Bloody Cuts – In Beliefs, Watch For Wolves

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J’ai un problème: trop de musique pour mon cerveau et trop de travail pour mon horaire limité.  On fait quoi dans ce temps là? On essaye de devenir plus productif en étant plus direct et ça donne les Bloody Cuts, mon 2e refuge derrière une chronique, mon premier étant les Random Acts of Violence.  C’est simple, je me tappe tellement d’albums de bands et styles différents que je vais en faire mon Cimetière des CDs.  C’est diversifié, c’est direct et c’est informatif, ou du moins je l’espère.  Je sais pas quoi vous dire de plus que l’Underground québécois, canadien et international vont être servi.  Aujourd’hui, on se parle de In Beliefs et Watch For Wolves.

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Je ne pensais jamais que ma première chronique Bloody Cuts allait être centrée autour de deux sélections Post-Hardcore, mais j’ai été inspiré par mes deux achats dimanche dernier au show de Hopeless Youth dans le Sous-Sol du Cercle!  En effet, en plus de cette formation et aussi Khan qui jurait avec son Crust à travers les sonorités plus emo du reste de la soirée, In Beliefs et Watch For Wolves s’amenaient de Montréal avec leur son plus émotionnel et mes écoutes de leur album ont donné ce qui suit.

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In Beliefs

EP

2013

Très probablement comme vous tous, une idée se forme dans ma tête dès le premier regard sur une pochette et celle du EP de In Beliefs de Montréal me laisse perplexe par son caractère abstrait, mais en même temps ça empêche de se faire une idée complète. Je veux en savoir plus et je peux justement porter attention à ce qui importe: la musique.  Le CD est une copie faite maison et chaque exemplaire vient avec un petit design différent, fait à la main, une touche qui ne manque pas de me plaire et j’ai même pu choisir celui que je voulais auprès du band; mon album étant le 213 sur une batch de 250. On nous traite ici avec un Post-Hardcore emo à souhait, mais surtout du côté instrumental car le vocal est exclusivement crié.  Xavier Trudeau a écrit ses paroles et son rauque est cool malgré le manque de clarté de la prononciation. On a ici droit a un esprit tourmenté et ses screams le montrent bien.

Les mélodies s’enchaînent de belle façon, mais je crois que le produit final aurait avantage à être travaillé du côté de la voix en amenant des nuances comme des cleans vocals ou du spoken words. Le contraste entre la musique et la voix est très apprécié, c’est raw et je comprend le principe, mais à la longue les tracks se ressemblent et une adaptation à ce niveau pourrait vraiment faire toute la différence, car si on regarde seulement du côté du drum, Christophe est inspiré et inspirant.  Ethereal et Serpent étant mes deux compos préférées sur une possibilité de cinq pièces, je crois que ce EP est un bon départ pour le quatuor de Montréal, surtout que la production est légère et bien adaptée à ce que le band a voulu accomplir: une ambiance dramatique et des montées d’intensité bien appliquées. Ceci dit, un meilleur agencement et une plus grande diversité des voix avec les mélodies viendraient vraiment aider le band à atteindre un autre niveau.  Good job!

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Watch For Wolves

“Count It All In Joy”

2013

Watch For Wolves nous vient aussi de Montréal et offre également sa vision de ce que le Post-Harccore devrait être.  La pochette est simple et sereine avec son ambiance de forêt paisible, une cabane qui sert de refuge dans un endroit isolé.  Avec Matthew Savage (Kennedy) au vocal, on peut tout de suite s’attendre à une musique sincère/intense et c’est ce que le band nous sert pendant cinq compositions extrêmement bien dosées entre l’ambiant et le Hardcore plus intense.  Comme je mentionnais à Matt après son show où je les ai découverts, on a ici un band plus relaxe que ce que Kennedy nous a habitué, mais sa voix et présence servent d’éléments chaotiques juste assez diversifiés pour nous garder intéressé.

