by Marryah Noch Mulligore | Mai 27, 2013 | La Décapiteuse

LA DÉCAPITEUSE #12
1. Band: SATAN
Album: « Life Sentence »
Label: Listenable
Date de sortie: 21 Mai
En voyant le nom du band, y’en a sûrement quelques-uns d’entre vous (les aînés, fort probablement) qui savent déjà totalement à quoi s’attendre avec « Life Sentence ». Moi, la seule affaire qui me donnait un indice sur la potentielle épée de Damoclès (ou la surprise rafraîchissante) que j’allais devoir accueillir à bras ouverts, c’est l’opinion des confrères journalistes dont je connais que trop bien les goûts. Honnêtement, j’dois dire que j’me rive le nez sur un album qui est à peu près aussi efficace que le dernier APE MACHINE l’a été pour moi, sinon peut être un tantinet plus, vu que la base est quand même un format que je sais apprécier. On sait tous, néanmoins, que c’est loin d’être une bonne idée de saccager du oldschool heavy metal avec un paquet de mosaïques de riffs qui s’entrecroisent de manière à peu près aussi abstraite que dans du prog. Les compositions oublient de s’étirer et de se prélasser dans l’extase de leur inspiration et décident tout simplement de se transformer en un ramassis d’idées à moitié accouchées garrochées à tord et à travers de façon souvent hasardeuse au coeur du genre de structure de toune qui a un potentiel de mémorabilité jadis puissant avant qu’on ait à se régaler d’un espèce de fouillis incompréhensible, impénétrable et honnêtement moins qu’efficace. Si certains comprennent ce type d’approche et qualifient cela de glamour et avant-gardiste, tant mieux pour eux. Moi, j’accroche pas, reste que j’aurais pu, si le focus était un peu plus présent et moins axé sur l’épaisseur de la crème fouettée ici présente en quantité assez excessive merci. Thanks, but no thanks.
VERDICT: 5.5/10
Band: ZED
Album: « Desperation Blues »
Label: Indépendant
Date de sortie: 21 Mai
L’approche blues à saveur rock and roll est quand même assez commune dernièrement. Bon nombre de bands s’essayent à exécuter ce type d’approche, parfois sans aucun souci pour leur propre crédibilité et leur respect de ces deux styles vieux comme la lune et tantôt avec un skill et un engouement tous deux palpables et ennivrants. ZED, provenant de San Francisco, bassin très énergisant dans sa club scene qui accueille tous types de mouvements marginaux à bras ouverts musicalement parlant (c’est là que METALLICA s’est faufilé après que la froideur du public de Los Angeles leur ait arraché la peau des fesses), savent très bien ce qu’ils font et malgré que leur philosophie de base ne soit pas nécessairement très singulière dans sa nature, l’album au complet est marqué par une authenticité vorace. La plupart des pièces sont longues, très bien balancées, aventureuses en termes de sautes d’humeur et passages un peu plus introspectifs, et également mauditement bien encabanées à l’intérieur d’une structure de basslines extrêmement judicieusement étalée sous des riffs percutants qui manquent pas de caractère ni d’énergie. « Desperation Blues » est une excursion des plus séduisantes au coeur du pub blues par une belle gang de musiciens qui ont pas peur de casser le cou des plus sceptiques. Go for it.
VERDICT: 7.5/10
Band: SVART CROWN
Album: Profane
Label: Listenable
Date de sortie: 21 Mai
Dans ma tête (et de ma très réelle et fiable expérience), le black métal français, c’est souvent du display d’originalité assez buzzant. Quand j’entends du stock venant de Paris, de la Belgique, et d’autres raccoins de la France, je suis jamais tellement ahurie d’avoir dans les oreilles un travail d’art complètement renversant puisque je réussis jamais à m’attendre à moins venant de ce pays; vous pouvez qualifier ça de déformation professionelle, je vous renchérirai qu’y serait à peu près temps que vous trouviez des preuves pour backer l’objection que vous amenez; d’ici là, j’vais me contenter de vous dire que vous connaissez pas vraiment leur scène à fond la caisse. SVART CROWN nous arrivent avec un album qui est death/black avec des penchants ‘noise’ dans l’acidité accrue et la structure étourdissante et totalement bipolaire des pièces. Ils ne perdent jamais leur focus malgré le fait qu’ils s’enlignent créativement pour nous garrocher une panoplie infinie d’émotions en pleine face de manière très structurée et élégante, mais également violente et traumatisante dans le bon sens. C’est une combine pour ceux qui ont la fine bouche et ont besoin d’un bel arsenal d’idées nouvelles dans leur black. Passez pas à côté.
