En rafale d’avril

En rafale

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Nightwish – Endless Forms Most Beautif

Nightwish

«Endless Forms Most Beautiful»

Nuclear Blast

2015

 

Avec «Endless Forms Most Beautiful», Nightwish entre dans sa 3e époque. Il y a d’abord eu l’époque classique avec la chanteuse Tarja Turunen, ensuite la période d’expérimentation avec Anette Olzon, puis finalement l’époque hybride avec Floor Jansen, époque qui a débuté avec la sortie de cet album. Personnellement, mon époque préférée est la deuxième, celle où ont été pondus «Dark Passion Play» et «Imaginaerum», le dernier étant de loin le meilleur album de Nightwish. N’ayez crainte, je reste également un fan de l’époque classique, époque où ont été pondus la majorité des albums de Nighthwish contenant plusieurs classiques.

C’est donc avec grand plaisir que j’ai écouté ce dernier opus, puisqu’il retient et présente les meilleurs éléments des deux époques qui l’ont précédée. On y retrouve en doses bien balancées tout ce que l’on a aimé de Nightwish dans le passé. L’album est plus simple côté orchestration, ça laisse plus de place aux musiciens, c’est bien comme ça. La voix de Floor Jansen va à merveille avec le style musical de Nightwish. On l’avait d’abord observé dans le live «Showtime, Storytime» paru en 2013, et on en a la confirmation avec cet album.

Seul point négatif: J’aurais aimé que la voix du bassiste Marco Hietala soit plus utilisée, autant en contraste qu’en duo avec celle de Floor Jansen, comme ce fut le cas sur les deux derniers albums (pensez à «Ghost River» et à «I Want my Tears Back»).

Note: 9/10

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The Tangent – A Spark in the Aether

The Tangent

A Spark in the Aether

Inside Out Music

2015

 

Écouter The Tangent, c’est, comment dirais-je, un peu comme prendre une bière (ou deux, ou trois) le jeudi soir pour relaxer. Des fois, tu vas te sentir engourdi et un peu assommé («Aftereugene»), d’autres fois, ça va te réveiller et te rendre en feu pour le reste de la soirée («Codpieces and Capes»). En écoutant «A Spark in the Aether», tu vas passer par ces deux moods complètement à l’opposé à un moment ou un autre pendant l’album. Le point central de cet album est bien sûr «The Celluloid Road», qui est un chef-d’œuvre total, et qui m’a permis de me sentir un peu moins seul dans ce monde. Moi qui pensais être le seul à avoir un intérêt à parler dans le même 30 secondes de sujets complètement différents (ex : de Baseball, de Jurassic Park et du Pont Pierre-Laporte dans une même idée). Avec des paroles du genre «I’ve walked a walk with James Bond, seen Gandalf flip a bridge. Volkwagens that drive themselves and apes that freely talk. San Fransisco what a world, what a place, what a life!», je me sens rassuré.

Ce que j’aime aussi de The Tangent, c’est que dans les douze dernière années, le groupe a sorti 10 albums, tous aussi bon les uns que les autres (ou presque). Le groupe est constant et conserve une excellente moyenne au bâton, espérons qu’il continuera de composer sans compter.

Note: 10/10

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Crowned In Earth - Metempsychosis

Crowned in Earth

«Metempsychosis»

Sonic Mermaid Records

2015

 

À la première écoute de cet album, ma première pensée fut «enfin quelqu’un qui est capable de faire du prog comme dans les années 70!». Il y a de belles influences à la Pink Floyd, Genesis, et je dirais même Triumvirat (si tu ne connais pas ce dernier, va tout de suite écouter l’album «Illusions on a Double Dimple»!) En réécoutant, tu entends aussi d’autres influences de styles plus moderne, comme du doom et même de l’ambiant. Sors de ta zone de confort et va écouter ça! Mes chansons préférées: «But an Echo», «Summer’s Pride» et «Travelling Road».

