Décompte d’Outre-Monde 2013

 Aujourd’hui, on termine notre survol de 2013 avec la récapitulation du Décompte d’Outre-Monde que Luc a fait à chaque jour de décembre sur notre page Facebook. Comprenant que certaines de ses sélections ont pu “passer dans le beurre” parce que c’est parfois la réalité avec Facebook, nous vous les avons regroupés dans cette récapitulation afin de vous présenter la liste complète des sélections 2013 de Luc. Enjoy!! – Lex

 

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Pour la quatrième année consécutive, voici mon top 30 des pièces qui m’ont le plus marqué pour l’année qui se termine, celui-ci étant en quelque sorte à l’origine de mes chroniques des Échos D’outre-Monde qui sont présentement en hibernation. À la différence des années précédentes, où seul mes amis Facebook avaient accès à ce décompte, cette année je le partage grâce à Ondes Chocs! Voici la récapitulation complète de mon décompte présenté sur la page Facebook de Ondes Chocs durant le mois de décembre dernier.

NB: les opinions et le choix de pièces sont subjectifs et ne reflètent que la seule et unique vue de l’auteur de ces lignes et non l’ensemble de l’équipe de Ondes Chocs.

Également, ce décompte n’est pas nécessairement représentatif de mon actuel top 30 albums de 2013, quoiqu’il puisse vous donner une vague idée.

 

30 – BrutalityRuins of Humans

Tout comme Massacre l’an dernier, voici que Brutality, une autre de ces formations floridiennes qui nous ont donné des classiques mémorables à la belle époque du Death Metal (début des 90’s) avant de disparaitre dans le néant, est de retour! Dans la veine de When the Sky Turns Black, cette nouvelle pièce n’est qu’un avant-goût avec une qualité de production plutôt bon marché, de ce que nous réservera le groupe avec un prochain album en 2014.

 

29 – Mortillery – F.O.A.D.

Mortillery, formation heavy/thrash de Edmonton, est non seulement excellente mais elle démontre selon moi, le parfait exemple de ce à quoi une chanteuse metal doit ressembler et surtout sonner. Un bon mélange de cuir et d’acier! Au diable les divas, Cara Mcutchen, avec son attitude 100% metal, est le real deal! Et si vous n’êtes pas du même avis, je laisse le soin à Cara de vous répondre, F.O.A.D.!

 

28 – Stormlord – Motherland

Disparue de mon radar depuis déjà un bon moment, la formation italienne de black symphonique Stormlord refait finalement surface en 2013 avec un nouvel album intitulé Hesperia qui m’a généralement laissé de glace sauf pour cette pièce, Motherland et ses rythmes du Moyen-Orient qui ne sont pas sans me rappeler la musique de Aeternam.

 

27 – Lost Society – Kill (Those who oppose me)

Il n’y a pas d’âge pour rocker! La Finlande l’a bien compris et Lost Society est un autre exemple de ces jeunes groupes qui n’a tardé à se démarquer au-delà de son voisinage dès leur premier album Fast Loud Death signé sur nul autre que Nuclear Blast Records! Du pur thrash avec l’énergie de Metallica à leurs débuts! Bien que présentant plusieurs pièces aux compositions relativement immatures, leur album qui est propulsé par un artwork du célèbre illustrateur Ed Repka, présente selon moi des qualités indéniables, je vous laisse le soin de juger par vous-même avec ce vidéo-clip au titre très évocateur d’une adolescence rebelle!

 

26 – Darkthrone – Leave No Cross Unturned

À la base, je n’ai jamais vénéré aucun album de Darkthrone, et ça ne commencera probablement pas avec Underground Resistance. Par contre, je dois avouer que la dernière pièce de cet album est très solide! Leave no Cross Unturned possède quelques-uns de ces riffs qui tuent et dont on ne se lassera jamais! Heureusement, car ils vont se répéter allègrement au cours des 13 minutes que durera celle-ci!

 

25 – Atrocity – Death by Metal

N’hésitant pas à explorer un vaste univers et déborder des frontières du metal, Atrocity est sûrement le groupe le plus versatile et imprévisible d’entre tous. Toujours mené par Alex Krull et majoritairement constitué de membres de Leave’s Eyes, chacune de ses sorties se résulte en une véritable surprise pour leurs fans qui doivent garder une grande ouverture d’esprit. À mon plus grand bonheur, pour Okkult, on a droit à un retour au Death Symphonique, avec un album qui se rapproche quelque peu de Atlantis paru en 2004.

 

24 – Havok – I am the State

Cette année, j’avais beaucoup d’attente pour le nouvel album de Havok. Intitulé Unnatural Selection, celui-ci m’a cependant déçu. Si seulement l’album avait contenu plus de pièces de cet excellent thrash auquel Havok nous avait habitué avec les albums précédents et particulièrement Time is Up, mon verdict aurait été tout autre! Néanmoins, on retrouve quelques très bonnes pièces telles que celle-ci: I am the State! Plus de détails sur le nouvel album de Havok disponible dans ma critique de Unnatural Selection.

 

23 – Death Tyrant – Ixion – The Fallen King of the Lapiths

Dès la première écoute, ce type de mélodie me semblait familier, on dirait du Lord Belial, non? Et bien évidemment, je n’avais pas tort! Mais contrairement à certains autres groupes fortement inspirés d’autrui. Le cas de Death Tyrant est tout à fait légitime puisqu’il s’agit bel et bien d’un membre et ex-membre de Lord Belial, soit Thomas « Dark » Backlin (guitare/vocal) et Anders « Bloodlord» Backlin (basse), qui sont à l’origine de celui-ci. Alors que Lord Belial semble plonger dans l’incertitude depuis quelque temps, nul doute que Opus de Tyranis comblera notre besoin de black metal mélodique comme seul les Suédois sont en mesure de le faire.