VERDICT: 8.5/10
Band: EXTREMA
Album: The Seed of Foolishness
Label: Scarlet
Date de sortie: 21 Mai
Ne vous méprenez pas: « The Seed of Foolishness » n’est pas simplement un album de thrash. Les gars mélangent l’essentiel de cette approche à un métal lourd, libertin et brasse-cage que je qualifierais d’aussi puissant et lancinant que ce que PANTERA représentait dans leur temps (RIP). Leurs riffs inspirés d’un son absolument Texan sont munis d’un sens du groove complètement décoiffant et contagieux, et ce même dans les pièces un peu plus accessibles, les solos sont tranchants et flashent à un point qui les rend irrésistibles même à la première écoute. Ces gars-là ne savent pas s’essouffler et ont un flair pour l’expérimentation présenté dans un format qui a du punch et également un côté organisé stupéfiant malgré la longueur des tounes qui donne amplement place à un manque de focus qui est parfois atteint, mais pas assez souvent ou remarquablement pour ruiner l’efficacité de la totale que les gars nous offrent ici dans une incarnation qui va faire capoter les oldschoolers pour le restant de l’été.
VERDICT: 8.5/10
-Noch
by Dave Rouleau | Mai 27, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques de Shows, Fan View
On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas d’où l’absence d’accent sur les lettres à cause du clavier anglais. Enjoy fuckers.

Baltimore, Jour des Vétérans, 27 mai 2013, 9h40.
Le jour des Vétérans… ca devait être hier!
Probablement la chose la plus inattendue pour ma part de cette edition du MDF, même si j’arrive à mes 43 ans, ce sont les performances des vieux de la veille. Pas que je doute de la capacité des musiciens rendus à un certain âge, c’est surtout le fait qu’ils puissent encore m’atteindre directement avec leur énergie et l’émotion dégagée avec des classiques de leur cru. Ce sont les meilleurs moments que l’on puisse vivre dans ces spectacles, sans aucun doute. En j’en ai vu quelques-uns…
Arrivé un peu juste et retardé par la file d’attente et la fouille, je n’ai pu voir que la derniere toune de Glorior Belli. Qu’à cela ne tienne, il me restait quand même assez de temps pour aller me chercher une bière et me placer pour apprécier le spectacle de Midnight sur la grande scène. Eux qui m’avaient impressionné lors de leur passage aux Katacombes, ils m’ont à nouveau embarqué comme tous ceux présents à leur performance. Reprenant là ou Venom a laissé quelque part en 1985, leur métal décape et frappe là ou il le faut… je me demande encore comment ils peuvent jouer avec des cagoules pareilles!
Je parlais d’émotion plus haut, c’est Pagan Altar qui m’en a apporté plus qu’il m’en fallait en cette dernière journée du MDF. Bien que je fut présent lors de leur passage aux Katacombes il y a deux ans, les vétérans ont su m’embarquer avec leurs sagas ténébreuses, notamment avec « Sentinels of Hate ». Comme disait le chanteur Terry Jones: « The place where the distinction between riches and poors is the most explicit is in the cemetary ». J ai compris vite pourquoi…
« Evening falls to cast shadows ever longer, to slowly move across each soul again.
As if to say look up to me I’m still your master as I’ll always be
Even in death our roles are still the same, they haven’t changed!