Note: 8/10

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The Real McKenzies – Rats in the Burlap

The Real McKenzies

«Rats in the Burlap»

Fat Wreck Chords

2015

 

Là, on tombe dans le punk celtique. Depuis leur chef-d’œuvre «Off the Leash» en 2008, j’ai comme l’impression que The Real McKenzies sont sur une pente descendante, pas trop à pic, disons 1 ou 2% d’inclinaison, mais descendante tout de même. Ce n’est pas mauvais ce qu’ils font depuis, et «Rats in the Burlap» est certainement plus punk que ces prédécesseurs, mais j’ai de la difficulté à retrouver la magie qui m’a initialement fait tripper avec ce groupe. La cornemuse est malheureusement en arrière-plan sur cet album, et quand on l’entend, ce n’est que trop souvent en accompagnement générique. Cette vidéo de marde n’aide pas non plus:

 

 

Exercice intéressant à faire: Prenez votre chanson favorite de The Real McKenzies, mettez-vous des ouates dans la bouche et essayez de la chanter en prenant une voix qui est un hybride de la vôtre et de celle d’une poule (en bonus, vous pouvez faire la poule avec vos bras aussi en chantant). Vous devriez arriver à un résultat qui ressemble pas mal à la voix du chanteur du groupe.

Note: 6/10

Mathieu

En rafale, janvier, février et mars!

En rafale

 

Me voici de retour avec ma chronique «En rafale» qui vous propose un survol de quelques parutions au cours des 3 mois que mentionne le titre. J’espère que vous apprécierez la diversité musicale que je vous présente et qu’à votre tour, vous ferez de belles découvertes. – Mathieu Audet

 

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Marilyn Manson - The Pale emperor

 

Marilyn Manson

«The Pale Emperor»

Hell, etc.

 

La musique du groupe Marilyn Manson a occupé une partie importante de mon adolescence. Je me souviendrai toujours de la première fois que j’ai entendu l’album «Antichrist Superstar». Cet album, ainsi que les deux autres qui allaient suivre, sont des milestones importants de la musique des années 1990. Les dix dernières années ont cependant été plus dures pour Manson, musicalement parlant. Les trois albums qui ont suivi «The Golden Age of Grotesque» ont été au mieux que très ordinaires. Le groupe se rattrape un peu (trop peu, trop tard) avec son 9e album intitulé «The Pale Emperor», mais on est encore à des lunes de son meilleur matériel. Ironiquement, les meilleures chansons sont les pistes acoustiques qui sont incluses avec la version deluxe. L’album porte bien son nom, car l’étoile de Manson pâli un peu plus à chaque année, et on se demande quand elle s’éteindra…

Note: 4 / 10

Date de sortie : 15 janvier 2015

 

 

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The Gentle Storm - The diary

 

The Gentle Storm

«The Diary»

Inside Out Music

 

Le nouveau projet d’Arjen Anthony Lucassen (Ayreon). Pour celui-ci, il fait équipe avec la talentueuse Anneke van Giersbergen. Bien qu’on reconnaisse son style de composition, ce projet se démarque assez bien de ce qu’il a fait avec Ayreon. C’est moins prog, plus rock et straightforward. Plusieurs instruments traditionnels sont utilisés, ce qui vient donner une touche intéressante à plusieurs pistes. L’album est séparé en deux disques, le premier contient les chansons en version acoustiques (gentle) et le deuxième contient les chansons en version rock (storm). C’est un beau bonus!

Note: 8 / 10

Date de sortie : 23 mars 2015

 

 

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Universe Effects - In the Haze that Surrounds Us

 

Universe Effects

«In the Haze that Surrounds Us»

Indépendant

 

Je dis souvent qu’il se fait de l’excellent prog à Québec, on a qu’à penser à Inner Odyssey, Piezo et Southern Cross. Universe Effects vient de s’ajouter à ce groupe sélect. Leur premier album «In the Haze that Surrounds Us» est solide, intéressant, bien composé et bien réalisé. Ils se sont même gâtés en engageant les services de Jens Bogren pour le mastering! La qualité de la composition et de la prestation est à souligner, en particulier pour un jeune groupe. La trilogie de chansons «Lost in Time», faisant au-dessus de 30 minutes, est le highlight de l’album. Je regrette de ne pas avoir pu assister au lancement de l’album, mais je ne manquerai certainement pas leur prochaine prestation live. À découvrir immédiatement!

