On Arrête Pas l’Prog

 OAPL

Naissance, Renaissance et Persistance

Bonjour à tous,

Dans cette présente édition, j’ai envie de vous parler de trois bon groupes qui me font vibrer depuis quelques temps. Un de ces groupes, je ne le connais que depuis peu car c’est encore une découverte que je dois à mon amitié avec Dave Rouleau (et à son incroyable flair musical, sérieux son nez entend très bien ^^ ). Un groupe donc dis-je, de chez nos voisins ontariens qui ont tout pour laisser leur marque chez les amateurs de metal et de prog-metal. Vous avez sûrement vu passer les annonces sur notre page FB, je parle bien sûr de The Parallax et j’analyse pour vous leur 1er LP, “Obliquity of the Ecliptic“.

Ensuite, je vous parlerai d’un groupe que j’ai connu en cherchant les restes d’un autre groupe dont je vous ai déjà parlé dans ces chroniques. Un groupe formé des restes de deux autres très bons groupes de l’état du Maine, né des cendres de Conifer (dont j’ai enfin pu trouver une place qui tient au moins un de leur LP) et de Ocean. Je vous parlerai donc un peu de ces deux derniers avant de voir le EP de 3 tounes que Awaas nous propose pour l’instant sur Bandcamp.

Mais d’abord je veux parler d’un de ces groupes qui m’ont marqué profondément et ont contribué à former mon oreille musicale et à définir mes attentes par rapport à un groupe. Un groupe qui me fait planer depuis leur lointain premier album, “Focus“, en 1993. J’ai nommé Cynic.

Si vous êtes des trippeux prog et/ou prog-metal et que vous n’avez jamais entendu parler  de Cynic, il manque vraiment quelque chose à votre bonheur. D’abord formé en 1987 par Paul Masvidal (guitare) et Sean Reinert (batterie), ces deux même musiciens qui, avec DiGiorgio et leader par Schuldiner, allait nous donner un des (sinon, à mon avis, le) meilleurs album de Death, “Human“, ont produit plusieurs démo. Le premier était très thrash/death (’88 Demo)

 

 

Pour le deuxième en 1989, Paul pris le micro en plus de continuer la guitare alors que Jason Gobel assurait la guitare et Tony Choy (plus tard dans Atheist) s’occupait de la basse pour  “Reflections of a dying world”  qui est encore dans la même veine de thrash/death, sinon un peu plus speed.

 

 

Le même line up en 1990 pour le troisième démo (’90 Demo ) avec un son plus léché, des riffs un peu plus techniques mais toujours ce bon vieux fond de thrash. On est encore à des lieux de leurs riffs “signature” pour lesquels la plupart les connaissent.

 

 

Sur leur dernier démo, (’91 demo) alors que le groupe vient de signer avec Roadrunner Records, on peut enfin entrevoir la direction vers laquelle le groupe ira: un son encore plus léché et des riffs beaucoup plus recherchés. Même si la rythmique reste encore thrash, les progressions sont nettement plus dans le death même si ce n’est pas encore tout à fait le jazz-death-prog que sera l’album “Focus“.

 

 

Même si le groupe est signé et qu’il doit commencer l’enregistrement de son album, les obligations de Reinert et de Masvidal avec Death et la tournée de “Human” en Europe retardera ce projet. Encore plus que Death rencontrant des difficultés financières, le matériel à Masvidal et Reinert se verra confisqué pendant plus de six mois par un promoteur en Angleterre. Cynic perd aussi son bassiste, Choy, qui s’en va jouer pour Atheist et il sera alors remplacé par Sean Malone (qui en plus d’assurer une basse incroyable dans Cynic, nous donnera plus tard des bijoux de jazz-prog avec son groupe Gordian Knot). L’infortune s’acharne sur le groupe alors que l’ouragan Andrew détruit la maison à Gobel et le studio de Cynic au moment où il s’installait pour l’enregistrement. Ceci donnera cependant l’occasion au groupe d’écrire d’autre matériel qui sera ultimement choisi pour faire l’album. Cynic s’additionnera aussi d’un claviériste et vocal gras en la personne de Tony Teegarden. On est rendu milieu 1993, un 14 septembre, où l’ un des albums les plus importants pour votre humble serviteur voit le jour, “Focus“. 8 chansons totalisant 35 minutes et 56 secondes de pur bonheur. Sur celui-ci, j’ai bien sûr mes préférées dont “I’m but a wave too…” et “Uroboric Forms” mais la béatitude complète, l’apogée de la jouissance musicale arrive avec l’incontournable dernière pièce de l’album, “How Could I“.

 

 

À force de traîner cet album partout, j’en ai brisé un cd, l’ai racheté, l’ai perdu, l’ai re-racheté… Je m’endormais sur cette musique, à un certain moment. Cynic, c’était pratiquement ma religion. Mon grand malheur, devoir attendre jusqu’en 2006 pour que Cynic, le groupe qui s’était entretemps dissout, fasse une réunion avec sur son site officiel, une promesse de nouveau matériel. Nouveau matériel qui n’arriva qu’un bon deux ans plus tard, “Traced in Air” suivi de peu d’un EP/remix appelé tout simplement “Re-Traced” et qui changea ma relation avec Cynic en une d’amour/haine…

 

 

 

Si j’ai adoré le premier, ça m’a pris un certain temps avant d’apprécier le remix. Comme ça m’a pris un certain temps pour avaler la pilule du EP, “Carbon-Based Anatomy“, un EP de 6 pièces qui n’en sont effectivement que trois. Comprenez moi bien, j’adore maintenant ce disque car il est très planant mais à l’époque de la sortie, un bon 3 ans après la dernière sortie originale du groupe, j’étais en manque. Même si “Carbon-Based Anatomy” était annoncé comme étant un EP, je m’attendais à plus. J’en voulais plus. Une fois, cette petite frustration irréaliste passé, j’ai vécu (et je vis encore) de beaux moments  (avec ou sans influence) à planer sur les airs éthérés de ce EP. Depuis leur réunion, Masvidal et Reinert ont décidé d’agir en tant que “collectif”, c’est à dire qu’ils formeraient maintenant, et à jamais, le coeur de Cynic et qu’ils s’associeraient à d’autres musiciens selon les occasions et/ou les besoins de leur création du moment. Chaque nouvel album sera donc à chaque fois une renaissance, ode à la persistance de deux musiciens-artistes qui ne se donnent aucune limite, aucune barrière.

Ce qui nous mène au 14 février dernier et à la sortie de leur tout dernier, “Kindly Bent to Free Us“. Premièrement, comme le EP précédent, “Kindly Bent to Free Us” est complètement exempt de vocal agressif (ou growl), écrit entièrement en trio avec leur complice Sean Malone qui assure la basse et le chapman stick. Cet album est plus près du jazz et du rock prog que des racines metal de Cynic mais en même temps c’est un album qui, si on en croit les paroles même des deux fondateurs, est beaucoup plus identitaire. C’est probablement l’album de Cynic qui est le plus facile d’approche. Malgré ses progressions complexes, les mélodies vocales, sans les growls feront sûrement en sorte que plus de gens sauront l’apprécier. Mais il y a vraiment un pas entre dire ça et les comparer à de la pop, tant qu’à moi. Il reste indubitablement prog et les éléments de metal ne sont jamais très loin. Ceci dit, même si les mélodies sont très accrocheuses, “Kindly Bent to Free Us” reste un album qui, comme les dernières oeuvres de Cynic, gagne en saveur à l’usage. Un peu comme un bon vin qui profite d’une bonne oxydation, à chaque fois que je le ré-écoute, je découvre une nouvelle saveur, entends différemment tel riff… Je vous mentirais en vous disant que les growls ne me manque pas mais ce que ça fait c’est que ça me donne le goût, tel une impulsion, de re-visiter les deux autres LP et, une fois rassasié de growls et de vocoder, de revenir planer sur ce dernier LP, incontestablement le plus “space” ou “out there” des trois. Mes préférés sur l’album sont la très post-grunge (je ne saurais mieux la décrire puisqu’elle me fait autant penser à Soundgarden qu’à Mars Volta) deuxième pièce “The Lions Roar” et la quatrième “Infinite Shapes” qui me fait penser autant à Rush qu’au groupe de jazz fusion à mon pote Maheux, Spaced Out. Je vous laisse les découvrir dans leur milieu naturel, soit l’album au complet, ça vaut la peine que vous preniez les 42 minutes avant de poursuivre votre lecture.

 

 

Bonne écoute? Ça relaxe, non? Parfait car le prochain déménage un tant soit plus.