Ashes down to ashes, dust down to dust,
It was the children born with a silver spoon and dealt the kind hand of fate,
Created these monoliths to power, built these sentinels of hate! »
Brrr… je vais m’en rappeler longtemps de cette performance!
Je me suis dépêché pour aller voir Sacred Reich, au moins le temps de quelques tounes car la faim me tenaillait quelque peu… avec l’odeur persistante de cinq ou six sortes de barbecue un peu partout, on ne peut pas faire autrement! Les gars de Sacred Reich ont su faire réagir la foule, malgré qu ils se soient quelque peu peu empâtés avec les années… loin sont les jeunes métalleux maigres et chevelus des années 80! Je suis entré quelques minutes à la grande tente pour voir ce a quoi ressemblait Integrity, pour me rappeler que le metalcore n’était pas vraiment ma tasse de thé. Bien pour le genre, mais c’est que ce n’est fait que pour les fans du genre, s’cusez-moi… J’ai préféré de loin Manilla Road à l’autre scène, bien que je ne m’attendais à rien de particulier…encore des vieux ciboires qui en montrent aux jeunes! Chose quand meme particulière, c’est le nombre trés élevé de jeune crusts venus pour eux et pour Pentagram un peu plus tard… M’enfin, ça me surpendra toujours… toujours est-il que la bande de Manilla Road a été impeccable, avec leur hard metal d’une époque pas si lointaine…
Bon, je doit y aller, on est prêt à repartir dans notre pays aux mille clochers. Je vous revient ce soir, dès mon retour à la maison.
Restez à l’écoute!
Alain Pérusse
by Dave Rouleau | Mai 26, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas d’où l’absence d’accent sur les lettres à cause du clavier anglais. Enjoy fuckers.
Balitmore, 26 mai 2013, 15h00.
Enfin! La chaleur, torrieux!
Une des choses que j’aime lorsque je séjourne à Baltimore, c’est cette sensation d’être bien accueilli. Les gens sont habituellement d’une grande politesse, que ce soit à l’hôtel, dans les fast-foods, dans les comptoirs du fest, etc. La ville a eu son lot de problèmes durant des années et c’est par le tourisme qu’elle s’en sort. Pour avoir une idée de ce qu’a été Baltimore à une certaine époque, la série « The Wire » en donne un aperçu: drogue, haut taux de criminalité, deux ghettos d’où se sont affrontés les gangs de rues locaux, le chômage des jeunes, bref rien pour attirer ne serait-ce les quelques 5 000 à 6 000 métalleux qui se pointent à chaque année à la fin du mois de mai. Il est certain que les problèmes ne sont pas tous réglés et que Baltimore n’est probablement pas un paradis, mais la ville des Orioles et des Ravens donne le meilleur d’elle même à travers ses habitants, sa propreté (AUCUN graffiti, ni tag sur les murs, je ne vous niaise même pas!!!), la beauté de ses bâtiments et de ses parcs, sans compter les nombreux monuments que l’on retrouve même en dehors du circuit touristique. Encore ce matin, j’ai découvert le monument aux policiers morts en devoir. Si ça peut vous donner une idée du frisson que j’ai eu:

Enfin, un retour sur les spectacles d’hier. On peut dire que nous avons été sous le signe du black métal et du soleil, car la majorité des groupes provenaient de la tendance obscure. Je suis arrivé pour voir
Viterland à 17h00 et celui-ci a été programmé plus tard… à 22h00. Qu’à cela ne tienne, les vétérans de
The Obsessed nous ont démontré un savoir-faire de plus de vingt cinq années sur la grande scène, c’est à se demander pourquoi le groupe est resté dans l’ombre de ses contemporains du NWOBHM. Les français d’
Aosoth ont suivi sur la scène intérieure, nous démontrant encore une fois que la France est en voie de devenir la seconde Norvège pour les black métalleux, sans blague! Ce n’est pas moi qui l’ai dit mais l’américain tout près avec lequel je discutais au début du spectacle… Nous avons regardé de loin les
Melvins, préférant se garder en forme pour
Revenge. Durant ce temps, la patch des Stark (Game of Thrones) sur la manche de ma veste m’a amené à parler de ma série de romans préférée avec un autre spectateur, c’est dire comment on peut facilement partager autre chose que le métal dans un Metal Fest… Revenge, les autres damnés de Vancouver (avec
Blasphemy) ont tout cassé sur leur passage et sans aucun doute laissé definitivement leur marque dans le coeur des métalleux ayant assisté à leur prestation. Même le gars déguisé en poulet (il devrait penser à laver et réparer son costume…) n’en pouvait plus.

