La Décapiteuse

Il y a quelques mois alors que je furetais au fil des liens qui m’intéressaient sur le fil d’actualités de Facebook, je suis tombé par hasard sur le lien qui menait à son show  »C.R.O.C. Underground Metal » et m’étais mis à y jeter un coup d’œil intéressé car à Ondes Chocs, on est toujours à l’affût de source d’infos et celle-là était basée à Sherbrooke. Tant mieux!! De fil en aiguille, nous avons fini par échanger nos liens et timidement et au hasard, partager nos pages. Tout cette relation, déjà ténue, se serait sûrement étiolée et finalement évanouie dans l’espace éthérée de mon univers, si ce n’avait été de la régularité avec laquelle celle-ci me faisait parvenir sa playlist et ses sujets de discussions pour chaque émission hebdomadaire. Du bel acharnement (ou des envois automatiques peut-être!) qui a finalement eu raison de mon indifférence dimanche le 17 février quand en nettoyant ma boîte de courriel tout en buvant mon café et en repassant dans ma tête les images de la veille au lancement de Chariots of the Gods, je suis tombé sur le set up de son prochain show. J’ai partagé, Marryah a liké, j’ai dit bonjour, on a discuté, elle a dormi là-dessus et 12 heures plus tard, après avoir replacé mes neurones en mode « éveil », je l’ai recontacté pour finaliser son entrée au sein de notre belle équipe. Voilà, vous savez donc maintenant comment ça s’est passé dans les coulisses et je laisse maintenant la place à Marryah pour sa propre présentation et sa 1ère chronique. – Lex

539701_480746578641726_484019166_n

 

La Décapiteuse

 

 

par Noch

 

 

Exactement quel mordu de métal ne rêverait pas d’avoir ma vie, surtout ceux d’entre vous qui sont des  »vrais » calés en la matière et qui prennent un plaisir sadique à se qualifier eux-mêmes de geeks complètement finis de la scène? V’là un example absolument fidèle de ma routine qui vous donne une idée des éléments qui composent ma job de touts les jours (eh oui, j’fais bel et bien de la promotion de tous types 40 heures par semaine; j’suis la queen du multi-task en tout ce qui a trait à l’analyse de matériel, et le coverage journalistique bien salé qui a créé ma  »blueprint » dans les médias métal underground autant francophones qu’anglophones).

À 9 heures tappantes le lundi matin, j’me cale 10 cafés pour m’éveiller les sens en prévision d’une session d’écoute qui représente du coverage pour environ 3 albums par avant-midi. Je reçois du stock de tous les types de label, de Nuclear Blast en passant par Sony jusqu’à Comatose, donc c’est inutile de préciser que j’ai droit au meilleur et au pire de tous les styles, et en terme de ratings, je me gâte. J’suis connue pour être une fille assez sévère dans mes critiques, mais j’aime aussi aller dans les détails techniques de tout type d’argument qui constitue un review; ça m’a mérité une place de choix parmi la gang de journalistes de Teeth of the Divine (qui dénombre certains anciens du staff de Blabbermouth) mais j’ai dû délaisser le format écrit pour me concentrer sur mon show,  »C.R.O.C. Underground Metal », qui est devenu ma marque de commerce assez rapidement en étant diffusé sur 3 stations (et maintenant 4 avec Ondes Chocs). Le reste de mes journées est réservé à la recherche de talents unsigned partout sur le net qui vont être, selon moi, les prochains phénomènes à voir sur la scène internationale. Quelqu’un qui fait cette job-là pour un label peut se qualifier de A&R; pour ce qui en est de la radio, on apellerait plutôt ça un directeur de programmation ou recherchiste. Ben guess what? J’assure aux trois postes en même temps. Donc à part de mes rituels de journaliste baveuse et chieuse à souhait (et fière de l’être), je me garroche, avec une passion éperdue, dans des recherches vraiment poussées pour trouver des bands à signer à Mulligore Production (le label dont je suis présentement co-propriétaire et représentante du département PR; on est jamais trop hyperproductif) et à diffuser dans mon show (qui est, soit dit en passant, une vitrine des plus directes donnant vue sur mon bel univers que j’entretiens depuis environ 7 ans dans l’industrie de la musique).

Et voilà que la belle gang d’Ondes Chocs remarque mon stock et commencent à jaser entre eux autres d’à quel point mes découvertes sont trippantes et intriguantes. 3-4 conversations avec Lex et Dave, et le tour est joué; j’me ramasse à vous emmener une chro hebdomadaire qui résume, pour le meilleur et pour le pire, mes opinions sur la grosse majorité du stock entendu/découvert au courant de mes semaines sur le spacieux champ de guerre promotionel. On vous lance donc ça avec 3 groupes qui ne seront pas décapités pour cette fois.

 

EPISODE 13

 

 

163371_10151330444031030_1658686451_n

 

La Turquie est un recoin du monde qui est particulièrement sous-estimé en termes de delivery de black complètement démoniaque. EPISODE 13 se démarquent avec un son particulièrement bleak et déroutant qui met en valeur les ingrédients principaux de la recette de frostbitten black sauvagement oldschool tel qu’on l’aime. Pas de surprises ici, mais l’expérience est loin d’être amoindrie par son côté familier et bien propre à la culture black metal mondiale. Je verrais bien ces gars-là partir en tournée avec leurs confrères turques THE UPHEAVAL qui sont, soit dit en passant, signés sur Mulligore. J’ferais bien d’endosser ce pays-là plus souvent dans mes recherches, les découvertes y sont assez prenantes.

