by Dave Rouleau | Mar 28, 2013 | Critiques de Shows
Ouin, je veux ben, mais calisse j’en ai pu de brake!
Ouais, c’est réellement ce qui m’est arrivé samedi en montant à Sherbrooke pour assister à la première édition du BaconFest organisé par Jasmin au Bar Le Saloon, un trippeux de la place et aussi le chanteur de A Hitman’s Business. Après 30 minutes de route environ, j’ai senti que ma pédale de frein perdait complètement de sa rigidité, donc qu’un ‘hose’ de brake s’était détachée et l’huile s’écoulait tranquillement.
« Mais Dave, arrête-toi sur le bord du chemin », est le murmure constant et imaginaire que je pouvais entendre de ma mère qui n’était pourtant pas là. Pour ceux qui suivent Ondes Chocs depuis un petit bout, mais problèmes de char sont légendaires, j’ai juste pas de chance, man.
Pourtant, rien ne pouvait m’empêcher de rouler jusqu’à destination, surtout que je me suis aperçu que le freinage était encore possible, mais, oui, très limité.
Avec 19h comme heure de départ de ce festival au nom savoureux, je suis arrivé à l’heure… mais pas le premier band! Shater It All était supposé ouvrir la soirée à cette heure, mais ce n’est que 1h15 plus tard, en même temps que le ‘cab’ de remplacement de Jasmin, que le band s’est pointé sous les cris de « tapette! » de la part de Mathieu Bérubé de Teramobil à son chummey Dominic de la formation de Saint-Hyacynthe.
Avant leur arrivée, j’avais eu le temps de visiter les lieux, une salle pas très grande, mais charmante, située sous le Bar Le Magog. Tout a été pensé pour faire vivre l’expérience saloon dans la décoration et j’aime bien l’atmosphère qui y règne. Alain Labonté de Québec-Métal y était très tôt et il a même pris le temps de lui-même arranger l’éclairage, question d’avoir des photos qui ont du sens. Tout le crew de Bookakee était aussi sur place tôt; Corinne mettait du fixateur en spray dans les cheveux de Mat Paré à ma droite, Phil était capable de me parler pendant 4 minutes sans même inspirer et tous les bands faisaient leur entrée et prenait connaissance des lieux. J’ai aussi ENFIN rencontré Christian de Sherbrooke Métal, qui a d’ailleurs contribué à la soirée avec son partner Bob. Je vous explique plus loin dans le texte.
Après quelques visites à l’extérieur, 2 bières, 92 textos et une contravention (damn you Sherbrooke! Mais 25$ pour un ticket de parking c’est une crisse d’aubaine), le show allait commencer et je me demandais comment les boys de Shatter It All allaient réagir avec une arrivée si tardive.
Ça a pas été long que je me suis rendu compte que les boys étaient là pour nous donner une sévère claque en plein visage avec leur death/grind bien ficelé. Pour être honnête, j’ai trouvé que les 2-3 premières tracks étaient plus ou moins réussies, mais qu’après le groupe a semblé reprendre du poil de la bête et a fini le set en beauté. Le trio offre une belle chimie, surtout la dynamique entre les deux chanteurs. Étant le seul guitariste, Mo fait vraiment une belle job au niveau de son instrument (précis et rapide,) mais aussi de la présence scénique, ses faces de méchant gaillard et ses cris de la mort bien placé. Dominic fait aussi une belle job à la basse et j’ai beaucoup aimé quand tu te démenais comme un diable dans l’eau bénite quand tu ne chantais pas. Fais-le plus souvent, man. Le drummer a également bien performé, même si il avait l’air un peu frustré de son bass drum qui bougeait durant leur show. La plupart des titres joués parviennent de « Corporal Puzzle » dont je crois avoir obtenu la dernière copie disponible. On peut s’attendre à un nouvel effort en 2013.


Avec une autre bière dans les mains, Mathieu de Teramobil me demande d’aller les rencontrer ‘backstage’, ce que je me dépêche de faire. La bière est bonne et le monde est juste trop cool. Je retourne me désaltérer à l’avant de la scène et les boys de Tribunal font leur line-check, habillé normalement et je me dis que rien ne va être très surprenant. Ben oui, champion, toi tu connais ça..
Les boys quittent la scène et vont backstage, seulement pour revenir quelques minutes plus tard habillés comme ça:

Vous avez bien vu, les gars sont habillés avec des couches et de la façon le plus ridicule qui soit. Alain me mentionne qu’au Hellfest Lanaudière l’année dernière, un d’eux était arrivé en robe. Ciboire. L’effet de surprise passé, on veut du beat et c’est du gros death sale qui nous est projeté en pleine face, un contraste énorme avec l’image qui nous est présentée. Ils appellent leur beat de plusieurs manière, mais j’aime bien leur expression JerseyCore. Comme vous pouvez l’imaginer, c’est n’importe quoi, mais ça ne veut vraiment pas dire que la musique est mauvaise. Il y a quelque chose de tellement décousu et excentrique à leur approche et musique que justement ça nous fait en vouloir plus. Les boys s’échangent les instruments entre les tounes et me mentionnent après que dans les autres shows ils le font aussi pendant les tracks. Je dois avouer que le chanteur m’a particulièrement impressionner, car non seulement il a le même fucking look que Matt McGachy de Cryptopsy, mais en plus il a le même vocal! Un tour de force si vous voulez mon avis, car il est capable du rauque le plus sombre et alterne rapidement vers des cris de mort plus ‘high-pitched’ qui donnent les frissons. Les boys ont 4 tracks en téléchargement gratuit sur leur page bandcamp, alors allez donc essayer ça!



