Échos d'Outre-Monde

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Vol. 2 – No.10 : Halte pour une bière belge!

 

Eh Oui, nous en sommes déjà à la vingtième des Échos d’Outre-Monde en presque autant de semaines! Comme la belle saison est sur le point de commencer, je vais donc conclure cette semaine avec une dernière destination pour ce volume numéro 2. Ensuite, les Échos d’Outre-Monde entreront, dès la première semaine de juin, en mode « summer edition » pour le volume 3 et ce jusqu’à la rentrée à la fin août. Alors que ma chronique hebdomadaire reprendra sa forme initiale et que nous continuerons notre périple de nations en nations dans le volume 4.

Je me donne donc, une semaine de répit pour établir les bases de cette édition estivale qui sera non seulement beaucoup plus légère au niveau textuel, mais aussi plus désordonnée car je vais définitivement mettre de côté les thématiques et en profiter pour présenter des groupes qui sont généralement plus difficiles de regrouper ensemble. Il se peut également que la fréquence de mes chroniques s’espace quelque peu durant les mois d’été, histoire de profiter de cette courte période de chaleur pour promener mon chien ou simplement relaxer avec une p’tite Hoegaarden à la main. J’adore la bière belge!

Ce qui m’amène à notre destination vedette de cette semaine, la Belgique. Bien que celle-ci soit beaucoup plus prisée pour sa bière de renommée mondiale ou pour ses nombreux bédéistes célèbres, le pays de 11 millions d’habitants, qui est notamment l’hôte du festival Graspop se déroulant le weekend suivant le Hellfest en France, n’est pas en reste du côté de sa production locale de musique métal, car même si la quantité de ses groupes est moindre que plusieurs de ses voisins, la qualité de ceux-ci n’en est nullement affectée.

Vous connaissiez sans doute; Enthroned, Aborted ou Ancient Rites, maintenant vous pourrez ajouter les quatre suivants à cette liste.

 

Saille 

 

Décidément, peu importe ma destination, il semble toujours il y avoir un groupe de black symphonique sur mon chemin. Et un autre de qualité supérieure, car même si Saille ne révolutionne certes pas le genre, il possède malgré tout certaines qualités non négligeables qui lui permettent de tirer son épingle du jeu de la même manière que les: Winterburst, Advent Sorrow, Devilish Impressions et Atra Mustum, qui hantent les éditions antérieures des Échos d’Outre-Monde. Le groupe, formé en 2008 à Ghent, a présentement 2 albums disponibles, Irreversible Decay en 2011 et Ritu en 2013. Le clip ci-dessous est extrait du premier album.

Sanity’s Rage

 

Si vous êtes amateur de thrash tout comme moi, vous avez surement suivi le Thrash Metal Madness, ce concours de vote en ligne sur le site Global Thrash Assault auquel Reanimator de L’assomption près de Montréal participait. Quoique le groupe ait bien fait, celui-ci n’a malheureusement pas remporté les honneurs de cette compétition assez relevée. La première place fût décernée à Sanity’s Rage, et croyez-moi se fût largement mérité, car ce groupe Belge de thrash est de la bombe! You are what you swallow, leur premier album sorti l’an dernier est définitivement un album à écouter!  Pour les fans d’Hatchet, Havok et Dust Bolt!

Pestifer

 

Une chose qui est plaisante quand je fais de la recherche sur un pays en particulier ce n’est pas seulement de découvrir de nouveaux groupes comme d’en redécouvrir certains qu’on avait quelque peu oubliés. C’est le cas de Pestifer, ce quintet de Death Métal relativement intéressant qui a eu le malheur de crouler sous une pile de nouveautés que j’arrive à peine à classer.  C’est donc avec bonheur que j’ai réécouté leur seul et unique album Age of Disgrace sorti en 2010. Déjà 3 ans et pas de nouveauté depuis? Ce n’est donc pas étonnant que ce groupe soit disparu de mon radar, pourtant Pestifer présente tous les qualités d’un bon death technique avec une touche old school. Pour les fans de Pestilence, Death, Suffocation, Gorguts

Evil Shepherd

 

La semaine dernière je parlais avec de quelle manière la pochette d’un album peut influencer notre perception d’un groupe avant même d’avoir entendu une note de leur musique. Cette démarche artistique visuelle inclut également le logo du groupe. C’est en explorant le catalogue impressionnant de Christophe Szpajdel que je suis tombé sur le nouveau logo d’Evil Shepherd, celui-ci comme quelques autres ont d’ailleurs piqués ma curiosité au point de faire quelques recherches sur ces groupes. Et voici ce que j’ai trouvé pour Evil Shepherd, ce quintet de Blackened Retro Thrash né en 2008 à Aalst, compte actuellement 2 albums à son actif. Alors que le dernier en liste, qui s’intitule Evil Through Darkness and Darkness Through Death, conviendra à tous les adeptes de thrash sombre à la Ketzer ou Aura Noir.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

Échos d’Outre-Monde

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Vol. 2 – No.10 : Halte pour une bière belge!

 

Eh Oui, nous en sommes déjà à la vingtième des Échos d’Outre-Monde en presque autant de semaines! Comme la belle saison est sur le point de commencer, je vais donc conclure cette semaine avec une dernière destination pour ce volume numéro 2. Ensuite, les Échos d’Outre-Monde entreront, dès la première semaine de juin, en mode « summer edition » pour le volume 3 et ce jusqu’à la rentrée à la fin août. Alors que ma chronique hebdomadaire reprendra sa forme initiale et que nous continuerons notre périple de nations en nations dans le volume 4.

