JamSpace Series: Dance Laury Dance

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Ça fait un maudit bout que je voulais offrir un package pour Dance Laury Dance, la formation Hard Rock/Métal de Québec, alors je peux enfin le faire pour vous avec cet épisode de notre JamSpace Series!  C’est bien simple, cette série consiste à se rendre dans les espaces de pratique des bands underground de la province de Québec pour faire une entrevue et jam filmé, nous mettant en lien direct avec leur ‘habitat naturel’.  Notre Ondes Chocs Channel en contient déjà plusieurs, en plus de toutes les autres vidéos que nous produisons.

Voici donc cette entrevue réalisée le samedi 1er février au Studio Sonum de Québec, juste avant la prestation privée offerte afin de tester leur nouveau matériel avec les dates de tournée qui s’empilent présentement pour le band.  Après l’entretien avec les rockers de Dance Laury Dance, on vous propose trois tracks, dont deux nouvelles (‘Eternal Death & Brain Caviar’, ‘The Hammer & The Nail’) et un classique (‘Hells Rock’ N’ Rollers’).

Merci aux boys pour leur temps et surtout à Alex Deleon Cativo de ADC Photo/Vidéo pour son travail acharné \m/

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Les Escapades Métalliques du Doc

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Yippe! Première fois que je prends le train! Dans les faits, c’est surtout que ça ne me tentait guère de conduire pendant plus de 5 heures pour me rendre au centre-ville de Toronto. Tout de même, c’était une belle expérience, ça permet d’apprécier beaucoup plus le voyage. Nous sommes donc, ma douce et moi, en direction de Toronto pour assister au spectacle sold-out de Battlecross, Crimson Shadows, Corporal Punishment et Unbowed au El Mocambo, sur Spadina Avenue à Toronto. Nous en profiterons pour résider dans une auberge jeunesse, The Planet Traveler, question de faire connaissance avec des gens de différentes nationalités et partager un bon moment dans une ville étrangère.

Les paysages sont fabuleux tout au long du trajet et vous pouvez en voir quelques-uns dans la vidéo. Une fois arrivés dans la ville Reine, nous partons à la recherche d’un taxi qui nous mènera à l’hôtel. Wow! Nous sommes très bien accueillis avec visite guidée et explications des règles de vie en communauté. La pièce de résistance est évidemment la terrasse sur le toit avec BBQ, bar et musique, sans compter la vue sur le centre-ville et la tour du CN. Même si nous sommes l’hiver, une partie est complètement vitrée et chauffée, ce qui permet d’en profiter même par des temps hivernaux du mois de janvier.

Le temps file et nous devons aller casser la croûte avant de se diriger vers le El Mocambo. Nous décidons de nous appuyer sur les recommandations de la personne à la réception de l’hôtel pour choisir notre restaurant. Nous sommes dans China Town et sommes enclin à manger asiatique. Nous allons finalement vers un restaurant vietnamien au coin de Spadina Av. et St-Andrew St. Pour aussi peu que 15$, vous avez la panse bien remplie par un repas plus que copieux servi en moins de 10 minutes. Perfect!
Direction El Mocambo. Je prends le temps d’analyser un peu les lieux en entrant. L’établissement est réparti sur deux étages, mais seul le premier sera ouvert ce soir. La forme de l’espace représente un gros U inversé. On entre par la patte de droite et jusqu’à la courbe du U, il y a un bar à notre gauche. Tout au fond, il y a la scène et l’arrière-scène et en revenant sur nos pas dans l’autre patte du U, il y a la console, les tables de merch et les escaliers menant aux toilettes du sous-sol.

Lentement mais sûrement, Unbowed se met en place. La présence d’un clavier est un indice qui nous dit que nous pourrions avoir affaire à quelque chose qui touche au black metal et je ne me suis pas trompé. Aussitôt leur prestation entamée, on reconnaît assez aisément l’ambiance lugubre qu’un clavier peut apporter au reste du groupe. Très humbles, les musiciens s’exécutent sans fla-fla inutile. Les pièces s’enchaînent à un rythme tout à fait adéquat et bien qu’il y ait plusieurs morceaux avec un rythme assez lent, ils ont le don de venir ajouter du pep aux bons endroits. C’est cependant loin d’être un black metal puriste, le groupe puisant allègrement dans plusieurs styles pour concocter leurs compositions.