Note: 9/10

Date de sortie : 25 février 2015

 

 

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Lonely Robot - Please come home

 

Lonely Robot

«Please Come Home»

Inside Out Music

 

Je ne connaissais pas ça (il s’agît d’un nouveau projet de John Mitchell, duh), je ne sais pas trop comment le décrire, mais j’ai aimé ça. La seule chose qui m’importe, c’est que le gars derrière ce projet soit au courant qu’il est un être humain et non un robot. Sinon le reste me va. Allez écouter ça, c’est robo-érotique.

Note: 8 / 10

Date de sortie : 10 mars 2015

 

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Beardfish - 4626-COMFORTZONE

 

Beardfish

«+4626-COMFORTZONE»

Inside Out Music

 

Allez, sortez de votre zone de confort.

 

En rafale, Janvier et Février 2015, partie 1

Fidèles à leur générosité, Inside Out Music et Century Media m’ont envoyé un bon paquet de nouveautés qui sont parues récemment ou qui sont à paraître bientôt. Pour certaines d’entres elles, j’en ai fait une critique complète (Neal Morse – «The Grand Experiment» et The Agonist – «Eye of Providence»). Je n’ai malheureusement pas le temps, ou l’intérêt, ou le background pour faire une critique complète de chacun de ces albums ci-dessous, alors je me contenterai de glisser un mot sur plusieurs d’entre eux! Et je vous avertis, il risque d’y avoir une deuxième partie!

Mathieu Audet

 

En rafale

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Kaipa - Sattyg

Kaipa

«Sattyg»

Inside Out Music

2014

 

Kaipa, c’est un groupe de rock progressif suédois qui roule sa bosse depuis plus de 40 ans. C’est un groupe dont j’avais entendu parler par la bande, puisque deux membres des Flower Kings y sont passés (Roine Stolt à deux occasions, et Jonas Reingold en est le bassiste depuis 2000), ainsi que le guitariste de Scar Symmetry, Per Nilsson. J’avais très hâte d’écouter cet album, qui est le treizième de leur discographie, et je n’ai pas du tout été déçu. Les amateurs de vieux progressif autant que les amateurs de sonorités folkloriques à la Eluveitie y trouveront leur compte. L’album est une balance parfaite entre de la musique d’ambiance et de la musique qu’on écoute pour écouter de la musique. Je sais que j’ai commencé à l’envers en m’attaquant à plus de 40 ans d’héritage musical en commençant par le plus récent effort, mais «Sattyg» est le genre d’album qui donne envie d’aller se taper tout le reste de la discographie du groupe, chose que je vais faire dans un avenir très rapproché. Une excellente découverte!

Note: 9/10

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Nightwish -  Elan

Nightwish

«Élan» (single)

Nuclear Blast, Roadrunner Records

Février 2015

Pour nous faire patienter en attendant la sortie de l’album «Endless Forms Most Beautiful», Nightwish nous a gâté du premier single «Élan», qui vient avec un total de quatre chansons («Élan», version album, radio et alternative, ainsi qu’un b-side intitulé «Sagan»). Les gens vont reconnaître tout de suite le style des deux derniers albums. Selon moi (et je l’espère), «Élan» est sortie en premier parce qu’il s’agit de la chanson la plus “catchy” et la plus “radio friendly” de l’album. Je ne peux contenir mon excitation d’entendre la dernière chanson de l’album à paraître, «The Greatest Show on Earth», qui fait très exactement 24 minutes… À suivre!

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Night Demon - Curse of the damned

Night Demon

«Curse of the Damned»

Century Media

2015

Je ne sais pas trop c’est quoi que les gars de Night Demon ont essayé de faire sur l’album «Curse of the Damned» C’est peut-être moi qui n’ai pas compris, mais il me semble qu’ils aient essayé de mélanger quelques styles (du métal des années 80 à la Iron Maiden et Diamond Head au punk tout croche des Misfits) et qu’ils en aient malheureusement retenu plus des mauvais côtés que des bons. La production n’est pas aux standards de 2015, et même si c’était volontaire, je ne trouve pas que ça sert bien la musique. Les riffs et les arrangements sont souvent trop faciles et trop évidents. Encore là, s’il s’agit d’un hommage aux années 80, ça aurait pu être exécuté de meilleure façon. C’est peut-être moi qui n’ai rien compris… «Screams in the Night» va vous rester dans la tête par contre!