Je me donne donc, une semaine de répit pour établir les bases de cette édition estivale qui sera non seulement beaucoup plus légère au niveau textuel, mais aussi plus désordonnée car je vais définitivement mettre de côté les thématiques et en profiter pour présenter des groupes qui sont généralement plus difficiles de regrouper ensemble. Il se peut également que la fréquence de mes chroniques s’espace quelque peu durant les mois d’été, histoire de profiter de cette courte période de chaleur pour promener mon chien ou simplement relaxer avec une p’tite Hoegaarden à la main. J’adore la bière belge!

Ce qui m’amène à notre destination vedette de cette semaine, la Belgique. Bien que celle-ci soit beaucoup plus prisée pour sa bière de renommée mondiale ou pour ses nombreux bédéistes célèbres, le pays de 11 millions d’habitants, qui est notamment l’hôte du festival Graspop se déroulant le weekend suivant le Hellfest en France, n’est pas en reste du côté de sa production locale de musique métal, car même si la quantité de ses groupes est moindre que plusieurs de ses voisins, la qualité de ceux-ci n’en est nullement affectée.

Vous connaissiez sans doute; Enthroned, Aborted ou Ancient Rites, maintenant vous pourrez ajouter les quatre suivants à cette liste.

 

Saille 

 

Décidément, peu importe ma destination, il semble toujours il y avoir un groupe de black symphonique sur mon chemin. Et un autre de qualité supérieure, car même si Saille ne révolutionne certes pas le genre, il possède malgré tout certaines qualités non négligeables qui lui permettent de tirer son épingle du jeu de la même manière que les: Winterburst, Advent Sorrow, Devilish Impressions et Atra Mustum, qui hantent les éditions antérieures des Échos d’Outre-Monde. Le groupe, formé en 2008 à Ghent, a présentement 2 albums disponibles, Irreversible Decay en 2011 et Ritu en 2013. Le clip ci-dessous est extrait du premier album.

Sanity’s Rage

 

Si vous êtes amateur de thrash tout comme moi, vous avez surement suivi le Thrash Metal Madness, ce concours de vote en ligne sur le site Global Thrash Assault auquel Reanimator de L’assomption près de Montréal participait. Quoique le groupe ait bien fait, celui-ci n’a malheureusement pas remporté les honneurs de cette compétition assez relevée. La première place fût décernée à Sanity’s Rage, et croyez-moi se fût largement mérité, car ce groupe Belge de thrash est de la bombe! You are what you swallow, leur premier album sorti l’an dernier est définitivement un album à écouter!  Pour les fans d’Hatchet, Havok et Dust Bolt!

Pestifer

 

Une chose qui est plaisante quand je fais de la recherche sur un pays en particulier ce n’est pas seulement de découvrir de nouveaux groupes comme d’en redécouvrir certains qu’on avait quelque peu oubliés. C’est le cas de Pestifer, ce quintet de Death Métal relativement intéressant qui a eu le malheur de crouler sous une pile de nouveautés que j’arrive à peine à classer.  C’est donc avec bonheur que j’ai réécouté leur seul et unique album Age of Disgrace sorti en 2010. Déjà 3 ans et pas de nouveauté depuis? Ce n’est donc pas étonnant que ce groupe soit disparu de mon radar, pourtant Pestifer présente tous les qualités d’un bon death technique avec une touche old school. Pour les fans de Pestilence, Death, Suffocation, Gorguts

Evil Shepherd

 

La semaine dernière je parlais avec de quelle manière la pochette d’un album peut influencer notre perception d’un groupe avant même d’avoir entendu une note de leur musique. Cette démarche artistique visuelle inclut également le logo du groupe. C’est en explorant le catalogue impressionnant de Christophe Szpajdel que je suis tombé sur le nouveau logo d’Evil Shepherd, celui-ci comme quelques autres ont d’ailleurs piqués ma curiosité au point de faire quelques recherches sur ces groupes. Et voici ce que j’ai trouvé pour Evil Shepherd, ce quintet de Blackened Retro Thrash né en 2008 à Aalst, compte actuellement 2 albums à son actif. Alors que le dernier en liste, qui s’intitule Evil Through Darkness and Darkness Through Death, conviendra à tous les adeptes de thrash sombre à la Ketzer ou Aura Noir.

Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

Mumu's Birthday Thrash/Crash/Bash

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Vendredi passé, c’était le party/concert de fête de Mumu à l’Hémisphère Gauche. Pour l’occasion, la soirée avait été organisée par Have Fun Production que je remercie beaucoup pour l’entrée. Pour ceux qui se disent, « who da f**k is Mumu? Ce n’est pas si grave que ça si vous ne la connaissez pas parce que de toute façon, il n’y aurait peut-être pas eu assez de place pour vous accueillir car la place s’est paqueté de monde solide. Ses amis s’étaient donc donnés le mot pour ne pas manquer ce qui, vous le lirez plus loin, a été un maudit beau party. Le line up de la soirée nous le promettait d’ailleurs avec la présence de WHISKEY TAX, FATAL FLAW (qui ont remplacé KONKREAT), ALCOHOLATOR et BOMBNATION qui allaient tous suivre sur scène Mumu elle-même, qui ouvrait la soirée avec son propre groupe TWO-FACED FUCKERS.

Je me suis donc pointé à l’Hémisphère Gauche vers 21h30. Le soundcheck venait à peine de se terminer quand je suis arrivé et la foule déjà nombreuse remplissait le trottoir devant le bar. Je suis donc resté dehors à jaser avec les nombreux visages connus (pour les noms, oubliez ça … d’une fois à l’autre, ça s’améliore pas vraiment la mémoire) jusqu’à ce que la soif me pogne et qu’il soit temps d’aller saluer la barmaid. C’est avec plaisir que j’ai constaté qu’il y avait aussi beaucoup de monde à l’intérieur. Ça s’annonçait bien, très bien même. Surtout que tout ce beau monde avait le sourire et semblait toute une grande gang de chums à les voir passer d’un groupe à l’autre pour se saluer et jaser. Une belle vibe, je vous le dit.

