j’ai l’occasion de faire un compte rendu d’évènement pour un gros concert international et je commence ça en grand avec deux groupes très connus qui ont un fan base monstre. Merci à Evenko pour cette opportunité!

Epica, est un groupe que je connais seulement de nom, donc ce soir je me permets de vraiment les découvrir. Nous avons droit à une formule de métal symphonique, mais beaucoup plus énergique que le métal symphonique que je suis habitué d’entendre.

Les trois mots qui me viennent en tête, avec le spectacle qui se déroule devant moi, sont précision, professionnel et énergique. Les musiciens sont en forme et ils sont heureux d’être ici ce soir. L’ambiance est exceptionnellement au rendez-vous. Ce qui m’a le plus marqué de leur performance est littéralement le côté symphonique mélangé avec le côté pesant et rapide du métal.

Pour la chanson Forever and Ever, la chanteuse a demandé au public de chanter avec elle. Nous avons même eu droit à un solo de drum. Ça rentrait au poste! Par la suite, le guitariste s’est permis de s’amuser avec le publique en leur faisant crier bière étant donné que nous sommes samedi et que c’est un jour pour boire. Donc +10 pour l’interaction avec le public. Ensuite, celui-ci a terminé la chanson dans le parterre et il a remis son pic à une personne de l’assistance.

Pour la dernière chanson, ils ont même fait un wall of death. Très solide performance. C’est un groupe qui mérite amplement sa place dans la cour des grands. Une très belle découverte pour moi.

 

Sabaton

Ce n’est pas mon groupe préféré, mais tout le monde que je connais et qui sont fans de Sabaton me disent: tant que tu n’as pas vécu un show de Sabaton, tu n’as pas le droit de dire que tu n’aimes pas ça. Donc, me voici a leur concert et voyons à quel point ces fans ont raison…ou tord haha.

Pour commencer, il y a un fuck**g tank sur la scène! Il y a aussi des barbelés, des poches de sable pour recréer une tranchée. C’est la guerre ici. Il y a aussi de la pyrotechnie. Le visuel de ce groupe est tout simplement époustouflant. Le concept est vraiment trippant.

Musicalement, les gars sont des machines. C’est tight et ça rentre au poste. Ils ont de l’énergie à revendre. Le chanteur court partout et les guitaristes sont omniprésents. Les solos de guitare sont vraiment bien exécutés. Le batteur, sans jouer dans le technique, livre réellement la marchandise. Le chanteur a une très bonne voix qui porte. Pendant la pièce Bismarck, nous avons eu droit à des rameurs dans le pit.

J’ai bien aimé quand les musiciens ont mis des masques à gaz et que le chanteur est arrivé  déguisé avec deux bombonnes et un gun à fumée. Ils ont même offert aux gens présents de choisir la langue dans laquelle serait chantée une chanson, soit en anglais ou en suédois. Le suédois l’a emporté haut la main.

Ils ont vraiment du plaisir sur la scène. Les guitaristes et le bassiste semblent vraiment aimer taquiner leur chanteur sur scène. Un manche entre les jambes, lui coller des pics de guitare sur la tête font parti des choses qu’ils lui ont fait subir pendant le concert. Pour se venger, il est parti de la scène et a obligé un des guitaristes à chanter une chanson d’AC/DC et il s’est bien débrouillé.

Vraiment pour ce qui est de l’expérience visuelle, c’est un must. Musicalement par contre, je ne suis toujours pas fan.  Je trouve que ça tourne en rond côté structures des chansons et c’est catchy. Je n’enlève absolument rien au groupe mais, ce n’est pas pour moi malheureusement.

Malgré tout, je recommande Sabaton à tout le monde, car le spectacle est unique.

-Texte: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion

**English version

Review

This is the first time I’ve had the opportunity to do an event report for a big international concert and I’m starting it big with two very well-known bands who have a huge fan base. Thanks to Evenko for this opportunity!

Epica

A group that I only know by name, so tonight I allow myself to really discover Epica. We are entitled to a symphonic metal formula, but much more energetic than the symphonic metal that I am used to listen. The three words that come to mind are precision, professional and energetic. The musicians are in good shape and they are happy to be here tonight. The atmosphere is simply there. What struck me the most about their performance was literally the symphonic side mixed with the heavy and fast side of metal.

For the song Forever and Ever, the singer asked the public to sing along. We even got a drum solo. It was back to work! Subsequently, the guitarist allowed himself to have fun with the public by making them shout beer since it is Saturday and it is a day to drink beer. So +10 for interaction with the public. Then, he finished the song in the floor and he gave his pick to someone in the audience.

For the last song, they even made a wall of death. Very solid performance. This is a group that fully deserves its place in the big leagues. A very nice discovery for me.

 

Sabaton

They’re not my favorite band, but everyone I know who is a Sabaton fan tells me that until you’ve seen a Sabaton show, you can’t say you don’t them. So here I am and see how right or wrong these fans are…haha.

First of all, there’s a fuck**g tank on stage! There are also barbed wire, pockets of sand to recreate a trench. It’s war here! There is also pyrotechnics. The visual of this group is simply breathtaking. The concept is really trippy.