 

22 – Deathronic – Kali Wa Dimna

Deathronic est l’œuvre d’un seul homme : le Parisien Amine Andalous. Celui-ci a pris les moyens nécessaires pour s’assurer de la visibilité dès le début avec une pochette conçue par nul autre que Seth Siro Anton de Septic Flesh, et une qualité de production haut de gamme requérant les services du réputé Fredrik Nordström et ses studios Fredman (Dimmu Borgir, In Flames) pour le mixage. Côté musical, Deathronic ne se gêne pas pour expérimenter, puisque à ce qui ressemble être à la base du death metal symphonique à la Septic Flesh, s’incorpore des éléments d’électronique, de heavy metal, de gothique et de musique du Moyen-Orient. Kalila wa Dimna, la première pièce présentée comme avant-goût avait vraiment bien joué son rôle d’aguicheuse.

 

21 – Hatriot – And Your Children to be Damned

Cette année Steve Zetro Souza (ex-Exodus, ex-Testament) était de retour derrière le micro avec un tout nouveau groupe formé en partie avec ses fils Cody  à la basse et Nick à la batterie. Bien sûr, si on dit que la pomme ne tombe jamais trop loin de l’arbre, ce dicton s’applique également dans le cas de Hatriot qui nous offre un album de thrash dans le style reconnu de la Bay Area! Rien d’extrêmement révolutionnaire, me direz-vous? Certes, mais parfois ça fait du bien de rester en terrain de connaissance. Et alors que leur premier album nommé Heroes of Origin, sortait en janvier dernier, le groupe lancera son deuxième album intitulé Dawn of the New Centurion, dès le mois prochain!

 

20 – Aether Realm – Swampwitch

Formé en 2010, Aether Realm est un groupe de Death mélodique et Folk Metal qui nous provient des États-Unis, plus précisément de Greenville en Caroline du Nord. Bien que les membres n’hésitent pas à mentionner les noms de Ensiferum, Wintersun ou Insomnium  parmi leurs favoris, ils semblent n’avoir rien à envier à leurs homologues Finlandais. Aether Realm mise pleinement sur la mélodie des guitares et une utilisation plus conventionnelle du clavier en toile de fond.

 

19 – Keep of Kalessin – Introspection

Keep of Kalessin, un des rares groupes de Black Norvégien dont je surveille toujours la carrière de manière intéressée était de retour avec un mini-album et un nouveau vidéo-clip, histoire de faire le point sur le futur du groupe qui est devenu un trio puisqu’il a donné son 4%  à Thebon (vocals) un peu plus tôt cette année, et c’est maintenant Obsidian Claw, véritable leader du groupe, qui a pris sur lui la charge de le remplacer, avec un résultat plutôt étonnant, je dois dire! J’ai bien hâte au prochain album!

 

18 – Helloween – Nabataea 

C’est peut-être seulement mon impression personnelle mais cette année semble en avoir été une difficile pour le Power metal qui tarde à se renouveler. Certes, il y a eu au moins une exception, et elle se retrouve dans ce top 30. Il s’agit de nul autre que Helloween, les pionniers allemands du genre qui continuent malgré les années à toujours faire figure de précurseur en usant d’audace et de créativité. Leur album Straight out from Hell est non seulement leur meilleur opus depuis longtemps, mais également selon moi le meilleur album de Power sorti cette année, quoique pour être franc, dans cette catégorie la compétition manquait franchement à l’appel!

 

17 – Children of Bodom – Halo of Blood

À l’instar de Metallica, Children of Bodom est souvent un groupe que l’on aime détester pour différentes raisons, sans toutefois ne jamais oublier qu’ils ont créé quelques bons albums à leurs débuts. Comme je ne m’attends plus à entendre un autre chef-d’œuvre de Children of Bodom,  une aussi bonne pièce, la meilleure du groupe depuis des lustres, m’avait un peu déstabilisé et donné de l’espoir pour Halo of Blood. Malheureusement, le cadran a sonné, et je me suis réveillé!

 

16 – Untimely Demise – The Last Guildsman

Untimely Demise, est un sympathique quatuor thrash metal de Saskatoon qui contraste largement avec notre idée que l’on se fait ici des prairies canadiennes, car celui-ci est loin d’être ennuyeux! Dans la veine de leur premier album (City of Steel) influencé entre autres par Megadeth, Kreator, Death et Testament, le groupe nous offre un deuxième album intitulé Systematic Eradication, dont l’illustration de la pochette est une fois de plus signée par Ed Repka. The Last Guildsman, la pièce d’aujourd’hui est également le premier vidéo officiel du groupe.

 

15 – Demonical – The Healing Control

Avec les dissolutions dans les dernières années de Dismember et de Edge of Sanity, le besoin de bon vieux death metal suédois se fait de plus en plus ressentir. Bien sûr, Unleashed est toujours présent dans les parages et Grave est sorti de sa tombe, mais un peu d’assistance de la relève n’est pas de refus! Demonical n’existe peut-être que depuis 2006, mais on retrouve dans leurs albums, qui s’enchaînent à un rythme effréné, un réel sentiment de fidélité au son forgé par leur ascendance. Avec leur quatrième album intitulé Darkness Unbound, Demonical comblera un vide pour les nostalgiques du death suédois des années 90!

 

14 – Necronomicon – The Living God (Pharaoh of Gods pt II).