Au premier entracte, j’en profite pour aller acheter un t-shirt de Crimson Shadows que j’affectionne particulièrement. L’inscription à l’endos dit: Battle Fucking Hard. C’est un écho à un de leur morceau sur leur album Glory On The Battlefield. J’ai aussi acheté un porte-bière à leur effigie qui permet de garder ses mains au chaud et sa bière au froid.

Une clope et une bière plus tard, Corporal Punishment sont prêts à entamer leur performance. Je ne m’attendais à rien puisque je les connaissais très peu. Ils sont contents d’être sur la scène et ça paraît! Leurs expressions faciales et leurs nombreux remerciements soulignent le plaisir qu’ils ont d’être en première partie de Battlecross et Crimson Shadows. Leur musique est un peu plus agressive que celle de Unbowed et les rythmes sont généralement plus rapides. On a ici affaire davantage à un style à mi-chemin entre le thrash et le power metal. Le chanteur-bassiste se débrouille très bien avec ses growls et ses screams bien sentis parfois supportés par les backvocals d’un des deux guitaristes. Le batteur est imposant derrière son drum et il est assez efficace dans tous ses beats. L’écoute en vaut le coup.

Leur prestation terminée, c’est le moment de retourner à l’extérieur où un fan d’une quarantaine d’année tente de vendre l’idée des cigarettes électroniques à d’autres fumeurs autour de lui. L’histoire ne dit pas si ses tentatives se sont soldées par un succès… De retour à l’intérieur, je fais un arrêt au bar et vais ensuite m’installer sur le gigantesque moniteur à la gauche de la scène pour capter de près la performance de Crimson Shadows.

L’introduction de leur dernier EP, Sails of Destiny, se fait entendre et on se doute de la suite… Ils commencent effectivement avec le premier morceau dudit EP qui s’intitule Freedom and Salvation, ce qui ravit un public déjà enflammé. Ensuite vient une pièce de leur album à venir, Rise of Power. Définitivement, nous ne serons pas déçus avec leur futur opus! Crimson Shadows restent fidèles à eux-mêmes en poussant l’audace encore un peu plus loin grâce à Morgan Rider qui maîtrise la basse comme un linguiste maîtrise la langue. Leur style amalgamé de power et de death metal est extrêmement efficace et le fait qu’ils soient tous des musiciens d’exception rajoute inévitablement à leurs performances live. Jimi (le chanteur) nous annonce que la prochaine chanson est une moshpit song et ils jouent les premières notes de Lost in a Dark Forest, ce qui rend la foule complètement démente et entraîne aussitôt un moshpit digne de ce nom. Autre élément intéressant de leur performance, les chœurs bien placés qui font que le public embarque à plein poumon dans le spectacle. Vous en avez un extrait dans la vidéo qui accompagne ce texte.
Les autres pièces de la setlist sont Darkened Skies (un autre nouveau morceau à paraître sur le prochain album), Maiden’s Call et, évidemment, Beyond the Mountain Wasteland. Encore une fois, Crimson Shadows m’ont impressionné par leur prestation quasi impeccable et leur professionnalisme exemplaire. Ce que j’entends par professionnalisme exemplaire s’est manifesté à la toute dernière pièce, lorsque les piles du jack sans fil de Greg (guitariste) sont tombées à plat en plein au moment où il s’apprêtait à faire un solo épique. Tous les autres musiciens ont constaté la situation et ont continué de jouer comme si de rien n’était et Greg a patiemment, sans paniquer, réinitialiser son jack et son ampli, tout en venant chanter son bout de refrain entre-temps, pour ensuite effectuer un autre solo à couper le souffle par la suite. Bravo!

Dernier entracte de la soirée, la foule commence à être considérablement dense en conséquence à la vente de tous les billets. Attendre pour une bière au bar devient une véritable épreuve de patience. Nous devions être environ une centaine de personnes dans la place et il n’y avait que deux barmaids.

Battlecross monte finalement sur scène au grand plaisir des fans qui sont littéralement déchaînés. Kyle, le chanteur, en viendra un moment à dire How can you top that! et It’s almost better than home!, ce qui attise d’autant plus le public présent. Des circlepits, du bodysurfing et des « hey, hey, hey! » cimentent la foule et enthousiasment définitivement les musiciens qui semblent avoir un énorme plaisir à jouer devant ces fans plus que participatifs. Un homme a même perdu ses lunettes à un moment donné, ils les a chercher quelque secondes pour finalement se relancer avec joie et sans hésitation dans le pit. Battlecross ont une efficacité et une énergie qui endiablent littéralement les spectateurs. Leur thrash metal mélodique est sublime et entraînant au maximum. Malheureusement, vous ne pourrez en voir que 30 secondes dans la vidéo compte tenu d’une restriction de leur label. Je vous invite cependant à aller les voir, leur parler (ils sont très amicaux) et leur acheter de la merch lorsqu’ils viendront au Québec ou même faites comme moi et tapez vous un trip.

