by Dave Rouleau | Avr 29, 2013 | Critiques de Shows, Uncategorized
Putamen Insula, Sights of War, Svalbard (lancement d’album), Hell Crucificator et Outre-Tombe le vendredi 26 avril 2013 à l’Agitée
C’est bien connu, la ville de Québec regorge d’excellentes formations dans l’impitoyable genre musical qu’est le Black Metal. Cependant, lorsqu’on pense au True Black Metal, la forme la plus malsaine et agressive du genre, Svalbard est un nom qui devrait immédiatement apparaître dans votre esprit. En effet, le quatuor ayant vu le jour sous sa première incarnation en 2002, a réussi à mener sa barque jusqu’à ce jour, malgré le tumulte et les changements de membres, en produisant une musique fidèle à l’esprit haineux et je-m’en-foutiste requis par le courant en question. Après 11 ans d’existence et de nombreuses sorties auto produites sur le petit label des frères Yan « Zulnoch »Dugas (batterie) et Max « Myth Croth » Dugas (guitare/backvocal) (HSP productions) Svalbard lançait enfin son premier album pleine longueur intitulé, The Fall, à l’Agitée vendredi passé. Pour l’occasion, les frangins avaient concocté un programme varié de groupes émergents. Nous aurions donc droit à du bon vieux Death/Thrash avec Outre-Tombe (Qc), du Death Metal Old-School avec Hell Crucificator (Saguenay), du Crossover Thrash Metal avec Sights of War (Sherbrooke) et au « Disgusted metal » (en fait un amalgame de Crust Punk et de Black Metal d’esthétique plutôt dépressive) de Putamen Insula (MTL). La soirée s’annonçait donc bien malsaine et foutrement intéressante.
C’est donc avec hâte que nous nous dirigeâmes, ma jolie compagne et moi, vers l’habituelle Agitée. C’est qu’en plus de tout ce qui a été énoncé précédemment, ayant étudié en Science politique en même temps que Zulnoch, j’ai personnellement eu la chance d’assister aux premiers balbutiements de Svalbard lorsqu’ils se formèrent sous le nom Hollow avec Jeff « Cyroth » Metal au vocal et qu’ils donnèrent leurs tout premiers concerts. De surcroît, j’ai eu la chance de partager la scène avec la formation actuelle il n’y a pas très longtemps, le 1er décembre 2012, lorsque mon groupe (Endless Horizon) lança son album à l’Agitée. J’avais donc bien hâte de revoir les sympathiques frères Dugas et leurs collègues Maxime «Goat » Gauthier-Dionne (ex-Herskip) et Void (basse) et d’en profiter pour leur poser quelques questions sur le passé et le futur de la formation. Nous fîmes donc notre entrée à l’Agitée vers les 19h tapantes où nous fûmes accueillis à bras ouvert par Max Dugas, qui semblait très heureux de nous revoir et qui nous encouragea à prendre nos aises et à aller rencontrer les autres groupes de la soirée au sous-sol, ce que nous nous empressâmes de faire. Nous eûmes donc le plaisir de faire connaissance avec les gars de Sights of War, un groupe qui a commencé comme un duo et qui a évolué vers un quintette de Crossover particulièrement efficace. Je saluai aussi Sovannak, Vincent VDM et Jo de Putamen Insula qui sortira un second album intitulé, Souriez, lors d’un spectacle le 3 mai à Montréal. Ce spectacle sera aussi leur dernier en tant que trio, car le bassiste quittera la formation pour se concentrer sur d’autres projets. Ceux-ci continueront en tant que duo d’après les informations que j’ai pu glaner. J’y rencontrai finalement Ulysse « Cobra » Nadeau, guitariste d’Outre-Tombe qui me parla brièvement de l’évolution de ce groupe du Thrash/Speed Metal vers le Death/Thrash de la vieille école. J’eus ensuite la chance de m’entretenir brièvement avec le chanteur et le guitariste de Svalbard sur l’histoire de son entrée dans la formation. Officiant d’abord dans le défunt groupe local de Black Metal Herskip, celui-ci joignit Svalbard peu après leur dissolution intervenue suite à un spectacle au Saguenay qui se termina par l’internement de leur guitariste à Robert-Giffard, vers 2010. Svalbard évoluait à ce moment sous la forme d’un trio, ayant subi la perte de leur chanteur original qui partît en 2006 en voyage en Océanie et en Asie et la perte de leur guitariste Ulroth qui s’était établi à Sept-Îles. Ils furent donc heureux d’accueillir Goat au sein de leur groupe. Nous échangeâmes aussi sur leurs projets futurs, eux qui souhaitent sortir de Québec pour jouer au Saguenay et à Montréal dans un avenir rapproché. À ce moment, je pus constater que plusieurs membres de la scène métal de Québec répondaient à l’appel : Pat Monarque, Fiel (Grimoire, Forteresse, Csejthe), Yvan Létourneau (Phosphorus), Stan Stefanovski (Phosphorus) ainsi que Haze et Goliatt de Morgue entre autres, mais que la foule restait plutôt maigre, ce qui poussa les organisateurs à retarder l’entrée en scène d’Outre-Tombe de 20 h 30 à 21 h 30. Nous continuâmes donc de faire le plein de houblon jusqu’à ladite entrée en scène.