Déjà plus de la moitié du décompte est passé, et voici le premier groupe de chez nous à faire son entrée. Necronomicon, qui pour être honnête ne m’a jamais fait vraiment vibrer dans le passé, nous arrive avec un quatrième album intitulé Rise of the Elder Gods qui contient finalement son lot de bonnes surprises! Un album se constituant dans l’ensemble d’un Death Metal me rappelant vaguement Morbid Angel qui est parfois teinté de Black à la Immortal et d’orchestration symphonique à la Dimmu Borgir. Un album presque parfait si ce n’était du nombre incalculable d’introductions qui brisent momentanément le rythme établi par de superbes compos telles que The Valley of the Lost Souls ou The Living God (Pharaoh of Gods pt II).

 

13 – Annihilator – Deadlock

La formation Thrash canadienne Annihilator et son leader Jeff Waters ont lancé cette année leur énième album intitulé Feast. À dire vrai, j’ai perdu le compte depuis un certain temps car selon moi, bien que le groupe soit toujours superbe à voir live, leur discographie compte plus d’albums décevants que de chefs-d’œuvre proprement dit. Ce dernier rentre malheureusement dans la première catégorie malgré un début en lion avec les excellentes pièces Deadlock et No Way Out; la suite n’est simplement pas à la hauteur! Toutefois, Feast n’est pas dénué d’intérêt, surtout pour ce qui est de l’édition spéciale incluant un deuxième disque intitulé Rekill,  qui est ni plus ni moins qu’un best of Annihilator complètement réenregistré avec Dave Padden au vocal. De ce fait, Rekill devient un outil essentiel à tous ceux qui ne voudraient pas se taper l’énorme discographie du groupe afin de se préparer mentalement à l’une de leur prestation!

 

12 – Fueled by Fire – Symbolic Slaying

Si vous ressentez parfois un brin de nostalgie, et regrettez la mort de Chuck Schuldiner et de Jeff Hanneman, voici un petit quelque chose pour vous consoler. Certes, les morts ne ressusciteront pas grâce à Fueled by Fire, mais leurs héritages seront au moins préservés et leurs œuvres poursuivis. C’est le feeling que j’ai eu à l’écoute du troisième album de ces thrashers californiens. Trapped in Perdition est définitivement un must pour les fans de Death (Leprosy, Spiritual Healing) et Slayer (Reign in Blood).

 

11 – Finntroll – Blodsvept

En tant que précurseur d’un genre, un groupe se doit de toujours avoir une longueur d’avance sur les autres, tâche que Finntroll s’est toujours efforcé d’accomplir à chacune de ses nouvelles parutions. Et ce n’est pas différent aujourd’hui avec ce nouvel opus nommé Blodsvept! Toujours à l’avant-garde du Blackened Folk Metal, Finntroll repousse encore une fois les limites du genre, tout en restant fidèle à soi-même, et prouve une fois de plus que les lyrics ne sont qu’accessoires lorsque la musique transcende les frontières linguistiques!

 

10 – Fleshgod Apocalypse – The Fall of Asterion

Le quintet italien Fleshgod Apocalypse est l’un de ces rares jeunes groupes violents qui cherche toujours à innover, et par conséquent un des rares pour lequel j’ai un certain intérêt. Alliant des symphonies dignes des plus grands compositeurs de l’ère romantique et un death metal d’une brutalité assez expéditive, il n’y aura fallu à Fleshgod Apocalypse que trois albums pour se tailler une place parmi l’élite. Le dernier en liste se nomme Labyrinth et nous immerge un peu plus loin dans leur univers mythologique, et histoire que l’immersion soit totale, pourquoi ne pas s’ouvrir une bouteille de Minotaur (vin rouge) ou de Ariandne (vin blanc) tout en savourant des pâtes tricolores à l’effigie du groupe! Parce que, oui, c’est possible de commander ces items directement de leur merchstore! C’est à se demander où s’arrêtera la folie des produits dérivés. Dans le cas de Fleshgod Apocalypse, il ne manquerait plus qu’une sauce issue d’une vieille recette de la grand-mère de Francesco Paoli!

 

9 – Ancestor’s Revenge – Demiurgic Apprentices

C’est en 9e position que se trouve une pièce d’un autre groupe d’ici, Ancestor’s Revenge mené notamment par un de nos collègues et animateur de La Caverne, soit nul autre que Bob « Bloody Iscariot » Girard! Demiurgic Apprentices, extrait de leur premier album, The Archaic Return, sorti en début d’année 2013, et dont vous pouvez lire ou relire ma critique en suivant ce lien.

Ancestor’s Revenge est activement à la recherche d’un nouveau guitariste apte à remplacer Jay qui quittera le groupe suite à une dernière prestation qui aura lieu au Scanner à Québec le 17 janvier prochain!

 

8 – Deviant Syndrome – Obsession : Hate Campaign

Deviant Syndrome pourrait être facilement confondu avec un de ces groupes de Gothenburg, comme le bon vieux Dark Tranquillity par exemple, mais il partage aussi des affinités avec leurs voisins Finlandais, tel que Mors Principium Est ou même Children of Bodom des belles années! C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’attendais leur prochain album 66 Ways To Redemption, et cette attente en valait vraiment le coup!  Voici une pièce s’intitulant Obsession: Hate Campaign, qui est à mon avis assez phénoménale et qui figure parmi mes favorites de 2013!