Je dois noter qu’entre autres choses, ce qui fait que Battlecross est aussi efficace, est certainement la virtuosité de ses musiciens. À la batterie, Shannon Lucas est tout simplement impressionnant et son drum sonne comme une tonne de briques. Les deux guitaristes s’échangent des solos incroyables, le chanteur est très puissant et entertainer et que dire du bassiste… Il est hallucinant! Il fait du tapping tout en pinçant les cordes et sa basse a un son particulier qui détonne dans pratiquement chacun des morceaux ou presque. C’était tellement puissant, agressif et envoûtant que les fans sont devenus complètement fous. Lors du dernier morceau, qui s’intitule Push, Pull, Destroy, le public a pris le titre au premier degré et une personne a saisi un palmier artificiel qui servait de décoration pour l’amener se faire détruire dans le moshpit sans aucun ménagement. C’est d’ailleurs l’extrait que j’ai choisi de mettre dans la vidéo, vous pourrez ainsi avoir un aperçu de comment le public était en feu en ce vendredi soir.

En terminant, énorme merci aux musiciens et technicien de son de Battlecross et Crimson Shadows, à Inertia Entertainment pour le spectacle et à Sarah de Metal Blade Records qui nous a gracieusement permis d’avoir l’accès au spectacle. Petit remerciement spécial aussi à Molly, cette parfaite inconnue qui nous a joué et chanté un doux morceau à la guitare classique lors d’un party le lendemain à l’hôtel. Vous pouvez entendre un extrait de son talent au début et à la fin de la vidéo (à noter que le son venait directement de sa guitare et de sa bouche, sans aucun amplificateur, modulateur de son ou autre patente électronique).

Dr Light

 

 

Random Acts of Violence – 3 février 2014

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Vous voici à “Random Acts of Violence”, cette chronique sur ondeschocs.com qui se veut un pot-pourri de sélections québécoises, canadiennes et internationales qu’on se fait offrir ou qu’on trouve pendant nos périodes plus lucides.  Au lieu de vous emmerder avec pleins de publications sur notre page facebook, nous allons aussi profiter de notre superbe site web pour faire ces chroniques quasi-quotidienne pour vous faire découvrir (ou re-découvrir) des bands qui nous font tripper.  Vous retrouverez, comme on vous a habitué par le passé, toutes sortes de styles underground qui brassent et méritent votre attention.  Comme toujours, la section commentaire au bas de cet article est à votre disposition pour faire découvrir des bands à votre tour.  Vous ne voulez rien rater?  Visitez une de nos plateformes: Ondes Chocs ChannelOndes Chocs ViewOndes Chocs RadioOndes Chocs – SoundcloudOndes Chocs – BandcampOndes Chocs – Twitter ou Ondes Chocs – Facebook. Enjoy! 

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***Sorties d’albums du 4 février 2014***

Abyssal – Novit Enim Dominus Qui Sunt Eius (Iron Bonehead)
Battle Beast – Battle Beast (Nuclear Blast)
Behemoth – The Satanist (Metal Blade)
Caliban – Ghost Empire (Century Media)
Corpsessed – Abysmal Thresholds (Dark Descent)
Down From The Wound – Violence and The Macabre (Comatose)
Duo de Twang – Four Foot Shack (ATO Records)
Exmortus – Slave To The Sword (Prosthetic)
For Today – Fight The Silence (Razor & Tie)
Grand Magus – Triumph and Power (Nuclear Blast)
Hawkwind – Space Hawks (Four Winds)
Heikki Hautala – Pyövelin Vaatteet (Ektro)
Jenx – Drift (M-Tronic)
Lie In Ruins – Toward Divine Death (Dark Decent)
Mayan – Antagonise (Nuclear Blast)
Mesetiah – Tesis EP (Inverse)
Metal Noam – Avram (Mountastic)
Omnizide – Death Metal Holocaust (Carnal)
Prostitute Disfigurement – From Crotch To Crown (Willowtip)
Scott H. Biram – Nothin’ But Blood (Bloodshot)
Shrapnel – The Virus Conspires (Candlelight)
Sunn O))) & Ulver – Terrestrials (Southern Lord)
Truckfighters – Universe (Fuzzorama)
Within Temptation – Hydra (Nuclear Blast)
Yautja – Songs Of Descent (Forcefield)