Note: 5/10

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Napalm-Death-Apex-Predator-Easy-Meat

Napalm Death

«Apex Predator – Easy Meat»

Century Media

2015

La première (et unique) fois que j’ai vu Napalm Death en spectacle, c’était en 2007 en première partie des puissants Kreator. J’ai trouvé que ce band-là torchait solidement en live, et que le chanteur Barney Greenway avait l’air d’un autiste qui, entre chaque couplet, était pris d’un combat intérieur intense pour décider s’il allait cracher en plein visage de la foule les prochaines lignes vocales, ou s’ils allait foutre son camp de la scène pour fuir cette foule bruyante qui en redemandait plus pour aller se perdre dans ses pensées et réfléchir au sens de la vie tout seul dans un coin…

Pour ce qui est de la critique de l’album, je vais faire mon lâche et me contenter de citer Jason Lepage qui a très bien résumé le nouvel album de Napalm Death.

Un nouvel album de Napalm Death c’est un peu comme un nouvel album de NOFX ou AC/DC, tu n’as pas vraiment besoin de l’écouter pour faire une critique.

Voilà, tout est dit!

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Marduk - Frontschwein

Marduk

«Frontschwein»

Century Media

2015

Ok, encore plus lâche, reprenez la citation pour Napalm Death et remplacez par Marduk. Je ne le referai plus après, promis!

En rafale – 4 albums à découvrir

J’ai reçu 3 albums de Inside Out Music et je me fait un plaisir d’en parler brièvement ici alors qu’un 4ème album (qui m’a été suggéré par Lex) vous sera présenté pour clore cette brève chronique en rafale. – Mathieu

 

United Progressive Fraternity

Fall in love with the world

Inside Out Music

25 novembre 2014

 

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Ce groupe, créé et mené par le chanteur Mark Trueack (dont la voix me rappelle un mélange de celle de Fish et de Simon Collins), est en fait un collectif collaboratif, une fraternité entre plusieurs personnes de la scène musicale progressive. L’album nous offre beaucoup de variété dans la composition et une palette intéressante d’instruments, notamment du saxophone et sitar sur certaines chansons. C’est mon coup de cœur du mois!

 

 

… And you will know us by the trail of dead

IX

Inside Out Music

11 novembre 2014

 

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Houlala! Non mais quel nom de groupe! Difficile de mettre un style musical sur ce groupe, mais si je me fie à l’entrée wikipedia, ce serait du post-hardcore, alternative progressive indie art math rock! Ça ne correspond pas vraiment à la musique que j’écoute normalement, mais des fois ça fait du bien de recevoir une claque dans la face!

 

 

Cloudkicker

Live with Intronaut

Inside Out Music

24 novembre 2014

 

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De la musique instrumentale live qui s’écoute bien! Rien d’extravagant ou d’archi complexe (hello Animals as Leaders!). Un bon groove, à écouter en travaillant, en faisant du sport ou en jardinant. Pour du live, la qualité de la production et de la performance sont à souligner!

 

 

Summon the Octopi

Nonversations

Sober Up Records

17 novembre 2014

 

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Summon the Octopi est l’œuvre de la pieuvre, un multi-instrumentaliste Berlinois qui écrit et enregistre tous ses titres lui-même. De son propre aveu, il semblerait que sa recette de prédilection soit un mélange de buzzs abyssaux et de délicatesse romantique. De mon côté, je dirai simplement que ce EP s’ajoute à la courte liste (liste qui a débuté il y a de ça quelques années avec l’album “Europa” d’Echoes from Jupiter) des ouvrages qui me font aimer (lentement, mais sûrement!) le post-rock. Alors à “Nonversations“, je dis oui! Très belle découverte!