C’est dur de revenir à la réalité après une telle démonstration de … de… de… de je sais pas quoi honnêtement! On va jaser et fumer dehors, en attendant la venue du prochain band et la barmaid se pense ben cool en me faisant jouer au « flip » pour des shooters, mais je gagne tout le temps, alors ça lui coûte cher et j’en suis ravi. Enfin mes tips sont mis à contribution!
La prochaine attaque sonore nous provient de Mortor, un band d »Ottawa/Gatineau qui nous donne du thrash/death metal, mais avec un groove qui me plaît vraiment beaucoup. J’aime bien leur production un peu tribale sur leur LP « Shoot’Em Up » sorti l’année dernière et j’ai adoré ce que j’ai entendu ce soir là devant moi. J’aurais par contre aimé que la foule embarque un peu plus, car c’était bizarre de voir la foule devenir sage avec un beat de « rentre-dedans » comme ça. Ça s’est d’ailleurs ressenti sur scène avec les musiciens à corde qui étaient plutôt calme, mais un chanteur et drummer qui essayaient de compenser. D’ailleurs, j’adore le prestance du frontman avec ses cheveux long et sa capacité d’intimider juste avec le regard. Vraiment efficace et je dois dire que j’ai hâte de les revoir à Montréal devant un public déjà conquis, car ils méritaient un slam plus violent.


Juste avant le fin de leur set, je me suis rendu encore une fois backstage et j’ai pu voir Bookakee et Teramobil dans le même coin de la salle, un réchauffement d’avant-show qui avait comme focus un Dominic « Forest » Lapointe qui jammait une toune de Yes, une track dont le nom m’échappe malheureusement, mais qu’il pratique toujours avant chaque prestation. La scène ressemblait à ça:

C’était maintenant le temps de passer à un groupe de l’extérieur de la province et qui a été rajouté au lineup étant donné leur visite du Québec. Je parle de Untimely Demise, probablement un des meilleurs bands thrash au Canada présentement et originaire de Saskatoon. Christian et Bob de Sherbrooke Métal ont déboursé le 150$ pour les faire jouer cette soirée là, un petit plaisir qu’ils se sont payés et je me dois de les remercier pour cet ajout à un lineup déjà complet. Les boys de l’Ouest n’étaient pas pour rater cette occasion de faire headbanger ses fans et la foule s’est remise à une démonstration de violence lors de leur interprétation de pièces tirées de leurs deux albums. Ils sont non seulement thrash et technique à souhait, mais on peut aussi percevoir des influences de death dans leur compositions et ça ajoute au plaisir. Vous savez cet ingrédient indescriptible qui fait qu’un band est pas seulement bon, mais très bon? UD l’a. Les gars sont cool à souhait hors du stage et cette même attitude se transmet sur le stage. On a cependant été victime du système de son qui a freiné l’élan des gars et nous a coupé de vocal pendant quelques tracks. Pas grave, l’énergie était là et je suis très heureux de m’être repris pour mon absence lors de leur passage au Scanner de Québec la semaine précédente. Pour être sûr de les encourager, je me suis procuré leur vinyl et en échange ils me donnaient leurs deux CDs. Total? 10$. Incroyable.


Quelques minutes après leur show, c’était au tour de Bookakee de s’amener sur les planches et d’essayer de m’impressionner. Vous en voulez de l’honnêteté? J’ai vu le band à Québec et écouté leur EP et à chaque fois la même chose se produit; rien ne se démarque dans ma tête du côté musical. Je me surprend à ne pas me rappeler de ce qui s’est passé, ça ne laisse pas d’impression durable et je l’ai partagé aux gars du band. Hey bien je dois aussi leur donner raison quand ils font un bon coup, car cette soirée allait s’avérer la première fois que je les voyais et était satisfait à la fin de leur set. C’est progressif, gore, death et grind et c’est peut-être pour ça que ce n’est pas facile à digérer. En parlant de digérer, certains ont dû le faire après avoir mangé le bacon teinté VERT que Phil (un Phil « energy drink-free » soit dit en passant), le chanteur, sortait du trou de cul d’un toutou cochon et distribuait aux plus braves de la salle. On a eu droit à un Mario Bros interprété par le chanteur de Tribunal, la fameuse face à Phil qui se démonte et arrache de son emplacement initial, Corinne de Valfreya qui fait son apparition et les tas de cadeaux les plus loufoques les uns que les autres qui sont distribués à tous ceux qui en veulent bien. Vous savez quoi, je ne connais pas beaucoup de bands qui en donnent plus côté présence scénique que Bookakee et ça, les boys, c’est tout en votre honneur. Voici un extrait de leur set:



La place était chaude (dans tous les sens du mot) et prête à recevoir Teramobil… NOT! Man, y’avait exactement deux personnes en avant du stage quand le trio de Montréal a décidé de commencer et ces deux personnes étaient Alain et moi. Triste… NOT! J’ai entendu Mathieu, le guitariste, dire « gênez-vous pas pour avancer », sans réponse de la foule. Là il a dit « ok c’est parti! » et c’était de loin ma surprise de la soirée. Voyez-vous, un band comme Teramobil est difficile à catégorisé et peut aussi être difficile à digérer pour bien du monde, mais en cette soirée de surprises, tout le monde a pris exactement 2 minutes à se rassembler TRÈS près de la scène pour regarder ces virtuoses à l’oeuvre. On parle de death/math métal qui est interprêté par des musiciens qui sont en plus capable de bouger en malade sur scène. Mathieu est le plus fou de la gang, étant capable de techniques et faces impossibles à répéter. Les boys nous ont offert du nouveau stock de leur album qui sera lancé aux Foufounes Électriques à la mi-avril et intitulé « Multispectral Supercontinuum ». Ça sonne comme dans le film « Dude, Where’s My Car? », non? All in good fun guys. Forest, Math et Alex, sachez que c’est un honneur vous voir à l’oeuvre, non seulement à cause de votre talent, mais aussi car vous êtes des maudits bons gars qui s’impliquent et MANGENT de leur instrument. Vous vivez pour nous faire tripper et ça paraît. Changez jamais.