Découvert, selon mon humble perspective, par le grand explorateur musical, je parle bien sûr de l’omniprésent Dave Rouleau, qui les a connus grâce à sa récente entrevue à propos du Wacken Metal Battle Canada, The Parallax nous sert un très bon melodic death aux accents prog.  Si leurs arrangements et leurs progressions ne vont pas sans rappeller les maîtres du genre que sont Between the Buried and Me, les moments lyriques et les interludes mélodiques me font plus penser au fondateur du genre, Edge of Sanity. Aussi, et contrairement à Between the Buried and Me,  leurs riffs metal sont typiquement death canadien. En fait, ça me fait vraiment beaucoup penser à Neuraxis et le vocal me rappelle un peu celui sur “Trilateral Progression” mais du même coup il est  aussi pas loin du vocal gras plein d’air à Between the Buried and Me. J’aime bien leur  philosophie qui veut que l’expérience musicale, les sensations ou sentiments que l’on a à vivre pendant l’écoute de leur album  priment d’abord et avant tout par rapport à une exposition de talent qui serait juste une distraction.  En vrai, plus on avance dans l’écoute de leur LP, mieux on comprend cet énoncé. Il en va sans dire que les quatre comparses de Mississauga, Ontario, sont des excellents musiciens, mais en plus leur musique est organique. On ne fait pas que l’écouter, on la vit.

De plus, étant un fan des longs albums, je suis très bien servi car “Obliquity of the Ecliptic” dure un respectable  60 minutes et la production est impeccable. “Obliquity of the Ecliptic“, c’est une heure où l’on ne s’ennuie mais vraiment pas. Même si la pièce la moins longue dure tout de même plus de sept minutes, on n’a jamais l’impression de longueur, même “The Reformatting” avec ses quelques 23 minutes m’a surpris, je n’ai pas vu le temps passé!

Plus j’écoute et plus je découvre des influences de groupes qui depuis toujours me font tripper, j’ai parlé de Between the Buried and Me et de Neuraxis, de Edge of Sanity, j’aurais tout aussi bien plus nommer Children of Bodom, Amorphis, Tool ou Death. Ce qui est encore mieux, c’est que si leur musique peut faire penser à ces maîtres, ils n’en sont jamais des copies. À l’instar de ces derniers, ils sont tout à fait possédés par leur musique. Si on peut y voir les influences, on n’a tout de même pas d’autre choix que de dire “ça sonne comme…The Parallax“.

The Parallax se disent d’ailleurs obsédés par la beauté de la musique, de l’univers et de l’infinité des possibilités. En elle seule, cette phrase résume ce que “Obliquity of the Ecliptic” est comme oeuvre. Définitivement à écouter, allez voir leur bandcamp où vous pouvez non seulement streamer le LP mais aussi télécharger leur album en formule “pay what you want“.

 

 

Pour ma part, j’espère avoir la chance de  vivre ce show avant longtemps. Quatre étoiles et demi bien sonnés pour ce groupe. Pour ma part, ils ont eu droit au 5 dans mon ITunes, je sens que ça va jouer souvent! Je vous laisse les découvrir avec leur plus courte, le début est un gros clin d’oeil à “Mordecai” de Between the Buried and Me ou je ne connais rien.

 

 

Pour finir, une découverte personnelle faite alors que je cherchais encore une fois à retrouver des nouvelles de Conifer. En fait, depuis que je suis tombé sur Conifer dans youtube, je connaissais le nom de leur album et j’avais bien fait quelques recherches afin de me le procurer mais je n’avais jamais trouvé. Comme ça faisait un bail que je n’avais pas écouté leur musique, je met un vidéo sur le tube et comme ma blonde commentait sur le fait qu’elle aimait bien ce groupe, je fait une énième recherche google, à tout hasard. Premier lien, la page facebook du band Awaas qui est décrit comme la rencontre entre les musiciens de deux formations géantes de Portland, Maine, soit  Ocean et… Conifer. La gueule a dû me tomber jusqu’à terre.

En suivant le lien, j’ai pu trouver la maison de disque actuelle, Important Records, qui offre leur stock auto-produit et qui détient aussi encore quelques copies de “Crown Fire“, le deuxième LP de Conifer. J’en ai profité pour aller connaître Ocean. Si Conifer a de multiples influences et reste un peu inclassable même si indéniablement sludge, Ocean était un groupe on ne peut plus doom, sans n’être que ça.  Si le style premier n’est pas un de mes préférés, je me suis tout de même surpris à écouter plusieurs de leur pièces disponibles sur le tube. Ils font de très bon vidéo en plus. Après avoir fait connaissance avec la provenance de la deuxième moitié de Awaas, et après avoir commandé l’album de Conifer (que j’ai reçu depuis, vous auriez dû me voir, je me croyais à Noël), j’ai été faire plus ample connaissance avec leur produit actuel.

Sur la page d’accueil de leur bandcamp, on peut y lire un excellent article de Nicholas Schroeder où l’on peut en apprendre plus sur la genèse de ce groupe, en suivant le lien pour le téléchargement GRATUIT de leur EP début (éponyme) de trois pièces. On y trouve aussi un autre article, de RVA Magazine cette fois-ci. Je vous laisse aller lire ces deux articles et en tirer les conclusions que vous voudrez.

Malheureusement les nouvelle sont vieilles, les plus récentes datant du 14 décembre 2012. Mais heureusement le groupe semble toujours vivant. J’ai eu quelques contacts avec eux sur leur Facebook et ils sont très intéressés à faire des shows, quitte à venir jusqu’ici pour ce faire, avis au booker émérite et apprenti. Leur musique est aérienne, à la fois proche et très loin de ce que les membres faisaient avant, dans leur groupe respectif. Il y a des teintes de Conifer bien sûr, notamment sur “Cauterize” mais le sentiment pesant de menace perpétuelle de Ocean est aussi toujours présent même si certaines parties de leur musique, comme la dernière, “Burial ground“, a des sonorités que l’on jurerait tout droit sorties des années 80 (rythmes cheesy en moins).

Très dur à qualifier sinon qu’ils sont plus que la somme de leur deux anciens groupes, je vous invite à les découvrir tous ici plus bas dans les vidéos mais surtout sur leur bandcamp et leur page Facebook. Si comme moi vous appréciez ce que vous entendez, soyez sûr de leur faire savoir!

 

 

 

 

 

Un gros merci à Ondes Chocs pour cette merveilleuse plateforme qu’il me laisse utiliser, à Lex pour ses conseils, à Dave pour ses découvertes, aux musiciens bien sûr pour cette merveilleuse musique et à vous tous pour votre attention et votre lecture! N’hésitez pas à me communiquer vos commentaires. À très bientôt j’espère mais d’ici là rappelez-vous que…

On Arrête Pas l’Prog!

Pat G.

 

On Arrête Pas l’Prog, édition spéciale

On arrête pas l'prog

On Arrête Pas l’Prog
Édition spéciale  : Entrevue avec un Guitariste.
Pas de Brad Pitt, encore moins de Tom Cruise, ce qui vous garantit qu’on ne parlera pas de l’Église de la Scientologie. …À part là.

 

Salut à tous, voici un entretien que j’ai eu avec Dany Leblanc qui nous présente aujourd’hui son nouveau stock instrumental, Danse of the Universe, qui sortira sous peu, avant la fin du présent mois de mars. Pour avoir eu la chance d’en écouter des morceaux en primeur et même d’autres morceaux qui iront sur un deuxième album, déjà en préparation, je peux vous dire que c’est pas parce que c’est acoustique que ça peut pas être très metal. Prog sans l’être, classique et folk s’y mélangent dans des teintes rock mélancolique. Autant pesant que doux, sombre sans jamais être noir, ses compositions sont un merveilleux jeu d’ombres et de lumières qui sauront plaire à plusieurs oreilles sans jamais que l’on puisse les qualifier de facile. Dany a quelques pièces d’ailleurs qui sont sur le tube ou sur sa page myspace (, je vous invite fortement à les écouter. Dany est aussi une sacrée tête de metal. En effet,  il était une, sinon la tête pensante de l’excellent band Atheretic (groupe qui comprenait en autre Dominique Forest Lapointe de Augury/Teramobil/Beyond Creation pour ne nommer que ceux-ci). Sans plus attendre, voyons ce qu’il a à nous dire dans cette entrevue réalisée pendant la finition de son album et où je lui demande de s’exposer sur lui-même et son parcours musical qui l’a mené d’un guitariste de Extreme Death technique à un guitariste acoustique non moins technique tout en étant si extrêmement plus sensuel et lyrique.

Salut Dany. Premièrement, merci de nous accorder cette entrevue. Permets-moi stp de revenir un peu sur le passé. Si je ne m’abuse, il y a environ 4 ans, tu mettais sur la glace ton projet Atheretic. Peux-tu nous rappeler les circonstances de cet arrêt impromptu?