C’est donc devant un public assez intime de connaisseurs, d’amis et de membres de la scène qu’Outre-Tombe s’installa pour nous livrer leur prestation. Le trio composé Fred « Crachat » Tremblay à la basse (qui officie aussi à la guitare et au vocal dans le groupe Death Kaotik), de Nicholas « Vitesse » Gagné à la batterie (qui est aussi batteur dans Phosphorus) et d’Ulysse « Cobra » Nadeau (ex-Saccage) à la guitare pratiquent une mixture de Death Metal fortement teintée de Thrash Metal qu’on croirait tout droit sortie de l’époque glorieuse de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Autopsy, Death (les premiers opus), Deicide, Entombed, Sepultura et même le Darkthrone de l’album Soulside Journey (1990) sont des noms qui viennent à l’esprit lorsqu’on écoute leur musique. C’est violent, c’est très gras et c’est rapide comme un train sans pilote. Côté scénique, bien qu’il était évident de par la justesse de leur interprétation et de leur son que les gars n’en étaient pas à leurs premières armes, leur représentation souffrit d’une tendance un peu statique. En effet, les membres du groupe, qui ne semblent pas avoir eu la chance de se produire souvent ensemble dans la dernière année, me paraissaient un peu nerveux et figés, à l’exception du batteur plus démonstratif. Quoi qu’il en soit, nous eûmes droit à une solide sélection de chansons du groupe et les réactions de la salle démontraient une bonne appréciation de leur musique, qui nous plongeait dans une époque révolue, mais ô combien électrisante. Outre-Tombe sera donc un groupe de Québec à surveiller à l’avenir et je crois qu’ils ont un énorme potentiel de réussite.


Le second groupe à faire son entrée sur scène fut Hell Crucificator, un groupe de Death Metal du Saguenay. Ayant déjà joué avec eux le 1er décembre à Québec quelle ne fut pas ma surprise de constater que groupe a subi entre-temps la perte de son chanteur, rôle maintenant exécuté par le bassiste. La formation actuelle comprend donc : Karl Tremblay à la basse et au chant, les solistes Guillaume Simard et Tommy Gilbert aux guitares et Michel Gagné-Bouchard à la batterie (qui est aussi batteur pour Deathroner). Ceux-ci jouent un Death Metal très vintage où on reconnaît des fortes influences de Cannibal Corpse, Morbid Angel (particulièrement, dans les échanges de soli des guitaristes) et Slayer. Leur exécution en ce vendredi soir était très énergique, mouvementée et précise lorsqu’ils nous livrèrent une sélection des pièces de leur album Evil Never Dies (2012). Le bassiste n’a eu aucune difficulté à bien rendre les parties de chant sur scène, mais semblait avoir un peu plus de difficulté dans son interaction avec la foule. En effet, celui-ci semblait parfois ne pas trop savoir quoi dire et s’emmêler dans ses mots. Toutefois, c’est bien la seule faiblesse que j’ai pu relever dans leurs set de compositions originales et je crois que cela s’arrangera avec l’expérience. Les gars d’Hell Crucificator nous réservaient aussi une petite surprise pour la fin de leur prestation. En effet, ceux-ci avaient préparé des reprises avec un chanteur invité. Cependant, le choix de ces reprises était plutôt inusité pour un groupe de Death Metal. Nous eûmes en effet droit à des interprétations très près des originales de « Phantom of The Opera » d’Iron Maiden, « Iron Man » de Black Sabbath et « Ace of Spades » de Motörhead. Quoiqu’en général très bien rendu, le groupe sembla connaître quelques petites ratées au cours de cette finale et le choix des pièces sembla perdre quelques spectateurs qui sortirent prendre l’air. Pour ma part je trouvai cette surprise plutôt sympathique.


