Critique d’album – Nanochrist – « Erase the sky »

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NANOCHRIST

« Erase the sky« 

2012

(par Lex Ivian)

 

Quand j’ai vu NANOCHRIST, de Toronto, le 14 décembre au Café Chaos de Montréal en 1ère partie de THE RABID WHOLE et OGËNIX (voir autre texte), j’avais bien apprécié leur prestation et m’étais procuré leur plus récent album paru en 2012, « Erase the sky« .

Bon, on règle tout de suite une question d’auditoire. Ceux qui ne trippent pas sur l’album « KEфANH » de MINISTRY, sur l’album Antichrist superstar de MARILYN MANSON ou sur Sehnsucht de RAMMSTEIN pour parler de choses connues, vous pouvez passer à autre chose parce que c’est de ça qu’il sera question ici. Pour ceux qui suivent encore, je vous ai déjà donné 3 références, ben je peux vous en donner une foule d’autres toutes aussi trippantes, pis ça va jusqu’au style électroindustriel british des années 1990. Quand je parle des divers parallèles que je peux établir entre cet album et ce qui se fait dans ce monde depuis que THE CURE et le british darkwave a sorti le new wave de son carcan post-disco… Ouff!!! Là, c’est sûr que je viens d’en perdre une autre gang. Bon pour les autres, je parle de THE CURE parce qu’il ne faut pas oublier que l’industriel sort du dance via des groupes comme THE CURE, BAUHAUS, KRAFTWERK, DEVO … YARRKK!!! Ben non! Des groupes comme MINISTRY et PRODIGY faisaient du technodance avant de tester un nouveau son qui devait engendrer le métal industriel, techno/électro métal et toutes les formes de métal alternatif ou même technodancethrash qui existent aujourd’hui. De ceux-ci jusqu’à RAMMSTEIN et une foule d’autres, on est dans un univers où les machines sont omniprésentes et le programming joue un rôle de 1ère importance. Ok! J’ai peut-être un peu trop tardé sur le prologue de la discussion mais je voulais bien situer le contexte dans lequel on allait plonger. Donc avec un nom comme NANOCHRIST et un look à la Blade Runner, personne ne sera surpris d’apprendre qu’on va parler de musique électronique, mais attention pas de musique faite par des machines! Non, on va parler d’un groupe thrash industriel. D’une guitare/basse/batterie accompagnées d’une trame électronique sur lesquelles Scworm, le chanteur évacue sa frustration et nous livre son message. Mike, guitariste et programmeur, et Ciel, drummeuse accompagnent Scworm au chant.

La 1ère pièce, « Hatelover« , qui m’a fait penser à « Dog Star » de HELIOS CREED, nous met tout de suite dans le ton avec une intro de synthétiseur puis c’est la pilonnade. Un bon thrash industriel a besoin d’une batterie et d’une basse qui pilonnent tel un piston et c’est là-dessus qu’on enfile les riffs de guitares répétitifs et obsédants accompagnés des échantillonnages et autres effets. On a aussi besoin d’un vocal agressif, Scworm entre à l’œuvre avec un flot de paroles qui donne déjà le ton.

What makes you think I care if anyone of you continues breathing? I would be ecstatic if your hearts would discontinue beating!

La pièce suivante, « Two minutes hate« , rappelle plus le style KILLING JOKE. C’est encore une fois une pilonnade où on thrashe la guitare. L’agression est perpétuelle. Écoutez rentrer la 4ème pièce. « Disposable genepool« , est un vrai train. Et c’est littéralement le cas. Le beat rappelle le bruit des gros moteurs rotatifs. Une pilonnade dans la plus pure tradition de l’électrothrash tout comme les pièces #6, « Trace« , #8, « Betaphysical » et #12, « Salt & Ashes« . Encore une fois, le flot vocal est vraiment dans le ton et je dois souligner que c’est souvent le vocal qui permet de briser la structure répétitive de leur composition.