Avec deux guitares qui se complètent bien, je vais les comparer à In Beliefs, car justement le chant est diversifié et va chercher les subtilités des arrangements pour créer un tout, une réelle pièce de musique et on fini l’album en fredonnant ce qu’on vient d’entendre.  C’est catchy, mais sans tomber dans le cheesy.  Picking Sides et Jacob sont mes tracks préférées et probablement les plus différentes une de l’autre, avec cette dernière qui se distingue par une structure qui nous amène du plus expérimental/smooth pour ensuite nous servir des riffs accrocheurs plus punk, nous amenant vers une fin tout aussi ambiante qu’au début de la sélection.  Belle job aussi de David à la basse avec des grooves accrocheurs et mémorables.  On parle ici d’un excellent début pour le quintet et leur énergie en show est tout ce que vous attendez de ces musiciens habitués à la scène et même Matt qui est un peu moins intense, tout en restant lui-même; le gars vit sa musique et ça aussi c’est inspirant.

Dave

Bloody Cuts – Abriosis, Dissension

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J’ai un problème: trop de musique pour mon cerveau et trop de travail pour mon horaire limité.  On fait quoi dans ce temps là? On essaye de devenir plus productif en étant plus direct et ça donne les Bloody Cuts, mon 2e refuge derrière une chronique, mon premier étant les Random Acts of Violence.  C’est simple, je me tape tellement d’albums de bands et styles différents que je vais en faire mon Cimetière des CDs.  C’est diversifié, c’est direct et c’est informatif, ou du moins je l’espère.  Je sais pas quoi vous dire de plus que l’Underground québécois, canadien et international vont être servi.  Aujourd’hui, on se parle de Abriosis (Vancouver) et Dissension (Montréal). – Dave

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Abriosis-Vessel

 

Abriosis

“Vessel” EP

2012

Je suis parti en char samedi après-midi et je me suis amené des sélections très variées.  Celles-ci m’ont rempli les oreilles et puisque en premier, j’allais pas mal en direction de nulle part, ça m’a permis de me concentrer sur leur Death metal technique au vocal féminin de qualité.  La différence avec leur matériel précédent est l’ajout de texture à leur complexe approche d’écriture de track.  Au lieu de refaire toujours les mêmes sweeps à la guitare par exemple, on a droit à plus de variété.  Il est très difficile de trouver des failles à cet effort, car la basse et le drum réussissent à impressionner sans se répéter et ne sont pas anéantis sous les prouesses du guitariste, car oui il n’y qu’un seul guiteux, mais avec des layers à l’enregistrement.

À ma première écoute, Peering Into Oblivion me paraissait longue, mais elle sert aussi à laisser respirer le EP de manière à ne pas trop nous attaquer avec le côté technique, mais aussi tout en lourdeur.  Celle-ci est très lourde et diverse avec des moments hypnotisants qui nous enveloppent.  Du côté du chant, on ne saurait noter une faiblesse, car tous ces cris sont amenés de façon convaincante et violente autant le deep growl que les hurlements avec un plus high pitch.  Avec une durée d’environ 20 minutes, j’en aurais pris au moins une autre, mais en même temps, n’est-ce pas le piège dans lequel plusieurs bands techniques tombent en en faisant trop?  J’aime mieux qu’il me laisse en redemander que de trop m’en donner et vouloir en finir.
 

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Dissension

“Of Time and Chronic Disease”

2013

Quelle excellente sortie du band précédemment appelé Set to Kill, des boys de Montréal qui nous ont fait honneur jusqu’en finale du Wacken Metal Battle Canada à Toronto avec leur Thrash/Death amené avec une approche Power métal.  Ce qui est surprenant et franchement plaisant est leur utilisation du keyboard presque sans faille, car ils réussissent à le doser juste assez pour ajouter au mix ou même des fois le rendre une partie intégrale de la mélodie ou de la chanson.  L’album contient trois anciennes tracks ré-enregistreées et on peut tout de suite voir la maturité de leurs nouvelles compositions.  Thralls to the Crucified débute le tout avec un beat qui n’est pas sans rappeler l’album Defiant Imagination de Quo Vadis, bien que seulement quelques secondes sont nécessaires pour dissiper cette comparaison.