 

DE ARMA

 

 

DE_ARMA_cover1_small_m02dwykr

 

Depuis la fin de l’été environ, je retombe de plus en plus dans mon trip plus ou moins orthodoxe de worship total de l’aspect plus dépressif du métal. En fait, j’suis de plus en plus accro au mélange de shoegaze, dark alternative et post-black avec certains éléments plus traditional black. Je blâme surtout le bien connu Nathan T. Birk qui est représentant en PR pour Prophecy Productions, Moribund, Agonia Records, Svart Records, etc. pour m’avoir fait découvrir des formations dans ce style tels que LES DISCRETS, FARSOT, etc. Au début, j’trouvais que l’élément plus soft du shoegaze était loin de fitter dans le décor, mais j’ai fini par apprécier la qualité bipolaire d’un tel mish-mash. DE ARMA, qui font surface sur le nouveau label Troll Music cette semaine avec l’album  »Lost, Alien & Forlorn », offrent une formule ressemblant un peu à un mélange de la recette LES DISCRETS avec une touche d’influence KATATONIA moderne (The Great Cold Distance-era) et une bonne dose d’agressivité black digne d’IMMORTAL. Ça a un appeal assez palpable sur papier; attendez d’entendre l’album. C’est assez facile d’être absorbé en l’écoutant d’un bout à l’autre et aussi d’être tenté de ré-écouter sur repeat. C’est, selon moi, tout simplement le meilleur album de l’hiver 2013 jusqu’à maintenant en termes de black dépressif élégamment construit.

 

HEAVATAR

 

 

HEAVATAR

 

Van Canto fait pas mal de bruit sur Napalm Records depuis un temps avec ses fameuses releases « a capella » et pour être assez brutalement honnête, c’est une hype dont je n’ai absolument rien à crisser jusqu’à maintenant. Je suis assez connue en tant que power metal hater depuis plusieurs années, mais on dirait bien que 2013 ne me donne guère le choix de prendre mon trou sur plusieurs points; de un, ce n’est pas vrai ces temps-ci que dans touts les cas, ce style fait des courbettes dans le territoire du cliché populaire. D’autant plus, y’a beaucoup de projets qui étaient jadis plutôt cheesy et accessibles qui sont devenus des vraies machines de guerre en termes de riffs percutants et de structures d’attaque vraiment bien huilées. Je ne m’attendais à absolument rien de ça en me claquant le petit dernier de HEAVATAR lundi passé. En partant, la production loin d’être overpolished a enlevé un beau gros cran de prétention de l’approche effectivement très power metal de ce nouveau projet signé Canto; en plus de ça, le clash assez epic de l’aspect néoclassique et du côté plus agressivement intense des compositions est assez dur à oublier après une écoute complète. Chaque track est mémorable et n’enlève absolument rien à la pertinence du songwriting; ça fait longtemps que je n’ai pas entendu un projet de power qui sonne aussi organique. C’est complètement décoiffant. Les gars, lâchez pas, vous commencez à me faire triper sur un style que j »ai passé un bon 6 ans à qualifier de « complètement inutile ».

 

Si vous voulez connaître la suite de mes rants sur c’que j’ai entendu au courant de ma semaine, fiez-vous pas sur 3-4 paragraphes; écoutez mon show chaque dimanche soir sur Ondes Chocs à 19h. J’vous emmène une playlist qui résume toutes les nouveautés qui m’ont fait capoter dans les cinq derniers jours. En même temps d’vous donner une update sur les derniers faits saillants de l’actualité métal (avec mon commentaire complètement politically incorrect à l’appui), je pars sur des monologues assez étoffés en jasant du stock que j’ai découvert autant dans le fin fond des abysses de MySpace que dans les derniers packages de promo que j’ai reçu des labels les plus connus. Vous voulez rire et vous éduquer en même temps? Laissez faire les téléromans poches de fin de soirée – mettez vos connaissances à l’épreuve, débouchez vos bières, montez le son. Ça va brasser.

 

Noch

 

MULLIGORE PRODUCTION: www.mulligore.com

M’AJOUTER SUR FACEBOOK: http://www.facebook.com/marryah.noch.9

www.teethofthedivine.com
http://thedailystab.guitarepirate.com
www.mulligore.com
www.mulligoreradio.com

Mulligore Production |

Soirée de Légendes

Outsiders

Outsiders – photo de Patrick Bolduc

 

Vous allez comprendre le titre en lisant ce qui suit, c’est juste un clin d’oeil à deux personnages très intéressants que j’ai eu la chance de voir sur scène mercredi soir dernier au Bar l’Agitée de Québec, une place que je commence à appeler ma deuxième maison, car maudit que j’y dépense du temps…et de l’argent…

Le pire c’est qu’en ce mercredi 20 février, je ne croyais pas me tapper un show qui commence à 21h! Tard un peu les boys non? C’est soit que le monde viennent pas parce que c’est trop tôt et les fans doivent revenir de la job et faire leurs trucs quotidiens, ou que c’est trop tard parce qu’on peut juste imaginer à quelle heure le dernier show va commencer.