Même lorsque les beats sont plus dance comme dans la 3ème pièce, « Decontaminate« , la 7ème « Exquisite corpse » ou la 9ème, « Murder corps« , la guitare reste thrash et vous pouvez être assuré qu’une variante sera introduite que ce soit dans la rythmique des paroles ou des guitares. Réussir à faire un thrash avec une pièce comme « Apostasy« , la 10ème, qui débute avec une ligne tirée directement du dancefloor et qui aurait pu être composée par MOBY, témoigne de leur témérité mais également de leur allégeance à la scène électroindustrielle des années 1990. De toute façon, la rythmique dance électronique ne dérange pas vraiment parce qu’ils nous ont déjà habitué que les beats soient parfois dance pour devenir carrément thrash comme c’est le cas dans celle-ci. Pis se faire chanter en chœur en roulant des hanches et des épaules…

You are the cancer in society’s asshole.

… dans « Decontaminate« , a son côté catchy.

L’album se termine sur une balade, « Ultraviolet« , qui rappelle les atmosphères de DREADFUL SHADOWS. J’ai dit balade mais comme toutes les autres pièces, elle inclut une passe thrash naturellement.

NANOCHRIST ont enregistré un album qui est parfaitement dans le ton. Outre les pièces qui vous permettent de faire danser votre partenaire, on y retrouve aussi des compositions plus agressives. Bien sûr, les rythmiques sont répétitives mais c’est le style qui le veut. On peut aussi apprécier un vocal intéressant où Scworm nous module un flot tout en hargne et frustration. Le tout est accompagné de toutes sortes d’effets électroniques et de ligne de clavier qui enveloppent la musique et jouent un rôle important.

À ce sujet, je veux terminer ici en vous parlant du nouvel instrument électronique que Mike veut introduire dans le groupe. Afin de pallier l’absence de claviériste suite à un départ et puisque Mike s’occupe de la programmation électronique et de faire les lignes de clavier, il s’est acheté une « Touchpad guitar« , un instrument qui a la maniabilité d’une guitare mais qui est en réalité un ordinateur avec un écran tactile au niveau de la boîte de la guitare et des touches de clavier tout le manche. Voir une photo de la « bête » ici bas. Cet instrument permet donc de contrôler tous les effets électroniques et peut également servir de clavier ou de guitare selon la nécessité. Le guitariste de COAL CHAMBER a déjà utilisé une de ces « Touchpad guitar » pendant un de ses shows. Je vous mets le lien pour ceux qui sont intéressés à en savoir plus. Je vous annonce également que Dave aura Mike Bryant de NANOCHRIST en entrevue dans la capsule de mardi prochain pour nous parler de NANOCHRIST et naturellement de ce nouveau type d’instrument.

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On Arrête Pas l’Prog!

Le 7 pas pentoute si chanceux que ça finalement…

J’avais préparé une chronique en début de semaine mais mon cerveau a cru bon de pèter une bulle et d’effacer cette dernière dans un clean-up de mon espace disque. Donc je vous en refais une neuve, avec un mal de block lancinant dû à une bonne consommation de bouésson hier au B.O. (allez voir la revue du show et mes photos sur notre page FB). Pis tant qu’à refaire un article je vous le refais en neuf et je parle donc de d’autres band que l’article original que vous n’avez même pas lu alors vous ne le sauriez même pas si je ne le vous avais pas dit (je me pratique à faire des phrases en utilisant toutes les lettres de l’alphabet mais c’est quand même tough, comme de faire jouer du xylophone à un kangourou).