Oui, cet arrêt de ma participation comme compositeur principal de Atheretic est venu du fait que je ne me sentais plus à ma place dans le metal. Non pas que je juge le domaine, au contraire, mais je sentais un changement dans mes aspirations musicales et personnelles. Donc, j’ai annoncé la fin du groupe. Nous savons que le nom Atheretic continue de faire son chemin et ce, partout dans le monde. Dominic Forest Lapointe est en quelque sorte le cœur du band. Il fait vivre par son talent l’image du groupe partout où il met les pieds, à travers le monde.

Avais-tu déjà à l’époque l’idée de composer “acoustique”?

J’ai toujours composé des trucs acoustiques en parallèle à mes compositions metal, et ce, dès mes débuts à la guitare. J’interprétais des pièces comme Dee de Randy Road par exemple, Diary of madman, Joe Satriani, etc… Je me faisais à mon tour des backing tracks et composais des solos démentiels par-dessus (rires)… à la mode des années 90. Tous les bons démos metal québecois de l’époque (Gorguts, Ancestral, Deimos, etc) comportaient leur intro acoustique; j’ai évidemment suivi la vague. Sur le premier démo de Satanized, In search of beyond… (ndlr: Satanized était le premier nom du band à Dany qui deviendra Atheretic par la suite), nous pouvons entendre les pièces 13 et Wish to die, des morceux de style classique. Mes études en guitare classique ont renforcé mon appréciation de la composition acoustique, nuance et tempo… alors j’ai simplement toujours eu du temps pour jouer des compositions acoustiques. Aujourd’hui, j’ai plein de trucs acoustiques symphoniques dont je fais les arrangements, étant un fan de musique de film. Je dirai que maintenant c’est pas mal ça qui inspire mon travail.

Comment t’es venu le concept de Danse of the Universe?

Danse of the universe est un album composé en 9 mois. Une mélodie que j’avais essayée avec un nouvel accordement de guitare. Ma situation personnelle, les changements que j’y apportais combinés à ma passion des reportages de science et de musique de film a donné cet album. Dans l’album, une explication plus précise de l’origine y est inscrite ainsi qu’une description poétique de chaque pièce. Je ne veux pas exposer trop profondément l’expérience d’écriture, mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis allé loin dans l’expérience, peut-être trop dans ce processus de composition…

sujet à suivre autour d’une bière!

OK?? (rires)

Ces nouvelles pièces semblent extrêmement personnelles et elles sont certainement lyriques, quelles histoires nous racontent-elles?

Plus bien le choix d’en parler maintenant! (rires) Elles racontent l’histoire interne d’un humble musicien en contact avec un sentiment d’unité, percer le voile des choses enfouies et leur dégagement. La composition exprime les moments très weirds d’observation personnelle sans jugement et sans résistance … cela vous donne peut-être une idée, ce n’est pas loin de l’état de folie!!!! Je ne le conseille à personne. (À prendre vraiment au sérieux)

La musicalité de ces nouvelles chansons est superbe mais elles semblent être aux antipodes tout de même de ce que tu faisais avant. Vois-tu cela comme une cassure avec ton ancien style? Comment part-on d’un death extrême, presque mécanique, vers un instrumental si organique?

C’est une question qui m’est souvent posée par mes proches. Je me souviens d’avoir eu ce genre de conversation avec une personne très importante dans ma vie, Johanne, qui m’explorait sur mon appartenance personnelle par rapport à la musique. Ce n’est pas une question de renier ou casser avec mon identité de metalhead mais bien une question de vérité interne des observations personnelles en musique. J’ai choisi un chemin de connaissance personnelle peu habituel, alors c’est assez simple pour moi de le comprendre en ayant fait l’expérience, mais pas simple à comprendre pour tous. Certains individus se sauvent dans la religion, la politique, ou dans la philosophie à 5 sous, et ils en  viennent avec des patterns de pensée durs et inflexibles. Sauf que je préfère un chemin, pas totalement inconnu, dont le résultat, l’intensité est périlleuse. Aujourd’hui je suis plus calme… mais à chacun sa manière d’être ou de faire les choses. Tout ceci est en lien avec cette voie que j’ai empruntée depuis déjà plusieurs années.

Depuis combien de temps ce projet est en marche? Peux-tu nous raconter un peu l’épopée de ce premier opus? D’abord, où as-tu enregistré? Qui d’autre a travaillé sur cet album? Quelles sont les difficultés rencontrées en cours de route?

Il est en marche depuis 2012 et a pris 9 mois à écrire. Pour ne pas me répéter, il est un album instrumental, une traduction intime, et une aventure incroyable jusqu’à maintenant. L’enregistrement s’est fait avec mon grand ami Mathieu Marcotte (Humanoid, Augury). Nous partageons depuis très longtemps notre amour de l’instrument, autant acoustique que metal. Mathieu a eu la capacité de saisir exactement la vision de l’album. Il a participé à l’écriture de certaines mélodies. Il est sûr et certain que le deuxième album sera aussi co-produit avec lui. Nous avons toujours été fiers du résultat, tout au long de sa création.

Je sais que tu prépares déjà un deuxième album… que tu as déjà des pièces de montées et que tu as aussi des idées pour un troisième… Devra-t’on attendre longtemps avant d’avoir une suite? (Je suis particulièrement impatient d’avoir le deuxième, les quelques teasers que tu m’as envoyés sont particulièrement délicieux…)

Oui, effectivement le deuxième album est en écriture. Il est proche de Dance Of The Universe en terme de signature musicale mais composé avec une approche différente. L’accordement de l’album est aussi différent me permettant d’explorer d’autre forme de phrasé musical. Il est important pour moi d’écrire avec une ligne directrice, alors cet album aura une unité encore plus juste, et sera aussi plus long. Son nom est @ Thy Light…  Je suis très motivé par mes projets. Il est prévu pour l’enregistrement en décembre 2014, et si tout va bien, en 2015 il sera disponible.

Quel sont tes projets à court et moyen terme concernant Dance of the Universe? Quel genre de lancement comptes-tu faire? Aura-t’on la chance de te voir à quelques endroits?

Pour le moment, je pars indépendant. J’ai la main sur tout ce qui concerne mon projet. Je fais ma propre gestion. Je suis rigoureux en affaire. Il n’est pas exclus d’être distribué et de le rendre disponible sur plateforme numérique dans les mois à venir. Pour ce qui est des spectacles, ça n’est pas impossible… mais c’est exclus pour le moment. La technicalité de le faire n’est pas toute faite, toute réfléchie mais il est sûr que j’aimerais faire des spectacles avec mes collègues de longue date comme Humanoid et aussi Forest Project!

Je sais que tu as énormément de contact et d’amis musiciens, et des bons, et bien que j’adore déjà ce que j’ai pu écouter de toi, souvent des collaborations peuvent emmener un projet encore plus loin. As-tu l’intention d’avoir quelques artistes pour collaborer avec toi sur de prochains albums? Si oui, as-tu déjà des noms de confirmer pour nous mettre l’eau à la bouche?

Pour le prochain album, je n’ai pas encore prévu d’invités. J’aimerais cependant toujours avoir mes proches amis musiciens dans mes projets, comme Forest par exemple. Nous sommes tous deux envieux mais le timing n’est pas toujours là. Mathieu Marcotte fait partie des gens qui ont carte blanche pour ses opinions ou la création sur la musique. À l’inverse, j’ai composé une pièce pour le nouveau Humanoid. Je dirais que pour satisfaire la question, cette pièce est fidèle à l’énergie que nous pourrions créer Mathieu et moi.

Pour finir, je voudrais te remercier une dernière fois pour ton temps et pour cette magnifique musique, mais vu que Ondes Chocs est avant tout un magazine de musique, j’aimerais savoir ce que ça mange comme musique, justement, un Dany Leblanc? Et j’en profite pour te laisser le mot de la fin pour nos lecteurs.

Merci à toi Pat d’être encore là après tant d’années!!! Donc voici ma diète!!! Je mange du rock et du metal!! Je suis très varié, genre 30 seconds to mars ou Hysteria de Def  Leppard! Hein quoi?!? Oui, oui!!! Je suis influencé par ce que la musique crée en moi et non de reprendre ce qui a déjà été fait. J’écoute tout bon vieux classiques de metal, je suis un fan de speed metal, Possessed, Kreator et Destruction ou Gorguts, je suis très 1990. Coté acoustique, je n’écoute rien, sinon Mickael Hedges. Je n’écoute pas d’autres artistes parce que je ne trouve pas super intéressant la technicalité dans ce domaine. Alors j’aime mieux écouter Jethro Tull ou Yes, c’est beaucoup plus feeling et imagé!!! Par contre, je suis toujours content d’entendre quelque chose avec une signature unique, hors sentier. C’est souvent des amis qui m’invitent à entendre des nouveautés. Évidemment, je dirai que le mix parfait est Cynic.