Anyway, après ma journée à la shop et mes 12000 trucs à faire pour Ondes Chocs entre 17h et 20h30, je n’avais pas le temps de trop m’emmerder et le petit drink à la maison est venu réchauffer ma soirée qui allait se terminer tard.  Vous savez, on travaille aussi le lendemain à OC \m/

La beauté de notre approche collaboratrice à Ondes Chocs a encore portée fruit avec ce show, car je n’avais pas mon acolyte, Alex Cativo, pour prendre ses fameuses photos.  Cependant, en arrivant là-bas, j’ai rencontré Patrick Bolduc, qui était là pour Outsider et a aussi pris des photos de A Misleading Insight, qui jouait juste avant.  Je lui propose une plateforme pour se faire connaître avec son travail et boom!… on a une couple de photos pour l’article.  Love it!

En arrivant j’ai aussi tout de suite tombé sur Carl Dufour et une partie de sa troupe de Death Intended et qui présentait le show, gros merci à toi pour l’accès, man!

C’était d’ailleurs en plein set de A Misleading Insight que je suis arrivé et la formation de Québec en était à son premier show avec ce lineup, un band qui est né il y a quelques mois seulement.  On parle ici d’une musique metalcore/post-hardcore qui est efficace, mais j’ai quelques points à apporter.  De un, votre présence scénique, pour un premier show, était vraiment très bonne, même qu’il a fallu qu’on me dise après la prestation que vous en étiez à vos débuts, car de ce côté ça ne paraissait pas.  Les deux chanteurs apportent chancun un élément crucial aux compositions, mais j’ai un bémol: Xavier est le chanteur clean et quand il était sur la note, il avait un regard de feu et chantait avec confiance, mais lorsque sa note lui échappait, il donnait vraiment l’impression avec ce même regard que la confiance n’y était pas. Il y a du travail à faire de ce côté, mais le talent y est c’est sûr.  C’est juste que le langage corporel entre les deux extrêmes m’a frappé et je voulais le partager.  On a eu droit à deux reprises, soit les bands A Day To Remember et I, The Breather, deux compos très bien exécutées qui ont fait honneur aux versions originales.  Merci à Maxyme d’être venu me jaser après le show pour me demander mon avis et me préciser quelques détails sur le groupe, très cool de ta part et lui aussi en était à son premier show derrière un drum!! Il est aussi guitariste et ce devait être quelque chose de faire ses derniers premiers pas à cet endroit du stage.  Comme je lui ai mentionné, il donnait le ton à tout le groupe et quand il frappait fort ça y allait et quand il frappait moins fort, l’ensemble en souffrait.  Ce sont de petits ajustements à apporter et ce sera fait j’en suis sûr, il y a juste trop de talent dans le band.  Le band a déjà une track de disponible sur leur page facebook et un EP est en préparation pour 2013.

01 show agitée 20 fév 2013

 

02 show agitée 20 fév 2013

Le temps de parler à Patrick et les amis présents au bar et c’est aussi Max qui me dit que le prochain band sonne un peu comme Trivium

… Pis crisse que tu avais raison, man!  Non seulement le style métal/thrash jurait (positivement) avec le band précédent, mais maudit que vous l’avez les boys! On parle ici d’un son à la Metallica avec les touches modernes de Trivium.  Même le micro old school de Darren (lead guitar/clean vocals) représentait bien ce mélange de style.  Lui et Charlo se partage la vedette au chant tout le long du set et leur chimie est d’ailleurs impressionnante, car les gars bougent, headbang et font leur meilleure imitation de vedettes devant un public qui se demande vraiment dans quelle époque ils sont.  Vous voulez un autre exemple et aussi la preuve que nous étions dans une soirée de légendes?  Ajoutez des pantalons de corduroy brun à Fred, le bassiste, et ciboire vous avez Cliff Burton, regardez:

533093_579693875375527_1641903683_n

Cliff sort de ce corps!

Les boys font preuve d’audace en ajoutant au lineup une balade que même Darren pensait ne pas être une bonne idée, mais avec son band qui a insisté et la réaction des gens, maudite belle job les boys.  C’est aussi un peu avant ce moment que nul autre que Antoine Baril vient me rejoindre à la droite du stage, mais juste après être allé serrer un pied de cymbale sur le stage, parce qu’en temps que drummer ça le tannait et personne aidait. Il se dit impressionné par ce son en cette soirée et agréablement surpris!  Ils ont aussi joué une pièce appelée ‘Hangover’ qui me faisait penser à du Dance Laury Dance, mais un peu plus métal, une maudite bonne toune de party.  Je ne connaissais pas le band et je suis extrêmement content de les avoir connu en cette soirée, réellement un gang à suivre, surtout qu’ils ont déjà un roadie qui les aidait à la gauche du stage tout le long du show… malade!

Outsider - photo de Patrick Bolduc

Outsider – photo de Patrick Bolduc

Outsider - Photo de Patrick Bolduc

Outsider – Photo de Patrick Bolduc

Juste avant le band suivant, j’ai la chance de jaser longuement avec Antoine de tout et de rien, mais je me fais un plaisir de le vanter à tous parce que le gars se présente dans plusieurs shows underground de Québec et se fait un plaisir de faire de la promo pour les bands avec qui il a travaillé en studio, mais également ses coups-de-coeur.  C’est cool pour la scène et le monde se doivent de le savoir.  C’est fait!  Dans ce cas-ci, il a travaillé avec Waking From Oblivion, le band qui allait finir notre soirée.  On a aussi eu la chance de voir des membres de Cardinals Pride, un autre groupe qui se fait un devoir de venir dans les shows locaux, même malgré leur horaire chargé.