Le dernier band à se produire était Paretic Dementia et on avait droit à la même technicité du band précédent, mais cette fois avec du vocal et un son plus death métal. La formation de Sherbrooke se démarque par son énergie en show et ses compos brutales. Fait à noter, la foule est restée intense jusqu’à la fin, même si le show avait lieu vers 2h am. J’ai dit intense? On aurait dit un party de maison qui vire mal (ou bien, tout dépendant de si vous êtes le propriétaire ou pas), avec des chummeys. Jasmin, l’organisateur de la soirée, m’a mentionné que tous étaient des amis et les supportaient beaucoup et qu’il était fier de les voir à cette soirée. Je ne connais qu’une chanson du band, « Polite Execution », qui est disponible pour téléchargement gratuit sur leur page bandcamp, alors le reste du stock était nouveau pour moi, mais je dois noter la synergie qui existe dans ce groupe, qui forme vraiment un ensemble. Pas facile à digérer en show et pour une première écoute, mais on voit tout de suite le potentiel.
Je n’avais franchement pas d’attentes en allant à cette soirée, à part découvrir plusieurs bands que je connaissais en audio, mais n’avais jamais eu la chance de les voir ‘live’. Non seulement j’ai eu du plaisir, mais cette soirée a été mémorable pour plusieurs raisons, incluant le fait que j’ai connu du maudit bon monde. Pour ça, je vous en remercie! Jétends aussi ces remerciements à Jasmin pour l’accès, une gars que je ne connaissais pas, mais tellement sympathique. La 2e édition du Baconfest est en route…
by Dave Rouleau | Mar 28, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Uncategorized
Dans le but de toujours en offrir plus et de manière différente, Ondes Chocs aime aller au-delà de l’ordinaire et donner la parole aux personnes de la scène underground pour leur donner la visibilité qui leur revient. On a donc pensé vous donner le point de vue des labels et aujourd’hui, j’aimerais vous présenter Rémi Côté, propriétaire de PRC Music et Explosive PR. Il sera avec nous sporadiquement pour nous parler des labels et bands partout dans le monde, en plus de nous parler de ses produits sur son label. – Dave
Salut! J’espère que vous aimez le métal? huh? Parce que là on va jaser métal ensemble, ce qui se fait de plus underground… ce qui se fait de mieux! Je vais vous écrire au sujet de ces passionnés de métal qui persistent à produire, promouvoir et distribuer ces groupes que personnes, ou presque, ne connaissent. En d’autres mots, je vais vous parler des labels, mais pas de Century Media ou de Nuclear Blast, mais du sang neuf qui bouille dans ce bel univers musical qu’est la scène métal underground internationale.
Au fil des ans, en raison de ce que je fais au niveau d’un label moi-même ou pour mes recherches de nouveautés explosives du temps ou j’étais le proprio du PROFUSION à Montréal, j’ai rencontré des personnages de la scène, des gens qui vivent le métal à tous les jours et toutes les heures de leur vie et qui valent la peine d’être connus et reconnus.
Pour mon tout premier article, je vous présente XTREEM MUSIC, un label basé à Madrid en Espagne et reconnu pour son dévouement au Death Métal old school, mais aussi pour tout plein de bons groupes de Thrash, de Black et de Grind qui sévissent en Espagne.
Prêt? Go!
XTREEM MUSIC fut fondé en 2002 après la débâcle de REPULSE RECORDS (qui fut lui-même précédé de DROWNED Productions) par Dave Rotten, le chanteur du groupe Avulsed. Repulse se concentrant presque uniquement au Death Métal, XTREEM MUSIC nous offre une plus grande diversité musicale en y allant avec des groupes plus Thrash ou Black métal, mais en gardant toujours une grande emphase sur le Death Métal, le son et le style de prédilection de Mr. Rotten.
Une des spécialités du label est la réédition d’albums obscurs des années ’90, de grands classiques de groupes tels que Funebre, Demigod, Multiplex, Revenant, Disgrace et mon préféré, le superbe album « Nespithe » de Demilich! (qui vient juste d’être re-pressé soit dit en passant!) Ce label est a l’avant-scène de l’underground, fidèle à ses clients et fans, un label à la touche magique quand vient le temps de promouvoir ou signer un nouveau groupe… et Mr Rotten est aussi fidèle à ces habitudes, il ne signe que ce qu’il aime et ne suit pas les vagues, ce qui est tout à son honneur!
Ce label nous a permis de faire la découverte de groupes tels que Kronos, Hour of Penance, Human Mincer … et de redécouvrir Sacrilege(Uk), Lethal Aggression, Broken Bones ou Demigod pour n’en nommé que quelques-uns.
Dernièrement, le label a signé et sortit quelques groupes d’une qualité remarquable, comme Unreal Overflow qui fait un métal technique comparable à Death, Sorcery de Suède qui nous revient en force après 20 ans d’absence avec son Death old school de qualité supérieure, et les thrasheurs slovènes d’Eruption qui nous balancent un thrash old school avec un son énorme… et j’attends avec impatience les nouveautés de Rancor, Verminous et Absorbed! De la qualité mur à mur!