Comme mot de la fin!! Supporter la création. Soyez vous-même créatifs et jetez une oreille sur… As the Seasons et le deuxième album de Humanoid!!!

 

 

 

 

 

 

 

Molt de Molt

Molt de Molt
-ou-
la mue d’une revue vers une « mail-terview » en bonne et dûe forme

Qu’arrive-t’il lorsque deux musiciens se tannent d’avoir toujours à composer avec les déménagements de ses co-musiciens et membres de groupe, ou encore avec leurs états d’âme et aspirations divergentes? Ils relèvent leur manches, apprennent à jouer d’un autre instrument (la batterie par exemple) et apprennent à jouer en duo sur des séquences. En fait il arrive de très belles choses si on veut bien en croire ses oreilles en écoutant le tout premier LP du groupe Molt.

 

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Quand Lex m’a lancé le lien vers leur bandcamp, en me demandant si je serais intéressé à faire une revue de leur LP, je me suis mis à écouter le deuxième titre,  All Ants Are Little Ants. Really, le titre m’attirait. De suite, la musique m’a plu; rythmes saccadés, vitesse endiablé, voix growlée ou clean éthéré, riffs recherchés…ça tombait bien dans mes cordes. Je retourne sur la face de bouc pour lire le dernier message de Lex qui me dit que le duo se fait souvent appeler les Gentle Giant du death.

!wtf? Gentle Giant? Kocé tu m’chante là, Lex? m’écriai-je. “Pattonesque” à la rigueur mais ça rien à voir avec GG, je lui rétorque.

Attends d’entendre les voix polyphoniques, tu va comprendre ce que je dis, rétorque-t’il.

Étant mon moi-même habituel, je m’obstine, persiste et signe,

Voyons ça rien à….

À ce moment arrive la 3e seconde de la 6e minute de toujours le deuxième titre précédemment nommé et mon appréciation modéré mais positive de l’oeuvre s’est vu augmenter d’un exponentiel ou deux. Déjà, j’aimais bien le vocal à Julian mais Kyla alors là! Non seulement elle joue très bien de la guitare, mais en plus elle a une superbe voix. L’effet des deux, ensemble, est tout simplement  délectable. D’ailleurs, si vous ne l’avez pas encore fait, je vous conseille fortement de cliquer droit sur le lien du bandcamp qui s’ouvrira dans une nouvelle fenêtre et d’aller presser play afin de comprendre de quoi il en retourne avant de revenir lire le présent article.

Ce premier LP est complètement concept; Molt se traduit par mue et les cinq pièces de cet album (totalisant quand même un respectable 51m08) ont toutes comme thématique les insectes (arthropodes est-il précisé en fait sur leur BandCamp), leur monde ou la perspective que ces derniers pourraient avoir. Les chansons nous font passer par différentes émotions et états d’âme, transitant  aisément entre des riffs death à des riffs progressifs ou carrément expérimentaux. Notes de Gentle Giant, oui, surtout du coté des voix polyphoniques mais aussi des bridges et riffs disjonctés qui ne sont pas sans me rappeler Giraffe?Giraffe! ou Hella. Nos deux protagoniste partagent aussi sûrement des atomes crochus avec les Patton et Zappa de ce monde. Je trouve leur art d’une fine intelligence et d’une musicalité certaine. Chapeau Kyla et Julian.

Le titre allongé de cet article vous laissait croire que je digresserais de la forme pour y inclure une entrevue. J’ai en effet voulu en savoir un peu plus sur eux et j’ai contacté Kyla qui ne s’est pas fait prier pour répondre à mes quelques questions. Je lui ai posé les questions suivantes sur la face de bouc:

Faites-vous des concerts et si oui, utilisez vous des séquences ou faites vous appel à des session musicians pour la basse et pour les vocaux additionnels?
Depuis combien de temps êtes vous un band? Aviez-vous d’autres bands avant (lesquel(s))?
Comment en êtes vous arrivés à jouer ce mélange assez particulier de musique? Pourrais-tu nous nommer quelques bands que vous considérez comme une source d’inspiration?
Combien de temps le développement du LP vous a pris?
Pourrais-tu nous décrire un peu votre procédé de composition? Qui vient avec les idées? Est-ce 50/50  ou est-ce qu’un des deux est plus créatif alors que l’autre est plus sur la finition, par exemple?
Comment en êtes vous arrivés à ce concept? Était-ce supposé être un album concept au départ?
Et finalement, avez-vous peur des araignées (lol)?

Kyla a répondu en un temps record sur mon courriel avec ceci :

 

Merci beaucoup, ce fut plaisant de penser à toutes ces choses tout en répondant à tes questions.

Oui! Molt joue en live. On utilise des séquences de la batterie et des vocaux additionnels. Comme nous n’avons pas à transporter la batterie à nos gigs, et que nous n’avons pas à jouer plus fort qu’elle, nous utilisons des DI pour la guitare et la basse. Comme ça, on peut se rendre à nos différents concerts en utilisant le transport en commun; avoir une empreinte environnementale la plus petite possible est très important pour nous.

Nous avons commencé le projet en 2005, alors que nous étions encore à St.John, Terre-Neuve, mais avons passé 3 ans à chercher un batteur. Ensuite, on a pris un hiatus pendant quelques années, le temps que Julian prennent des leçons de batterie. Nous pourrions dire que Molt fut vraiment créé depuis 2010.

Nous avons tout deux été dans plusieurs bands et nous sommes présentement dans divers projets. Julian (alias Vitrid) joue de la batterie pour  Issfen, un groupe de Black Montréalais. Je suis aussi une auteure connue sous le nom de Kyla Tilley et je joue dans un duo folk, Tea & Bread.

Avant Molt, je jouais dans Endearing Pervesion que je ne saurais décrire autrement que  par “Newfie Doom“. Julian quant à lui jouait de la basse dans un groupe de metal technique, Dreaming in Numbers et de la guitare dans un groupe black, Squall.

Comme il arrive souvent à Terre-Neuve, les groupes se séparent parce que les gens déménagent. On s’est aperçu qu’on était dans le même bateau alors on a décidé de se faire un groupe ensemble. Puisque notre seul but était d’avoir un groupe professionnel, nous n’avions pas d’idées pré-conçues sur ce que sa musique serait, ce qui a ouvert la porte à toutes nos influences. Nous n’avions pas non plus d’autres membres pour nous dire d’être raisonnable.

À nous deux, nous écoutons une quantité assez phénoménale de musique, alors tous les ingrédients était dans la marmite pour créer Molt. La musique classique et l’opéra du 20e siècle sont cependant des influences majeures; l’album commence avec les accords de Tristan (de Wagner, Tristan & Iseult). Nous aimons tout deux le prog des années 70, et je dirais que King Crimson et Gentle Giant sont de grosses influences sur notre musique, tout comme Rush l’est. Nous écoutons plusieurs sortes de Metal.  Nous écoutions beaucoup de Opeth, Enslaved et Fate’s Warning au moment de former le groupe, tout comme du Borknagar, Arcturus ou Atheist. Nous aimons le vieux Death Suédois, le Black Norvégien, le Power , le Stoner et tous les mélanges ou fusions de ceux-ci. Orphaned Land est une grande influence pour les style vocaux et le fait de performer avec les séquences.

L’enregistrement de l’album a été quelque peu délicat. La batterie était faite 2 ans avant toutes autres choses, vu que nous en avions besoin pour les concert. On a enregistré les batteries dans notre local de jam en utilisant un logiciel “open source“, Ardour. Nous avons ensuite enregistré le reste des parties au moins deux fois, mais on n’arrivait pas au but recherché. Notre but était d’avoir un  album qui sonne humain, mais que chaque note sonne clairement. Alors il y avait un essai qui était humain et  imprécis, et le second qui était concis et clair et avec un manque total d’émotions. Nous avons aussi passé un certains temps à déterminer le meilleurs ton pour l’enregistrement. Puisqu’il y a tant de polyphonie dans la partie guitare (je joue tout au doigt), nous y sommes allés pour un ton très clean et avons ajouté la distortion sur la basse à la place. Après plusieurs enregistrements de pratique, l’enregistrement final qu’on entend sur l’album a été fait dans notre salon, en utilisant les DIs et Ardour , en décembre 2012. Notre procédé est maintenant très méthodique. Nous avons découvert que la façon qui marche pour nous est, du début à la fin; jouant la première chanson, section par section, les reprenant chacune jusqu’à ce qu’on soit content du résultat. Julian a mixé l’album puis nous l’avons envoyé se faire masterer professionnellement. Tout le reste, nous l’avons fait nous-même. Toutes les pièces étaient écrites avant qu’on se lance dans l’enregistrement.