Avant d’arriver au headliner, Death Intended avait son mot à dire et amenait son metalcore progressif avec lui sur la scène, mais avec un autre soundman et disons que ça a paru solide.  Les gars sont en plein changement au niveau des compos et se cherchent une identité, même si on peut clairement voir que la troupe de Carl Dufour s’en va vers de plus longue compo qui seront plus progressive.  Ceci dit, ils restent encore un bon penchant pour le ‘core’ et il se traduit par un manque de direction.  Ce qui est frustrant là-dedans est le niveau de talent et passion que les boys offrent, c’est vraiment un groupe à découvrir et garder en tête, car le premier ‘single’ qu’ils veulent sortir bientôt pourrait être très gros et important.  Pour les avoir vu déjà 3 fois, ce n’était pas leur meilleure performance, mais j’ai bien pris le temps, avec Antoine, de leur expliquer mon point de vue et ils étaient d’accord.  Pour ce qui est de la présence sur scène, c’était malade, surtout avec au moins la moitié de la foule qui avait quitté après Outsider.  Le petit Carl est une petite bombe à retardement, ne vous mettez pas dans son chemin et il est épaulé solidement avec Johnny à la batterie, un petit gaillard surexcité qui frappe fort et s’est encore permis de partir des slams aux premiers bands… trop cool, man, surtout que tu avais mangé un solide coup d’épaule au Pub St-O en janvier dernier.  Never change!  C’est sans parler de leur claviériste, Sam, et du reste du crew.  Comme j’ai écrit, le talent est là, mais quand le focus des compos va embarquer, ça va être fou!

Les derniers combattants se sont mis prêt et ont accueilli Waking From Oblivion, une formation de métal de Lévis/Québec qui est passé par l’Omnium du Rock et offre vraiment une belle prestation sur scène.  David est le John Lennon de la formation (chanteur/clavier) et ça fait chier parce que j’aurais dû le prendre en photo à la fin de son set avant son départ avec ses lunettes rondes et son look hippie qui le démarque, surtout que sur scène… il est nu pied!  C’était ma deuxième et dernière référence à une légende de la soireée.  Il alterne d’ailleurs entre les mélodies classiques et son rauque qui ne laisse pas personne indifférent et il est supporté par leurs compos métal bien étoffées.  Le mot métal est très important ici, car les sous-genres qu’ils incorporent à leur musique sont trop nombreux pour énumérés et ce serait injuste de les qualifier de la sorte.  Il n’y a pas beaucoup de bands qui peuvent se permettent une telle intrusion dans plusieurs ‘layers’ du métal moderne, mais je crois que leur travail avec Antoine leur a permis de se définir une identité.  J’aimerais d’ailleurs mettre le focus sur Guillaume, parce que man, ta fluidité à la guitare est frustrante pour du monde comme moi qui ne sont pas capable de faire un foutu accord.  Tu sautes, tu sembles en transe et en plus tu composes beaucoup de la musique du band, en plus de l’interpréter de main de maître.  Ce n’est pas pour dénigrer le reste du groupe, car l’ensemble est extrêmement solide.  Si il y avait un point faible, ce serait certains bout de chant ‘clean’ qui sonnaient moins bien, mais comme Antoine m’a expliqué, il ne doit pas faire de mike-cupping et d’autres facteurs comme le son sur scène et dans la salle pendant ces bouts cleans sont importants. Pour l’avoir enregistré, il connaît très bien le talent de David.  Maudite belle job les boys, les personnes qui ont quitté tôt ont raté une belle chance de vous découvrir, tout comme Death Intended.

En résumé, une soirée extrêmement bien organisé par Carl et son crew, car même David de WFO a pris le temps de le souligner très clairement lors de son passage sur scène.  Si tous les mercredis étaient comme ça…. \m/

 

Une Soirée de Berceuses Pas Comme Les Autres…

Je suis arrivé au Piranha Bar vers 21h pour le soundcheck de Skeleris. Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, mais trente minutes plus tard, la salle se remplissait pour le début du show et c’était une toute autre histoire…

J’ai apprécié la performance de Skeleris, surtout celle du vocaliste qui possède un bon registre, passant naturellement des aigues au gutural, proclamant les paroles comme une transe ou une intense communion. Il semblait habité par son rôle par moments, puis revenait avec la foule. Les musiciens formaient une synergie d’une solide efficacité. Le frontman s’adressait à l’audience en anglais pour présenter les chansons et une fille dans l’auditoire lui a passé ce commentaire:  »au Québec c’t’en français! ». Il est resté calme et a fait les autres interventions dans la langue de Falardeau. J’ai aussi trouvé le technicien de son très professionel, il se déplacait dans la salle pour s’assurer de la qualité du son. J’ai particulièrement dégusté la dernière pièce, qui contrastait par son tempo plus lent et des textures hypnotiques s’accordant avec le doom metal. Les spectateurs ont eu l’air d’apprécier, répondant aux allocutions du chanteur, mais demeuraient autrement peu démonstratifs. Donc, Skeleris est une jeune formation à surveiller, avec un métal extrême mélodique, frénétique et bagarreur.

Malheureusement, Annex Theory ont été forcé d’annuler leur présence et même d’autres dates de leur tournée à cause du mauvais temps qui rendit les routes impraticables (le climat impitoyable des prairies) ainsi qu’un bris mécanique qui les immobilisèrent, engendrant des dépenses majeurs imprévues. J’aurais bien aimé les voir puisque ce que j’ai entendu sur Youtube me fit bonne impression.