Nathan, le chanteur, y va de ses vocaux à la Carcass et Children of Bodom, ces derniers étant une excellente comparaison pour leur style de musique.  Graceless Death nous rentre dedans avec ses riffs accrocheurs et c’est leur approche à la fin qui me surprend, y allant d’une dernière envolée sadique au lieu de réchauffer la première partie de la chanson. Dreamsong of the Divine aurait pu finalement être omise de cet album quand on considère qu’elle n’apporte rien au produit final si ce n’est qu’elle mène à la track la plus diverse de l’album, c’est-à-dire la pièce titre, Of Time and Chronic Disease.  Les 6 années de matériel sur cet album reflètent très bien la diversité que chacun des musiciens peut amener à la formation, mais contrairement à plusieurs autres sur la scène, ils s’en servent pour se créer une identité et non tenter d’imiter un idéal qui existe déjà.

 

Bloody Cuts: Trenchrot / Impure Wilhelmina

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Quand même incroyable les heures passées à écouter de la musique et on sent qu’on a jamais fini d’en découvrir.  Pendant qu’on fait les changements au site Ondeschocs.com (avec tous les délais et problèmes que ça occasionnent…), je me suis dit que de présenter les bands qui me font saigner les oreilles serait une bonne idée.

Premièrement je suis tombé sur cette copie de Trenchrot, un band de Philadelphie qui mixe le Thrash/Death et nous offre un hybride sonore qui fait penser à la Suède et aux États-Unis.  L’album “Necronomic Warfare”, sorti sur Unspeakable Axe Records, ne décevera vraiment personne, sans non plus vous faire lever de votre siège pour aller clamer haut et fort que le métal est maintenant sauvé.  La voix fait penser à John Tardif de Obituary, ou bien Pierre-Luc de Kaotik (Québec).

Ils alternent entre les passages rapides et plus lents, mais en perdant rarement mon attention et c’est toujours un bon signe, surtout considérant le nombre incroyable de bands qui se bataillent pour un place dans ce style de métal.

Ils ont également un démo à leur actif, “Dragged Down to Hell”, sorti en janvier 2013.

 

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Ça fait déjà 6 ans que Impure Wilhemina n’avait rien sorti et c’est avec ce nouvel opus que j’ai fait la connaissance du band de Genève.  Les mélodies de “The Enemy” et “Submersible Words” sont complètes et enivrantes, j’en veux beaucoup plus!  On parle ici d’un Post-métal bien garni et exécuté avec la voix qui semble dictée la direction des compositions, mais sans jamais prendre le dessus et devenir trop présente.

Sur l’album “Black Honey”, par contre, certaines pièces sont un peu trop longues pour leur bien, mais cette approche fonctionne avec aplomb pour des titres tels que les premiers mentionnés dans le paragraphe précédent, alors c’est peut-être l’effet de répétitions qui me donne cette effet là. Je lève d’ailleurs mon chapeau à David Schindl (batterie) pour son interprétation et ses changements de tempos qui rendent le tout beaucoup plus dynamique.

 

Bloody Cuts – Coldwar / Chosen

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Ça sortait le 28 avril dernier et bien que je l’avais reçu en promo de la part de Candlelight Records, ça ne m’avait pas adonné de l’écouter encore.  Alors en mettant mon iTunes sur random pour m’amuser dans ma discography de plusieurs centaines de gigs, ceci a été ma première sélection et je dois avouer que je monte le son de plus en plus!   Ils viennent de Dublin, tout comme le band que je vous présente plus bas, Chosen.

On parle ici d’un Death métal moderne, lourd et très travaillé au niveau des guitares et drums.  On sent des influences Doom aussi qui viennent ajouter à l’expérience générale.  Formé d’ancien membres de Coitus, Zero Tolerance, 2000 Strong et Clay Pigeon et déjà à leur quatrième LP, le band impressionne par son habileté à écrire des titres mémorables et différents du Death métal actuel qui revient vers le passé.  J’aime le fait que leur beat est extrême, mais sans nécessairement utiliser la rapidité en tout temps et un nombre incalculable de notes sur leurs manches.  Ils réussissent à le faire avec un ton de guitare superbe et une production à tout casser.