 

7 – Kataklysm – Fire

Voici maintenant une pièce de Kataklysm qui est avec raison une de nos fiertés nationales et un de nos plus gros produits d’exportation québécois. La qualité de Waiting for the End To Come est indéniable et j’avais certes l’embarras du choix, car on y retrouve plusieurs excellents titres comme: If I was God… I’d burn it all, Kill the Elite ou Empire of Dirt, mais en cette froide journée d’hiver rien de tel que le feu éternel pour nous réchauffer. Donc sans plus attendre voici Fire au numéro 7 de ce décompte d’Outre-Monde!

 

6 – Suffocation – As Grace Descends

Il n’y a pas que le père Noël qui descend du ciel, mais également la grâce divine de Suffocation!  Souvent imité, jamais égalé, le groupe nous a prouvé cette année avec Pinnacle of Bedlam qu’ils étaient au sommet de leur art! Nul besoin d’en ajouter davantage, montez le volume et préparez-vous pour le massacre!

 

5 – Sodom – Katjuschka

Même après plus de trente ans d’existence, Sodom est un autre de ces groupes qui prouve qu’il n’y a définitivement pas d’âge pour thrasher! Loin de se ramollir avec le temps comme le voulait la croyance populaire, ces vétérans lancent un nouvel opus qui ne déroge pas à la règle. Epitome of Torture nous offre une dose létale de pur thrash, et bien qu’il y a beaucoup de gros titres sur cet album tel que My Final Bullet, S.O.D.O.M., Stigmatized ou Invocating the Demons, c’est Katjuschka et son beat russe à la Tetris qui a retenu le plus mon attention!

 

4 – Deicide – Beyond Salvation

En tant que fan de longue date de Deicide, rien ne vaut plus pour moi que leur trois premiers albums considérés comme des classiques, et bien que depuis on ait eu droit à une discographie à la qualité souvent très inégale, les choses semblent s’améliorer pour le groupe, du moins depuis Stench of Redemption, sorti en 2006. Et si leur avant-dernier opus To Hell With God, démontrait également un bon nombre de qualités, ce n’était toutefois rien pour nous préparer à In the Minds of Evil! Une bombe certes très inattendue et voire même inespérée pour ma part! Avec plusieurs grosses pièces tel que Beyond Salvation, Godkill, Misery of One et Fallen to Silence, ce dernier est sans doute le meilleur album de Deicide depuis Once upon the Cross! À écouter!

 

3 – Carcass – Captive Bolt Pistol

Cette année, Carcass fut sans doute le groupe dont le retour était le plus attendu, et ceux-ci n’ont certes pas déçu leurs fans avec Surgical Steel. Tout d’abord peu enthousiaste au fait que Michael Ammott n’avait pas participé à l’aventure, il n’aura fallu qu’une seule pièce pour dissiper mes craintes d’un fiasco à la Swansong et raviver la flamme du vieux fan de Carcass que je suis. Son nom Captive Bolt Pistol. Pour le reste, vous pouvez lire ou relire ma critique exhaustive de Surgical Steel à cette adresse.

 

2 – Inextalis – The Ultimate Star

Pour la seconde place, on va peut-être m’accuser de favoritisme puisque je suis très près de Inextalis et de ses membres depuis si longtemps, mais en fait c’est beaucoup plus eux qui m’ont fait plaisir que l’inverse en sortant enfin Catatonic Universe cette année. Il y a encore une fois plusieurs pièces venant de cet album que j’aurais pu choisir, mais The Ultimate Star remporte la palme grâce à un solo mélodique tout à fait sublime! Inutile de m’étendre davantage car je crois que tout a déjà été dit dans ma critique de leur album disponible ici.

 

1 – Hatchet – Signals of Infection

S’il est vrai que le nouvel album d’Havok fut pour moi une déception, j’ai eu droit à une consolation de taille avec le deuxième album des thrashers californiens de Hatchet. En effet, Dawn of the End est non seulement le meilleur album thrash metal de 2013, mais également mon album favori de 2013, et ce, tous genres confondus! Un must pour tous les fans de thrash, et si une seule pièce telle que Signals of Infection peut réussir à vous convaincre tout comme moi, sachez que l’album au complet est aussi ahurissant!

 

Luc St-Laurent

Échos d’Outre-Monde

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Vol. 4 – No. 4 : Latino Thrash!

 

La semaine dernière, nous avons visité le Brésil qui tranquillement a commencé à s’imposer comme puissance à l’international par sa scène métal. Certes, une telle émergence ne s’effectue pas sans créer de dommages collatéraux, et c’est alors que l’onde de choc se fait ressentir en périphérie de l’épicentre, chez quelques-uns de ses voisins!

Pour le quatrième numéro de cette série, nous demeurerons en Amérique latine, en explorant cette fois-ci les scènes émergentes et plus particulièrement axées sur le Thrash Metal de 4 pays différents  soit l’Équateur, le Pérou, le Chili et le Paraguay.

Malheureusement, ce sera probablement le dernier numéro des Échos d’Outre-Monde pour l’année 2013. Entre les tâches ménagères automnales, les spectacles à venir auxquels je compte assister, la rédaction de mon top 30 en décembre et les préparatifs pour le 70,000 Tons of Metal, il ne me reste hélas plus beaucoup de temps à consacrer à l’écriture de cette chronique qui m’en demande passablement. Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour la suite de ce chapitre dès que ce sera possible.

 

Extreme Attack

Le premier groupe de ce présent épisode nous transporte à Quito, la capitale équatorienne, avec la jeune formation Extreme Attack. Né il y a deux ans à peine, le groupe présentait cet été leur premier album complet intitulé …In the Name of Thrash Metal. Celui-ci est d’ailleurs entièrement disponible pour écoute directement sur la page Facebook du groupe, et ce tout à fait gratuitement! Bien qu’il ressemble beaucoup plus à un recueil magistral de tous les clichés du genre, ce qui m’a fait sourire à quelques reprises, ce premier effort demeure néanmoins un pas dans la bonne direction pour une future reconnaissance de la scène métal Équatorienne à l’international. Le vidéo-clip de ci-dessous explique bien mon propos, du nom de Thrash Metal, cette pièce semble calquée sur un des grands classiques de Kreator, soit Tormentor!