Ce label a le vent dans les voiles depuis ses débuts. David (Sanchez) croit toujours à ce modèle d’affaire et prouve encore et toujours que la musique est toujours viable, que le métal n’est pas sur son déclin et que les vrais passionnés seront toujours prêts à investir et à s’investir dans la promotion et distribution de la bonne musique underground. Je vous conseille fortement de faire des recherches sur XTREEM MUSIC si vous aimez faire de belles trouvailles. Pointez vos fureteurs sur www.xtreemmusic.com pour en savoir plus.
Pour ceux et celles qui veulent bien acheter au niveau local, je distribue moi-même des titres de XTREEM MUSIC sur mon shop a www.prcmusic.com (Buy 3 get 1 free!)
Je vous reviens bientôt avec un nouvel article sur un label Polonais qui me fait tripper depuis plus de 10 ans… avis aux fans de Grind: Vous allez être servis!

by Dave Rouleau | Mar 28, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Uncategorized
Dans le but de toujours en offrir plus et de manière différente, Ondes Chocs aime aller au-delà de l’ordinaire et donner la parole aux personnes de la scène underground pour leur donner la visibilité qui leur revient. On a donc pensé vous donner le point de vue des labels et aujourd’hui, j’aimerais vous présenter Rémi Côté, propriétaire de PRC Music et Explosive PR. Il sera avec nous sporadiquement pour nous parler des labels et bands partout dans le monde, en plus de nous parler de ses produits sur son label. – Dave
Salut! J’espère que vous aimez le métal? huh? Parce que là on va jaser métal ensemble, ce qui se fait de plus underground… ce qui se fait de mieux! Je vais vous écrire au sujet de ces passionnés de métal qui persistent à produire, promouvoir et distribuer ces groupes que personnes, ou presque, ne connaissent. En d’autres mots, je vais vous parler des labels, mais pas de Century Media ou de Nuclear Blast, mais du sang neuf qui bouille dans ce bel univers musical qu’est la scène métal underground internationale.
Au fil des ans, en raison de ce que je fais au niveau d’un label moi-même ou pour mes recherches de nouveautés explosives du temps ou j’étais le proprio du PROFUSION à Montréal, j’ai rencontré des personnages de la scène, des gens qui vivent le métal à tous les jours et toutes les heures de leur vie et qui valent la peine d’être connus et reconnus.
Pour mon tout premier article, je vous présente XTREEM MUSIC, un label basé à Madrid en Espagne et reconnu pour son dévouement au Death Métal old school, mais aussi pour tout plein de bons groupes de Thrash, de Black et de Grind qui sévissent en Espagne.
Prêt? Go!
XTREEM MUSIC fut fondé en 2002 après la débâcle de REPULSE RECORDS (qui fut lui-même précédé de DROWNED Productions) par Dave Rotten, le chanteur du groupe Avulsed. Repulse se concentrant presque uniquement au Death Métal, XTREEM MUSIC nous offre une plus grande diversité musicale en y allant avec des groupes plus Thrash ou Black métal, mais en gardant toujours une grande emphase sur le Death Métal, le son et le style de prédilection de Mr. Rotten.
Une des spécialités du label est la réédition d’albums obscurs des années ’90, de grands classiques de groupes tels que Funebre, Demigod, Multiplex, Revenant, Disgrace et mon préféré, le superbe album « Nespithe » de Demilich! (qui vient juste d’être re-pressé soit dit en passant!) Ce label est a l’avant-scène de l’underground, fidèle à ses clients et fans, un label à la touche magique quand vient le temps de promouvoir ou signer un nouveau groupe… et Mr Rotten est aussi fidèle à ces habitudes, il ne signe que ce qu’il aime et ne suit pas les vagues, ce qui est tout à son honneur!
Ce label nous a permis de faire la découverte de groupes tels que Kronos, Hour of Penance, Human Mincer … et de redécouvrir Sacrilege(Uk), Lethal Aggression, Broken Bones ou Demigod pour n’en nommé que quelques-uns.
Dernièrement, le label a signé et sortit quelques groupes d’une qualité remarquable, comme Unreal Overflow qui fait un métal technique comparable à Death, Sorcery de Suède qui nous revient en force après 20 ans d’absence avec son Death old school de qualité supérieure, et les thrasheurs slovènes d’Eruption qui nous balancent un thrash old school avec un son énorme… et j’attends avec impatience les nouveautés de Rancor, Verminous et Absorbed! De la qualité mur à mur!
Ce label a le vent dans les voiles depuis ses débuts. David (Sanchez) croit toujours à ce modèle d’affaire et prouve encore et toujours que la musique est toujours viable, que le métal n’est pas sur son déclin et que les vrais passionnés seront toujours prêts à investir et à s’investir dans la promotion et distribution de la bonne musique underground. Je vous conseille fortement de faire des recherches sur XTREEM MUSIC si vous aimez faire de belles trouvailles. Pointez vos fureteurs sur www.xtreemmusic.com pour en savoir plus.
Pour ceux et celles qui veulent bien acheter au niveau local, je distribue moi-même des titres de XTREEM MUSIC sur mon shop a www.prcmusic.com (Buy 3 get 1 free!)
Je vous reviens bientôt avec un nouvel article sur un label Polonais qui me fait tripper depuis plus de 10 ans… avis aux fans de Grind: Vous allez être servis!