C’est donc dans une atmosphère plus que propice que TWO-FACED FUCKERS sont montés sur scène pour nous lancer cette soirée déjà bien amorcée. Avec leur crust punk simple mais entraînant au possible, ils ont eu tôt fait de rameuter une partie de la foule dans la fosse (pour ceux qui ne le savent pas, à l’Hémisphère Gauche, il faut descendre d’environ 1 mètre – 4 marches – pour aller dans la fosse frontstage). Il y avait quand même plein de place pour leur chanteur qui a passé le set à bondir de la scène à la fosse pour venir nous livrer ses textes « right in our face ». Ça cadre très bien avec le message et l’énergie dégagés par la musique du groupe. Les assauts de leur musique sont propulsés par un D-beat caractéristique à ce style pendant que la guitare et la basse nous envoient leurs accords punk rock métallisé. Ça n’a pas la prétention d’être compliquée mais ça a l’avantage d’être catchy  pour un gars comme moi qui a grandi avec la musique de Discharge, GBH, Conflict … et leurs pièces contenaient les éléments nécessaires pour starter le mosh. Et danse la compagnie …

WHISKEY TAX suivaient sur scène pour nous envoyer leur thrash crossover et là, la job déjà bien débutée par TWO-FACED FUCKERS s’est poursuivie au son des riffs de guitares que s’échangent leurs 2 guitaristes sur une rythmique efficace du combo basse/drum. Je veux ici donner une mention spéciale à Sam pour son travail de destruction derrière le drum. Les guitaristes s’échangent aussi les paroles des tounes avec juste assez d’attitude « I don’t give a f***in f**k » même si on voit bien qu’ils trippent avec le monde dans la salle. Le summum a été atteint lorsque Ricky a déballé un dragon chinois (tsé les trucs de 20 pieds de long qu’on voit dans les fêtes chinoises) et la envoyé dans la foule. Instantanément, plusieurs se sont précipités pour s’engouffrer dessous et l’emporter dans un « circle pit » furieux auquel le reste du pit s’est joint. C’était dément de voir tout ce monde, dont plusieurs ne voyaient rien sous le dragon, thrashant à qui mieux mieux mais le plus « way out » était de regarder le tout d’au-dessus de la fosse. Placé à cet endroit, on voyait un grand dragon orangé enroulé en spirale qui tournait furieusement, comme cherchant à se mordre la queue, créant un vortex dans lequel apparaissaient mains, pieds et autres parties indifférenciée des mosheux qu’il avait englouti sur son chemin. Pour une idée de débile, chapeau à WHISKEY TAX!

Avec l’atmosphère survoltée qui venait d’être créee par le passage du dragon, FATAL FLAW n’avait qu’à présenter la même énergie qui les caractérise à chaque présence sur scène pour satisfaire cette foule qui trippait au max. Pensez-vous qu’on a été déçu? Pantoute! Comme à chaque fois que je les vois, leur présence est imposante et solide. Pendant que les cordes nous assomment de riffs, le groupe est fronté par une chanteuse qui semble pas mal « pissed of ». Ah oui, on a encore eu un drum qui a mangé une volée pendant ce set. Je me laisse donc embarquer à chaque fois dans leur crossover violent auquel s’ajoutent les « growls » et « screams » impressionnants de leur chanteuse. De la trempe de la chanteuse de Fuck the Facts (pour vous donnez un exemple plus connu), ce qui est un beau compliment.

ALCOHOLATOR sont ensuite montés sur scène pour nous envoyer leur speed/thrash metal. Le seul band résolument métal de la soirée, ne fait pas dans les compromis lui non plus. C’est un raz de marée de « shred » sur un 4/4 à fond la caisse encore une fois. Je ne peux m’empêcher de penser au groupe Destruction à chaque fois que je les entend. Ils nous ont enchaîné leur pièce avec conviction malgré la présence d’un bassiste de location – d’occasion – euh hey salut Gord! Sérieusement, c’est avec plaisir que j’ai revu Gord, le bassiste et chanteur de Warcall que j’ai interviewé au début du mois. La dernière fois que j’avais vu ALCOHOLATOR aux Katacombes en 1ère partie de PILEDRIVER, ils n’avaient pas de bassiste (une longue histoire pleine de rebondissements futurs dont nous parlerons éventuellement avec Matt Butcher lorsque ce sera le temps). Donc, pour ce show, ils avaient invité Gord pour remplir le poste et en plus de faire une maudite bonne job, il a eu l’air de ben tripper. Tant mieux et je le comprend d’avoir trippé au max. J’ai rarement vu un thrash d’une telle envergure considérant l’endroit. Voici le commentaire de David, un de nos collaborateurs,

Bon show old school hier soir à L’hémisphère Gauche. Un mélange de thrash crossover hardcore punk. Pas mon genre de show habituel mais y’avait des criss de pit que j’ai rarement vu dans mes shows habituels de death et black. Les thrasheux plus les punks sont plus allumés, on dirait. Surtout durant Alcoholator j’ai rarement vu des thrash aussi violents pis en plus que le pit est ptit, tout le monde se pile dessus, tu manges quasiment une volée si tu fais pas attention. Ctait cool de te voir Matt, votre band a crissment détruit la place as promise.