Notre procédé de création est 50/50. Nous nous étions mis d’accord dès le départ que nous ne ferions que des albums concept (nous en avons d’ailleurs deux autres en création et bien des idées pour le futur). Le thème des insectes est venu grâce à la chanson The Roach’s Lament. C’est en fait une de mes compositions de mon duo Folk, mais j’en voulais une version metal.  On a jammé la toune un bout, puis Julian l’a ré-arrangée. Une fois que nous avions ce thème (les insectes), toutes les pièces se sont emboitées. Les mois d’après, en écrivant, on est venu avec l’idée de progresser dans une hiérarchie des besoins vu de la perspective d’un insecte. J’avais un sac plein de riffs avec des signatures de temps irrégulier que mes groupes précédents n’avaient pu jouer et Julian avait des progressions et d’autres idées musicales qu’il n’avait pas su utiliser avant. On a donc fouillé nos sacs à malice et on s’est aperçu qu’on avait la base d’au moins quatre chansons. Tout est parti de là.

Notre façon d’écrire est surtout un mélange entre improviser sur des riffs pour voir où ils nous mènent et s’asseoir avec papier et crayon pour jeter nos idées. Parfois, un de nous deux reprend toutes ses notes et les ordonne en une chanson, que l’autre pourra ou non faire des arrangement dessus. Pareil pour les paroles.

La musique que nous écrivons maintenant, nous la faisons avec l’idée d’un album complet. Ainsi, il y a une plus grande cohésion entre chacune, mais encore, nous sommes tout deux venus avec des idées de riffs et de progression et les travaillons ensemble. On s’asseoit ensuite et on brainstorm sur ça, venant très vite avec d’autres idées. Ensuite nous faisons de la recherche, ce pourquoi vous pouvez remarquer une liste d’écrit en suggestion dans les notes sur chaque chanson.

Pour la dernière question, je suis totalement terrifiées par les araignées!!! Je peux même pas googler Molt à cause de toutes les images terrifiante qui risque de popper. Julian, par contre, n’a pas ce problème.

Cheers Kyla

(Ndlr : j’ai traduit du mieux de mes connaissances et en éditant le moins possible le texte original de Kyla, toutes fautes étant alors de ma responsabilité)

J’espère que vous aurez eu autant de fun à lire cette article que j’ai eu à l’écrire, n’oubliez pas d’aller voir leur bandcamp et leur page facebook

Merci, à la prochaine,
PatG

 

On Arrête Pas l’Prog #22

Édition périphérique

 

Et non, je n’ai pas transporté mon bureau en France. Plutôt, le titre de la présente fait référence au merveilleux spectacle que j’ai eu la chance de voir au Dagobert ce dernier mardi, 12 Novembre. Premièrement, un gros gros merci à Karl-Emmanuel Picard, de District 7 Productions de un… pour avoir organisé cette soirée et de deux… pour la passe gratuite! De quoi je parle, me dites-vous? Je parle de la venue dans notre bonne vieille capitale d’un groupe que je voulais voir depuis belle lurette, figure de proue du Djent, directement de Washington D.C., je veux bien sûr nommer Periphery qui était bien accompagné par 3 autres groupes, dont un d’ici-même.

 

999642_10152352542318625_562429759_n

 

Behold The Nation, qui ont remporté la victoire au quart de final de l’Omnium du Rock quelques jours plutôt au Dag (devant les non moins excellents mais combien différent Inner Odyssey), ont pu réaliser un rêve de jeunesse selon leurs propres dires en ouvrant pour Periphery qui, selon encore leurs propres dires, est une de leur plus grosse influence musicale. Franchement, je dirais que ça doit pas être un vieux rêve car les dudes de Behold The Nation sont pas très vieux… Mais (ou peut-être à cause de cela) ils ont de l’énergie à revendre. Faut avouer que je n’ai pas trouvé qu’ils ont réinventé la roue, ni le djent, mais leur metalcore est appréciable (non, ce n’est pas mon style préféré mais qu’importe) et il savent très bien le rendre. En fait, ça fait un bail que je n’ai pas vu une première partie avec autant de gueule. Comme la norme pour la première partie, peu de gens étaient présents mais peu importe, les gars ont livré une solide performance malgré tout et malgré les ratés du système de playback pour leurs séquences. Tellement que si quelques uns de leurs fans étaient clairement visibles, ils ont su attirer une couple des gens, jusque là simplement assis, à venir se brasser la tête et y’a même eu un ptit début – quoique bien timide – de slam. Une mention spéciale au vocal qui décape bien, chapeau les boys! Aller les découvrir sur leur page FB ici.

Après la courte mais bien sentie prestation de Behold The Nation, la salle était encore chaude pour recevoir, et pour la toute première fois à Québec, les australiens Twelve Foot Ninja. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Un peu avant, j’ai entendu quelqu’un commenter que le prochain groupe allait n’importe où mais je ne réalisais pas à quel point avant d’avoir vécu l’expérience. Pas mauvais, pas mauvais du tout! En fait, j’ai acheté un album que je n’ai eu que le temps de survoler mais à date pas déçu de mon achat. C’est que les gars de Twelve Foot Ninja savent faire de judicieux mélange de style, passant du métal djenty au latin, au reggae,  au disco, et de retour au metal pur. En fait, il ne semble pas avoir de limites ou d’inhibitions dans leur choix des styles musicaux qu’ils aggrègent dans leur sauce rock et c’est très bien comme ça. J’ai eu la chance de parler brièvement avec le chanteur (super cool le Kin) qui me disait combien ils [le band] appréciaient leur première tournée en dehors de leur Australie natale, que tout s’était bien passé jusqu’à date et qu’ils s’attendaient à revenir en Amérique du Nord au courant de l’année prochaine (sur quoi, je leur ai confirmé que ce n’était pas toujours aussi froid dans notre pays mais qu’ils pouvaient sûrement s’attendre à être de nouveau accueilli aussi chaudement une prochaine fois). Vous irez voir les vidéos en fin d’article pour vous faire votre propre idée. Pour ma part, c’est définitivement à classer parmi mes meilleures découvertes et c’est clair que c’est le band qui m’a fait le plus trippé après Periphery dans ce show. Surtout, aller les voir sur leur site  et ajoutez les à votre FB ici.

Après nous avoir fait bien étourdir par les tactiques des ninja géant, la salle du Dag, qui s’était bel et bien remplie depuis, semblait mûre pour accueillir le dernier groupe avant les tant attendu Periphery. Peut-être par ce fait, l’anticipation, peut-être j’étais un peu (beaucoup?) fatigué mais je n’ai pas très gouté ce band qui est néanmoins très bon et somme toute nous a livré une performance d’un professionalisme exemplaire. La foule elle, se foutait bien de mes états d’âmes car elle est embarquée à fond avec le band. Plusieurs fans étaient clairement présents, acclamant leurs chansons préférées ou chantant avec le chanteur. Je dois avouer qu’en ré-écoutant par après, Dead Letter Circus, ne me laisse pourtant pas indifférent. J’haïs pas ça, y’a du bon, ça me rappelle un peu un mix entre 3 et A Perfect Circle, mais je n’embarque pas tout à fait non plus. Bah! Des fois c’est comme ça, faut pas pousser, ça se pourrait même qu’un jour prochain je vous reparle de ce groupe avec passion, sait-on jamais… C’était cependant très compact  en face de la scène et les membres du band donnent un très bon spectacle visuel. Le chanteur a particulièrement su faire embarquer la foule et si je ne m’abuse, c’est pendant leur spectacle que j’ai pu observer pas mal pour la première fois du body surfing au Dag. Le stage dive reste cependant un big No, NO!, même si le groupe aurait voulu. Pour les connaître un peu plus, vous avez le choix entre leur page FB ou leur site officiel.

Ce qui nous emmène enfin au clou de la soirée. La salle était fébrile alors que Periphery prenait les planches et si le Dag shakait pendant les 2 autres groupes précédents, je le répète, je suis sûr que le plancher a fuckin ondulé pendant le main event. Même pas besoin de sauter, mes pieds quittaient le sol tout seul en cadence. Au début de la soirée, certains parlaient avec moi sur FB et se demandaient si venir, hésitait, j’étais certain quant à moi que Periphery nous servirait un bon show pis je n’ai vraiment pas été déçu. Sérieux, j’en ai fait des blagues sur le Dag mais je dois avouer qu’il me surprenne de plus en plus et de façon agréable avec les line up qui y passent et leur son est très sur la coche. On peut dire que le système a été éprouvé pendant ce dernier spectacle et a sûrement été approuvé par plus d’une oreille métalleuse. N’en déplaise au détracteur, le son sort vraiment de l’ordinaire même comparé à une plus grosse salle tel l’Impériale. En fait, la seule chose qui manque au Dag c’est peut-être justement de la place, peu importe la foule s’est pas fait prier deux fois pour starter un bon petit circle pit drette entre les deux bars. Faut pas être trop saoul, le coin vient vite. Autrement la foule a tapé des mains, scandé les éternelles hey!hey!hey! ou sauté sur place, la totale quoi! Et si Periphery, c’est fait un peu plaisir à faire crier la foule one more song un bon petit bout, les narguant/encourageant au micro et au drum, ils nous ont quand même bien récompensé avec une excellente interprétation de la non moins excellente Icarus Lives!. Pour les retrouver, aller les voir sur leur page FB ici où vous trouverez facilement les liens vers leurs nombreuses autre pages (news, merch, etc.).