Après ces deux entrées en matière de bonne qualité, c’était maintenant aux vétérans de Svalbard de lancer leur album avec une prestation endiablée. Dépourvus de leurs corpsepaints habituels en raison d’un problème d’absence de blanc, les quatre morts-vivants entamèrent leur quart de travail avec la violente et excellente « Viking Raiders » issue de leur tout nouvel opus. Aussitôt, nous pûmes remarquer les points saillants de leur musique : un True Black Metal sans compromis marqué par des motifs cycliques typiques de guitare, des blastbeats sans merci, certaines influences grindcore qui rappellent parfois le vieux Impaled Nazarene (probablement issue de l’époque où les frères Dugas évoluaient dans Matière Fécale) et la dégaine inhabituellement (pour le genre) décontractée de Goat, le chanteur au gigantesque crucifix inversé de bois. Celui-ci fait fi, excepté pour sa ceinture de balles et son immense pendentif, de toutes les conventions stylistiques du Black Metal en se présentant sur scène en jeans baggy et en souliers de skate, ce que je trouve particulièrement rafraîchissant. Son vocal composé de grognements et de hurlements bien malsains convient particulièrement bien à la musique de Svalbard. Poursuivant avec plusieurs pièces de leur nouvel effort, dont la mémorable « For The North », l’éponyme « The Fall » et d’autres pièces tirées de leurs démos et EP précédents, Svalbard parvint sans problème à déchaîner les ardeurs de la cinquantaine de spectateurs présents qui s’en donnèrent à cœur joie dans la fosse. Le bassiste « Void », qui dû jouer sans distorsion en raison d’un problème de pédale, semblait quant à lui être un peu plus stressé et statique qu’à l’habitude, alors que les deux frères Dugas avaient un plaisir évident à nous casser la figure avec leur jeu organique. Ce fut donc un spectacle de lancement bien réussi pour Svalbard, dont le chanteur lança littéralement un cd dans la foule d’ailleurs, qui confirme leur statut de vétérans de la scène Black à Québec. Ma seule réserve est que j’aurais aimé un peu plus de mouvement et de regards agressifs de la part du chanteur et du bassiste durant leur prestation.



Malheureusement, et c’est quelque chose que je déteste, la salle se vida de beaucoup juste avant l’entrée en scène des Sherbrookois de Sights of War. En effet, c’est une tendance que j’observe souvent à Québec : les gens quittent souvent après le passage des groupes locaux, ce que je trouve vraiment irrespectueux. Ces groupes de l’extérieur se tapent la route et l’organisation pour venir vous livrer leur musique et vous foutez le camp avant leur entrée en scène. Il est vrai que ce spectacle a commencé plutôt tardivement et qu’il y avait cinq groupes au programme, mais on était vendredi soir : donnez-leur une chance s’il vous plaît! Toutefois, Rodolphe « Invocator » Ménard (guitare soliste), JF « Occultor » Ouimet (chant), Marc-Étienne Morin (basse), Martin Bolduc (batterie) et Mathieu Gosselin (guitare) s’installèrent rapidement pour nous présenter leur musique. Ceux-ci pratiquent un mélange habile de Punk, de Thrash, de Black de Speed Metal qui nous rappelle des groupes tels que : Darkthrone, Toxic Holocaust, Inepsy, Discharge, Celtic Frost, Sodom…etc. Leur prestation fut particulièrement efficace et bien rodée. On avait devant nous des musiciens expérimentés qui savent comment donner un bon spectacle. Enlevante, la prestation fut de (trop) courte durée, comme le signala l’insistance des quelques irréductibles de la salle, qui aurait bien souhaité un rappel. Je vous recommande donc d’aller vous renseigner sur cette formation, ils ont deux sorties à leur actif : Anthology of Destruction (Demo 2012) et For I am…(EP 2012), tous deux sur HSP.