Après la tornade déchaînée par ALCOHOLATOR, BOMBNATION avait l’ingrate tâche de clôturer cette soirée. Je dis ingrate parce qu’en plus d’être de Québec et d’avoir le moins de fans sur place, ils ont joué à l’heure de fermeture du métro ce qui a encouragé l’exode d’une bonne partie de la foule. Qu’à cela ne tienne, ceux qui pouvaient rentrer autrement et naturellement les die-hards sont restés pour finir de se thrasher la face. Bien que l’heure était tardive, BOMBNATION avait encore toute l’énergie nécessaire et nous avons donc pu profiter de leur mouture crossover thrash sur D-Beat qui incorpore des passes de grindcore. Les gars de BOMBNATION jouent dans d’autres groupes au style parfois très différent ce qui paraît dans certaines passes qui agrémentent leurs compositions, sortant des chemins battus habituels du style. Pour ma part, j’avais bien hâte de les voir pour une 1ère fois sur scène car j’appréciais bien ce que j’avais entendu de leur musique. Je n’ai pas été déçu. Bon, j’ai été un peu surpris par l’accoutrement de leur chanteur qui parodie l’attitude pop-glam comme le faisait certains groupes punks des années 1980, mais cé ben juste parce que ce style est moins fréquent aujourd’hui. Allez voir la page fb du défunt groupe, Adrenalin O.D., vous allez voir que le look nerd n’empêchait pas de faire de la maudite bonne musique. Donc, un peu de théâtre sur scène par leur chanteur pendant que les musiciens nous rentrent encore une fois des riffs « destroy » appuyés naturellement par un bombardement de l’enfer, généré à la batterie.

Une fois le carnage rendu à son terme, beaucoup d’énergie, de sueurs et de bières avaient été déversées dans la fosse et il était plus que temps de rentrer à la maison pour dormir. Enfin, pas pour tous car selon les dires, il restait un fêtard endormi sur le trottoir à proximité du bar quand les activités du samedi ont débuté. Dernier indice que cette soirée a été toute une virée. Bonne fête encore Mumu.

Cheers!!

Mumu’s Birthday Thrash/Crash/Bash

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Vendredi passé, c’était le party/concert de fête de Mumu à l’Hémisphère Gauche. Pour l’occasion, la soirée avait été organisée par Have Fun Production que je remercie beaucoup pour l’entrée. Pour ceux qui se disent, « who da f**k is Mumu? Ce n’est pas si grave que ça si vous ne la connaissez pas parce que de toute façon, il n’y aurait peut-être pas eu assez de place pour vous accueillir car la place s’est paqueté de monde solide. Ses amis s’étaient donc donnés le mot pour ne pas manquer ce qui, vous le lirez plus loin, a été un maudit beau party. Le line up de la soirée nous le promettait d’ailleurs avec la présence de WHISKEY TAX, FATAL FLAW (qui ont remplacé KONKREAT), ALCOHOLATOR et BOMBNATION qui allaient tous suivre sur scène Mumu elle-même, qui ouvrait la soirée avec son propre groupe TWO-FACED FUCKERS.

Je me suis donc pointé à l’Hémisphère Gauche vers 21h30. Le soundcheck venait à peine de se terminer quand je suis arrivé et la foule déjà nombreuse remplissait le trottoir devant le bar. Je suis donc resté dehors à jaser avec les nombreux visages connus (pour les noms, oubliez ça … d’une fois à l’autre, ça s’améliore pas vraiment la mémoire) jusqu’à ce que la soif me pogne et qu’il soit temps d’aller saluer la barmaid. C’est avec plaisir que j’ai constaté qu’il y avait aussi beaucoup de monde à l’intérieur. Ça s’annonçait bien, très bien même. Surtout que tout ce beau monde avait le sourire et semblait toute une grande gang de chums à les voir passer d’un groupe à l’autre pour se saluer et jaser. Une belle vibe, je vous le dit.

C’est donc dans une atmosphère plus que propice que TWO-FACED FUCKERS sont montés sur scène pour nous lancer cette soirée déjà bien amorcée. Avec leur crust punk simple mais entraînant au possible, ils ont eu tôt fait de rameuter une partie de la foule dans la fosse (pour ceux qui ne le savent pas, à l’Hémisphère Gauche, il faut descendre d’environ 1 mètre – 4 marches – pour aller dans la fosse frontstage). Il y avait quand même plein de place pour leur chanteur qui a passé le set à bondir de la scène à la fosse pour venir nous livrer ses textes « right in our face ». Ça cadre très bien avec le message et l’énergie dégagés par la musique du groupe. Les assauts de leur musique sont propulsés par un D-beat caractéristique à ce style pendant que la guitare et la basse nous envoient leurs accords punk rock métallisé. Ça n’a pas la prétention d’être compliquée mais ça a l’avantage d’être catchy  pour un gars comme moi qui a grandi avec la musique de Discharge, GBH, Conflict … et leurs pièces contenaient les éléments nécessaires pour starter le mosh. Et danse la compagnie …

WHISKEY TAX suivaient sur scène pour nous envoyer leur thrash crossover et là, la job déjà bien débutée par TWO-FACED FUCKERS s’est poursuivie au son des riffs de guitares que s’échangent leurs 2 guitaristes sur une rythmique efficace du combo basse/drum. Je veux ici donner une mention spéciale à Sam pour son travail de destruction derrière le drum. Les guitaristes s’échangent aussi les paroles des tounes avec juste assez d’attitude « I don’t give a f***in f**k » même si on voit bien qu’ils trippent avec le monde dans la salle. Le summum a été atteint lorsque Ricky a déballé un dragon chinois (tsé les trucs de 20 pieds de long qu’on voit dans les fêtes chinoises) et la envoyé dans la foule. Instantanément, plusieurs se sont précipités pour s’engouffrer dessous et l’emporter dans un « circle pit » furieux auquel le reste du pit s’est joint. C’était dément de voir tout ce monde, dont plusieurs ne voyaient rien sous le dragon, thrashant à qui mieux mieux mais le plus « way out » était de regarder le tout d’au-dessus de la fosse. Placé à cet endroit, on voyait un grand dragon orangé enroulé en spirale qui tournait furieusement, comme cherchant à se mordre la queue, créant un vortex dans lequel apparaissaient mains, pieds et autres parties indifférenciée des mosheux qu’il avait englouti sur son chemin. Pour une idée de débile, chapeau à WHISKEY TAX!