Musically, they are machines. It’s tight and they have energy to spare. The singer runs everywhere and guitarists are omnipresent. Guitar solos are really well executed. The drummer, without playing very technical, he really delivers. The singer has a very good voice. During Bismarck, we were treated to rowers in the pit.

I liked it when the musicians put on gas masks and the singer came in disguise with two canisters and a smoke gun. They even offered people present to choose the language of a song, either in English or in Swedish. The Swedish won!

They really have fun on stage. Guitarists and bassist seem to really enjoy teasing their vocalist on stage. A stick between his legs, sticking guitar picks on his head are some of the things they did to him during the concert. In revenge, he ran off stage and made one of the guitarists (Tommy Johansson) sing an AC/DC song and he did it perfectly!

Really, when it comes to the show experience, Sabaton is a must. Musically though, I’m still not a fan. I think it’s going around in circles in terms of song structure and it’s catchy. I take absolutely nothing away from the group but, unfortunately, it’s not for me.
I Still recommend Sabaton to everyone because the show is unique.

 

-Text: Jean-Daniel Poirier
Photos: Vicky Fillion

Wardruna @ MTelus, Montréal – 18 octobre 2022

Voici le compte rendu et les photos prises par Martin Desbois lors du spectacle de Wardruna présenté par Evenko et Greenland productions au MTelus de Montréal le 18 octobre 2022.

Wardruna

Si l’on consulterais Muninn (corbeau d’Odin représentant symboliquement la mémoire), la dernière fois qu’Einar Selvik et sa troupe faisait déferler sa musique rituelle nordique en sol montréalais était au théâtre Corona en février 2018.

Depuis, la (insérer ici le terrible mot débutant par P), les fervents adeptes du groupe ont dû prendre leur mal en patience et subir deux reports de concerts pour enfin accéder à leur dû tant attendu : Wardruna en concert! Wardruna venait entre autres promouvoir leur dernier album intitulé Kvitravn (Corbeau blanc, et aussi le surnom d’Einar). Un album qui aura paru aussi en format ‘live’ et en DVD dans un certain assortiment disponible à la vente dès lors.

Accompagné comme toujours de Lindsay Fay Hella, choriste de renom et aussi artiste solo qui a quelques albums à son actif, dont son tout dernier Hildring composé avec l’artiste Dei Farne. Je vous suggère fortement une écoute!

Pour revenir à la prestation, je dois avouer que le décor était simple comme Wardruna nous y a habitué : des rideaux troués superposés faisaient office de décoration et l’effet y était simple près de la scène, mais il en était tout autrement lorsque l’on était le moindrement éloigné avec une vision globale. Un effet de profondeur et de lumière (les trous) ainsi que le logo de Wardruna (un bindrune incluant toutes les runes du Elder Futhark) rendaient le visuel fort agréable et d’une simplicité remarquable.

Le tout a débuté avec des pièces du dernier album, Kvitravn, La sublime et quasi spoken-word Skugge et la très lumineuse (dans tous les sens du terme), Solringen. Ils ont enchainé avec Bjarkan, une plus ancienne pièce de l’Album Gap var Ginnunga, pour ensuite nous offrir la version Skaldique (accoustique) de Voluspá. Les pièces Tyr (avec l’utilisation de l’instrument le plus hétéroclite d’EInar, étant la Lur Horn, un instrument datant de l’âge de bronze Danois et vraiment imposant). Isa, Urur (titre référence à la rune associée à l’auroch, un animal disparu très déterminant pour les âmes nordiques pour sa force et sa détermination), où l’on pouvait entendre comme sur album, la respiration forte et crue de la bête.

L’excellent titre Grá nous ramena au plus récent album. Nous avons eu droit ensuite à une de mes pièces préférées Rotlaust tre fell, qui se traduit par ‘les arbres sans racine tombent’, un titre aux paroles très évocatrices et lourdes de sens. Les classiques Fehu (les amateurs de la série Vikings la reconnûrent sans effort), et la sublime Odal. Je me dois de souligner le travail remarquable d’Eilif Gundersen, musicien, expert en instruments à vent anciens, dont la corne de bélier, le cor de Lur. Je dois aussi souligner la présence toujours aussi énigmatique de Lindsay Fay Hella qui m’envoûte à chaque prestation.

Einar se joua un peu de nous en nous faisant croire que la soirée se terminait ainsi mais il n’en était rien.

Nous avons pu entendre la touchante Helvegen se voulant une réflexion sur la mort et le passage du voile, de la tombée du Wyrd. Une œuvre fétiche pour plusieurs fans dont je fais partie.

Pour bien clôturer la soirée, la pièce titre du projet solo d’Einar, Snake Pit Poetry, fut interprêtée avec brio et de façon acoustique. Un titre évoquant la mort de Ragnar Lothbrock dans une fosse aux serpents. Mort d’un héros nordique qui passa à l’histoire. Armé seulement de sa Lyre Kravik, Einar Selvik fit vibrer le Mtelus et nous annonca un retour pas si lointain de sa bande en sol Montréalais, car selon lui , le Québec est sa deuxième maison. Et j’ose le croire.

-Texte & Photos: Martin Desbois