Critique & Photos – Québec Rock Contest – Québec – 25 juin 2021

Voici les photos prises par Vicky Fillion ainsi que la critique de Jean-Daniel Poirier réalisée lors de la finale du volet metal du Québec Rock Contest au Quartier de Lune de Québec le 25 juin 2021.

 

Critique et photos

Ce vendredi 25 juin, j’ai assisté à la finale du volet composition métal du Québec Rock Contest. L’évènement qui était supposé avoir lieu au Bûcher Resto Bar Country a finalement été transféré au Quartier de Lune. Le concert était sous forme hybride (présentiel et virtuel) soit : 81 personnes + membre de groupes en présentiel et plus ou moins 100 personnes en virtuel. Il y a eu un retard de 40 minutes dû à des problèmes techniques avec la plateforme de streaming. Je tiens à souligner le travail colossal de Sébastien Girard et toute l’organisation du spectacle pour avoir fait un déménagement de l’événement dans une nouvelle salle avec toutes les installations nécessaires et ça en seulement six jours. Horns up!

9h40 :  DeadMan’s Prophecy

Le premier groupe de Nu metal de Louiseville (Mauricie) a livré une solide performance. Les gars étaient heureux d’enfin performer devant un auditoire, eux qui avaient performé à quelques reprises devant les caméras pour offrir des performances virtuelles. Leurs riffs sont pesants et accrocheurs et le chanteur utilise un vocal clean plutôt juste avec de solides growls. Les musiciens sont tight et bien préparés. J’ai bien aimé la 3e pièce dont le couplet m’a fait penser à du bon vieux Korn. Ils m’ont ramené tout droit à mon adolescence. Ils sont très énergiques sur scène. Mon coup de cœur du setlist est Stolen Life, qui est une pièce très intéressante. Elle peut ramasser avec un riff in your face comme intro et outro pour ensuite nous donner un break (de drum, basse, voix) avec des accents dissonants à la guitare. Solide performance les gars!

Deadman’s Prophecy

 

 

23 h : One Nation Flag

One Nation Flag est monté sur scène pour nous servir un métal fortement influencé par Iron Maiden. Les guitaristes sont des machines et leurs riffs sont accrocheurs. Ils « shredent » solide. Le chanteur a une voix puissante et ultra-juste, le tout ajouté à une excellente prestance scénique. Le drummer est très solide. Pour les fans de Maiden avec du double basedrum, ce groupe est définitivement pour vous. Excellente 2e partie!

One Nation Flag

 

 

12h20 : Change My Brain With Cakes

Je regarde sur la scène et je vois des gens au look peu commun et des torses (mannequins de plastiques) peinturés en rose et vert fluo en guise de décor. Je n’ai aucune idée à quoi m’attendre, mais je suis certain que visuellement parlant, ce band a quelque chose à offrir. Il y a de la couleur en masse sur la scène (cheveux, maquillage, décors, etc.). Les musiciens sont en forme et ils ont une bonne présence sur scène. Musicalement, j’ai de la difficulté à définir leur style. J’opte pour dire qu’ils font du métal/industriel/hardcore. Corrigez-moi si je me trompe. Les musiciens ont une exécution précise. Ils sont tight et professionnels. C’est certainement un band à voir.

Change My Brain With Cakes

 

 

1h30 : Unpunished (Tidal Wave)

Tidal Wave, qui était à la base un hommage à Trivium et Parkway Drive, s’appelle maintenant Unpunished en tant que band de composition. Ils montent sur scène et nous offrent un metal screamé avec du vocal clean. Les deux voix sont exécutées avec succès. Le drummer est un métronome. Il est rapide et précis. Les riffs de guitare sont efficaces. Parkway Drive ou Trivium? Je dirais que les gars penchent plus du coté Trivium pour le niveau composition. Un band vraiment excellent qui mérite d’être connu.

Unpunished

La soirée s’est terminée avec l’annonce des résultats :

4ieme place: Change My Brain With Cakes
3ieme place: Unpunished
2ieme place:  One Nation Flag
Et les grands gagnants: DeadMan’s Prophecy

Les prix remis au groupe étaient vraiment impressionnant. Par exemple, la première position a reçu entre autre l’enregistrement de trois chansons en studio ainsi que l’enregistrement d’un vidéoclip. Crazy Factories leur offre une guitare personnalisée. Sans oublier la conception d’un site web ainsi que son hébergement pour deux ans. Ils ont aussi gagné deux contrats de spectacles, 120 messages publicitaires de 30 secondes à la radio et encore bien plus…

Bref, ce fut une belle soirée avec quatre groupes de qualité et de styles différents. Merci aux groupes et à l’organisation pour cette soirée qui fut un succès et félicitation à tous les groupes qui étaient sur place.