Premier band que je vous présente cette semaine, une autre de mes trouvailles sur ProgArchives, à faire attention car ils ont le même nom qu’a eu un « boys band » britannique (heureusement mort en 2001) soit le nom 5ive. Le band 5ive dont je vous parle lui vient des US, de Boston pour être plus précis et leur Post-Doom Métal sonne comme suit :

 

 

J’ai peu à dire sur 5ive malheureusement. Sur leur myspace, on peut voir que Ben Carr est à la guitare, Charlie Harold est au drum et que accessoirement Mark Thompson vient du Vermont et Juan Perez est…Juan Perez. Ok! En fait, ce qu’il faut comprendre c’est que 5ive est un duo (Carr et Harold), qu’ils aiment bien s’amuser et qu’ils collaborent parfois et ponctuellement avec d’autres musiciens, comme Jeff Caxide de Isis qui a fait la base sur leur album début en 2001 (éponyme), ils en ont d’ailleurs sortit un deuxième cette même année « The Telestic Difracture » avec 2 pièces vocales, gracieuseté de Jonah Jenkins de Milligram.

 

 

Ils changent de nom en 2003 pour 5ive Continuum Research Project, et sortent « The Hemophiliac Dream » avec un retour de Caxide à la basse.

 

 

Ils reviennent à 5ive en 2006, sortent un EP « Versus » puis un troisième full album en 2008 « Hesperus »

 

 

Le deuxième band cette semaine, Lunatic Soul, est vite devenu un de mes préférés lorsque j’ai connu ça il y a environ une semaine grâce à un autre mélomaniaque qui sévit notamment dans le groupe FB Juste Du Prog!, Philippe Vallin de Clair & Obscur . Lunatic Soul est le projet du bassiste et chanteur du très bon band prog Riverside, Mariusz Duda.  À noter que s’il se fait parfois accompagner d’autres excellents musiciens, Duda fait pas mal tout le boulot seul comme on peut voir sur le site officiel de Lunatic Soul.  Leur premier album est celui qui m’a fait complètement flipper, de grosse influences Opeth mais aussi des bouts qui font vraiment A perfect Circle, très Maynard.

 

 

Un brin Oldfield, une grosse part d’Opeth encore, la toune titre du premier album (éponyme) me fait absoument tripper.

 

 

Là j’en suis à découvrir ses 2 autres albums : « Lunatic Soul II » et « Impressions ». Le dernier, beaucoup plus soft encore, je vous laisse faire vos impressions là-dessus 😉

 

 

Troisième band cette semaine, une autre belle découverte fait dans Juste Du Prog!, encore de mon ami Philippe Vallin qui nous partage d’ailleurs une critique paru sur Clair&Obscur de leur tout denier album (The Rise And Fall of Edel Veiss) Et comme c’est mon habitude, un band d’ici, de Montréal pour être exact, Edelveiss. Le band qui se décrit comme du Post-Prog Cinématique, fait du sacré bon beat, atmosphérique à souhait!

 

 

Fondé en 2005, ils comptent 6 membres réguliers et un septième sur l’album éponyme qui passera totalement inaperçu, sorti 2007. Comme je disais plus haut, ils ont auto-produit un album en 2012 qui est tout à fait délectable, comme le dit bien Bertrand Poucheron (qui signe la critique d’Edelveiss sur Clair&Obscur), «  la formation semble être tombée dans un chaudron de désespoir lunaire lors de sa tendre enfance ». En voici une autre de cet album et je vous donne les noms de ces excellent musiciens:

Martin Fergusson, Frédéric Lavigne, Bernard Lafontaine, Pierre-Luc Simon, Patrice Ferguson, Mathieu Asselin et Benoit Panneton (sur l’album éponyme). Je ne peux croire que leur page ne compte que 66 Likes, s.v.p. Amis lecteurs, allez corriger cet injustice!!!

 

 

En bonus cette semaine…Un gros bonus! First thing first, Diane m’a fait connaître ce très bon band Prog-Métal, Sound Asleep, de Montréal encore, un trio composé de Bruno Bouchard à la basse et au vocal, David Bérubé au drum et Patrick Ellyson à la guitare. Je vous partage un vidéo tube de leur chanson « Stegosaure tirée de leur album « Phéromones » et je vous enjoins d’aller liker leur page sur la face de bouc et surtout d’aller profiter du fait que vous pouvez écouter leur album au complet sur leur site officiel ici.