Le temps de quelques arrangements et Spelldown ont poussé leurs premières notes… ce qui a fait disjoncter l’électricité.  »Spelldown est trop puissant pour la place! », s’exlama en riant Alex, le frontman. On amena une rallonge électrique et le show pu enfin battre sont plein, et le terme  »battre » n’est pas surestimé! L’experience des musiciens et du frontman est palpable (Alex Duhamel a fondé Spelldown en 1996, et la formation actuelle compte Oscar Souto à la basse et vocal d’accompagnement, Carlos Araya à la batterie et vocal d’accompagnement – d’un cetain band metal francophone qui fit sa marque dans les années ’90, Anonymus pour ne pas citer; ainsi que Marco Paradis à la guitare, un vieil ami d’Alex). La chimie opère pour livrer un metal lourd, déchainé et puissant, franc et direct, qui prend racines dans le sang primitif qui fut versé par les pionniers du genre. Ils prenaient un plaisir évident à être sur scène, pour nous envoyer une bonne dose de brutalité! Un démo est déjà disponible et ils travaillent sur un nouvel album.

Puis ce fut au tour de Death Lullaby qui défonca la baraque comme ils savent si bien le faire avec un metal déjanté et une prestance scénique tout aussi machiavélique. Les musiciens flagellaient leurs instruments avec une furie qui fait du bien et le chanteur survolté sautait partout en harranguant la foule qui en redemendait. Ils ont joué des pièces anciennes et des nouveautés, et sur l’avant-dernière de la setlist, quelqu’un est venu les rejoindre sur scène pour accompagner au vocal, ce qui ajouta à l’énergie. J’ai apris qu’il s’agit de Kyleman Loyd, un membre de Shiverpool, qui est un nouveau projet embryonnaire avec Simon Crow, le chanteur de Death Lullaby. À surveiller! Le band demande aux fans de se prendre en photos avec la marchandise de Death Lullaby et de leurs envoyer pour les publier en mars prochain.

En résumé, un super bon show brutal! Merci à Nick Guérin (Dungeon Works Productions) pour l’accès et aux bands pour leur prestations endiablées.

 

400601_329793807108691_668509992_n

On Arrête Pas l’Prog!

 On Arrête Pas L’Prog (#10)

Du guitare-héroisme, un tapon de note en pas long pour faire peur à Godzilla, une cuisine bien propre, un nom à coucher dehors et on vous Ansur que l’on sera encore là la semaine prochaine

10 chroniques …. Un 1 pis un fucking 0, ostie! Peut-être qu’un jour prochain, on ajoutera un deuxième zéro mais, pour l’instant et bien, ce n’est malheureusement qu’une chronique comme une autre où je vous assaille le cerveau avec des groupes plus ou moins connus, ayant rapport au Prog et (autant que possible) à ce métal que nous chérissons tous ici à Ondes Chocs! Pour le métal, vous allez être servi cette semaine … Avis aux oreilles chastes et pures, y’a du gros pas fin Tech/Extreme Prog un peu plus loin, tenez-vous le pour dit!

Le premier artiste dont je veux parler cette semaine se passe d’introduction pour la plupart d’entre vous mais, si mettons que vous ne connaissiez pas cet émule de Jason Becker et de Yngwie Malmsteen, sachez qu’il a écrit ou inspiré plusieurs des riffs qui font ce que le métal actuel est. Quand on parle de guitar hero, moi je pense tout de suite à cet incroyable shredder qu’est Jeff Loomis. Cliquez ici pour voir ce dont je parle sur son site quand vous aurez lu la suite.

 

 

Auditionné à 16 ans pour remplacer Jeff Young de Megadeth, et même si Mustaine est impressioné et lui prédit qu’il deviendrait un très grand guitariste plus tard (il venait de remporter le concours «Guitar Wars» du Wisconsin), il ne sera pas intégré à la formation vu son âge. Peu importe, il décide d’intégrer le band Sanctuary comme guitariste de tournée mais brièvement car le band se sépare en 1991 et le chanteur et le bassiste de Sanctuary forme un nouveau band que Jeff Loomis rejoindra bientôt, devenant même le principal compositeur de ce nouveau band de métal progressif, qui s’appelle Nevermore.

 

 

Loomis sera avec Nevermore jusqu’en 2011 où il a décidé de quitter totalement le groupe vu certaine différences «musicale et personelles» avec Warrel Dane. Je dis «totalement» puisqu’en 2005, Loomis avait décidé de prendre un peu de temps pour composer son stuff solo, qui donna 3 ans plus tard «Zero Order Phase» un album de 10 très bonne chansons.

 

 

 

Il aura fallut près de 4 ans pour avoir droit, en 2012, à un nouvel album «Plains of Oblivion»

 

 

À découvrir aussi, les dizaines de collabo qu’il a faites avec plusieurs artistes telles que sur l’album éponyme de Periphery, un band dont je vous ai déjà parlé, mais ce qui m’excite le plus, c’est les rumeurs que m’a rapportées mon grand chum Kruust concernant la création d’un band avec Loomis, Keith Merrow et Alex Webster (Cannibal Corpse, Blotted Science)!!!!! Keith Merrow, je vous en ai déjà glissé un mot dans une chronique précédente mais pour se rafraichir la mémoire, voici un extrait de ce que peut ressembler Loomis et Merrow ensemble, Enjoy!