Ne manquez pas les dernières soirées à venir du Québec Rock Contest.

 -JD

Critique & Photos – Growlers Choir – Montréal – 18 juin 2021

Voici les photos prises par France Hatin lors du spectacle Extrêmes Vocaux à L’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus de Montréal le 18 juin 2021.

Extrêmes Vocaux

Critique

Vendredi le 18 juin 2021, avait lieu l’événement Extrêmes Vocaux à l’Église du Très-Saint-Nom-de-Jésus à Montréal. 

Pour la première fois dans l’histoire de la musique, un chœur de chanteurs métal (growlers) faisait équipe avec un chœur de chanteurs classiques. L’événement réunissait le Growlers Choir, constitué de 14 growlers métal, et le chœur Temps Fort, constitué de 24 choristes classiques.

Pierre-Luc Senécal est le fondateur et chef du Growlers Choir. Il est compositeur et concepteur sonore. Il est diplômé d’une maîtrise en composition électroacoustique à l’Université de Montréal. 

Pascal Germain-Berardi est le fondateur, chef et directeur artistique du chœur Temps Fort. Il est compositeur, baryton et growler métal. Il est aussi chef de l’ensemble Forestare (orchestre de guitares) et assistant-chef du chœur Voces Boreales. Il termine un doctorat en direction d’orchestre à l’Université de Montréal.

La soirée débuta avec le chœur Temps Fort qui a interprété trois œuvres du répertoire choral.

La première, Song for Athene de John Tavener (1993). La deuxième, trois extraits de Quatres motets pour un temps de pénitence de Francis Poulenc (1939) (Timor et tremor, Vinea mea electa et Tenebrae factae sunt). La troisième, Os Justi d’Anton Bruckner (1879).

L’interprétation des œuvres par les choristes de Temps Fort était chargée d’émotions. Les voix des choristes étaient empreintes d’une pureté déconcertante. Le silence qui régnait parmi les spectateurs nous permettait d’entendre chaque note, chaque respiration. Je ne pouvais m’empêcher d’observer le chef Pascal Germain-Berardi diriger les chanteurs avec une gestuelle qui laissait transparaître ses émotions dans les moindres détails.

J’ai déjà assisté à des concerts de chœurs classiques dans une église auparavant, mais il y a de cela plusieurs années. J’avais oublié à quel point l’expérience pouvait être viscérale.

Entre les trois premières œuvres chantées par le chœur Temps fort, nous avons eu droit à des interludes composés par Pierre-Luc Senécal, et interprétés par le Growlers Choir qui était placé en haut derrière nous, au jubé de l’église. Les spectateurs se retournaient pour les observer et pour apprécier la voix des growlers, si grave et puissante, qui résonnait dans le haut de l’église et qui faisait contraste avec celle des chanteurs classiques. 

La quatrième pièce de la soirée, Lux Aeterna, interprétée par le chœur Temps Fort, m’a beaucoup impressionnée. Pierre-Luc Senécal l’a composée dans une démarche axée sur la recherche du son. Il a réussi à nous faire découvrir l’étendue des différentes textures sonores à travers la voix des chanteurs, tels que des chuchotements, des sifflements, des »sssss », des »hhhhh ». Le tout s’harmonisant parfaitement ensemble. J’ai trouvé cette pièce fascinante.

Les deux dernières pièces de la soirée furent des créations pour le double chœur classique et growlers. Les growlers ont rejoint les choristes du chœur Temps Fort et pris place derrière eux, pour nous interpréter tout d’abord The Dayking. Pierre-Luc Senécal a composé The Dayking sur un texte du poète Fortner Anderson.

La pièce originale présentée par le Growlers Choir en 2019 à la salle du Gesù incluait une partition électroacoustique. Elle a été réarrangée pour le double chœur classique/growlers pour produire une œuvre totalement acoustique. La prestation de The Dayking m’a bouleversée. Fortner Anderson présent à l’avant-scène comme narrateur a récité son texte racontant l’histoire d’un homme seul au sommet d’une montagne devant surveiller l’arrivée de l’ennemi pour prévenir les habitants d’un village. 

Les chanteurs ne faisaient pas qu’accompagner le récit mais faisaient partie intrinsèque de l’histoire pour lui permettre de prendre forme, de construire des images, lui donner une couleur, une intensité, bref pour la faire vivre. Cette œuvre est sombre et puissante. L’amalgame des voix des growlers et du chœur classique créait une ambiance terrifiante pour nous permettre de ressentir la détresse de cet homme.