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****Voici la grosse annonce pour le band de Death métal progressif de Québec, The Outborn: ils vont faire la première partie du show de PROTEST THE HERO à Québec le 12 avril au Dagobert!****

Les boys vont annoncer cette semaine leur nouveau chanteur et vous ne serez pas déçu de sa performance vocale, croyez-moi.  D’ici là, le band a son premier EP de disponible en version CD, « Path of Lunacy », et des nouvelles tracks et de la nouvelle merch s’en vient vite.  Grosse année 2014 pour les boys et ci-dessous est la première track de ce EP:

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Je ne m’attendais à rien en allant découvrir le band Eternal Helcaraxe, mais j’adore l’agencement des orchestrations et l’aggression générale de la track « Flames in the Darkness », qui est une pièce présente sur le projet vinyle « Elemental Nightmares » un projet décrit ci-dessous et crisse que c’est intéressant.  Le band de Black métal épique de l’Irlande

‘Elemental Nightmares’ is a vinyl collection consisting of 13 7″ vinyl splits featuring 26 bands. In addition, when placed side by side, the artwork for each split combines into one large piece of art creating a unique and interesting concept. The collection is limited to 300 copies and is hand numbered.

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C’est loin d’être mauvais ce mélange de Thrash/Death/Black de Suffering Hour, un band de Saint-Paul au Minnesota anciennement appelé Compassion Dies.  J’aime bien le fait que les tracks ne sont pas prévisibles et pleines de riffs agressifs.  Bon, la production sucks, mais ça rend le tout quand même accrocheur.  Leur dernier album est « Forseeing Exemptions To A Dismal Beyond » et je vous le fait entendre ci-dessous les chanceux.

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Du Death métal technique ça vous intéresse?  Je me suis toujours intéressé à la manière de composer des musiciens de ce sous-genre métallique, ça doit pas être évident de trouver une balance entre la masturbation musicale et faire une « chanson » qui est cohérente et va vous rester dans la tête.  Alterbeast, de Sacramento, semble avoir trouvé une certaine semblance de façon de faire qui marche, car cette track est vraiment cool.  Le drummer est Gabe Seeber (The Kennedy Veil, Decrepit Birth, Abysmal Dawn, etc).

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La formation Barn Burner de Montréal n’existe plus, mais ce n’est pas une raison pour les oublier!  Leur Stoner est groovy dans vos oreilles et ils ont même été sur Metal Blade Records, ce n’est pas rien.  Ce qui suit a été sorti en décembre 2013… oui, oui, 2013, car ce sont les restants de ce qu’ils avaient déjà écrit et le tout est en format démo, pour les fans.

« These are the final songs we wrote and recorded in demo format. From Black to Blue is an unreleased song from Bangers 2. »

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Toujours divertissant d’écouter du Sex Machineguns, un band Heavy du Japon qui traite de sujets non-sérieux, mais leur musique reste toujours intéressante et jamais redondante.  Ils jouent vraiment avec les fondations de musique heavy, beaucoup de basse et une voix qui va vous marquer!  De leur album « Cameron » sorti en 2008, voici « Ahiru »!

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Du Death métal sombre de la Suède avec des influences Black/Thrash et même Grind!  Pete Flesh Deathtrip a sorti en 2013 un album sur Pulverised Records  et je vous ordonne d’au moins lui donner un spin!

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Pendant que la blonde s’arrange dans la salle de bain et juste avant mon départ pour Montréal afin d’animer la soirée Qc-Métal à l’Alizé en ce vendredi 31 janvier (vous allez peut-être lire ça une journée en retard, oh well!) je vous propose toutes les sélections que j’avais accumulé dans les derniers jours sur mes fameuses feuilles de références à la maison.  On a commencé ça avec Sex Machineguns et Pete Flesh Deathtrip, maintenant on s’en va vers un son plus Death/Doom progressif qui a été retrouvé sur le tout premier album de Cokegoat, un band de Chicago qui fait parler et qui ne pourra pas vous laisser indifférent à l’écoute de « Vessel ».