C’est donc devant une foule grandement décimée que Putamen Insula entra en scène vers 1 h du matin. Le trio montréalais existe depuis 2008 et joue un mélange de Punk et de Black Metal qui me rappelle beaucoup la musique de Peste Noire. Dotés d’une énergie et d’une présence scénique hautaine et malsaine très adaptées à leur musique, ceux-ci nous présentèrent un très bon set d’environ 45 minutes. Sovannak, le chanteur et guitariste de la formation nous livra des motifs très violents et entraînants couplés de ses hurlements aigus et disjonctés, tout en ne ratant aucune occasion de se frapper la tête avec une bouteille de bière pour en faire jaillir le sang. Le batteur livra les traditionnels blastbeats réclamés par le Black Metal, entrecoupés de parties plus organiques dans les motifs plus punks. La basse, bien présente et distordue, venait ajouter profondeur et couleur à l’ensemble. Une autre performance de qualité en ce vendredi soir et je dois avouer que j’ai été bien impressionné par la musique de ces Montréalais, qui passe sans problème le test du live. Si vous êtes fanatiques du genre je vous conseille d’aller écouter leurs albums : Putamen Insula (2011) et le futur, Souriez, à paraître le 3 mai 2013. Pour notre part, le spectacle se termina donc peu avant 2 h et nous restâmes encore sur place pour prendre quelques verres en la bonne compagnie des gars de Svalbard!

En conclusion, HSP productions nous avait préparé un excellent spectacle en cette soirée de lancement de l’album The Fall des expérimentés musiciens de Svalbard. Malgré quelques anicroches reliées au stress et au manque d’expérience de certains des groupes présents, la qualité des groupes présentés varia entre très prometteuse et très élevée. La seule véritable ombre au tableau vient de la participation inégale de la foule, qui aurait dû être beaucoup plus nombreuse et constante à mon avis. Il est vrai que le spectacle a commencé de façon tardive et que l’affiche ne comprenait pas de grosses vedettes, mais la qualité des groupes québécois présents aurait dû attirer beaucoup plus de gens et les faire rester jusqu’à la fin, un vendredi soir qui plus est! Pour terminer, je remercie chaleureusement les frères Dugas pour l’accès au spectacle. Longue vie à HSP productions!
Louis-Olivier « Winterthrone » B. Gélinas

by Dave Rouleau | Avr 29, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
Comme je dis toujours, « Ondes Chocs est un hobby qui a prit des proportions monstrueuses ».
C’est vrai, ça a commencé sur un comptoir de cuisine avec mes Capsules Ondes Chocs et maintenant on est plus de vingt passionnés de musique qui trouvent du temps dans leurs horaires chargés pour vous parler de beat underground avec un focus particulier sur les offrandes québécoises. Mon mot d’ordre au staff a toujours été d’avoir du plaisir, car si cet élément quitte notre travail, le produit final s’en ressent automatiquement.
C’est un peu ce que je veux éviter avec cette transformation que je vais apporter à Ondes Chocs, une version 2.0 qui va se développer dans les prochaines semaines et mois et qui marquera aussi le premier anniversaire de cette plateforme métal au Québec.
J’aime penser qu’on ne fait pas les choses comme les autres et qu’on est différent, car si ce n’était pas le cas j’arrêterais tout de suite. On est fier du travail que l’on fait et, en plus, on se donne comme mission d’être rassembleur dans la communauté, ce qui veut dire que l’on ne voit pas les autres médias comme des compétiteurs, mais bien comme des partenaires qui offrent, dans la plupart des cas, quelque chose de meilleur que nous ou simplement différent. On partage leurs bons coups avec nos auditeurs/lecteurs parce que l’on croit fermement qu’ils ont le droit d’être informés et voir ce qui se fait de qualité au Québec et ailleurs.