 

 

 

Epilepsia

Maintenant transportons nous au sud en direction d’une autre capitale sud-américaine, soit celle de Lima au Pérou, avec Epilepsia (à ne pas confondre avec une autre formation du même nom qui aurait bien pu faire partie de cette chronique puisque celle-ci évolue dans la capitale Colombienne de Bogotá). Donc, pour en revenir à la formation péruvienne, ce groupe a vu le jour en 1997 et donc possède une bonne expérience puisqu’il compte plusieurs parutions à leur actif, dont 2 albums complets et quelques minis, écrits majoritairement en espagnol, quoique sur leur deuxième album qui est sorti en 2010 et qui se nomme Human Race Extermination, on y retrouve quelques titres en anglais. Musicalement c’est du thrash inspiré des légendes du genre tel que Slayer et Kreator, mais j’y décèle aussi une légère touche de Death old school qui me rappelle du vieux Morbid Angel. La pièce que j’ai choisie n’est pas un cover de Possessed mais bel et bien une composition originale portant sur le même thème soit celui du film The Exorcist. Et elle est sans doute ma favorite du groupe!

 

 

 

Nuclear

Nous enchaînons ensuite avec le groupe le plus professionnel de cette courte liste, en provenance d’Arica au Chili, voici Nuclear! Celui-ci est né des cendres du groupe Escoria en 2003, pour sortir son premier album en 2006. Aujourd’hui avec quelques vidéo-clips à leur fiche, tirés d’une discographie contenant 3 albums complets et quelques live, je suis étonné de ne pas être tombé sur ce groupe plus tôt! Nuclear nous offre donc un thrash actuel et puissant bien ancré dans la modernité sans toutefois renier ses racines et les groupes dont il s’inspire allègrement tel que Slayer et Sepultura. Le groupe travaille présentement sur son prochain album et successeur de Jehovirus paru en 2010. La pièce ici-bas intitulée Inner Hate est d’ailleurs un avant-goût de ce que nous réservera le futur de Nuclear… à suivre!

 

 

 

Kuazar

Pour le dernier groupe de la semaine, nous nous dirigerons vers un autre endroit où le métal n’était pas réellement représenté à l’international il n’y a pas si longtemps, le Paraguay! Mon choix s’était d’abord arrêté sur le groupe The Force, mais j’ai finalement opté pour Kuazar à la dernière minute, non pas que le premier n’était pas de qualité, mais Kuazar avait un petit quelque chose de plus au niveau de la créativité. Le groupe formé en 2002 est originaire de la ville de Ciudad el Este qui se situe tout près de la frontière brésilienne. Avec Wrath of God, leur seul album, paru il y a déjà plus de quatre ans, Kuazar avait réussi à se hisser jusqu’en semi-finale du tournoi d’élimination par vote internet sur le site de Global Thrash Assault et attirant mon attention par la même occasion. Voici Truth or Reality, une pièce tirée de ce premier album.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebooksimplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

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Vol. 4 – No. 4 : Latino Thrash!

 

La semaine dernière, nous avons visité le Brésil qui tranquillement a commencé à s’imposer comme puissance à l’international par sa scène métal. Certes, une telle émergence ne s’effectue pas sans créer de dommages collatéraux, et c’est alors que l’onde de choc se fait ressentir en périphérie de l’épicentre, chez quelques-uns de ses voisins!

Pour le quatrième numéro de cette série, nous demeurerons en Amérique latine, en explorant cette fois-ci les scènes émergentes et plus particulièrement axées sur le Thrash Metal de 4 pays différents  soit l’Équateur, le Pérou, le Chili et le Paraguay.

Malheureusement, ce sera probablement le dernier numéro des Échos d’Outre-Monde pour l’année 2013. Entre les tâches ménagères automnales, les spectacles à venir auxquels je compte assister, la rédaction de mon top 30 en décembre et les préparatifs pour le 70,000 Tons of Metal, il ne me reste hélas plus beaucoup de temps à consacrer à l’écriture de cette chronique qui m’en demande passablement. Mais ne vous inquiétez pas, je serai de retour pour la suite de ce chapitre dès que ce sera possible.

 

Extreme Attack

Le premier groupe de ce présent épisode nous transporte à Quito, la capitale équatorienne, avec la jeune formation Extreme Attack. Né il y a deux ans à peine, le groupe présentait cet été leur premier album complet intitulé …In the Name of Thrash Metal. Celui-ci est d’ailleurs entièrement disponible pour écoute directement sur la page Facebook du groupe, et ce tout à fait gratuitement! Bien qu’il ressemble beaucoup plus à un recueil magistral de tous les clichés du genre, ce qui m’a fait sourire à quelques reprises, ce premier effort demeure néanmoins un pas dans la bonne direction pour une future reconnaissance de la scène métal Équatorienne à l’international. Le vidéo-clip de ci-dessous explique bien mon propos, du nom de Thrash Metal, cette pièce semble calquée sur un des grands classiques de Kreator, soit Tormentor!