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On continu sur la voie du fucked up doom et on se fait plaisir avec Ufomammut, un band italien qui vous offre un petit côté Stoner à leur Doom.  Déjà rendu à leur 8e LP avec « Oro: Opus Alter » (2012), leur son psychédélique se prend avec une herbe médicinal for full effect. Autre que la musique, les membres sont aussi impliqués au niveau de l’art avec le collectif Malleus:

The members of Ufomammut are also a part of the critically acclaimed graphic design and fine art collective, Malleus. Malleus features all members of Ufomammut, who specialize in doing predominantly screen-printed gigposter art and art prints.

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Déjà qu’il fait chaud et humide en tabarnac en Arizona, j’ose même pas imaginer l’atmosphère dans un show de Godhunter, un band de cet endroit du monde qui fait dans le Sludge/Stoner et sortira le 15 février prochain son premier LP après trois splits et un EP.

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Sortons de notre lourdeur deux secondes pour se diriger dans un son plus avant-garde et directement du Brésil avec Scibex!  Pensez Opeth et Devin Townsend, mais avec leur touche latine.

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Pendant que je mettais à jour le calendrier des shows sur le site, j’ai remarqué un show pas encore inscrit et ça se passe le 19 février prochain au Deathouse de Montréal.  Un band de Powerviolence de Kitchener en Ontario, Two Crosses,  et un autre de Sick Hardcore, Dervish?! Yep!  Écoutons ce que leur musique nous réserve avec Two Crosses qui semble avoir une chanteuse dans ses rangs.

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Valfreya n’a peut-être pas remporté la première soirée du concours En Route Vers le Heavy MTL 2014 samedi aux Katacombes, mais ça ne les empêche pas de se booker des shows en masse et en voici la liste.  On se fait aussi plaisir avec leur dernier vidéo officiel qui nous montre des images de leur tournée canadienne 2013 avec la pièce ‘Confront Immensity’ tirée de « Path to Eternity ».  Attendez-vous à plusieurs nouvelles tracks en 2014 \m/

March 14 – Belleville, ON
March 15 – North Bay, ON
April 17 – Drummondville, QC
April 18 – Sept-Iles, QC
April 19 – TBA
April 20 – Quebec City
May 9-10-11 – Salon de la Passion Médiévale et Historique
May 16 – Ottawa, ON
May 17 – Windsor, ON
May 18 – Niagara Falls, ON
May 23 – Kingston, ON
May 24 – Guelph, ON
June 14 – Verchères, QC
July 13 – Lachute, QC

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En parlant du concours, le band gagnant est Karkaos, une maudite bonne formation de Montréal et 2014 s’annonce particulièrement mouvementé pour eux avec un nouvel album, « Empire »,  qui sera lancé le 7 mars prochain au Petit Campus, un nouveau vidéo qui vient de sortir (ci-dessous) et peut-être même une apparition au Heavy MTL 2014.

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Les deux autres bands qui étaient de la compétition samedi sont The Unconscious Mind, de Blackened Death métal symphonique qui ne vous laissera pas indifférent et on se tappe ci-dessous le vidéo officiel pour ‘The Mirror of My Punishment » enregistré en 2013 lors de leur lancement d’album.  Le quatrième band de la soirée, mais non le moindre, était Your Last Wish et leur dernier vidéo a été enregistré au Petit Campus et j’y fais une apparition à 2:00 avec du body surfing, fuck yeah!  Grosse année aussi pour le band en 2014, alors surveillez-les et likez les pages de bands.

 

Bing Bang Atomic

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L’autre soir, je suis descendu dans Hochelaga-Maisonneuve pour découvrir une belle petite place, le Atomic Café, situé sur la rue Ontario près de Joliette. Bon c’est sûr que plusieurs d’entre vous vont trouver que ça manque de couleurs sombres… mais faites-vous en pas, les « allergiques aux couleurs pastels », le déroulement de la soirée n’en a pas été affecté!! Il restera tout de même certains petits détails à peaufiner mais je leur souhaite la meilleure des chances car il présente une alternative essentielle dans Hochelaga-Maisonneuve pour agrandir le circuit prêt à accueillir les spectacles de la scène underground.