Je fais changement cette semaine en vous mettant tous les vidéos en bas de page, ainsi vous ne serez pas perturbés par ma prose pour les apprécier chacun à votre guise mais avant, je vous propose un autre band que j’ai connu récemment par l’entremise d’un autre de mes amis musivore et je veux aussi vous rappeler que vous avez possiblement raté un autre très bon show qui aura eu lieu hier au moment ou le présent article paraitra. En effet Mono est en visite du Japon et joue (jouait) à la Salla Rossa le 16 Novembre avant de se rendre à Boston le 17 et New York le 18.

L’autre groupe que je mentionnais précédemment (et dont je suis extrêmement jaloux de mon copain JouJourd qui sera ce soir (jour de parution) en train de le savourer) est Scale the Summit, un quatuor de rock instrumentale qui nous vient du Texas que vous pouvez connaître plus amplement sur leur page FB ou sur leur page officielle. Franchement, leur musique est leur meilleure ambassadrice et je n’ai nulle besoin de vous vendre le groupe, simplement me taire et vous laisser apprécier le génie. Alors sans plus tarder, je vous laisse à la partie intéressante, les vidéos, et je commence ça par Scale The Summit qui joue au Il Motore ce dimanche 17 novembre. Courez-y si vous pouvez, peut-être il reste des places… Place à l’extase!

Merci et à la prochaine, d’ici là… On arrête pas l’Prog.

Pat [OC] G

P.S. : Des fois on fait des rencontres fortuites pendant les shows. C’était encore une fois le cas mardi dernier alors que j’ai croisé le bassiste de Inner Control avec qui j’ai malheureusement peu eu la chance de parler, show oblige MAIS je ne saurais trop vous recommander d’aller voir leur page FB, ce band de Prog Death promet, déjà qu’avec Tommy Hellscreamer au vocal (ex Cervical Autopsy) ça buche en sale! Aller voir ça. Ils ont même une vidéo de qualité pas pire. J’ai hâte d’entendre de quoi de plus pro… EP ou album…

 

Scale The Summit – Atlas Novus

 

Scale The Summit – Odyssey

 

Mono – Hymn to the immortal Wind (Full Album)

 

Periphery – Scarlet

 

Periphery – Icarus Lives!

 

Dead Letter Circus – The Catalyst Fire (Full Album)

 

Twelve Foot Ninja – Comming For You

 

Twelve Foot Ninja – Mother Sky

 

Behold The Nation

 

OAPL

On Arrête Pas l'Prog #22

Édition périphérique

 

Et non, je n’ai pas transporté mon bureau en France. Plutôt, le titre de la présente fait référence au merveilleux spectacle que j’ai eu la chance de voir au Dagobert ce dernier mardi, 12 Novembre. Premièrement, un gros gros merci à Karl-Emmanuel Picard, de District 7 Productions de un… pour avoir organisé cette soirée et de deux… pour la passe gratuite! De quoi je parle, me dites-vous? Je parle de la venue dans notre bonne vieille capitale d’un groupe que je voulais voir depuis belle lurette, figure de proue du Djent, directement de Washington D.C., je veux bien sûr nommer Periphery qui était bien accompagné par 3 autres groupes, dont un d’ici-même.

 

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Behold The Nation, qui ont remporté la victoire au quart de final de l’Omnium du Rock quelques jours plutôt au Dag (devant les non moins excellents mais combien différent Inner Odyssey), ont pu réaliser un rêve de jeunesse selon leurs propres dires en ouvrant pour Periphery qui, selon encore leurs propres dires, est une de leur plus grosse influence musicale. Franchement, je dirais que ça doit pas être un vieux rêve car les dudes de Behold The Nation sont pas très vieux… Mais (ou peut-être à cause de cela) ils ont de l’énergie à revendre. Faut avouer que je n’ai pas trouvé qu’ils ont réinventé la roue, ni le djent, mais leur metalcore est appréciable (non, ce n’est pas mon style préféré mais qu’importe) et il savent très bien le rendre. En fait, ça fait un bail que je n’ai pas vu une première partie avec autant de gueule. Comme la norme pour la première partie, peu de gens étaient présents mais peu importe, les gars ont livré une solide performance malgré tout et malgré les ratés du système de playback pour leurs séquences. Tellement que si quelques uns de leurs fans étaient clairement visibles, ils ont su attirer une couple des gens, jusque là simplement assis, à venir se brasser la tête et y’a même eu un ptit début – quoique bien timide – de slam. Une mention spéciale au vocal qui décape bien, chapeau les boys! Aller les découvrir sur leur page FB ici.

Après la courte mais bien sentie prestation de Behold The Nation, la salle était encore chaude pour recevoir, et pour la toute première fois à Québec, les australiens Twelve Foot Ninja. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Un peu avant, j’ai entendu quelqu’un commenter que le prochain groupe allait n’importe où mais je ne réalisais pas à quel point avant d’avoir vécu l’expérience. Pas mauvais, pas mauvais du tout! En fait, j’ai acheté un album que je n’ai eu que le temps de survoler mais à date pas déçu de mon achat. C’est que les gars de Twelve Foot Ninja savent faire de judicieux mélange de style, passant du métal djenty au latin, au reggae,  au disco, et de retour au metal pur. En fait, il ne semble pas avoir de limites ou d’inhibitions dans leur choix des styles musicaux qu’ils aggrègent dans leur sauce rock et c’est très bien comme ça. J’ai eu la chance de parler brièvement avec le chanteur (super cool le Kin) qui me disait combien ils [le band] appréciaient leur première tournée en dehors de leur Australie natale, que tout s’était bien passé jusqu’à date et qu’ils s’attendaient à revenir en Amérique du Nord au courant de l’année prochaine (sur quoi, je leur ai confirmé que ce n’était pas toujours aussi froid dans notre pays mais qu’ils pouvaient sûrement s’attendre à être de nouveau accueilli aussi chaudement une prochaine fois). Vous irez voir les vidéos en fin d’article pour vous faire votre propre idée. Pour ma part, c’est définitivement à classer parmi mes meilleures découvertes et c’est clair que c’est le band qui m’a fait le plus trippé après Periphery dans ce show. Surtout, aller les voir sur leur site  et ajoutez les à votre FB ici.

Après nous avoir fait bien étourdir par les tactiques des ninja géant, la salle du Dag, qui s’était bel et bien remplie depuis, semblait mûre pour accueillir le dernier groupe avant les tant attendu Periphery. Peut-être par ce fait, l’anticipation, peut-être j’étais un peu (beaucoup?) fatigué mais je n’ai pas très gouté ce band qui est néanmoins très bon et somme toute nous a livré une performance d’un professionalisme exemplaire. La foule elle, se foutait bien de mes états d’âmes car elle est embarquée à fond avec le band. Plusieurs fans étaient clairement présents, acclamant leurs chansons préférées ou chantant avec le chanteur. Je dois avouer qu’en ré-écoutant par après, Dead Letter Circus, ne me laisse pourtant pas indifférent. J’haïs pas ça, y’a du bon, ça me rappelle un peu un mix entre 3 et A Perfect Circle, mais je n’embarque pas tout à fait non plus. Bah! Des fois c’est comme ça, faut pas pousser, ça se pourrait même qu’un jour prochain je vous reparle de ce groupe avec passion, sait-on jamais… C’était cependant très compact  en face de la scène et les membres du band donnent un très bon spectacle visuel. Le chanteur a particulièrement su faire embarquer la foule et si je ne m’abuse, c’est pendant leur spectacle que j’ai pu observer pas mal pour la première fois du body surfing au Dag. Le stage dive reste cependant un big No, NO!, même si le groupe aurait voulu. Pour les connaître un peu plus, vous avez le choix entre leur page FB ou leur site officiel.