Avec l’atmosphère survoltée qui venait d’être créee par le passage du dragon, FATAL FLAW n’avait qu’à présenter la même énergie qui les caractérise à chaque présence sur scène pour satisfaire cette foule qui trippait au max. Pensez-vous qu’on a été déçu? Pantoute! Comme à chaque fois que je les vois, leur présence est imposante et solide. Pendant que les cordes nous assomment de riffs, le groupe est fronté par une chanteuse qui semble pas mal « pissed of ». Ah oui, on a encore eu un drum qui a mangé une volée pendant ce set. Je me laisse donc embarquer à chaque fois dans leur crossover violent auquel s’ajoutent les « growls » et « screams » impressionnants de leur chanteuse. De la trempe de la chanteuse de Fuck the Facts (pour vous donnez un exemple plus connu), ce qui est un beau compliment.

ALCOHOLATOR sont ensuite montés sur scène pour nous envoyer leur speed/thrash metal. Le seul band résolument métal de la soirée, ne fait pas dans les compromis lui non plus. C’est un raz de marée de « shred » sur un 4/4 à fond la caisse encore une fois. Je ne peux m’empêcher de penser au groupe Destruction à chaque fois que je les entend. Ils nous ont enchaîné leur pièce avec conviction malgré la présence d’un bassiste de location – d’occasion – euh hey salut Gord! Sérieusement, c’est avec plaisir que j’ai revu Gord, le bassiste et chanteur de Warcall que j’ai interviewé au début du mois. La dernière fois que j’avais vu ALCOHOLATOR aux Katacombes en 1ère partie de PILEDRIVER, ils n’avaient pas de bassiste (une longue histoire pleine de rebondissements futurs dont nous parlerons éventuellement avec Matt Butcher lorsque ce sera le temps). Donc, pour ce show, ils avaient invité Gord pour remplir le poste et en plus de faire une maudite bonne job, il a eu l’air de ben tripper. Tant mieux et je le comprend d’avoir trippé au max. J’ai rarement vu un thrash d’une telle envergure considérant l’endroit. Voici le commentaire de David, un de nos collaborateurs,

Bon show old school hier soir à L’hémisphère Gauche. Un mélange de thrash crossover hardcore punk. Pas mon genre de show habituel mais y’avait des criss de pit que j’ai rarement vu dans mes shows habituels de death et black. Les thrasheux plus les punks sont plus allumés, on dirait. Surtout durant Alcoholator j’ai rarement vu des thrash aussi violents pis en plus que le pit est ptit, tout le monde se pile dessus, tu manges quasiment une volée si tu fais pas attention. Ctait cool de te voir Matt, votre band a crissment détruit la place as promise.

Après la tornade déchaînée par ALCOHOLATOR, BOMBNATION avait l’ingrate tâche de clôturer cette soirée. Je dis ingrate parce qu’en plus d’être de Québec et d’avoir le moins de fans sur place, ils ont joué à l’heure de fermeture du métro ce qui a encouragé l’exode d’une bonne partie de la foule. Qu’à cela ne tienne, ceux qui pouvaient rentrer autrement et naturellement les die-hards sont restés pour finir de se thrasher la face. Bien que l’heure était tardive, BOMBNATION avait encore toute l’énergie nécessaire et nous avons donc pu profiter de leur mouture crossover thrash sur D-Beat qui incorpore des passes de grindcore. Les gars de BOMBNATION jouent dans d’autres groupes au style parfois très différent ce qui paraît dans certaines passes qui agrémentent leurs compositions, sortant des chemins battus habituels du style. Pour ma part, j’avais bien hâte de les voir pour une 1ère fois sur scène car j’appréciais bien ce que j’avais entendu de leur musique. Je n’ai pas été déçu. Bon, j’ai été un peu surpris par l’accoutrement de leur chanteur qui parodie l’attitude pop-glam comme le faisait certains groupes punks des années 1980, mais cé ben juste parce que ce style est moins fréquent aujourd’hui. Allez voir la page fb du défunt groupe, Adrenalin O.D., vous allez voir que le look nerd n’empêchait pas de faire de la maudite bonne musique. Donc, un peu de théâtre sur scène par leur chanteur pendant que les musiciens nous rentrent encore une fois des riffs « destroy » appuyés naturellement par un bombardement de l’enfer, généré à la batterie.

Une fois le carnage rendu à son terme, beaucoup d’énergie, de sueurs et de bières avaient été déversées dans la fosse et il était plus que temps de rentrer à la maison pour dormir. Enfin, pas pour tous car selon les dires, il restait un fêtard endormi sur le trottoir à proximité du bar quand les activités du samedi ont débuté. Dernier indice que cette soirée a été toute une virée. Bonne fête encore Mumu.

Cheers!!

On Arrête Pas l'Prog (Édition Spéciale)

(#16)

Édition spéciale 

Bonjours à tous et à toutes et bienvenue dans cette édition spéciale de ma chronique. Elle est spéciale car je vous parlerai de deux bands de Québec et avec des extras. J’ai pour vous deux entrevues réalisées avec des bands Prog de la capitale et j’ai même un vidéo fait ‘sur le fly’ avec un des bands qui s’est prêté bien généreusement à une entrevue dans leur local. Pour vous faire oublier que je ne suis pas un caméraman professionnel, j’ai même reçu le droit de mettre une de leur toune, « Still » en vidéo et de le partager dans cette chronique et sur notre channel Youtube. Les deux bands en question sont donc Piezo, qui s’est livré à l’entrevue live avec vidéo (et que vous aurez la chance de voir le 4 Juin à L’AgitéE Bar-Coop en compagnie de The Asylum Factory), et Shatters, un band de Heavy-Prog aux influences diverses (Porcupine Tree, Opeth, Amorphis, Primordial, Blackfield).  C’est excellent et j’ai bien hâte de les voir sur un ‘stage’.