Donc, depuis un an, notre approche a été beaucoup axée sur le travail de terrain et la visibilité donnée aux bands underground québécois. Notre staff offre un éventail impressionnant d’influences musicales et j’en suis fier, car tout le monde peut offrir quelque chose d’unique. Ceci dit, le dernier mot de ma première phrase de ce texte (« monstre ») me revient constamment en tête depuis deux semaines, ce qui a déclenché, avec l’aide de plusieurs autres facteurs extérieurs, la ré-organisation que je vais vous parler.
Ondes Chocs se veut un exercice bénévole de la part de tous ses membres et c’est important que tout le monde le sache. Ceci dit, si l’opération devenait profitable, je ne le cacherais pas et j’essaierais de garder le moulin en marche le plus longtemps possible. Il n’y aucune honte à profiter d’un travail acharné, surtout quand on s’engage à ré-investir 33% des profits potentiels dans le monde underground québécois. Jamais je ne serais gêné de ça.
Cependant, avec le « succès » connu vient les responsabilités et les attentes et c’est là que ça s’engorge. Lex et moi travaillons littéralement jours et nuits avec le staff pour vous apporter un produit de qualité, différent, mais je me suis aperçu qu’il est mieux de créer des attentes que de les soutenir, car de cette façon on garde le tout beaucoup plus frais et intéressant. Devenir prévisible est un cauchemar qui me hante. Aussi, la machine Ondes Chocs est devenu grosse et active, mais je la veux beaucoup plus légère et intéractive, ce qui m’amène à produire des changements comme ceux-ci:
– Les Capsules Ondes Chocs, telles que vous les connaissez présentement, cessent d’exister. Maintenant, les entrevues, primeurs et autres seront offertes en capsules qui seront offertes dès que les entretiens sont terminés et je vous ferai découvrir de la musique à travers ceux-ci comme bon me semble, mais également avec des articles sur ondeschocs.com. Je me suis aperçu, avec vos ‘feedbacks’ et avec nos chiffres internes, que vous préférez les petites doses de métal que les grosses Capsule Ondes Chocs où il est difficile de trouver une entrevue et/où une pièce présentée en primeur. C’est fini ce temps-là. Attendez-vous à des injections métal sournoises et régulières. Considérant la quantité d’entrevues que l’on produit, vous allez avoir constamment des nouvelles fraîches et vous pourrez finir le tout en quelques minutes en ne perdant rien de l’actualité et de la qualité à laquelle nous vous avons habitué. La première expérience audio de ce genre est disponible ci-dessous dans le lecteur Soundcloud avec la première entrevue de notre couverture du Wacken Metal Battle Canada dont nous sommes le média officiel. Le concours a commencé hier et Fragile Existence de Toronto est notre premier band en vedette!
– Les critiques de shows vont aussi subir une transformation au niveau de la fréquence et de l’approche. Le travail de terrain EST et RESTERA notre priorité, mais présentement la lourdeur de la tâche nous oblige à retarder pleins de projets et tout ça pour un retour minimal, car soyons honnêtes, vous ne lisez pas toutes les critiques et c’est bien normal. La question se posait; est-ce la meilleur manière de donner de la visibilité aux bands? On se doit de mieux cibler les shows couverts et surtout de donner une place à un nombre grandissant de groupes. Ne vous inquiétez pas, nous serons toujours avec vous dans les shows pour tripper et prendre le pouls de la scène, mais nos articles seront plus ciblés afin d’éviter les critiques qui nous reviennent souvent avec les même bands. C’est contre-productif pour tout le monde impliqué.
– Ondes Chocs Radio a été l’enfant un peu négligé au niveau de la famille Ondes Chocs et je vais rectifier le tir en garnissant la librairie de nos centaines d’entrevues avec des bands et intervenants de la scène underground québécoise et mondiale. C’est bien de la musique en continu et des émissions spécifiques, mais je vous veux toujours sur vos gardes, ne sachant jamais à quoi vous attendre. Ces nouveaux éléments, couplés à des « playlists » spéciaux qui seront offerts fréquemment et avec avertissements sur notre page facebook et ondeschocs.com, feront de notre radio une entité différente, thrash et imprévisible… comme j’aime la vie en générale!
Ces deux changements à des piliers importants de Ondes Chocs seront les transformations les plus évidentes que vous verrez dans les prochaines semaines, mais attendez-vous aussi à beaucoup d’activité sur facebook avec des focus sur des bands québécois de toutes les régions du Québec et du monde, en plus d’articles divers sur ondeschocs.com.