by Louis Olivier Brassard Gelinas | Mar 27, 2013 | Critiques, Critiques d'Albums

Panzerfaust
« Jehovah-Jireh: The Divine Anti-logos »
2013
Ce qui est merveilleux avec le courant Black Metal, c’est qu’il offre des possibilités pratiquement infinies d’exprimer la haine, la misanthropie, la violence, la détresse psychologique, la vénération de la mort et du mal ainsi que tous les autres côtés sombres de la bête humaine. Non seulement les thèmes lyriques ne manquent pas, mais le cadre de ce genre musical est assez ouvert pour permettre une pléthore d’avenues différentes. En effet, il est possible d’opter pour une approche minimaliste comme Darkthrone à ses débuts, une approche extrêmement élaborée frisant le baroque comme Emperor ou encore, d’y aller carrément pour une incarnation musicale du chaos comme Deathspell Omega. Bien sûr, cette liste de variantes est non exhaustive et non exclusive, cependant Panzerfaust a opté pour la dernière recette mentionnée sur son dernier opus occulte paru le 11 février dernier et intitulé : Jehovah-Jireh: The Divine Anti-logos.
« This world could not have been the work of an all-loving being, but that of a devil, who had brought creatures into existence, in order to delight in the sight of their sufferings».–Arthur Schopenhauer
Récidivant pour une troisième fois en format pleine longueur après The Winds Will Lead Us (2006) et The Dark Age of Militant Paganism (2008), la formation de Mississauga en Ontario nous surprend avec un assaut de Black Metal Orthodoxe rappelant étrangement le son élaboré par les français de Deathspell Omega tout en étant plus direct et à la fois plus facile d’approche que ces derniers. Dès l’introduction de ce nouvel opus où l’on entend une voix psychotique hurlant la venue de l’Antéchrist sur un fond sonore de guitares distordues et de roulements de batterie on constate deux faits : que beaucoup de progrès a été accompli par Panzerfaust depuis leur dernier album et que la parenté avec le courant susmentionné est maintenant pleinement assumée. Effectivement, si le deuxième album décevait par une production étouffée qui ne rendait pas justice aux motifs développés par le groupe, cette fois la qualité sonore est au rendez-vous tout en conservant le caractère malsain et violent nécessaire à l’appréciation de la noirceur métallique.
Puis, le groupe enchaîne avec « Ephphatha » et on se retrouve en plein chaos typique du Black Metal Orthodoxe avec une batterie puissante, une guitare basse bien présente et vibrante, des voix démoniaques du chanteur Goliath et du guitariste Kaizer et des motifs de guitare complètement déjantés, mais conservant toujours un certain aspect mélodique amenant un certain côté « accrocheur » à la musique de la formation. Exposant ensuite ses concepts philosophiques occultes, nihilistes et nietzschéens dans un enchaînement nous entraînant toujours plus loin dans leur atmosphère oppressante et effrayante soulignée par des chants grégoriens et des trames sonores mystérieuses, la formation réussit à livrer un album qui ne comprend aucune pièce de remplissage, aucune chanson faible. Panzerfaust réussit donc à égaler les maîtres du genre tout en étant légèrement plus facile d’accès que ceux-ci de par son côté subtilement plus mélodique et structuré qui permettra sans doute aux néophytes ouverts d’esprit de se laisser embarquer dans leur descente aux enfers.
« The Devil has the broadest perspectives for God; therefore, he keeps so far away from God — the Devil being the most ancient friend of wisdom». —Friedrich Nietzsche
S’il faut à tout prix trouver des faiblesses à cet excellent album, elles auront plus à voir avec les goûts personnels de chacun qu’avec d’objectives lacunes que l’on pourrait déceler à l’écoute. En effet, le courant pratiqué par Panzerfaust ne sera pas nécessairement à la portée de toutes les oreilles de par son caractère obscur, occulte et chaotique. Ceux qui trouvent leur plaisir seulement dans la mélodie et les soli de virtuoses ne trouveront pas leur compte avec cet album, mais les fondamentalistes du Black Metal (comme ils plaisent à se nommer eux-mêmes) que sont Panzerfaust ne s’en préoccuperont guère. Soyez donc avertis qu’il vous faudra quelques écoutes pour apprécier cet album si vous n’êtes pas familier avec le genre. En outre, bien que l’album soit étonnamment constant, il sera difficile de distinguer une pièce qui ressort du lot. L’album fonctionne en effet comme tout qu’il faudra plutôt apprécier dans son entièreté que pièce par pièce, autant dans ses aspects lyriques (soulignons ici les excellentes paroles poétiques et philosophiques écrites par le guitariste Kaizer) que musicaux. À vous de décider si vous aimez les albums-concepts ou les simples qui s’enchaînent.
En conclusion, tous les fanatiques du courant BM Orthodoxe incarné par des groupes comme Deathspell Omega, Leviathan et Pseudogod devraient immédiatement porter une oreille au dernier méfait de Panzerfaust. Vous y trouverez une interprétation particulièrement réussie du genre et des atmosphères à vous faire dresser les poils sur la nuque. Les néophytes qui cherchent un point d’entrée dans ce genre devraient aussi y trouver leur compte en raison d’un caractère plus structuré et mélodique que la moyenne, à condition qu’ils aient l’ouverture d’esprit pour se plonger dans le chaos des tourments éternels. De toute façon, comme ils le disent si bien au bas de la pochette de cet album : FUCK YOUR KVLT.