 

 

 

Epilepsia

Maintenant transportons nous au sud en direction d’une autre capitale sud-américaine, soit celle de Lima au Pérou, avec Epilepsia (à ne pas confondre avec une autre formation du même nom qui aurait bien pu faire partie de cette chronique puisque celle-ci évolue dans la capitale Colombienne de Bogotá). Donc, pour en revenir à la formation péruvienne, ce groupe a vu le jour en 1997 et donc possède une bonne expérience puisqu’il compte plusieurs parutions à leur actif, dont 2 albums complets et quelques minis, écrits majoritairement en espagnol, quoique sur leur deuxième album qui est sorti en 2010 et qui se nomme Human Race Extermination, on y retrouve quelques titres en anglais. Musicalement c’est du thrash inspiré des légendes du genre tel que Slayer et Kreator, mais j’y décèle aussi une légère touche de Death old school qui me rappelle du vieux Morbid Angel. La pièce que j’ai choisie n’est pas un cover de Possessed mais bel et bien une composition originale portant sur le même thème soit celui du film The Exorcist. Et elle est sans doute ma favorite du groupe!

 

 

 

Nuclear

Nous enchaînons ensuite avec le groupe le plus professionnel de cette courte liste, en provenance d’Arica au Chili, voici Nuclear! Celui-ci est né des cendres du groupe Escoria en 2003, pour sortir son premier album en 2006. Aujourd’hui avec quelques vidéo-clips à leur fiche, tirés d’une discographie contenant 3 albums complets et quelques live, je suis étonné de ne pas être tombé sur ce groupe plus tôt! Nuclear nous offre donc un thrash actuel et puissant bien ancré dans la modernité sans toutefois renier ses racines et les groupes dont il s’inspire allègrement tel que Slayer et Sepultura. Le groupe travaille présentement sur son prochain album et successeur de Jehovirus paru en 2010. La pièce ici-bas intitulée Inner Hate est d’ailleurs un avant-goût de ce que nous réservera le futur de Nuclear… à suivre!

 

 

 

Kuazar

Pour le dernier groupe de la semaine, nous nous dirigerons vers un autre endroit où le métal n’était pas réellement représenté à l’international il n’y a pas si longtemps, le Paraguay! Mon choix s’était d’abord arrêté sur le groupe The Force, mais j’ai finalement opté pour Kuazar à la dernière minute, non pas que le premier n’était pas de qualité, mais Kuazar avait un petit quelque chose de plus au niveau de la créativité. Le groupe formé en 2002 est originaire de la ville de Ciudad el Este qui se situe tout près de la frontière brésilienne. Avec Wrath of God, leur seul album, paru il y a déjà plus de quatre ans, Kuazar avait réussi à se hisser jusqu’en semi-finale du tournoi d’élimination par vote internet sur le site de Global Thrash Assault et attirant mon attention par la même occasion. Voici Truth or Reality, une pièce tirée de ce premier album.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebooksimplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

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Vol. 4 – No. 3 : Un changement de paysage

 

Après avoir visité une bonne dizaine de nations du continent européen, que diriez-vous d’un changement de paysage? Non pas qu’on ait déjà fait le tour de l’Europe, j’y reviendrai bien assez tôt, mais il n’y a pas que sur le vieux continent où le métal connait une croissance, l’Amérique latine et spécialement le Brésil ne sont pas en reste également.

D’abord reconnu pour Sepultura et Sarcophago, le Brésil est bien plus que le pays d’origine de quelques formations métal qui ont eu du succès au-delà de leurs propres frontières, car le plus grand et populeux pays de l’Amérique du sud, possède sûrement les plus fervents et déjantés des admirateurs de métal au monde. On n’a qu’a regarder ne serait-ce qu’un spectacle du Rock in Rio pour saisir l’ampleur du phénomène là-bas!

Certes, la scène brésilienne est présentement en pleine expansion et elle tend à se diversifier et se raffiner de plus en plus car plusieurs suivent également les traces d’une autre formation majeure de leur coin, soit le groupe power progressif Angra.

 

Deathraiser

Si plusieurs semblent se lasser de ces jeunes formations qui débutent en émulant leurs idoles, pour ma part, même si j’en conviens que ce n’est pas la meilleure manière de se démarquer du lot lorsqu’on vise le long terme, cette approche est selon moi tout à fait acceptable en début de carrière car elle permet de créer des liens avec la musique que les gens sont déjà habitués à écouter. Bien sûr, ensuite si une formation désire survivre, elle devra trouver sa propre voie. Pour Deathraiser, qui en est seulement à son premier album, les influences du thrash des années 80 sont plus qu’évidentes! Dès les premières secondes de Violent Aggression, nous nous retrouvons en terrain connu alors qu’on a l’impression qu’un jeune Mille Petrozza (Kreator) chante sur des riffs écrits par Jeff Hanneman (Slayer)! Ajoutez à ça une basse qui claque comme Sadus et une batterie au rythme effréné à la Demolition Hammer, et vous aurez une bonne idée à quoi vous attendre de Deathraiser. Un thrash intense qui va droit au but, sans détours ni mauvaises surprises! Un condensé qui fait certes parfois du bien à entendre lorsqu’on a le goût d’une dose immédiate d’énergie mais il reste à savoir si le groupe passera outre ses fortes influences et trouvera une manière plus significative de se démarquer de la masse dans le futur.