 

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Bref, j’avais donné rendez-vous à notre photographe, Karolane pour assister au spectacle de The Expectorated Sequence, Discord of a Forgotten Sketch et Striver qui s’y tenait vendredi 24 janvier. D’ailleurs voici le lien pour voir l’ensemble des photos de la soirée. Une soirée qui continuerait en découverte car l’affiche offrait un groupe que je ne connaissais que de nom, un autre de réputation et le 3ème, pas pantoute. Elle m’a aussi permis de connaître et d’échanger avec plein de nouveaux gens sympathiques dont je vous reparlerai de certains plus loin dans le texte et je me permet de débuter immédiatement par l’organisateur de la soirée, Guillaume Archambault qui accueillait les gens à l’entrée et que je remercie d’ailleurs pour les accès offerts gracieusement au Ondes Chocs Party Duo.

Donc, j’arrive à l’entrée devant le souriant jeune homme qui s’occupe de l’admission au spectacle et qui semble connaître tout le monde dans la place. Il n’a pas été long par la suite que j’ai su, premièrement, que ce jeune homme était Guillaume, organisateur de la soirée et plus tard qu’il était aussi le batteur de The Expectorated Sequence. Donc j’arrive devant lui et avant que j’ai le temps de me présenter, il me lance tout de go.

Euh, bonsoir Monsieur. Je voudrais vous prévenir que ce soir il y aura un spectacle et que ce ne sera pas tranquille.

Bon, ceux qui ne m’ont jamais vu doivent se demander WTF, c’est quoi ça le Monsieur? Les autres doivent avoir un sourire en coin car plusieurs d’entre eux ont eu cette réaction en me rencontrant une 1ère fois. Et moi-même, j’en ai eu un petit sourire, étant quand même passablement habitué à cette réaction d’incrédulité sympathique et avenante. Alors, je lui répond tout simplement

Je sais. Je suis ici pour ça.

Euh, wow! C’est donc bein cool ça! s’exclame t’il tout content d’avoir réussi à intéresser un bonhomme à son spectacle.

Je vous raconte tout ça avec encore mon petit sourire car je trouve ça un peu… comment dire ça sans froisser personne… mettons drôle et teintée d’une innocence toute naïve et en même temps, normal car peu de bonhomme fréquente encore aujourd’hui la scène même si elle existe depuis maintenant plus de 30 ans ce qui fait que les fans de la 1ère heure ont donc toutes ces années de plus qu’à l’époque et flirtent alors tout comme moi avec la cinquantaine. Toutefois, je dois le répéter, ils sont très peu à encore suivre la scène activement et je comprends donc cette surprise.

Je rajoute alors question de replacer un peu mieux le contexte que je suis Lex de Ondes Chocs et que j’aimerais bien jaser avec l’organisateur de la soirée. Les présentations étant maintenant faites, je m’enquiers de la présence de Karolane qui m’apparaît sur l’entrefait.

Je suis ici, Lex. J’étais là-bas dans la vitrine.

Autre ronde de présentation et la conversation reprend alors que Guillaume m’explique que le Atomic Café était jumelé auparavant à un club vidéo, pour lequel il travaillait lui-même et qui occupait l’espace arrière du local où se tiennent maintenant les spectacles. La fermeture du club vidéo lui avait donné l’idée de récupérer l’espace vacant et son idée a plus suffisamment au propriétaire du café pour être mise de l’avant. Nice!!!

On a dû par contre abréger la conversation car je dois avouer que quand ça s’est mis à rentrer, il y a eu de l’achalandage et toute l’attention de Guillaume a dû y être mise à contribution car comme je le disais plus haut, il connaissait la majorité des arrivants et naturellement presque tout un chacun y allait de salutations appuyées.

 

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Je ne connais pas nécessairement beaucoup cette scène (vous devez vous en douter suite à la lecture du 2ème paragraphe ci-haut) mais tout de même assez pour avoir reconnu plusieurs visages familiers de la scène sludge/stoner/grind/noise/post et autres déclinaisons s’y rattachant. La foule ne faisait qu’arriver et déjà s’installait une atmosphère de camaraderie chaleureuse. Ça augurait bien pour la suite.

Karolane et moi sommes donc retournés nous asseoir près de la vitrine et une belle petite jasette s’est installée en attendant le début du spectacle qui s’est enclenché aux environs de 22h00. Karolane en a profité pour me montrer le résultat de son shooting de la journée avec le groupe Silent Clash. Et oui, Karolane fait ça. S’il y a des groupes intéressés à se monter un portfolio… regardez comment elle réussit à bien me faire paraître malgré la difficulté intrinsèque au sujet.