 

 

En plus, Jeff Loomis sera à Montréal au Café Campus le 17 Mars, une production de BCI et à Québec le 18, une collaboration de District 7 et Getaroom (je crois que la salle sera Le Dagobert finalement car à ce que j’ai compris l’union commerciale est dead ça fera pas brailler beaucoup de ceux que je connais…).

 

17703_217393341740852_16944423_n[1]

 

524692_10151741142948625_231209829_n[1]

 

OK, attachez vos tuques avec de la broche, parkez votre cerveau de mononc’ au garde-robe, et préparez vous à entendre beaucoup de choses en quelques secondes. Le band de Tech/Extreme Prog ayant pour nom celui d’un monstre Japonais introduit dans la série Godzilla en 1972, y sonne en …  Gigan. Vous pouvez les visiter sur leur MySpace.

 

 

Vous êtes encore là? Voici le doux bruit des pas de ce monstre créé par Eric Hersemann qui signe d’ailleurs la, non les, guitares mais aussi la basse,  les Theremin (pour ceux qui ne savent pas c’est quoi un theremin cliquez), les xylophones les paroles et les concepts, aidé par John Collet au chant et Kaish Doane au drum. Autre le EP «Gigan footstep» (auto-production en 2007) d’où je vous ai sorti le premier vidéo. Ils ont aussi un album sorti en 2008, «The Order of the False Eye» sur Napalm Records.

 

 

Et récemment, ils nous ont sorti un album, «Quasi-Hallucinogenic Sonic Landscapes» en juin 2011 sur Willowtip Records qui devrait «plaire et surprendre autant les nouveaux que les anciens fans». À vous de juger.

 

 

Bon, si je vous ai perturbé, allez donc faire le ménage de votre cuisine car A Clean Kitchen is a Happy Kitchen.

 

 

 

Ce trio Avant-Prog (dont voici le lien pour leur page Facebook) disponible sur Jezus Factory Records, nous vient en partie de Belgique et d’Écosse. Leur musique tire beaucoup de Zappa et de King Crimson. On peut retrouver Craig Ward (guitare, voix, bruits), Bootsie Butsenzeller (drums, bruits, voix) et Paul Lamont (bass) dans quelques vidéos live sur le tube (comme celui-ci):

 

 

On peut aussi toujours écouter leur album sur bandcamp et l’acheter pour la modique somme de 8 Euro, si on aime leur genre assez fucké merci!

 

Ouf! Que d’émotions, non? Rassurez-vous les prochains artistes sont un peu plus terre-à-terre, même si leur nom est tout de même à coucher dehors, Ahleuchatistas.

 

 

Ahleuchatistas se veut le mélange de deux mots soit «Ah-Leu-Chat» (une chanson de Charlie Parker, un saxophoniste Jazz émérite) et Zapatista (le mouvement révolutionnaire mexicain). Cela représente bien la dualité de leur duo qui fait surtout dans le RIO (Rock In Opposition), un mélange de Jazz, Rock-Progressif, Avant-Garde et d’expérimentale. Allez en connaître plus sur leur site officiel.

 

 

Les deux protagonistes (oui à une certaine époque ils étaient trois, avec Derek Proteat à la basse), sont Shane Perlowin à la guitare et Ryan Oslance au drum. Ils ont en tant que band, une discographie assez impressionnante, lançant un album presqu’annuellement depuis 2003. On peut les trouver sous Angura Sound, Tzadik Records et plus récemment sur Cuneiform. Le très excellent «Location Location», un album de 10 pièces sorti en 2011, est d’ailleurs disponible en écoute sur leur bandcamp ici. Je vous en partage d’ailleurs un extrait, bonne écoute!

 

 

Maintenant que je vous ai calmé un peu, je vous ramène à la vie façon «aiguille d’adrénaline» directement dans le cœur avec ce band qui nous viens encore de la branche Tech/Extreme-Prog mariant le Black et le Death au Rock-Prog des seventies, de Norvège: Ansur. Le site du band se trouve en cliquant ce lien

 

 

Formé au début en tant que trio Black-Métal, avec le chanteur Espen A. R. Aulie, le guitariste Torstein J. Nipe et le bassiste Aslak A. Werme. Après avoir lancé un démo qui fut plus tard connu sous le titre «Carved In Flesh», Werme quitte le groupe, Nipe prend en charge les parts de basse et le groupe ajoute Stian A. Svenne comme deuxième guitariste et à la batterie Glenn G. A. Ferguson. Tous ensemble, ils nous concoctent «Axiom», paru en 2006. Ce groupe me fait beaucoup penser à du Hypocrisy et du Edge of Sanity sous certains aspects.

 

 

Deux ans plus tard, le band sortait ce qui allait devenir leur dernier album, «Warring Factions». En effet, après plusieurs départ et arrivée, le band a décidé de laisser le nom Ansur et de se repartir sous un autre nom à déterminer décidant du même coup qu’ils exploiteraient plus le coté rock-prog et délaisseraient les vocaux extrêmes et gore pour du clean tout en promettant de continuer à faire de la musique difficile à catégoriser. On check ça!

 

 

Enfin en terminant, je vous passe en bonus trois très bon bands que j’ai connu cette semaine même grâce de un à Lex Ivian de Ondes Chocs et de deux à Diane Messier Administratrice du groupe Juste Du Prog! dont j’ai l’extrême plaisir d’être le second administrateur. Et aussi grâce à Jonathan Blais, compatriote OndesChocois s’il en est.