 

 

 

Pastore

En fin d’introduction, je glissais un mot sur une autre facette du métal brésilien avec Angra qui a ouvert la voie du power et du progressif à l’intérieur du pays. Par contre, la contribution d’un certain Mario Pastore est néanmoins non négligeable car celui-ci compte non seulement une vaste expérience de la scène underground de la ville de Sao Paolo, mais il est également l’instructeur de chant de plusieurs artistes reconnus, dont le plus célèbre est sans doute Edu Falaschi  (Almah, ex-Angra). Outre, son passage dans divers groupes de thrash, power et prog au cours des dernières décennies, c’est avec le heavy metal de la formation qui porte son nom, que M. Pastore démontre sa plus grande efficacité derrière le micro. Car c’est à travers ses 2 albums que Pastore nous offre un heavy metal à la sonorité moderne mais inspiré par nul autre que Rob Halford! Les fans de Primal Fear et de Hibria devraient également y trouver un intérêt certain.

 

 

 

Musica Diablo

Connaissez-vous Derrick Green? Oui, celui là même qui a eu la tâche ingrate de remplacer Max Cavalera dans Sepultura après son départ. Bien que sa présence au sein de cette formation ne plaise guère aux fans de la première heure du groupe, je ne serais pas prêt à lui attribuer tout le blâme de cette baisse de popularité de Sepultura qui s’était enclenchée bien avant le départ de Max et son frangin. Pour en revenir à Derrick Green,  il fut jusqu’à tout récemment, le frontman de Musica Diablo, une formation de thrash de Sao Paolo, né en 2008.  Leur album éponyme sorti en 2010 nous donne un autre aspect du talent de Green et personnellement, je le trouve bien meilleur que dans Sepultura. Vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole alors je vous invite à écouter la pièce ci-dessous.

 

 

 

Nervochaos

Pour le dernier groupe de cette semaine, voici Nervochaos, une formation death metal encore une fois originaire de la capitale brésilienne. Actif depuis 1996, il aura tout de même fallu la sortie d’un cinquième album complet avant que ce groupe très underground apparaisse enfin sur mon radar. Paru en 2013, cet album intitulé To the Death est malheureusement le seul que j’ai entendu de Nervochaos. Du death metal dans la pure tradition à mi-chemin entre le death américain et suédois car il me rappelle Cannibal Corpse à plusieurs occasions mais peut-être aussi un peu Unleashed.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Luc

Échos d'Outre-Monde

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Vol. 4 – No. 3 : Un changement de paysage

 

Après avoir visité une bonne dizaine de nations du continent européen, que diriez-vous d’un changement de paysage? Non pas qu’on ait déjà fait le tour de l’Europe, j’y reviendrai bien assez tôt, mais il n’y a pas que sur le vieux continent où le métal connait une croissance, l’Amérique latine et spécialement le Brésil ne sont pas en reste également.

D’abord reconnu pour Sepultura et Sarcophago, le Brésil est bien plus que le pays d’origine de quelques formations métal qui ont eu du succès au-delà de leurs propres frontières, car le plus grand et populeux pays de l’Amérique du sud, possède sûrement les plus fervents et déjantés des admirateurs de métal au monde. On n’a qu’a regarder ne serait-ce qu’un spectacle du Rock in Rio pour saisir l’ampleur du phénomène là-bas!

Certes, la scène brésilienne est présentement en pleine expansion et elle tend à se diversifier et se raffiner de plus en plus car plusieurs suivent également les traces d’une autre formation majeure de leur coin, soit le groupe power progressif Angra.

 

Deathraiser

Si plusieurs semblent se lasser de ces jeunes formations qui débutent en émulant leurs idoles, pour ma part, même si j’en conviens que ce n’est pas la meilleure manière de se démarquer du lot lorsqu’on vise le long terme, cette approche est selon moi tout à fait acceptable en début de carrière car elle permet de créer des liens avec la musique que les gens sont déjà habitués à écouter. Bien sûr, ensuite si une formation désire survivre, elle devra trouver sa propre voie. Pour Deathraiser, qui en est seulement à son premier album, les influences du thrash des années 80 sont plus qu’évidentes! Dès les premières secondes de Violent Aggression, nous nous retrouvons en terrain connu alors qu’on a l’impression qu’un jeune Mille Petrozza (Kreator) chante sur des riffs écrits par Jeff Hanneman (Slayer)! Ajoutez à ça une basse qui claque comme Sadus et une batterie au rythme effréné à la Demolition Hammer, et vous aurez une bonne idée à quoi vous attendre de Deathraiser. Un thrash intense qui va droit au but, sans détours ni mauvaises surprises! Un condensé qui fait certes parfois du bien à entendre lorsqu’on a le goût d’une dose immédiate d’énergie mais il reste à savoir si le groupe passera outre ses fortes influences et trouvera une manière plus significative de se démarquer de la masse dans le futur.

 

 

 

Pastore

En fin d’introduction, je glissais un mot sur une autre facette du métal brésilien avec Angra qui a ouvert la voie du power et du progressif à l’intérieur du pays. Par contre, la contribution d’un certain Mario Pastore est néanmoins non négligeable car celui-ci compte non seulement une vaste expérience de la scène underground de la ville de Sao Paolo, mais il est également l’instructeur de chant de plusieurs artistes reconnus, dont le plus célèbre est sans doute Edu Falaschi  (Almah, ex-Angra). Outre, son passage dans divers groupes de thrash, power et prog au cours des dernières décennies, c’est avec le heavy metal de la formation qui porte son nom, que M. Pastore démontre sa plus grande efficacité derrière le micro. Car c’est à travers ses 2 albums que Pastore nous offre un heavy metal à la sonorité moderne mais inspiré par nul autre que Rob Halford! Les fans de Primal Fear et de Hibria devraient également y trouver un intérêt certain.