Ce « monstre » se doit de pouvoir s’adapter aux réalités de l’industrie et à l’attention que les métaleux/métaleuses sont prêts à lui porter. On veut une plateforme interactive, active et moins lourde/exigeante pour tous. Encore une chose qu’on ne se cachera pas; on est humain et on est soumis à la même fatigue que vous. Nous avons des jobs de jour et des activités dans nos vies personnelles et je ne veux jamais perdre ceci de vue. J’aime mieux doser nos activités et les rendre accessibles/vibrantes/exclusives que de continuer en malade, sans nous adapter, et disparaître dans un an.
Ondes Chocs est là pour rester, que vous le vouliez ou non. ÇA… ça ne changera pas…
De la part de tout le staff, je vous remercie infiniment de votre support, vos commentaires nous gardent en vie. Continuez de supporter la scène locale.

by Jonathan Blais | Avr 28, 2013 | Uncategorized
Rassemblez une gang de malades mentaux dans une salle de la rue St-Laurent, donnez des instruments à certains d’entre-eux, fermez les portes… et subissez-en les conséquences!
Heureusement, tout s’est bien passé ce samedi 27 avril aux Katacombes. Tout le monde (j’espère…) est sorti vivant et satisfait (j’en suis sûr…) de cette soirée planifiée par Productions Kranium, véritable »thrash-o-rama », où les fous notoires de Powered by Death, Citizen Vicious et Branded by Pain avaient carte blanche pour détruire tympans, foies et santés mentales.
Il est 9h tapant quand l’boss d’Ondes Chocs, le seul et unique (une criss de chance…) Dave Rouleau, saute sur le stage pour présenter les boys de Powered by Death. À chaque fois que j’entends ce groupe, j’en viens inévitablement à 2 constats:
1- Soit les gars ont passés les 25 dernières années congelés dans le fond d’un congélateur lors d’une tournée à trop se maganer et sont sortis de leur hibernation involontaire il y a 2 ans.
2- Les 4 membres du band souffrent d’une sévère condition psychiatrique qui leur fait croire que l’on est en 1988, leur forçant à jouer du métal sans »breakdowns », chants lamentés ou beurré d’effets.
Mais que ce soit une ou l’autre de ces possibilités, cela fait le bonheur des amateurs de thrash brutal. Les gros riffs sales nous sautent en pleine face, rapides et cinglants. Les beats sont accrocheurs à souhait et la vitesse d’exécution, tout comme l’intensité, nous laisse bouche bée. Bon, d’accord, les références ici sont multiples (Sodom, Sepultura, Exodus…) mais les 4 montréalais ajoutent leur touche personnelle aux compositions et une chose est certaine, c’est que c’est totallement inévitable de ne pas headbanger sur leurs puissants hymnes thrash metal.

Le temps de s’abreuvoir au bar et c’est au tour de Citizen Vicious de déverser sa folie. Véritables schizophrènes, leurs personalités jonglant entre le rock and roll sanglant et le hardcore, les 4 longueuilois était incontestablement en feu ce soir là. Entre la tristesse de jouer pour une dernière fois avec leur drummer, qui sera remplacé par Pascal Langevin à l’avenir et la bonne nouvelle du résultat positif du processus de reproduction du chanteur, les vicieux citoyens se sont donnés à fond sur scène, balançant pièces après pièces à un train d’enfer. Les mélodies rock and roll, suintant l’alcool, le cul, le gaz et les excès, jouées violement, côtoient à merveille la voix abrasive et aggressive du chanteur. Fidèle à sa réputation de méchants malades, on a droit à du calage de bière à l’entonnoir, un duo vocal en compagnie de JeanFeu de Burning the Opressor et même d’une reprise survoltée de »Born to Be Wild »… bref, tout ce que ça prends pour continuer le party déjà bien entamé.