Ce qui nous emmène enfin au clou de la soirée. La salle était fébrile alors que Periphery prenait les planches et si le Dag shakait pendant les 2 autres groupes précédents, je le répète, je suis sûr que le plancher a fuckin ondulé pendant le main event. Même pas besoin de sauter, mes pieds quittaient le sol tout seul en cadence. Au début de la soirée, certains parlaient avec moi sur FB et se demandaient si venir, hésitait, j’étais certain quant à moi que Periphery nous servirait un bon show pis je n’ai vraiment pas été déçu. Sérieux, j’en ai fait des blagues sur le Dag mais je dois avouer qu’il me surprenne de plus en plus et de façon agréable avec les line up qui y passent et leur son est très sur la coche. On peut dire que le système a été éprouvé pendant ce dernier spectacle et a sûrement été approuvé par plus d’une oreille métalleuse. N’en déplaise au détracteur, le son sort vraiment de l’ordinaire même comparé à une plus grosse salle tel l’Impériale. En fait, la seule chose qui manque au Dag c’est peut-être justement de la place, peu importe la foule s’est pas fait prier deux fois pour starter un bon petit circle pit drette entre les deux bars. Faut pas être trop saoul, le coin vient vite. Autrement la foule a tapé des mains, scandé les éternelles hey!hey!hey! ou sauté sur place, la totale quoi! Et si Periphery, c’est fait un peu plaisir à faire crier la foule one more song un bon petit bout, les narguant/encourageant au micro et au drum, ils nous ont quand même bien récompensé avec une excellente interprétation de la non moins excellente Icarus Lives!. Pour les retrouver, aller les voir sur leur page FB ici où vous trouverez facilement les liens vers leurs nombreuses autre pages (news, merch, etc.).

Je fais changement cette semaine en vous mettant tous les vidéos en bas de page, ainsi vous ne serez pas perturbés par ma prose pour les apprécier chacun à votre guise mais avant, je vous propose un autre band que j’ai connu récemment par l’entremise d’un autre de mes amis musivore et je veux aussi vous rappeler que vous avez possiblement raté un autre très bon show qui aura eu lieu hier au moment ou le présent article paraitra. En effet Mono est en visite du Japon et joue (jouait) à la Salla Rossa le 16 Novembre avant de se rendre à Boston le 17 et New York le 18.

L’autre groupe que je mentionnais précédemment (et dont je suis extrêmement jaloux de mon copain JouJourd qui sera ce soir (jour de parution) en train de le savourer) est Scale the Summit, un quatuor de rock instrumentale qui nous vient du Texas que vous pouvez connaître plus amplement sur leur page FB ou sur leur page officielle. Franchement, leur musique est leur meilleure ambassadrice et je n’ai nulle besoin de vous vendre le groupe, simplement me taire et vous laisser apprécier le génie. Alors sans plus tarder, je vous laisse à la partie intéressante, les vidéos, et je commence ça par Scale The Summit qui joue au Il Motore ce dimanche 17 novembre. Courez-y si vous pouvez, peut-être il reste des places… Place à l’extase!

Merci et à la prochaine, d’ici là… On arrête pas l’Prog.

Pat [OC] G

P.S. : Des fois on fait des rencontres fortuites pendant les shows. C’était encore une fois le cas mardi dernier alors que j’ai croisé le bassiste de Inner Control avec qui j’ai malheureusement peu eu la chance de parler, show oblige MAIS je ne saurais trop vous recommander d’aller voir leur page FB, ce band de Prog Death promet, déjà qu’avec Tommy Hellscreamer au vocal (ex Cervical Autopsy) ça buche en sale! Aller voir ça. Ils ont même une vidéo de qualité pas pire. J’ai hâte d’entendre de quoi de plus pro… EP ou album…

 

Scale The Summit – Atlas Novus

 

Scale The Summit – Odyssey

 

Mono – Hymn to the immortal Wind (Full Album)

 

Periphery – Scarlet

 

Periphery – Icarus Lives!

 

Dead Letter Circus – The Catalyst Fire (Full Album)

 

Twelve Foot Ninja – Comming For You

 

Twelve Foot Ninja – Mother Sky

 

Behold The Nation

 

OAPL

On Arrête Pas l’Prog!

On Arrête Pas l’Prog #21

Trois semaines (et des poussières) plus tard dans les maritimes… Y’a deux organismes à B.N.L. qui me donnent deux bons shows dans même soirée!

Et oui, ma trépidante vie m’a encore tenu loin de l’écriture ces dernier temps et ce, même si je m’étais promis d’y être plus assidu. On jurerait des résolutions de Nouvel An, je sais! N’empêche, cette semaine je vous ai concocté  une chronique mélangée à une revue de, non pas un mais bien deux shows vus dans la même soirée! Y’a pas juste le grand manitou Dave qui est capable de faire ça, ça l’air que moi aussi (moyennant une bonne partie de mes air-lousses). Donc, sans plus attendre je vous commence ça avec le récit de ma soirée mais ne manquez surtout pas mes sélections pour la présente édition, que vous retrouverez immédiatement après.

 

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Vendredi le 11 octobre dernier avait lieu la soirée Spectacle bénéfice pour CKIA comme à chaque année à pareille date. Le tout avait la forme d’un concert prog à la Ninkasi du Faubourg, mettant en vedette un de mes groupes préférés, Piezo, mais aussi un band que je ne connaissais pas mais que depuis lors j’ai appris à connaître et à apprécier. Je veux parler du quatuor montréalais Néodyme.

Comme je travaillais, je suis arrivé vers  dix-sept heures chez moi. Juste le temps de sauter dans la douche pour un lavage mérité (et salvateur!) et ensuite courir se jeter dans le trafic afin d’aller porter petiotte chez Mère Grand Dubé car pour une fois j’ai réussi à vendre ma passion du prog à mon indulgente meilleurs moitié. Inutile de vous dire que dans ces heures là, c’est rendu un peu fou à Québec mais il semblerait que ma bonne étoile brillait pour moi ce soir-là car on est arrivé sur place à dix-huit heures cinq alors que le spectacle avait débuté quelques minutes plus tôt (dix huit heures tapantes pour être exact). Le temps qu’on s’acquitte de notre droit de passage (un ptit 15$ pour avoir le droit à deux groupes, une consommation et la chance de gagner une paire de billet pour Pandragon  – une valeur de 160$ – je trouve pas ça trop chèrant) et qu’on se trouve une place au comptoir, le premier groupe avait à peine eu le temps de compléter une première chanson. Déjà content de ne pas avoir raté Piezo, je suis en plus agréablement surpris car Neodyme, pour faire une grosse litote, ne sont pas mauvais. Ils sont: Maryse Pepin au piano, claviers, flûte traversière et voix, Daniel Giguère à la batterie , percussions, glockenspiel et voix, Alexandre Champagne à la guitare, flûte à bec et voix et Mathieu Boucher à la basse, trompette, flûte à bec et voix. Ils ont trois albums pour l’instant ainsi qu’une pièce originale sur la compilation de cette année de CKIA qui, par la même occasion, était en vente ce soir-là (il en reste d’ailleurs quelques copies que vous pouvez vous procurer via le site de CKIA. L’univers Progressif L’An 2 pourrait être vôtre pour la modique somme de 14$ via paypal, ici. Désolé pour le coq-à-l’âne, revenons à nos moutons ou plutôt à notre métal ductile et malléable, à forte tendance à l’oxydation… Si leur mélange de métal, de jazz et math semblait très bien coulé, les 4 étaient loin de crouler sous la pression et paraissaient encore moins rouiller! Sonorité métal pesant, jazzy, psychédélique, saveur d’orient, latine et franchement occidentale, le tout agréablement ficelé dans une logique implacable. Vraiment je me DEVAIS d’acheter au moins un album. J’ai parié sur le dernier, Le Guetteur, et à date je ne suis vraiment pas déçu. En fait, mon seul regret est de ne pas avoir eu les fonds pour acheter les deux autres (La tour et Ensemble Derrière La Lune). Je me promet de le faire un jour prochain avant longtemps. J’ai déjà plusieurs écoutes de leur dernier opus et j’y entends encore et sans cesse du nouveau (c’est magique, vous dis-je!), des clins d’oeil il y en a. Santana, The Doors, King Crimson mais aussi Beau Domage, Harmonium. Je ne crois pas me tromper si je vous affirme que ce doit être des groupes qui ont fait vibrer nos quatre comparses. Le métal version death a décidément une place de choix aussi. Plusieurs passages me font drôlement penser à Blotted Science, à la sauce Néodyme. Cependant, les plus frileux qui trouve le heavy indigeste ne devraient pas trop avoir de maux de ventre. De même ceux qui n’aiment pas leur repas trop doucereux, vous y retrouverez votre piquant! Pour l’instant aller toujours les visiter sur leur site ou sur leur face de bouc et surtout n’oubliez pas de prendre votre prescription!

Sous Precription

 

Mr.Fraunky, vraiment été un deal maker pour moi celle-ci!