Comme dernière pièce, le double chœur classique/growlers a interprété Le Ultimatum, créé par Pascal Germain-Berardi sur un texte de Sébastien Johnson. Cette œuvre parle du conflit entre l’expansion et la liberté. La prestation a duré près de 30 minutes. Les lignes mélodiques exécutées en canon entre les growlers et les chanteurs classiques créaient une superposition de mélodies particulièrement intéressante. La force brute du chant guttural des growlers ne faisait pas opposition à la finesse des voix classiques, mais s’harmonisait parfaitement dans l’acoustique magistrale de l’église. J’ai trouvé cette œuvre riche et complexe.

Pour conclure, deux univers se sont fusionnés lors de cette soirée pour nous faire vivre une expérience unique. Selon moi, l’union des deux chœurs fut une réussite. Et cet événement m’a permis de constater, une fois de plus, à quel point la musique peut nous rassembler, peu importe le milieu d’où l’on vient.

– France Hatin

Critique & Photos – Mononc’Serge – St-Hyacinthe – 28 mai 2021

Voici les photos prises par Joé Lacerte lors du spectacle de Mononc’Serge présenté par Le Zaricot au Le Zaricot de St-Hyacinthe le 28 mai dernier, ainsi qu’un petit compte rendu de la soirée.

Mononc’Serge

Un Mononc’ pour commencer et des rires pour terminer

Enfin c’est arrivé, l’heure du retour des spectacles a sonné. Pour fêter cela, nous allons prendre une bonne bière à St-Hyacinthe en écoutant les sages paroles d’un chansonnier. Vous êtes partant?

Oh désolé, j’ai parlé trop vite. Ce n’est pas pour tout de suite que nous pourrons déguster le nectar des dieux. Par contre, la parole de tonton Serge nous donne une belle victoire contre le désespoir de la dernière année.

À mon arrivée au Zaricot, j’ai fait mon « sniffeux » des lieux. Pour s’adapter au problème que nous connaissons tous, nous étions divisés généralement en deux par table et aux comptoirs. Non seulement nous devions garder nos masques en tout temps, mais vous pouvez deviner qu’il n’y avait ni alcool, ni nourriture ou aucun autre liquide.

Sinon, que dire de ce spectacle de Mononc’ Serge. Je crois, hors de tout doute que ce format solo de notre oncle préféré était un pur délice et ce, malgré le manque de corps qui s’agite de tous sens ou d’alcool projeté.

Je peux comprendre qu’essayer d’enterrer la voix de Mononc’ par notre propre voix aurait été un peu désagréable dû à l’humidité que les masques auraient causé, mais le silence a donné une ambiance de show intime qui m’a beaucoup plu. Il ne manquait qu’une bonne bière et je trouve que ce format solo acoustique aurait été parfait pour débuter le retour des scènes. Ce n’est pas grave, ce n’est qu’un caprice de ma part, on s’entend.

Notre invité avait l’air heureux de nous voir autant que nous l’étions de l’entendre. Chaque parole, chaque blague, chaque anecdote étaient dites avec un sourire chaleureux et un rire authentique. Il faut se le dire, les derniers shows de Mononc’Serge étaient devant un publique de caméra seulement. C’est un peu différent.

Je voudrais prendre quelques lignes pour remercier les filles du Zaricot. Elles sont été très aimables et chaleureuses avec un service impeccable malgré les restrictions. J’ai été bien accueilli et c’est une certitude qu’elles vont me revoir que ce soit pour un spectacle ou juste pour un futur verre d’eau divin.

Ceci est ma première critique de show et probablement pas ma dernière. Évidemment vous pouvez dès maintenant visionner quelques photos de ma soirée, ci-dessous. Au plaisir de se retrouver dans un show bientôt! Horns Up!

Photo et critique par Joé Lacerte

The Flaying

The Flaying

Groupe de Québec, The Flaying nous offre du metal brutal avec une approche bien à eux. Avec un bassiste qui a tout pour faire des jaloux, un chanteur qui en met plein la gueule, un guitariste bien ferré et un drummeur qui n’a rien à envier aux autres, The Flaying ne manquera pas de plaire aux fans de death metal. Le groupe a deux albums à son actif : Unhope (2014) et Angry, Undead (2019). Ce dernier fut acclamé par la critique et a reçu le prix GAMIQ du meilleur album métal en 2019.

Malgré cette pandémie qui semble s’éterniser, n’oubliez pas d’encourager vos bands locaux. Que ce soit en partageant leur musique ou en achetant leurs produits, tout peut faire la différence.

BandCamp : https://theflaying.bandcamp.com/
Facebook : https://www.facebook.com/theflayingmetal

– Vicky