Le sort a voulu que Vinterland joue au même moment que Down. Mon amie Judyth, fortement émue lors des trois premières tounes de Down, a fini par convaincre son copain de retourner voir le groupe après que nous nous soyons déplacés pour Vinterland… je suis donc resté en partie pour voir les Suédois faire la démonstration de leur black métal mélodique sans reproche pour ensuite rejoindre mes amis à la finale de Down. J’espere de tout coeur que ce dernier reviendra au Québec, le groupe est dangereusement en pleine forme, il fallait voir Pepper Kennan et Phil Anselmo enflammer le public en un rien de temps et le conserver dans en état second jusqu’à la fin. C’est epuisé que je suis allé voir seul Antaeus et revoir le même chanteur qu’Aosoth… ah, ces artistes aux multiples groupes… une performance solide dont j’ai choisi de m’éclipser, l’épuisement et le goût d’une bière frette à l’hôtel m’ayant vaincu…
Je vais essayer de vous donner un autre compte-rendu plus tôt demain, avant notre depart. D’ici là, ayez une pensée pour moi qui s’en va sous le soleil, à travers la horde des métalleux et devant les Glorior Belli, Midnight, Pagan Altar, Sacred Reich, Sleep Pentagram et Venom!!!
Hail Baltimore!!!
Alain Pérusse
by Lex Ivian | Mai 25, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques, Critiques de Shows, Fan View
On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas d’où l’absence d’accent sur les lettres à cause du clavier anglais. Enjoy fuckers.

Baltimore, 25 mai 2013
Quelle journée!
A cette heure (16h10), j ai vu deux spectacles remarquables, soit celui de Kommandant et celui d Anhedonist. Que dire de Kommandant… imaginez une milice de Chemises Noires, tous affubles de masque a gaz des plus inquietant avec a sa tete un dictateur tout droit revenu de Silent Hill, avec son uniforme couvert de cendre et son visage sans yeux ni nez, avec une bouche d ou sort un liquide bleuatre et des paroles des plus angoissantes… la musique est un melange de death avec un cote martial, avec la presence de deux percutionnistes. Un court spectacle (un probleme technique a abrege le set d une chanson) mais on en redemanderait volontier. Anhedonist a quant a lui poursuivi la ou Evoken nous a laisse la veille, avec son metal dark/doom tres lourd, rien que pour me faire plaisir. Je venais de decouvrir le groupe lorsque celui-ci s est retrouve sur la liste de cette annee. Le sol doit en trembler encore, c est tout dire…
Et la veille… nous sommes arrives un peu tard, juste pour voir la finale de Benediction sur la grande scene exterieure. Nous tenions a voir Evoken mordicus, surtout que son apparition sur scene est plutot rare. Et on a eu droit a mieux: la scene etait eclairee cette fois-ci, contrairement lors du passage du groupe a la Sala Rossa en 2009. Que dire d Evoken, sinon qu une fois encore il m a laisse sans voix. Et avec les tympans qui en resonnent encore! Immediatement apres nous sommes alle voir Repulsion, ce mythique groupe ayant influence nombre de groupes et non les moindres avec un seul album… qui l eut cru? La performance du groupe ne laissait nullement croire qu il s agissait d un groupe reforme, je peux vous l assurer. J allait d ailleurs faire le meme constat avec Righteous Pigs, dont le membre le plus connu etait present, soit Mitch Harris (Napalm Death). Eux aussi ont fait le bonheur des fans presents, bien que la prestation simultanée de Carcass les a prive d une partie de l assistance.