by Marryah Noch Mulligore | Mar 27, 2013 | Uncategorized
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* Oui, on sait que les groupes ont changé et n’étaient pas ceux du flyer! (NDLR)
Ce qui est cool avec les shows intimes, c’est la vibe crissement oldschool. Je m’explique. Quand le public est restreint à une quinzaine de personnes en fin de soirée, la grosse majorité impliquée directement dans les bands ou des médias quelconques, t’as l’impression d’être dans un genre de party VIP dans lequel t’as soudainement l’occase de rencontrer ta famille éloignée. Les problèmes de la vie quotidienne prennent un backseat et y’a rien d’autre qui compte que te garrocher à terre à moitié sur le son endiablé d’une musique authentique qui te rentre dans le système comme une tonne de briques; ce feeling est la plus splendide drogue qui existe et mon fix est jamais assez fort. Je suis effectivement une fille salement difficile et sélective en termes de c’que je trouve écoutable, en passant par c’que je juge être prometteur, jusqu’aux rares cas ou j’suis complètement prise au dépourvu par à quel point le son d’un band peut me faire devenir fan de leur stuff après un seul set. J’avais aucune idée à quoi m’attendre en me préparant mentalement pour cette soirée sous le toit du Woodstock à explorer les goûts (que j’estimais correctement comme étant sans doute très éclectiques) de Mr. Raphaël Parent, propriétaire de Wolf Productions, sa business indépendante qui portera un fruit savoureusement rafraîchissant dans les mois qui viennent s’il continue d’emblée à pousser bravement sa luck en introduisant le public à des bands qui essayent pas de sonner comme personne d’autres qu’eux-mêmes et qui prennent un plaisir coquin à mélanger plusieurs sous-styles de métal de mille et une façons auxquelles je ne pouvais vraiment pas m’attendre même en essayant de deviner à quoi j’aurais affaire en me basant sur le son du band de Raph, INFECTED KARMA (que j’ai pu apprécier avec un enthousiasme bien avoué dans ma dernière critique pour le show de HOLLOW au Magog, début Mars).
À mon entrée au bar vers 18h45 (j’étais arrivée en avance surtout pour gauger la vibe et le type de public qui caractériserait ce show, et j’dois avouer que je trouve les soundchecks intéressants et révélateurs à regarder, blâmez ma passion pour les détails; on parle de musique, après tout) j’ai été assez ahurie de voir que l’endroit était loin d’être bondé. Le band était dans la grande salle de show et le côté pub était absolument désertique. Le show devait normalement débuter à 19h – ce que j’ai trouvé sensass dans tout ça, c’est que le staff impliqué dans cette soirée (du booker en passant par les membres de CHARIOTS) avaient beau sembler stressés par le côté loufoque de la situation (dur à croire qu’une salle peut être vide avant un show de cette envergure; écoutez le dernier album de CotG, »Tides of War », et vous allez saisir mon point de vue et admettre qu’il n’est pas d’un enthousiasme exagéré voire cheesy) ils réussissaient à bien compartimenter l’utilisation du temps qu’ils avaient sur les bras et n’ont pas semblé excessivement frustrés par l’anicroche. J’ai eu l’occase de jaser un peu avec un de leurs deux guitaristes, Dimitri Gervais. J’ai pas hésité pour lui sortir que je suis normalement très difficile à impressionner et que même avec mon esprit de tête dure complètement inégalé, j’ai été complètement foudroyée par l’intensité de »Tides of War ». Il a pris le compliment avec une appréciation humble et terre-à-terre; il me semble être un dude très professionnel et son approche est bien plaisante. Jasette à part, malgré le fait que la bâtisse dénombrait probablement un gros max de dix personnes sur les lieux même autour de 19h, je savais que le show serait quelque chose de mauditement cru et hallucinant et j’ai pas manqué de passer cette remarque à ma tendre moitié qui m’accompagnait pour la soirée – il n’avait jamais entendu CHARIOTS avant et je lui ai assuré que ce qu’il verrait sur scène le ferait devenir fan. J’reste sur mon feeling qu’il a largement vu que je suis loin de pas savoir de quoi je parle.
En suivant le conseil bien placé de Dim, j’ai éventuellement décidé d’aller casser la croûte et me claquer un (soit-dit-en-passant excellent, essayez-le) Gin Tonic au chic et paisible pub Liverpool à quelques pas de la salle de show après avoir appris que finalement, le premier band serait prêt pour 21h et quart. À cette heure, j’ai effectivement pu découvrir que la cue était bien placée; j’entrais au vestiaire pour y laisser mon coat de fourrure et j’entendais déjà la foule s’enthousiasmer pour le set de BLACK ABSINTHE qui a commencé avec une énergie qui a pas manqué de me rentrer dedans même en étant encore sur le bord de la porte. J’ai judicieusement évité de m’acheter un pichet en rentrant – j’étais déjà sur un feeling assez fêtard mais toujours assez frais pour avoir un esprit critique et non pas seulement hyperactif et distrait par un rush d’alcool, et je me suis avancée au devant du stage en arborant une expression que je savais être assez facile à lire: des yeux curieux, peut être un peu rieurs, et un scepticisme marqué, mais j’avais quand même un sourire en coin et je tâchais, avec un succès progressif, de me laisser absorber par ce que j’avais devant moi: je n’en avais aucune idée même en organisant ma participation au coverage médiatique de ce show et j’ai pu apprécier la surprise de constater que ces gars-là ont un son qui mélange pas mal d’influences que j’aurais jamais cru entendre dans un seul et même contexte en termes de songwriting. BLACK ABSINTHE sont une formation de Toronto qui semble se faire progressivement un nom assez respecté