 

Un petit spectacle d’un peu moins d’une heure donc pour Néodyme, de la bonne bière et la non moins bonne platée de Nachos du Ninkasi et je vous dit que la soirée allait rondement pour votre humble serviteur! Que ma blonde passait elle aussi un bon moment, ça pesait encore plus fort dans la balance! Mais là, en plus, Piezo prend la scène et ils prennent la scène! Quelques petits, très légers accrochages au début que peu ont remarqué et qui ont surtout eu pour résultat de faire sourire en coin Julien tout en lui faisant hocher de la tête. N’empêche, on revient sur la mesure et hop! Ils ont vite tout le monde dans leur poche, nous tenant fermement par nos oreilles. Ils nous ont servi tout une prestation! Depuis que je les ai vus à leur lancement et premier spectacle, ils en ont bien sûr fait quelques-uns mais pas tant que ça, mais ils semblaient plus unis que jamais. Des vieux routards d’la vieille à l’aise dans ce set-up coupé et incorporant cette nouvelle pièce en version beta qui selon eux marque très bien leur nouveau style black, mouhahahah! Non mais sérieusement, cette nouvelle pièce, avec accent post s’il vous plaît, était très bonne et fut effectivement très bien reçue par les quelques irréductibles gaulois du prog qui ont pris la peine de se déplacer pour cette excellente soirée. Vraiment les gars, si ce n’est que de nous, Julie et moi… on a très hâte d’entendre le reste. Gageons que nous ne sommes pas les seuls!  Autre chose de nouveaux pour Piezo,un François Warnet plus présent au chant et il accompagne très bien son chanteur. Pour être franc, c’est de quoi que j’attendais depuis le premier show et je suis super content qu’ils aient répondu à mes attentes (là je me donne pas mal plus d’influence que j’en ai, mouarf!) Sinon, j’ai pas mal fait ma grosse groupie, fredonnant et marmonnant plus souvent que chantant les quelques bribes de paroles que je connais, à mon grand plaisir mais sûrement au grand dam de ceusses à coté de moi (fuck it, I’m trippin right here 😛  ). Fait notable, la formation originale était au complet. En effet, Jean-François Fournier a, pour des raisons personnelles, décidé de quitter le groupe mais dépanne encore pour l’instan. Donc si vous êtes bassiste et que l’aventure vous tente, soyez sûr d’appliquer en leur laissant un mot sur leur page FB. Ils demandent un certain professionnalisme bien sûr, mais surtout de la passion!

Je profite aussi de l’occasion pour remettre les deux vidéos que j’avais faits pour le compte de Piezo lors d’une précédente chronique. En effet, pour des raisons inconnues, Youtube avait cru bon d’enlever ces 2 vidéos? En tout cas, j’espère qu’elles y resteront cette fois-ci. Notez que je vous demande une fois de plus l’indulgence pour mes talents médiocres de caméraman…

 

 

 

Ma soirée du vendredi le 11 octobre ne s’est pas terminée avec la fin du spectacle de Piezo, loin de là! Après avoir (trop) brièvement parlé avec les membres de Néodyme et de Piezo, ma copine et moi on est parti en quatrième vitesse pour sauver Mère Grand Dubé au prise avec l’infâme démon que sait être, lorsqu’elle a soif, ma autrement très aimable fille (que voulez-vous? comme dirait l’autre, C‘est la fille à son père!). Une fois la belle ogresse rassasiée, on a pu retourner en relative tranquillité jusqu’à la maison où j’ai embrassée ma très gentille conjointe, égrainé et roulé vite fait deux pétards de fleurs d’automne et parti renouer avec ma jeunesse  perdu, le temps d’un spectacle du groupe qui a rythmé combien de mes soirées! Je parle bien sûr de la soirée organisée par Limoilou En Vrac, organisme à qui l’on doit entre autre Limoilou en fête et qui doit maintenant composé seulement avec des événements de ce genre car pour la gouvernance Harpeurienne, la culture (surtout si ça touche de près ou de loin les québécois et/ou la francophonie) c’est comme les avortements, des histoires du démon et à défaut de pouvoir la proscrire au complet, du moins faut-il lui couper les vivres… So… Je digresse encore. Toujours est-il qu’en ce merveilleux soir du 11 octobre dernier, et déjà grisé, j’étais foutrement excité d’arriver encore une fois juste à temps pour goûter les premières notes de ce band dont je vous donne enfin le nom, je parle bien sûr des intuables Grim Skunk! Là vous vous dîtes, attend un peu… Grim Skunk… c’est pas du prog ça, Pat. À ça, je répondrai tel le grand Jacques Martin …Non…Oui…Peut-être… En fait, si leur son est surtout rock avec d’indéniables influences punk et ska, leur approche est pour beaucoup, progressive, surtout dans les plus vieux albums. Déjà les claviers de Joe Evil sortent autrement des sentiers battus. Le mariage d’un style classique à leur punk-rock mérite en soi une mention spéciale mais en plus quand tu ne peux pas vraiment donner le style musical d’un groupe sans en nommer 12… Pis anyway, c’est moi qui l’écris cette chronique-là pis si vous n’aimez pas ça bin trash donc che vous comme vous dirait Marc de BARF ou les défunts Damnation. Bref, une diantre de belle soirée drument arrosée et enfûmentée, surtout que Grim Skunk ne semblait pas avoir vieilli d’un iota depuis les lustres de la dernière fois que je les ai vus à Riki, voilà au moins 16 ans. En plus, si j’ai pu m’apercevoir que leur musique tenait encore la route (je les ai en effet perdus d’ouïe après Fieldtrip que je n’avais pas très goûté à l’époque et n’avait jamais pensé renouer), ils nous ont aussi régalés de vieux succès dont plus d’une sur Autumn Flowers. Je trouve qu’ils sont fidèles à ce qu’ils étaient, ne se sont pas embourgeoisés et surtout pas endouchebaggués, sont rester très simples. J’ai adoré leur parler un petit peu après le show (je m’étonne encore d’avoir pu faire du sens, le Pat s’en venait maganné. Je ne sors plus souvent pis quand ça m’arrive et que je ne me suis pas changé en citrouille avant minuit, j’ai parfois l’air de puke de citrouille! Sinon le soir même, le lendemain… Je me fait vieux, le mur pis toute.) Entéka… C’était vraiment un walk down memory lane que je suis très, mais alors très, heureux d’avoir fait. Et pour vous les sceptiques, voici d’abord Watchful Elms. Venez me dire ensuite que c’est pas prog

 

 

 

Et pour mes digressions politiques 😛

 

Maintenant quoi mettre pour accompagner cela? J’ai envie de continuer ma marche sur la ligne mémoire (o?) et vous envoyer pour commencer un classique des classiques des demi dieux du panthéon prog que Mikael Akerfeldt dans sa grande exubérance qu’on lui connait a réussi à avoir pour le festival dont il est le président, je parle du Roadburn qui se tiendra le 11 avril prochain à Tilburg aux Pays-Bas et j’ai nommé les uniques grand maîtres de la musique cosmique, la Zheul, les inimitables Magma. On se régale avec 2 album pleins. Ce n’est pas du jeune mais oh que c’est bon, Kobaïa et M.D.K.

Aussi, si vous vous rendez à ce festival de quatre jours qui présentera entre autres Locrian, Goblin, Noothgrush, Papir, Regarde Les Hommes Tomber et YOB, pour ne nommer qu’eux sur la déjà passablement longue liste de groupes confirmés à date, vous risquez de croiser Mikael dans la foule, surtout pendant Magma mais si c’est le cas… Attention! Si vous remarquez que Mikael a un regard sinistre, n’allez surtout pas lui parler, il sera alors dans sa bulle de transe Magmaesque et selon ses propres dires It could get nasty. Sur ces paroles de sagesse profonde, je vous laisse déguster une partie du line-up, ça donne envie d’y aller n’est-ce pas? J’accepte les donations!  Dave, Lex? Vous voulez avoir un … scratch that .. deux reporteur et demi pour ce festival? J’ai toujours rêvé de voir les Pays-Bas au printemps?

Bonne semaine à tous et surtout rappelez vous que…

On Arrête Pas l’Prog!

Magma

 

Magma toujours pas besoin de commentaires

 

Locrian un trio expérimental assez weird de Chicago

 

Goblin, les Italiens, Maîtres incontestés de l’horreur selon Akerfeldt

 

Noothgrush, du fucking bon sludge de San Jose

 

Papir, très planant pour faire un mauvais jeux de mots… c’est vraiment pas pire aaaaaahhh!

 

Regarde Les Hommes Tomber, Post-black très bien fait si vous demandez mon avis

 

YOB du très bon Doom Métal, de petites chansons courtes… minimum de près de huit minutes