Et Carcass… je me doit de le preciser, je suis un fan fini du groupe depuis ses tous debuts, mon exemplaire de « Reek of Putrefaction » achete l annee de sa sortie en vinyl en fait foi. Enfin… cinq ans apres avoir vu le groupe dans sa version mi-Arch Enemy au Medley, il etait temps de revoir mon groupe culte.. et je n ai pas ete decu! La refondation du groupe a rapidement demontre son savoir-faire, malgre des problemes au niveau du son au debut. Et malgre la saloperie de vent frette du large, on a eu tot fait d embarquer spontanement dans les rythmes effrenes des « No Love Lost » et « Corporeal Jigsore Quandary », comme les classiques que sont devenus a mon avis l ensemble de l oeuvre de Carcass. Et au risque de le repeter, les mouvements de foules vers l avant etaient aussi dementiels que ceux vecus lors de la prestation de Bolt Thrower la veille… je n arrive pas encore a comprendre ce que font les porteux de gougounes dans un evenement pareil…
Je m apprete a retourner sur le site car je ne veux pas manquer le spectacle de Vinterland. Je m etenderai sur l ambiance a Baltimore lors de mon prochain rapport. D ici la, sortez vos albums de Carcass, faites les jouer en boucle et prier qui vous voulez pour que le groupe nous fasse une visite au Quebec! Au cas ou vous l ignoriez, un nouvel album est en route!
« Keep on rotting in the free world! »
Alain Pérusse
by Dave Rouleau | Mai 24, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques de Shows
On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas. Enjoy fuckers. – Dave
Baltimore, 24 mai 2013.
Journée humide et venteuse, on se remet tranquillement a l’hôtel Days Inn au centre-ville, pas très loin du site. Petit désagrément immédiat, j’ai un peu de difficulté avec le clavier US de l’ordinateur de l’hôtel… tant pis pour les accents, les cédilles et les apostrophes… si c’est pas malheureux!
Nous sommes arrivés hier après-midi, moi, Judyth et Zaz (Luc) dans la Nissan de ce dernier. Après une bonne bouffe arrosée de bière et une rencontre avec un couple de babyboomers de Philadelphie ayant remarque notre langue étrange (la dame avait quand meme devine que nous parlons français), nous nous sommes dirigés vers le site, toujours au même endroit malgré la fermeture du bar Sonar. La pluie nous a suivi aussitôt, mais ça ne nous a pas dérangé outre mesure, les spectacles se donnent sous un immense abri. Les tables de ‘merch’ et la bière se vendent dans l’ancien bar ou nous avons enfin mis la main sur une denrée rare, des t-shirts de Bolt Thrower! On a également renoué avec la bière Yungling et j’ai une belle bouteille de Ricard à ma disposition (14$ seulement au Duty Free de Lacolle).
Côté spectacle, j’ai pu voir seulement deux groupes car l’abri était archi-plein. Cobalt d’abord, un groupe dont j’ignorais tout et qui n’a pas fait grand différence étant donné que LE groupe attendu était évidemment Bolt Thrower! Tout un spectacle et aussi tout un exploit de rester les pieds au même endroit! Rarement j’ai été aussi bousculé durant un spectacle… ou bien je suis devenu un gars tranquille qui fuit les mosh-pits! Il n’y avait rien à faire, la folie s’est emparée de tous, transformant les spectateurs en ‘berzekers’ au son des grands classiques que sont devenus les « War Master », « Mercenary » et « …for Victory », ma préférée! La pluie averse a fait le reste de l’ambiance survoltée, j’ai quitté un peu vers la fin, épuisé par les heures de routes et l’alcool…
Aujourd hui, nous aurons droit à Benediction, Repulsion, Evoken et surtout Carcass! Je reviens vous en parler demain. Si je peux vous faire parvenir quelques photos, je vous les envoie par la même occasion.
Restez brutal!!!
Alain Pérusse