Le premier band, suggéré par Lex (qui les a connu via leur publiciste Jon Asher de Asher Media), est de la Colombie-Britannique, c’est leur 5ème album et font un très bon Prog Moderne avec une touche de Porcupine Tree, une touche de Tool. Je vous présente le groupe, FEN.

 

 

Des 2 autres bands, je vous link seulement un vidéo du tube et vous invite chaudement à aller lire ce très bon article de Jonathan Blais qui parle de son expérience vis-à-vis ces 2 bands lors d’un spectacle-retour sur scène, produit par les Productions Kranium à l’Absynthe de Montréal.

 

 

À la semaine prochaine, alors que je tenterai encore de vous prouver que l’On Arrête Pas l’Prog!!! Surtout avec un spécial : entrevue avec le band Piezo en spectacle samedi prochain au Dagobert, c’est gratis, manquez pas ça!!!

 

 

Pat[OC]G

 

P.S. : Vous avez un band à saveur prog, vous connaissez un band d’ici à saveur prog? Soyez sûr de m’en glisser un mot à

PatOndesChocs@gmail.com

 

 

On Arrête Pas l'Prog!

 On Arrête Pas L’Prog (#10)

Du guitare-héroisme, un tapon de note en pas long pour faire peur à Godzilla, une cuisine bien propre, un nom à coucher dehors et on vous Ansur que l’on sera encore là la semaine prochaine

10 chroniques …. Un 1 pis un fucking 0, ostie! Peut-être qu’un jour prochain, on ajoutera un deuxième zéro mais, pour l’instant et bien, ce n’est malheureusement qu’une chronique comme une autre où je vous assaille le cerveau avec des groupes plus ou moins connus, ayant rapport au Prog et (autant que possible) à ce métal que nous chérissons tous ici à Ondes Chocs! Pour le métal, vous allez être servi cette semaine … Avis aux oreilles chastes et pures, y’a du gros pas fin Tech/Extreme Prog un peu plus loin, tenez-vous le pour dit!

Le premier artiste dont je veux parler cette semaine se passe d’introduction pour la plupart d’entre vous mais, si mettons que vous ne connaissiez pas cet émule de Jason Becker et de Yngwie Malmsteen, sachez qu’il a écrit ou inspiré plusieurs des riffs qui font ce que le métal actuel est. Quand on parle de guitar hero, moi je pense tout de suite à cet incroyable shredder qu’est Jeff Loomis. Cliquez ici pour voir ce dont je parle sur son site quand vous aurez lu la suite.

 

 

Auditionné à 16 ans pour remplacer Jeff Young de Megadeth, et même si Mustaine est impressioné et lui prédit qu’il deviendrait un très grand guitariste plus tard (il venait de remporter le concours «Guitar Wars» du Wisconsin), il ne sera pas intégré à la formation vu son âge. Peu importe, il décide d’intégrer le band Sanctuary comme guitariste de tournée mais brièvement car le band se sépare en 1991 et le chanteur et le bassiste de Sanctuary forme un nouveau band que Jeff Loomis rejoindra bientôt, devenant même le principal compositeur de ce nouveau band de métal progressif, qui s’appelle Nevermore.

 

 

Loomis sera avec Nevermore jusqu’en 2011 où il a décidé de quitter totalement le groupe vu certaine différences «musicale et personelles» avec Warrel Dane. Je dis «totalement» puisqu’en 2005, Loomis avait décidé de prendre un peu de temps pour composer son stuff solo, qui donna 3 ans plus tard «Zero Order Phase» un album de 10 très bonne chansons.

 

 

 

Il aura fallut près de 4 ans pour avoir droit, en 2012, à un nouvel album «Plains of Oblivion»

 

 

À découvrir aussi, les dizaines de collabo qu’il a faites avec plusieurs artistes telles que sur l’album éponyme de Periphery, un band dont je vous ai déjà parlé, mais ce qui m’excite le plus, c’est les rumeurs que m’a rapportées mon grand chum Kruust concernant la création d’un band avec Loomis, Keith Merrow et Alex Webster (Cannibal Corpse, Blotted Science)!!!!! Keith Merrow, je vous en ai déjà glissé un mot dans une chronique précédente mais pour se rafraichir la mémoire, voici un extrait de ce que peut ressembler Loomis et Merrow ensemble, Enjoy!

 

 

En plus, Jeff Loomis sera à Montréal au Café Campus le 17 Mars, une production de BCI et à Québec le 18, une collaboration de District 7 et Getaroom (je crois que la salle sera Le Dagobert finalement car à ce que j’ai compris l’union commerciale est dead ça fera pas brailler beaucoup de ceux que je connais…).

 

17703_217393341740852_16944423_n[1]

 

524692_10151741142948625_231209829_n[1]

 

OK, attachez vos tuques avec de la broche, parkez votre cerveau de mononc’ au garde-robe, et préparez vous à entendre beaucoup de choses en quelques secondes. Le band de Tech/Extreme Prog ayant pour nom celui d’un monstre Japonais introduit dans la série Godzilla en 1972, y sonne en …  Gigan. Vous pouvez les visiter sur leur MySpace.

 

 

Vous êtes encore là? Voici le doux bruit des pas de ce monstre créé par Eric Hersemann qui signe d’ailleurs la, non les, guitares mais aussi la basse,  les Theremin (pour ceux qui ne savent pas c’est quoi un theremin cliquez), les xylophones les paroles et les concepts, aidé par John Collet au chant et Kaish Doane au drum. Autre le EP «Gigan footstep» (auto-production en 2007) d’où je vous ai sorti le premier vidéo. Ils ont aussi un album sorti en 2008, «The Order of the False Eye» sur Napalm Records.