à force de faire des shows et j’ai pu comprendre le pourquoi du comment de tout cet engouement en ne manquant pas de noter tout ceci et rien de moins: ils mélangent une vibe extrêmement punk à la base avec des touches oldschool grunge (à la Bleach-era NIRVANA) et gardent ce background comme base assez régulière de toune en toune. Ils ajoutent à cela une bonne couche très évidente (en tout cas, selon moi) d’influence New Wave of British Heavy Metal, se concentrant surtout sur l’aspect plus rock and roll de ce sous-style – je me dis qu’ils sont sans doute de très grands fans de bands underground comme ZUUL en se rendant jusqu’au top du totem avec des bands comme MAIDEN et JUDAS PRIEST (dont ils ont fait un cover assez dynamique – »Breaking the Law » est toujours le fun à voir en show et à écouter, essayez de me dire le contraire et de vous trouver convaincants – vous réussirez pas). À cela, des blastbeats occasionnels et des petites exploitations du côté plus smooth du progressif (à la OPETH tranquille) se marient promptement et sans trace d’un manque de structure concise; j’étais, au début, estomaquée par le nombre d’expérimentations que j’avais devant les yeux et de l’agencement avec l’énergie des trois gars qui jouaient leur stock comme s’ils étaient nés sur un stage à le shredder avec à peu près autant de brio. C’était comme si c’était aussi naturel pour eux que se lever le matin et se faire un café – et aussi exactement aussi simple que ça – ceci m’a assez marquée pour que je considère sérieusement l’option de travailler avec eux sous le toit du label dont je suis co-propriétaire, Mulligore Production. Je vais citer Jack Black brièvement pour illustrer mon point de vue: il a déjà dit, en entrevue, que les bands qui ont le »magma » créatif et scénique existaient dans les années 80 et 90, mais qu’aujourd’hui, ils sont aussi absents de la planète que les dinosaures, Godzilla, Monsieur Quaker, Donald Duck, Jésus Christ, et le fucking Santa Claus. Je lui réponds qu’en scrutant l’underground, tu peux facilement découvrir des bands qui ONT le magma dont il parle et BLACK ABSINTHE en est un. Ils sont Canadiens, et ont l’aptitude de mélanger des influences provenant de tous les recoins de la planète en une seule et unique approche qui est très bien traduite sur scène, même en étant victime d’un traitement sono qui laissait à désirer (les micros étaient placés un peu trop proche des amplis, et ce qui s’en résultait était un son tantôt trop fort et imprécis, tantôt plus discernable mais quand même assez difficile à écouter; c’est la seule chose que je déplore de ma soirée, le stage set-up aurait pu être fait autrement). J’ai donc conclu que j’allais passer du temps avec le EP de ces gars-là pour me faire une idée encore plus nette et précise sur leurs outils d’attaque. Un certain temps plus tard, j’ai lancé un sourire complice à Jack, le chanteur et guitariste du groupe qui est soit dit en passant un bon vivant, que ce soit sur scène ou hors-scène. Il est venu me piquer une jasette en me soulignant qu’il a bien apprécié de me voir headbanger autant durant leur set et que ça l’avait vraiment mis dedans et contenté. Il était d’un enthousiasme débordant avec »YOU ROCK » par-ci et autres qualificatifs positifs par-là; il a bien cerné le fait que j’avais été impressionnée par ce que j’ai vu. J’en ai donc profité pour lui lancer la balle et lui demander s’il était en discussion avec des labels présentement – après avoir eu quelques révélations intéressantes sur le stock sur lequel le band travaillera prochainement en studio, nous avons échangé des p’tites cartes ( »we’re trading effin’ caaaaards, mannnn, how cool is that?? », lance Jack, le trippeux visiblement oldschool jusqu’à l’os) et je lui ai promis que je garderais contact. Il est largement possible qu’on travaille ensemble prochainement et je trouvais vraiment cool d’avoir une chance de découvrir un band que j’aimerais signer par le biais d’un show local; les surprises en finissent pas.
Le groupe BEYOND THESE WALLS, et ils l’avouaient sur la page d’événement du show sur Facebook bien avant la date de show, sont un nouveau band qui n’avait jamais monté sur scène avant. Le propriétaire de Wolf Productions (Raph) m’a informée (entre les sets) du fait que la plupart des gens dans la foule étaient des amis proches des membres du groupe. J’ai pu noter que même à mi-soundcheck, cette trolée de personnes vraiment très enthousiastes s’est rassemblée sur le devant du stage comme si le show était déjà commencé, ce qui a un peu déboussolé les gars du band temporairement, alors qu’ils se demandaient s’ils finissaient le soundcheck ou pouvaient se lancer tout de suite dans la première track – ce qu’ils ont fait d’emblée, et j’ai senti le stress s’évaporer d’un coup de vent monumental à partir du moment où la musique partait en malade; ils étaient tous concentrés, à 500%, sur la performance. Y’a pas à dire, ils assuraient. Les deux guitaristes avaient une sept cordes, ce que je trouvais ambitieux en partant, et j’ai cru, en écoutant leur soundcheck, que j’aurais affaire à un band de death metal pesant, mais leur approche était plutôt un certain mélange de deathcore et de hardcore pur, et traditionnel avec du dual-guitar-work qui est pas mal plus élaboré et recherché que les stop-start riffs que j’entends dans beaucoup trop de matos hardcore qui sort sur des trop gros labels dernièrement. Le frontman donnait pas sa place, ses vocals étaient puissants et constamment dans le registre aigu, et sa présence scénique était prenante. Je souligne aussi que le drummer avait une énergie qui déplaçait de l’air – il vargait sur son kit comme si sa survie en dépendait. Il mettait du