Dave » l’homme derrière Ondes Chocs, qui, malgré la voix maganés et la fatigue, ne recule devant rien pour s’assurer que le monde trippe sur la scène métal d’icitte » présente pour une troisìème et dernière fois les bands présents, présentation entrecoupée de concour de screams et d’un wake-up call de Jean »BTO » Feu à propos de notre responsabilité d’encourager les bands locaux en achetant leur marchandise. Et ce soir-là, eh bien c’est vers la portion de »table de merch » de Branded by Pain que nous nous devions de dépenser quelques piasses (sans pour autant négliger les 2 autres), car le trio de la Rive-Sud lançait leur album »Among The Mad ». Je dois vous avouer que je n’ai pas encore entendu le résultat, mais une chose est sûre, c’est que ce sera sûrement le catalyseur de mes périodes de rage et de mon besoin de défoulement. Une bonne grosse »shot su à yeule », qui nous arrive quelques instants après une longue intro instrumentale, sombre et lente. Une voix empreinte de misanthropisme, appuyée par un gros son aussi sale et tranchant que la lame d’un psychopathe. Les tempos se suivent, parfaitement enchainés, mais varient de pièces en pièces. On a droit à du gros blastbeat, des moments un peu plus lourds et quelques touches de hardcore. La foule d’une soixantaine de personnes semble soudain doubler lorsque les fans de Suffocation, qui jouaient à quelques rues de là, remplissent un peu plus le mosh-pit, aidant à soulever les quelques débiles mentaux qui se jettent de la scène. C’est vers un peu plus de minuit que Branded by Pain assène sa dernière charge de rage, nous invitant à continue le party avec eux.



Rassembler trois groupes différents,sans artifices, bourrés de talent et d’une folie contagieuse, tel était le plan des Productions Kranium
pour ce show. Eh bien mission accompli! Et espèrant que l’Institut Pinel et Louis-H Lafontaine laissent ressortir cette gang de malades le temps de bien d’autres shows encore…
}:)~>
Jon B
.
by Dave Rouleau | Avr 28, 2013 | Uncategorized
Rassemblez une gang de malades mentaux dans une salle de la rue St-Laurent, donnez des instruments à certains d’entre-eux, fermez les portes… et subissez-en les conséquences!
Heureusement, tout s’est bien passé ce samedi 27 avril aux Katacombes. Tout le monde (j’espère…) est sorti vivant et satisfait (j’en suis sûr…) de cette soirée planifiée par Productions Kranium, véritable »thrash-o-rama », où les fous notoires de Powered by Death, Citizen Vicious et Branded by Pain avaient carte blanche pour détruire tympans, foies et santés mentales.
Il est 9h tapant quand l’boss d’Ondes Chocs, le seul et unique (une criss de chance…) Dave Rouleau, saute sur le stage pour présenter les boys de Powered by Death. À chaque fois que j’entends ce groupe, j’en viens inévitablement à 2 constats:
1- Soit les gars ont passés les 25 dernières années congelés dans le fond d’un congélateur lors d’une tournée à trop se maganer et sont sortis de leur hibernation involontaire il y a 2 ans.
2- Les 4 membres du band souffrent d’une sévère condition psychiatrique qui leur fait croire que l’on est en 1988, leur forçant à jouer du métal sans »breakdowns », chants lamentés ou beurré d’effets.
Mais que ce soit une ou l’autre de ces possibilités, cela fait le bonheur des amateurs de thrash brutal. Les gros riffs sales nous sautent en pleine face, rapides et cinglants. Les beats sont accrocheurs à souhait et la vitesse d’exécution, tout comme l’intensité, nous laisse bouche bée. Bon, d’accord, les références ici sont multiples (Sodom, Sepultura, Exodus…) mais les 4 montréalais ajoutent leur touche personnelle aux compositions et une chose est certaine, c’est que c’est totallement inévitable de ne pas headbanger sur leurs puissants hymnes thrash metal.

Le temps de s’abreuvoir au bar et c’est au tour de Citizen Vicious de déverser sa folie. Véritables schizophrènes, leurs personalités jonglant entre le rock and roll sanglant et le hardcore, les 4 longueuilois était incontestablement en feu ce soir là. Entre la tristesse de jouer pour une dernière fois avec leur drummer, qui sera remplacé par Pascal Langevin à l’avenir et la bonne nouvelle du résultat positif du processus de reproduction du chanteur, les vicieux citoyens se sont donnés à fond sur scène, balançant pièces après pièces à un train d’enfer. Les mélodies rock and roll, suintant l’alcool, le cul, le gaz et les excès, jouées violement, côtoient à merveille la voix abrasive et aggressive du chanteur. Fidèle à sa réputation de méchants malades, on a droit à du calage de bière à l’entonnoir, un duo vocal en compagnie de JeanFeu de Burning the Opressor et même d’une reprise survoltée de »Born to Be Wild »… bref, tout ce que ça prends pour continuer le party déjà bien entamé.