 

Photo prise de Cvlt Nation:  http://www.cvltnation.com/cvlt-nation-streaming-coldwar-last-days-of-the-4th-sun/

Photo prise de Cvlt Nation: http://www.cvltnation.com/cvlt-nation-streaming-coldwar-last-days-of-the-4th-sun/

 

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Bien que le band ait sorti un nouvel EP pas plus tard que mars 2014, je me penche aujourd’hui sur “Resolution” de Chosen parce que c’est rare qu’un album me touche autant et je voulais prendre ces quelques lignes pour vous en parler.  Le band est constitué de seulement deux membres, soit David McCann (Drums/Percussion) et Paul Shields (Vocals/Guitars) et ils ont été résidents de Vancouver pendant un an avant de retouner dans leur pays.

Le band d’Irlande (Dublin,  tout comme Coldwar) nous amène dans un métal extrêmement varié, entraînant et mémorable.  On ne peut pas les classifier de Death métal proprement dit et cette misère à leur apposer une étiquette est spectaculaire tellement c’est varié.  On peut d’ailleurs entendre des influences de Gojira, Nevermore et même Cynic à quelques endroits sur cet opus.

Ne soyez pas surpris par des vocaux cleans à travers cet album, mais utilisés à bon escient.  Le tout devrait vous plaire du début à la fin, ce qui le démarque de plusieurs sorties de nos jours et le fait qu’il soit maintenant offert gratuitement devrait être une raison de plus pour vous d’effectuer quelques clicks de plus et vous le procurer.

 

Bloody Cuts – Exit Strategy / Unbowed

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Aujourd’hui on demeure en territoire canadien pour cette édition des Bloody Cuts et on se lance du côté de Calgary puis ensuite Guelph (Ontario) avec Exit Strategy et Unbowed.

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Exit Strategy

“The Atrocity Machine”

 

Déjà à leur troisième sortie de nouveau matériel et les Albertains nous arrivent avec un cover intéressant, moderne et bien structuré. Comme Unbowed plus bas, cependant, le logo est encore une faiblesse dans le montage.  Trois des quatre membres de Exit Strategy ont aussi été ensemble dans Blacksky, Caveat et Phantom Limb.

On a affaire à du Death metal avec un vocal de Wes Deleeuw qui ne laisse pas sa place côté diversité, tout comme la musique qui se veut diversifier et parfois extrême. La prononciation y est aussi satisfaisante considérant les limites repoussées.

C’est un band qui est bien rodé et on les a au top de leur forme. Le drummeur est une ostie de machine, c’est malade de voir comment les tracks se développent, avec Casey Rogers qui fesse sur ses peaux comme un malade et profite aussi des solos de guitares pour ajouter de la profondeur à la pièce.

Des changements de tempos, des passes tribales, des blastbeats, des riffs qui s’enchaînent, tout est là pour l’amateur de metal extrême. Je suis très impressionné par cette sortie de 2013.

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Unbowed 

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Tout d’abord, la pochette est notoire quand on considère que c’est un démo (on parle dans pas long de la production). C’est simple, mais très bien pensé et effectué. Pour être honnête, c’est le logo qui a l’air le plus moche dans tout ça et vient en fait trahir le travail de Marta Sokolowska.

Maintenant pour la musique “Shadow of Dark Decay” s’amène et le son est agréablement bon pour un soit disant démo. Le clavier (un membre à part entière, ils sont six) est hantant puis on fait place à la guitare et ensuite au drum pour déboucher sur un Death metal qui est déstabilisant, car Unbowed ne se répète pas trop de chanson en chanson, prenant même de l’intensité tout au long des cinq titres et inclut beaucoup de sous-genres à ses compositions.

Des chants en choeur nous offrent même une fin épique à “Gwyn and Nudd“, un développement inattendu après un départ plus léger et simple au niveau de la rythmique.

La formation de Guelph en Ontario inclut aussi à sa musique des sonorités folk et viking, mais sans jamais tomber dans les excès et pas dans toutes les pièces également. En résumé, un effort mélodique qui est très efficace, bien que le band ne repousse pas les frontières du technique et de l’originalité. La répétition au cours d’une même chanson est courante et le manque de variations au vocal sont des bémols.