Donc sans plus attendre, voici l’entrevue que j’ai réalisé via e-mail avec Martin Poirier, chanteur-guitariste du groupe Shatters, aussi composé de Emmanuel Rousseau à la basse, Marc-Antoine Guay à la guitare/voix, Stéphane Moisan à la batterie et Mathieu Houde aux claviers et piano.

 

OC : Fondé en 2005, vous connaissiez-vous tous?

Non. En fait, je suis le seul membre original du groupe. Au début nous n’étions que deux et c’était un « side project » de mon autre groupe de l’époque O.R.B. Après 3 ans, nous avons décidé d’en faire un vrai groupe car O.R.B. s’était dissout.  Il y a eu quelques changements de personnel et ce n’est que depuis décembre 2012 que le groupe s’est solidifié avec la formation actuelle.

 

OC : Sinon, comment vous êtes-vous rencontré ?

Le premier « nouveau » membre fut Stéphane Moisan le batteur et c’est par les petites annonces que nous nous sommes rencontrés. À l’époque, il était le batteur d’Atma Sphacelus. Il se cherchait un projet de musique progressive. Emmanuel Rousseau était une connaissance de Stéphane. Pour Mathieu Houde le claviériste, ça faisait 2 ans que nous cherchions. Quelqu’un m’a suggéré de regarder sous la rubrique « cours de piano ». Il a écouté, il a aimé et il s’est joint au groupe. Pour Marc-Antoine Guay, il est un ami de Mathieu et c’est lui qui s’est le plus démarqué lors des auditions.

 

OC : Est-ce tous les membres qui trippent prog?

Oui, dans l’ensemble on s’intéresse tous au prog mais pas juste à ce genre. Stéphane adore nous surprendre avec toutes sortes de découvertes dans des genres pas mal différents. Ça nous aide beaucoup pour développer de nouvelles idées. Mais c’est surtout le prog qui nous lie, le vieux comme le nouveau.

 

OC : Vos influences éclectiques à saveur un peu « doom » affectent votre musique de quelle façon? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre de musique?

En effet, ça peut paraître éclectique mais chacun de ces groupes a une touche très sombre. Je crois que c’est dans ce créneau musical que l’émotion passe le mieux. Nos textes ne respirent pas vraiment la joie de vivre donc la musique supporte bien nos idées, nos textes. C’est dans la lourdeur que nous ressentons l’intensité. Nous avons tous un background musical différent mais quand nous mettons nos idées en commun, c’est comme ça que ça sort. De plus, nos chansons sont tout autant éclectique car dépendamment de l’émotion que nous voulons transmettre, la musique s’adapte en conséquence. Notre style devient donc difficile à décrire…

 

OC : Qu’est-ce qui inspirent vos paroles?

Notre principal thème est la psychologie humaine. Comment notre entourage, nos décisions, nos émotions et nos réactions affectent notre psyché au point même d’en perdre tous nos moyens. L’esprit de l’homme est fragile et c’est cet aspect que nous explorons. D’ailleurs le nom du groupe SHATTERS, qui veut dire éclatements, représente l’idée que notre état mental peut souvent se briser en éclat, en mille morceaux…

 

OC : En français et en anglais, qui écrit les paroles? La musique? Quel est votre processus de création?

Dans le groupe, il n’y a pas vraiment de tâches attribuées aux membres. Tout le monde est libre d’apporter ses idées tant au niveau des paroles que de la musique. Actuellement c’est moi et Stéphane qui apportons les textes.

 

Pour la musique, tous y mettent leur grain de sel. Un d’entre nous peut avoir une idée de riff et en groupe nous nous amusons à y greffer d’autres éléments. C’est comme ça que l’on compose. Il est important qu’à la toute fin que tout le monde soit satisfait de la chanson. Ce n’est rien de bien compliqué; nous laissons l’inspiration nous guider.

 

OC : Le français c’est tout de même difficile à faire sonner sur ce genre de musique. Il faut se casser la tête un peu. Pourquoi ce choix? C’est important pour vous de chanter en français?

Au début du projet, nous voulions qu’il soit strictement en français car nous voulions quelque chose de différent et qu’après tout, c’est notre langue. Chanter en français est une preuve de notre appartenance à nos racines, à la francophonie. Plus tard des textes en anglais furent intégrés à notre répertoire. Maintenant, nous nous faisons un devoir de chanter en français sans pour autant délaisser l’anglais. Parfois des textes prennent forme en français, d’autres en anglais. Encore une fois, c’est l’inspiration qui nous guide. Faire sonner le français n’est pas difficile. Au contraire, car une fois que l’émotion s’est installée dans l’interprétation, le français sonne tout autant, sinon plus que l’anglais.

 

Le Studio d’en-haut :

C’est en fait mon petit studio. Au départ, il était chez moi au deuxième étage de ma maison d’où le nom. Maintenant installé à notre studio de pratique, j’y enregistre des groupes et des artistes. Aussi, j’y fais de la composition pour différents projets comme le théâtre, de la voix « off », musique pour tout genre de projets multimédias. (www.studiodenhaut.com)

La date du lancement de l’album n’est pas encore fixée mais ça sera assurément au printemps 2013.

 

Martin

SHATTERS

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Un gros Merci à Shatters et à Martin qui ont été patient, car cette entrevue a été faite il y a belle lurette!

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En deuxième partie, Piezo, se sont fait connaître lors du lancement de leur album « Harlequin : Scene 1 » dans un spectacle très réussit au Dagobert le 2 mars dernier, en compagnie d’un autre très bon band, que j’ai bien hâte de vous faire connaître un peu plus dans une prochaine chronique, Inner Odyssey. Chaque chose en son temps, cette semaine c’est le tour à Piezo.