 

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Lorsque nous avons vu les 1ers signes d’action sur la scène, Karolane a immédiatement quitté pour aller s’installer à son poste près de celle-ci. J’aurais dû sagement la suivre car dans la minute qui a suivi, il est comme devenu impossible d’atteindre le devant de la scène et c’est parmi une foule dense que j’ai assisté à la performance de Striver dont je réussissais à voir en partie la prestation. En partie à cause de la foule mais surtout parce que Catherine, leur chanteuse, est haute comme 3 pommes et qu’elle livre sa performance au sol devant le stage parmi la 1ère rangée de la foule. C’était donc elle qui est « cette partie » que je n’ai pu voir mais oh que j’ai pu l’entendre. Je m’en remets donc à Karolane pour vous mentionner que Catherine n’a pas seulement une voix intense et solide – chose que je ne pouvais pas manquer- elle est également intense dans sa façon de s’exécuter. Une boule d’énergie passant de la transe hypnotique à la charge agressive explosive, tout ça au rythme des variations des pièces qui naviguent entre un doom/sludge lent et pesant, et un grind/noise rapide et furieux parfois dans la même pièce ce qui a fait qu’on a pu apprécier des pièces aux belles variations et évolutions. Sébastien, bassiste et aussi vocal d’accompagnement, nous a avertis après une quinzaine de minutes que c’en était fini avec les longues pièces et ils ont poursuivi pour un autre 15 minutes où les pièces ont effectivement été plus courtes et plus directes conservant et même augmentant la dite agression sonore vécue. Une performance qui lançait les hostilités avec passion.

 

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Donc si vous avez fait le calcul, après une demi-heure il était temps pour le groupe de tirer sa révérence et tous était bien content de savoir que ce n’était qu’un « au revoir », Striver promettant de nous revenir bientôt.

Pendant l’entracte, j’en ai profité pour fraterniser un peu avec ceux que je connaissais dont Mathieu « Are you still there » Bérubé et quelques inconnus car l’atmosphère se prêtait tellement bien aux échanges qu’il n’était pas nécessaire de se connaître à prime abord. C’est donc dans cette continuité que j’ai rencontré Louis Desparois qui s’est présenté à moi comme le mécène du son de la soirée ayant fourni le matériel audio que le soundman Éric Deschênes manipulait. Il m’a alors fait part de son implication à titre bénévole et de la nécessité de cette implication car naturellement, il y a peu de chances de salut si personne ne s’implique de façon désintéressée monétairement surtout dans un contexte de réappropriation des lieux de rencontre d’un quartier par les résidents dudit quartier face à la menace constante que constitue la gentrification; gentrification qui transforme le paysage pour finalement exclure les anciens résidents qui ultimement quitteront chassés par les nouveaux arrivants qui ont modifié la dynamique du quartier. L’exemple du Plateau Mont-Royal est le cas classique le plus connu à Montréal et je l’ai vécu en 1ère ligne puisque j’y suis venu au monde et y suis demeuré jusqu’à ce qu’un parvenu aux visées embourgeoisantes achète la maison qu’on habitait depuis 20 ans et nous force à quitter par une hausse de loyer exorbitante mais permise à cette époque. Enfin, je vous dis ça pour que vous compreniez bien que le discours sur la nécessité de s’approprier son quartier dans un esprit communautaire afin d’éviter de s’en faire chasser trouvait écho dans mon passé.

 

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C’est pendant cette conversation qui a aussi dérivé vers plein d’autres sujets intéressants que The Discord of a Forgotten Sketch ont entamé leur tour sur scène. Quoi de plus approprié à l’esprit de notre conversation car pour ceux qui ne sont pas fluides dans l’autre langue, la traduction pourrait être « la mésentente à propos d’une vision/idée/esquisse oubliée ». Il me semble que ça résume bien l’essence de notre conversation qui tournait autour de la dilution de l’engagement communautaire pourtant essentiel dans la cohésion de notre société comme si aujourd’hui, les gens ne réalisaient plus que l’humain est – et doit absolument être – un animal social et communautaire pour assurer sa survie.