sérieux dans la qualité de sa performance mais avait aussi l’air d’avoir un fun noir et c’était pareil pour le reste du band, et assez palpable pour me faire bouger et headbanger en sirotant ma Boréale Rousse tranquillement. Fait assez insolite, quand le public a demandé (avec une motivation étourdissante mais touchante à voir) un rappel, ils ont bravement abordé une pièce qui était pas complètement finalisée. Max, le chanteur, a précisé que les lyrics étaient pas finis. Un de ses chummey a pris une thématique au hasard, composé quelques lignes sur son cell, et l’a refilé au frontman. Assez incroyablement, le band s’est mis à jouer ladite toune, alors que Max improvisait des patterns vocals en lisant les paroles composées par l’ami dans la foule, cellulaire à la main. Le résultat était fracassant et je vous mens pas. Chapeau pour avoir relevé un défi qui avait presque l’air d’un dare. J’ai hâte d’entendre du stock de ces gars-là sur CD – même si je suis pas fanatique de deathcore en général, j’ai trouvé leur approche différente de celle du reste de la foulée provenant de cette section de la scène, et ils ont l’air déterminé à se jeter à l’eau et forcer la note pour trouver leur blueprint et ça j’trouve que c’est respectable, point final. Que vous aimez le style ou pas, avouez au moins qu’il se développe rapidement et aisément et que ça pique votre curiosité. Ça mettait de l’action dans le minuscule (mais joli) pit qui dénombrait beaucoup de fans authentiques de ce son qui faisaient du hardcore dancing à en plus finir, ce qui était sweet à voir. Le band a terminé son set en ayant l’air satisfaits de leur première expérience sur scène et je trouve qu’ils ont fait de la saprée bonne job, opinion visiblement partagée par la gang de trippeux sur le devant du stage (et sur le côté pour ce set, dans mon cas, ce qui me donnait une vue diagonale qui me permettait d’observer plus efficacement).
J’ai trouvé une chose un peu nowhere après ce set; la salle s’est pratiquement vidée. J’ai commencé à scruter les recoins de la pièce en pointant quinze personnes du doigt; je les comptais mentalement. Presque tout le beau monde qui était là pour les deux premiers bands avait quitté pour aller du côté pub ou ailleurs qu’au Woodstock tout simplement. J’en revenais pas, surtout que le headliner, CHARIOTS OF THE GODS, est complètement colossal. Ça empêche pas qu’après un bref soundcheck qui s’est déroulé avec un professionnalisme marqué et une souplesse qui en dit long sur leur expérience, ils ont complètement dominé la petite bulle un peu surreal que nous, gens accros au sein de ce petit public, avions forgée. En me tournant la tête je voyais que les gens qui étaient encore là étaient le booker de la soirée, des membres de BLACK ABSINTHE et BEYOND THESE WALLS, et autres représentants de médias, ainsi que photographes, et quelques autres personnes qui comprennent le concept qu’aller à un show implique d’être là jusqu’à la fin. Chapeau à ces trippeux qui savaient sans doute pertinemment que CHARIOTS leur arracheraient métaphoriquement la face sans préambule. J’ai apprécié l’album, et je savais que le show serait haut en couleurs, et croyez-moi; je me trompais pas. St-Amour, le guitariste soliste, est un virtuose. Je le regardais aller juste en face de moi (je m’étais déplacée pour voir de plus près, après tout, je suis déjà complètement vendue à ce band) et je rushais. Les gars dans le public faisaient du air-shred devant lui comme s’il était une de leurs idoles d’enfance et il avait cet impact un peu space sur toute la salle; ça se sentait. Dimitri avait une présence scénique élégante, avec un feel communicatif, une émotion qui se voyait sur son visage alors qu’il laissait les notes nous enivrer tous, le chanteur était dynamique, énergique, et sur la coche, et le drummer roulait quelque chose de rare (même lui avait une presence vraiment notable, même en étant aussi draconiennement occupé à défoncer son kit). Et que dire du bassiste; bordel que ce gars-là shred. Vous vous rappelez de ce que Lemmy a dit dans son film? »J’essaye d’avoir l’approche d’un guitariste avec ma bass. » C’est un concept que peu appliquent avec un réel talent – le bassiste de CoTG relevait ce défi, in my book. J’ai pas été déçue – j’ai croisé Dimitri alors que touts les bands sortaient leur gear du bar vers minuit et demi, et lui ai sorti que leur set était »complètement fucking nice » (je manquais de mots pour décrire à quel point j’tais frappée par ce que je venais de voir) et il m’a répondu très modestement qu’il avait remarqué que moi et mon fiancé Jonathan garrochaient des horns et headbangaient comme des perdus tout le long du set. »Ça doit être bon signe. » C’est ce qu’il nous a répondu. Effectivement bro, le fait que la foule brassait autant, c’est un encouragement que vous méritez et pas à peu près.
Cette soirée très remplie me donnait l’impression d’avoir vécu un trip qui est pas aussi accessible qu’on le pense – faut en profiter quand ça passe. L’ambiance me donnait l’impression qu’on était au début des années 80, dans le temps où le métal c’était quelque chose de nouveau et que peu de personnes voulaient réellement comprendre la raison de son existence. Y’avait pas beaucoup de trippeux mais ces gens-là étaient des VRAIS guerriers. Ils existent encore en 2013; eh oui, les amis, les gangs d’accros qui rateraient pas un show underground pour rien au monde, y’en a partout au Québec et le mouvement est immortel. Nombre d’entre eux étaient au Woodstock hier soir – des musiciens, des promoteurs, des fans. Le public faisait le show autant que les bands, c’est aussi simple que ça. Merci à Wolf Productions pour une soirée mémorablement agréable.
-Noch