D’abord qui sont-ils? Ils sont  un quintet composé de Julien Watine à la guitare acoustique et au chant, Patrick Fillion à la guitare,  Jean-François Fournier à la basse, François Warnet au clavier/back vocals et Gabriel Larivière à la batterie et percussions. Leur son est complexe, car si l’album « Scene I : Harlequin » commence avec une touche nettement Pink Floyd, on est vite transporté dans un monde d’émotions éclectiques égalé seulement par la qualité de leur musique aux influences diverses tel que Genesis, Rush, Mike Oldfield mais aussi et surtout Opeth. Un savant mélange de Blues et de Métal, épicé par une touche de Jazz qui vous tranportera dans le monde de l’Harlequin et sans que vous vous en rendiez compte, vous fera passer une très belle heure musicale. Je vous dirais que, pour ma part, c’est un solide 8 sur 10 pour l’album, certaines choses aurait pu être mieux (notamment plus de back vocals et de choristes qui viennent très bien appuyer Julien, les backs de François en show étaient très sur la coche et je crois qu’on en entendra plus sur les prochains morceaux), mais je crois sincèrement qu’il nous surprendront avec le prochain album. Ce premier opus en est un conceptuel, chaques chansons s’imbriquant avec la suivante et la précédente, même dans le cas du premier et dernier morceaux, vous pouvez me croire, car j’ai fait plus d’une fois le tour de l’album en continu lorsque je l’ai eu (je descendais en Gaspésie profonde pour le travail, un petit voyage de 8h rendu plus agréable avec mon ami Harlequin…).  C’est quand même une grosse commande que de faire un album concept, surtout pour un premier, pour un band inconnu qui décide de prendre les chemins ardus de la composition Prog et Piezo a très bien relevé le défi. De grâce, ne me croyez pas sur parole, mais achetez leur album et découvrez par vous-même!

Donc un certain mercredi, 8ème jour du mois de mai, c’est un reporter un peu nerveux qui s’en allait rencontrer un band pas beaucoup moins nerveux pour passer une petite heure en leur compagnie, apprendre à mieux les connaître et avoir la chance de vous les faire connaître. Ça pas pris long que la nervosité a pris le bord, les gars de Piezo sont tous très social et adorent rire.  Voici donc le rapport, à peine édulcoré (pleins de conneries en moins), de cette rencontre avec un des meilleurs groupe Prog de la province :

 

OC : Commençons par le commencement, comment vous-êtes vous connus? D’où venez-vous?

Julien :  Il y 3 ans, juillet ou Août 2010, j’arrivais d’un voyage en Espagne et en furetant les annonces sur Québec-Métal où un ancien band hommage à Opeth, Lamentation, cherchait un chanteur pour démarrer un band de composition. Dans la description de leurs influences, ils nomment Genesis, Porcupine Tree, Pink Floyd, tous des trucs qui m’intéressent gros et donc je leur écris un message – sans fautes d’ailleurs! [rires  et approbation des autres membres] bref, ils m’ont donné un rendez-vous pour l’audition où je suis venu avec ma guitare. Je leur ai fait 2,3 tounes et après ils ont vu 1 autre gars et en avaient essayé un autre mais très vite ils m’ont rappellé pour me demander de devenir un membre à part entière.

 

OC : Ça avait clicker avec Julien, la première fois que vous l’avez entendu et vu? Le saviez-vous pas mal que ce serait lui?

Les autres : Oui
François : Ouais dès qu’on l’a vu ça connecté.

 

OC Julien, tu étais dans Morgue (band Black-Métal), c’est un bon saut du Black au Prog, non?

 

Julien : Pendant 2 ans j’ai fait les 2 mais depuis septembre 2012, je me consacre seulement à Piezo. Oui c’est un bon saut mais il n’y a pas vraiment d’explication. J’aime toujours le Death Metal et le Black, je fais ma vaisselle en écoutant du Meshuggah et du Cannibal Corpse (NDLR : me semble de voir si il reste de la vaisselle!). Tout ça pour dire que je n’ai pas renié ma passion pour cette autre genre de musique et en fait le choix était pas autant Métal vs Prog mais plutôt guitare vs chant. Je suis pas écoeuré de jouer de la guit mais un peu tanné de jouer de la guit dans le métal et le chant me donnait un nouveau tremplin, un nouveau trip. Et lorsque Piezo m’on dit que ça marcherait bien pour l’album et qu’en plus je pouvais jouer des passes de guit….

 

François : On voyait sa motivation, et il s’est mis à prendre des cours [de chant]

 

Gabriel : Ouais pour prendre de l’expérience, même si il commençait au début, il clanchait déjà de loin les autres auditions que l’on avait eu… Ça et en plus, il venait avec tellement d’idées.

 

OC : Parlons-en des idées, comment se construit une toune chez Piezo? C’est le band, c’est plus quelqu’un?

 

Gabriel : (me montre les tableau blanc sur lesquels plein de notes sont écrites) Tu peux en avoir une idée en regardant les tableau et souvent on utilise aussi un Iphone pour prendre des takes de nos impros. Souvent on part pendant une dizaine de minutes sur un riff, on le travaille et si on l’aime on le note et le classe un peu par gamme, on agence les riffs qui vont bien ensemble et après on développe là-dessus. Ça vient de tout le monde, y’a presque pas de « leader » dans Piezo, on pourrait dire…

 

Julien : On peut dire aussi que l’on improvise à peu près à chaque jam. D’ailleurs moi j’avais jamais vu ça, un band qui improvise aussi facilement qu’eux (NDLR : effectivement que ce soit sur scène ou dans leur local, il y a comme une communication invisible mais palpable entre les membres, qui n’est sûrement pas une de leur moindre force!), et ce, il peuvent le faire dans le métal, le post-rock ou le pure prog, donc on improvise et lorsque l’on est frappé par un riff, on marque le numéro (time code) de la machine (enregistreur ou Iphone) sur le tableau et on le classe par gamme/tempo.