Enfin, toute cette philosophie a fait en sorte que pour une seconde fois, c’est de l’arrière de la foule que j’ai assisté à la prestation du 2ème groupe. The Discord of a Forgotten Sketch, je le répète, me titillait la fibre curieuse à cause de l’aura mythique que je leur avait construit, ne les ayant jamais vu mais ayant souvent entendu parlé d’eux au cours des 10 ans et plus de leur existence. Peu importe ma place dans la salle, et même assis dans la vitrine à la fin de ma conversation avec Louis pendant que The Discord of a Forgotten Sketch se lançait sur scène, j’ai été embarqué dans leur post-hardcore aux accents screamo. Avec les 2 vocalistes/artistes des cordes placés face à face et donnant l’impression de créer une grosse bulle vocale autour d’eux, le trio a donné lui aussi une demi-heure intense où les crescendos et diminuendos constituant leur musique ont facilement trouvé preneur dans la foule déjà conquise d’avance et qui s’abreuvait de cette énergie. Ils ont un nouveau EP sur leur bandcamp depuis l’automne 2013 alors faites juste cliquer le lien jaune pour vous faire et leur faire plaisir. La fin de leur prestation m’a comme pris par surprise coupant court à ma transe mais leur demi-heure était écoulée et je n’ai plus maintenant qu’à attendre la prochaine occasion que j’aurai de les revoir.

 

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Encore une fois, l’entracte m’aura permis de jaser un peu à gauche et à droite et c’est une dizaine de minutes avant minuit que The Expectorated Sequence ont lancé leurs 1ères notes. Le trio nous a joué son grind/noise/screamo avec toute la précision et l’intensité nécessaire et même plus au point que leur chanteur a fini par trouver qu’il faisait chaud avec sa tuque après quelques tounes. J’imagine que le sang doit circuler pas mal quand tu t’époumonnes comme ça et à le regarder, la face tout rouge pendant qu’il s’exécutait, ce n’était pas l’irrigation qui manquait. Ils nous ont servi leurs courtes pièces, principalement des explosions d’énergie de quelques dizaines de secondes, telle une agression contrôlée et j’ai encore une fois bien trippé.

 

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Ils nous mentionnent sur leur facebook de ne pas manquer le lancement officiel de l’album qui s’en vient: First Juice [Power] of the Shit qui devrait sortir pour le début avril. Restez à l’affût car ce sera peut-être alors votre tour de les découvrir et si vous êtes déjà fans, de revenir tripper avec eux car ils offrent une performance qui vaut amplement le déplacement. Pour vous persuader, vous les sceptiques, voici une vidéo tournée lors de la soirée, une réalisation de l’Oeil du Tigre, une étiquette de disques DIY basée à Montréal, qui se spécialise en musique punk et hardcore et dont le leimotiv est et je cite:

Nous valorisons le plaisir, l’amitié, la coopération et l’être humain plus que tout autre aspect de la vie, même le profit!

J’en profite pour ajouter… Way to go guys, I LOVE it!

Je vous donne quelques infos supplémentaires au sujet de l’Oeil du Tigre dont leurs prochaines parutions,

Hashed Out – S/T 12″
Corridor – Un magicien en toi 12″
The Expectorated Sequence – First Juice [Power] of the Shit 7″

Et leurs prochains spectacles où vous aurez vous aussi la chance de venir vous tremper dans cette atmosphère de convivialité.

19 fév : Two Crosses + Dervish + La Riposte au Death House (Montréal)
20 fév : Black Love + Gulfer + New Wings + Mands @ Turbo Haus (Montreal)

Le spectacle s’est terminée vers 00h30 mais la soirée naturellement s’est poursuivie dans cette atmosphère de franche camaraderie que j’ai malheureusement dû quitter pour attraper le dernier métro que j’ai par contre manqué mais je m’en foutais pas mal finalement car la marche c’est aussi la santé qu’ils disent.

Je vous ai promis une vidéo, la voici ci-bas.

Cheers!

Lex

 

 

Duel de Photos – Harry’s Code/Feels Like Home/Above the Grey/Goodbye Sparta – Chicoutimi – 31/01/2014

Voici le tout premier duel de photos entre deux photographes de Ondes Chocs lors du show de Harry’s Code/Feels Like Home/Above the Grey/Goodbye Sparta au Bar Le Sous-Bois de Chicoutimi le 31 janvier 2014.  Merci à Stéphane Demers et Dave Maltais pour leur travail et extrême rapidité!  Alors, quelles photos aimez-vous mieux?

 

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PREMIER CONCURRENT: STÉPHANE DEMERS

 

Harry’s Code

Feels Like Home

Above the Grey

Goodbye Sparta

 

DEUXIÈME CONCURRENT: DAVE MALTAIS

Harry’s Code

Feels Like Home

Above the Grey

Goodbye Sparta