 

 

 

Musica Diablo

Connaissez-vous Derrick Green? Oui, celui là même qui a eu la tâche ingrate de remplacer Max Cavalera dans Sepultura après son départ. Bien que sa présence au sein de cette formation ne plaise guère aux fans de la première heure du groupe, je ne serais pas prêt à lui attribuer tout le blâme de cette baisse de popularité de Sepultura qui s’était enclenchée bien avant le départ de Max et son frangin. Pour en revenir à Derrick Green,  il fut jusqu’à tout récemment, le frontman de Musica Diablo, une formation de thrash de Sao Paolo, né en 2008.  Leur album éponyme sorti en 2010 nous donne un autre aspect du talent de Green et personnellement, je le trouve bien meilleur que dans Sepultura. Vous n’êtes pas obligés de me croire sur parole alors je vous invite à écouter la pièce ci-dessous.

 

 

 

Nervochaos

Pour le dernier groupe de cette semaine, voici Nervochaos, une formation death metal encore une fois originaire de la capitale brésilienne. Actif depuis 1996, il aura tout de même fallu la sortie d’un cinquième album complet avant que ce groupe très underground apparaisse enfin sur mon radar. Paru en 2013, cet album intitulé To the Death est malheureusement le seul que j’ai entendu de Nervochaos. Du death metal dans la pure tradition à mi-chemin entre le death américain et suédois car il me rappelle Cannibal Corpse à plusieurs occasions mais peut-être aussi un peu Unleashed.

 

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Luc

Échos D’outre-Monde

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Vol. 4 – No.2 : Tel un couteau Suisse!

 

À l’image de son populaire couteau, la scène Suisse est certes petite mais présente une polyvalence exceptionnelle. Et bien qu’elle ne jouisse pas de la prestance des scènes majeures, on aurait tort de la sous-estimer… elle qui a vu naître Krokus, Celtic Frost, Coroner, Samael et Eluveitie.

C’est aussi dans un environnement neutre et exempt de la prédominance de certains genres que les groupes de la Suisse évoluent en toute liberté. Voici donc un bon échantillon de cette diversité musicale offerte ici… avec les quatre groupes qui constitueront notre sélection hebdomadaire!

 

Requiem

S’il existait une école du Death Metal enseignée par les maîtres du genre, Requiem de Schübelbach en Suisse (à ne pas confondre avec un autre de la trentaine de groupes portant ou ayant porté le même nom) serait sans doute parmi les premiers de classe! En effet, le groupe sait exactement quoi faire ou ne pas faire pour être le plus fidèle possible au style qu’il pratique, et ce dans les moindres détails! Car non seulement leur musique est directement inspirée de Malevolent Creation, Monstrosity, Suffocation ou autres géants américains du genre mais Requiem fit également appel à au moins 2 reprises au talent et à l’imagination morbide de nul autre que le réputé Dan Seagrave pour la réalisation de leurs pochettes de disque. Somme toute, Requiem nous offre une leçon de Death Metal pour les plus accros  du genre, dans la forme d’une recette parfaitement appliquée à laquelle il manque peut-être une petite touche personnelle afin de se démarquer de la masse.

 

 

Algebra

Si vous suivez ces chroniques depuis quelque temps, vous connaissez mon amour pour le Thrash Metal, et vous savez qu’il est difficile de s’en sortir sans au moins un groupe de ce genre par semaine. Cette semaine ne fera pas exception avec Algebra de Lausanne. Alors, si vous pensiez avoir affaire à du Math Metal, détrompez-vous ! Algebra est du bon vieux Thrash inspiré entre autres du Slayer et Sepultura de la fin des années 80 et début 90. La pièce ci-dessous intitulée S.O.B. est tirée de leur premier album complet qui est sorti en 2012. Celle-ci démontre bien ce qui vous attend avec Polymorph!

 

 

Battalion

Est-ce qu’un deuxième groupe Thrash serait trop pour une seule chronique? Bien sûr que non! Et comme Slayer fut assurément une des plus grandes influences du genre, Battalion, tout comme Algebra ci-haut, s’en inspire donc allègrement. Mais c’est possiblement ici que s’arrêtent les comparaisons, car le groupe de Zurich puise également son inspiration dans le heavy plus traditionnel et spécialement le Metallica des années 80. Battalion qui performe sous ce pseudonyme depuis 2005, a produit 3 albums à ce jour, le dernier en liste se nomme Set the Phantom Afire. Le vidéo-clip ci-dessous datant de 2012 est d’ailleurs la pièce d’ouverture de ce dernier effort.

 

 

Pertness

J’hésite souvent longuement avant de placer un groupe qualifié de Power Metal dans mes sélections des Échos d’Outre-Monde, peut-être parce que c’est un genre qui semble plus ou moins intéresser les lecteurs et auditeurs de Ondes Chocs, ou bien parce que j’ai le sentiment qu’un de mes collègues et amis, Judas Iscariot de La Caverne, qui déteste viscéralement le genre et son côté souvent cheesy, va me le renoter jusqu’à la fin de mes jours. Toutefois, Pertness a beau être originaire de la Suisse, il n’a rien en commun avec son fromage! Vous le constaterez d’ailleurs par vous-même avec le vidéo-clip de la pièce Frozen Time, celle-ci étant tirée de leur dernier album du même nom. Donc, du Power Metal aux accents quelque peu thrash et groovy, qui plaira aux amateurs de Blind Guardian et Iced Earth! Bien que le groupe soit né en 1993 et ait produit 2 démos dans les années 90, ce n’est qu’après un hiatus de 10 longues années, soit en 2008, que Pertness réalisa finalement son premier album complet intitulé Seven Times Eternity. Mais depuis, les affaires roulent un peu plus rondement pour la formation bernoise, qui en est maintenant rendue à son troisième album.

 

 

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionner que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème.

Luc