Dave » l’homme derrière Ondes Chocs, qui, malgré la voix maganés et la fatigue, ne recule devant rien pour s’assurer que le monde trippe sur la scène métal d’icitte » présente pour une troisìème et dernière fois les bands présents, présentation entrecoupée de concour de screams et d’un wake-up call de Jean »BTO » Feu à propos de notre responsabilité d’encourager les bands locaux en achetant leur marchandise. Et ce soir-là, eh bien c’est vers la portion de »table de merch » de Branded by Pain que nous nous devions de dépenser quelques piasses (sans pour autant négliger les 2 autres), car le trio de la Rive-Sud lançait leur album »Among The Mad ». Je dois vous avouer que je n’ai pas encore entendu le résultat, mais une chose est sûre, c’est que ce sera sûrement le catalyseur de mes périodes de rage et de mon besoin de défoulement. Une bonne grosse »shot su à yeule », qui nous arrive quelques instants après une longue intro instrumentale, sombre et lente. Une voix empreinte de misanthropisme, appuyée par un gros son aussi sale et tranchant que la lame d’un psychopathe. Les tempos se suivent, parfaitement enchainés, mais varient de pièces en pièces. On a droit à du gros blastbeat, des moments un peu plus lourds et quelques touches de hardcore. La foule d’une soixantaine de personnes semble soudain doubler lorsque les fans de Suffocation, qui jouaient à quelques rues de là, remplissent un peu plus le mosh-pit, aidant à soulever les quelques débiles mentaux qui se jettent de la scène. C’est vers un peu plus de minuit que Branded by Pain assène sa dernière charge de rage, nous invitant à continue le party avec eux.



Rassembler trois groupes différents,sans artifices, bourrés de talent et d’une folie contagieuse, tel était le plan des Productions Kranium
pour ce show. Eh bien mission accompli! Et espèrant que l’Institut Pinel et Louis-H Lafontaine laissent ressortir cette gang de malades le temps de bien d’autres shows encore…
}:)~>
Jon B
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by Dave Rouleau | Avr 26, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces
Le band Get The Shot de Québec ne laisse personne indifférent avec son hardcore rempli de furie et ses paroles engagées contre la société dans lequel on vit. Après avoir lancé « In Fear We Stand » en 2009, la formation est revenue encore plus forte en 2012 avec « Perdition », une attaque sonore qui les a élevé au statut de groupe culte dans la Vieille Capitale et le reste de la province.
Plus que tout, le groupe est reconnu pour ses performances ‘live’ qui se veulent brèves, très énergiques et violentes! Ils vont d’ailleurs promouvoir leur musique sur le Vieux Continent au mois de mai avec une tournée de l’Europe qui ne laissera personne indifférent.
Ondes Chocs est fier de vous présenter, en exclusivité, deux vidéos qui ont été tournés au Pandora’s Box il y a deux semaines lors d’un show d’une intensité vraiment impressionnante. Imaginez-vous 60 personnes dans votre logement… c’était ça notre show clandestin!!! Ci-dessous, on vous présente une courte entrevue avec Dan (basse) et JP (chanteur) de Get The Shot concernant leur show, leur tournée en Europe et le nouveau matériel que le groupe a composé. Ensuite, on enterre la track « Expiation » avec la dernière offrande de cette compo en show… c’est tout… c’est fini…. c’est un morceau d’histoire!
Dans les prochaines semaines, nous vous offriront un autre vidéo d’une track filmée lors de ce show légendaire.
J’aimerais, en mon nom et celui de Ondes Chocs, remercier le band de s’être impliqué dans mes idées de fou. Vous avez fait de cette soirée un moment que je n’oublierai jamais, et ça, ça n’a pas de prix. Cheeeeeers!!!! m/