 

OC : Classé par Gamme et tempo, c’est une très bonne façon, y’a d’autre chose qui rentre en compte?

 

Gabriel : Les émotions, exemple sur Scene 1, Julien nous disait faut que ça soit comme telle émotion alors avec nos impros et nos riff tapés, ça nous donnait un objectif, un guide pour les travailler.

 

OC : Oui justement, qui est venu avec l’idée de cette album concept? Y viens d’où l’Harlequin?

 

François : (pointant Julien) De sa tête.

 

Julien : Oui j’avais cette histoire ou plutôt ce personnage depuis un certain temps dans ma tête et j’ai pris une crisse de chance en leur montrant, mais je croyais sincèrement que tout était réuni pour que ça marche et j’avais aussi bien développé mon argumentaire. Ceci dit, ils auraient bien pu me trouver un estie de freak…

 

Piezo : C’est un estie de freak…[rires générale]

 

Gabriel : En fait il nous a bien présenté ça et comme je disais ça nous donnait une bonne marche à suivre avec son histoire, les émotions et tout les riffs que l’on avait au tableau.

 

François : En fait ça nous donne un fil conducteur, le personnage il fait telle action donc il ressent telle émotion et cette émotion sonne comme ça. On voulait que la musique autant que les paroles raconte une histoire…Ça nous prenait exactement ça je crois, le fil conducteur pour faire notre musique.

OC : C’est vraiment hot comme processus de création, d’après moi vous allez faire des émules! Je vous dirais pas que je n’explorerai pas cette avenue avec mon propre band! On parle beaucoup du personnage, ceux qui vous ont pas vu en show ne savent pas mais il existe pour vrai, et en couleur, l’Harlequin. J’ai adoré voir le film pendant votre prestation, parfois je ne savais plus où donner de la tête, à quand une version DVD de votre album avec le film?

 

Gabriel : D’abord, merci de passer le commentaire car à peu près personnes ont commenté cet aspect de notre art (NDLR : et pourtant le film est très bien, la photographie est profesionnelle et les madames très jolies!) Sûrement que certaines personnes ont apprécié mais peu ont commenté.

 

François : Faut dire qu’au Dag, c’est pas la meilleure scène pour des vidéos, la scène est basse et il y a pas de projecteurs… Mais le 4 juin prochain à l’AgitéE cependant….

 

Gabriel : Pour ce qui est du DVD, on va y penser mais sûrement pas avant 2028, dès qu’on est hyper connu et qu’on a le budget… [rires générale]

 

OC : Avez-vous une formation musicale?

 

Piezo : On a tous plus ou moins des ptits cours de musique dans nos instruements respectifs mais non pas de formation académique à proprement parler.

 

Julien : Sinon y’a François qui est en technique de scène et qui a plein de contact soundman, caméraman, etc.

 

OC : Ok donc c’est à toi que l’on doit ce vidéo?

 

François : En fait c’est Gab qui a eu l’idée ou qui a lancé l’idée du vidéo et après il est parti en voyage. Alors on a pris le projet, commencé à tirer les grands concepts. J’avais donc les contacts et Julien l’histoire, il a créé un peu les scénarios et après je devais l’appliquer à la réalité. Il y avait des choses complètement incroyables dans ce qu’il me disait mais aussi, malheureusement, complètement irréalisables. Alors j’ai refait les scénarios un peu, contacté des amis pour filmer et trouver des acteurs.

 

Julien : On a même une ancienne d’occupation double qui apparaît sur Rememberance. (NDLR : Criss! Peut-être que Harper va vouloir les rencontrer!!)

OC : À quand la scène 2? Y en aura-t-il une autre?

 

Gabriel : On aimerait ça, je dirais pas que le prochain album sera la scène 2, mais ce serait une possibilité qu’il y en ait une un jours.

 

Julien : C’est sur que si il y a un Scène 2, ça parlera pas, à mon avis, de l’Harlequin. Ce sera fort probablemement dans un autre monde ce sera… en fait on sait pas encore trop. On a déjà de bonnes idées pour le prochain album, mais ce sera fort probablement pas le scène 2. C’est sûr que ça va rester pas mal conceptuel, je n’imagine plus faire de la musique sans conceptualité.

 

OC : Merci beaucoup les boys, en finissant, ça vous tente-tu de me faire une petite toune que je pourrais filmer et mettre en lien dans l’article?

 

Piezo : Oui!

 

OC : Cool et en même temps, vu que je suis pas pentoute caméraman et que je sais pas comment ça va sortir, et à fin de pas scandaliser vos fans et fans potentiel, est-ce que je peux prendre une toune de votre album et en faire un vidéo à partager aussi avec cette article?

 

Piezo : Bien sûr!

 

Site officiel

Page Facebook

Lien de l’évènement du 4 juin à l’Agitée.

 

Donc je vous mets en lien le vidéo filmé ‘live’ dans leur local de la pièce « Rememberance » (les gars de Piezo me connaissent bien et savent que c’est une de mes préférés sur l’album) et je vous met un vidéo de mon crû fait avec un ‘rip’ de leur album et avec leur bénédiction, soit la toune « Rebirth » qui suit « Rememberance » sur leur album. Un petit fait à noter, on pourrait mieux dire « mouvement » que tounes, car comme je le disais, chacune des chansons s’imbrique l’une dans l’autre et pour moi, cette album est d’ores et déjà un classique.

 

À la prochaine, car… On Arrête Pas L’Prog!!!

 

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