 

 

Et récemment, ils nous ont sorti un album, «Quasi-Hallucinogenic Sonic Landscapes» en juin 2011 sur Willowtip Records qui devrait «plaire et surprendre autant les nouveaux que les anciens fans». À vous de juger.

 

 

Bon, si je vous ai perturbé, allez donc faire le ménage de votre cuisine car A Clean Kitchen is a Happy Kitchen.

 

 

 

Ce trio Avant-Prog (dont voici le lien pour leur page Facebook) disponible sur Jezus Factory Records, nous vient en partie de Belgique et d’Écosse. Leur musique tire beaucoup de Zappa et de King Crimson. On peut retrouver Craig Ward (guitare, voix, bruits), Bootsie Butsenzeller (drums, bruits, voix) et Paul Lamont (bass) dans quelques vidéos live sur le tube (comme celui-ci):

 

 

On peut aussi toujours écouter leur album sur bandcamp et l’acheter pour la modique somme de 8 Euro, si on aime leur genre assez fucké merci!

 

Ouf! Que d’émotions, non? Rassurez-vous les prochains artistes sont un peu plus terre-à-terre, même si leur nom est tout de même à coucher dehors, Ahleuchatistas.

 

 

Ahleuchatistas se veut le mélange de deux mots soit «Ah-Leu-Chat» (une chanson de Charlie Parker, un saxophoniste Jazz émérite) et Zapatista (le mouvement révolutionnaire mexicain). Cela représente bien la dualité de leur duo qui fait surtout dans le RIO (Rock In Opposition), un mélange de Jazz, Rock-Progressif, Avant-Garde et d’expérimentale. Allez en connaître plus sur leur site officiel.

 

 

Les deux protagonistes (oui à une certaine époque ils étaient trois, avec Derek Proteat à la basse), sont Shane Perlowin à la guitare et Ryan Oslance au drum. Ils ont en tant que band, une discographie assez impressionnante, lançant un album presqu’annuellement depuis 2003. On peut les trouver sous Angura Sound, Tzadik Records et plus récemment sur Cuneiform. Le très excellent «Location Location», un album de 10 pièces sorti en 2011, est d’ailleurs disponible en écoute sur leur bandcamp ici. Je vous en partage d’ailleurs un extrait, bonne écoute!

 

 

Maintenant que je vous ai calmé un peu, je vous ramène à la vie façon «aiguille d’adrénaline» directement dans le cœur avec ce band qui nous viens encore de la branche Tech/Extreme-Prog mariant le Black et le Death au Rock-Prog des seventies, de Norvège: Ansur. Le site du band se trouve en cliquant ce lien

 

 

Formé au début en tant que trio Black-Métal, avec le chanteur Espen A. R. Aulie, le guitariste Torstein J. Nipe et le bassiste Aslak A. Werme. Après avoir lancé un démo qui fut plus tard connu sous le titre «Carved In Flesh», Werme quitte le groupe, Nipe prend en charge les parts de basse et le groupe ajoute Stian A. Svenne comme deuxième guitariste et à la batterie Glenn G. A. Ferguson. Tous ensemble, ils nous concoctent «Axiom», paru en 2006. Ce groupe me fait beaucoup penser à du Hypocrisy et du Edge of Sanity sous certains aspects.

 

 

Deux ans plus tard, le band sortait ce qui allait devenir leur dernier album, «Warring Factions». En effet, après plusieurs départ et arrivée, le band a décidé de laisser le nom Ansur et de se repartir sous un autre nom à déterminer décidant du même coup qu’ils exploiteraient plus le coté rock-prog et délaisseraient les vocaux extrêmes et gore pour du clean tout en promettant de continuer à faire de la musique difficile à catégoriser. On check ça!

 

 

Enfin en terminant, je vous passe en bonus trois très bon bands que j’ai connu cette semaine même grâce de un à Lex Ivian de Ondes Chocs et de deux à Diane Messier Administratrice du groupe Juste Du Prog! dont j’ai l’extrême plaisir d’être le second administrateur. Et aussi grâce à Jonathan Blais, compatriote OndesChocois s’il en est.

Le premier band, suggéré par Lex (qui les a connu via leur publiciste Jon Asher de Asher Media), est de la Colombie-Britannique, c’est leur 5ème album et font un très bon Prog Moderne avec une touche de Porcupine Tree, une touche de Tool. Je vous présente le groupe, FEN.

 

 

Des 2 autres bands, je vous link seulement un vidéo du tube et vous invite chaudement à aller lire ce très bon article de Jonathan Blais qui parle de son expérience vis-à-vis ces 2 bands lors d’un spectacle-retour sur scène, produit par les Productions Kranium à l’Absynthe de Montréal.

 

 

À la semaine prochaine, alors que je tenterai encore de vous prouver que l’On Arrête Pas l’Prog!!! Surtout avec un spécial : entrevue avec le band Piezo en spectacle samedi prochain au Dagobert, c’est gratis, manquez pas ça!!!

 

 

Pat[OC]G

 

P.S. : Vous avez un band à saveur prog, vous connaissez un band d’ici à saveur prog? Soyez sûr de m’en glisser un mot à

PatOndesChocs@gmail.com