 

 

Ok, deuxième partie du bonus, deux bands, deux styles, une date, une place : Inner Odyssey et Piezo au Dagobert samedi le 2 mars prochain et complètement gratuit! Je vais revenir plus en profondeur sur ces deux bands mais pour l’instant, allez les découvrir dans les vidéos suivant et sur leurs page FB respective ici Inner Odyssey

 

 

et là Piezo

 

 

Merci beaucoup et à la semaine prochaine. D’ici là, n’oubliez pas, On Arrête Pas L’Prog!

 

Pat[OC]G

PatOndesChocs@gmail.com

 

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On Arrête Pas l'Prog!

Le 7 pas pentoute si chanceux que ça finalement…

J’avais préparé une chronique en début de semaine mais mon cerveau a cru bon de pèter une bulle et d’effacer cette dernière dans un clean-up de mon espace disque. Donc je vous en refais une neuve, avec un mal de block lancinant dû à une bonne consommation de bouésson hier au B.O. (allez voir la revue du show et mes photos sur notre page FB). Pis tant qu’à refaire un article je vous le refais en neuf et je parle donc de d’autres band que l’article original que vous n’avez même pas lu alors vous ne le sauriez même pas si je ne le vous avais pas dit (je me pratique à faire des phrases en utilisant toutes les lettres de l’alphabet mais c’est quand même tough, comme de faire jouer du xylophone à un kangourou).

Premier band que je vous présente cette semaine, une autre de mes trouvailles sur ProgArchives, à faire attention car ils ont le même nom qu’a eu un « boys band » britannique (heureusement mort en 2001) soit le nom 5ive. Le band 5ive dont je vous parle lui vient des US, de Boston pour être plus précis et leur Post-Doom Métal sonne comme suit :

 

 

J’ai peu à dire sur 5ive malheureusement. Sur leur myspace, on peut voir que Ben Carr est à la guitare, Charlie Harold est au drum et que accessoirement Mark Thompson vient du Vermont et Juan Perez est…Juan Perez. Ok! En fait, ce qu’il faut comprendre c’est que 5ive est un duo (Carr et Harold), qu’ils aiment bien s’amuser et qu’ils collaborent parfois et ponctuellement avec d’autres musiciens, comme Jeff Caxide de Isis qui a fait la base sur leur album début en 2001 (éponyme), ils en ont d’ailleurs sortit un deuxième cette même année « The Telestic Difracture » avec 2 pièces vocales, gracieuseté de Jonah Jenkins de Milligram.

 

 

Ils changent de nom en 2003 pour 5ive Continuum Research Project, et sortent « The Hemophiliac Dream » avec un retour de Caxide à la basse.

 

 

Ils reviennent à 5ive en 2006, sortent un EP « Versus » puis un troisième full album en 2008 « Hesperus »

 

 

Le deuxième band cette semaine, Lunatic Soul, est vite devenu un de mes préférés lorsque j’ai connu ça il y a environ une semaine grâce à un autre mélomaniaque qui sévit notamment dans le groupe FB Juste Du Prog!, Philippe Vallin de Clair & Obscur . Lunatic Soul est le projet du bassiste et chanteur du très bon band prog Riverside, Mariusz Duda.  À noter que s’il se fait parfois accompagner d’autres excellents musiciens, Duda fait pas mal tout le boulot seul comme on peut voir sur le site officiel de Lunatic Soul.  Leur premier album est celui qui m’a fait complètement flipper, de grosse influences Opeth mais aussi des bouts qui font vraiment A perfect Circle, très Maynard.

 

 

Un brin Oldfield, une grosse part d’Opeth encore, la toune titre du premier album (éponyme) me fait absoument tripper.

 

 

Là j’en suis à découvrir ses 2 autres albums : « Lunatic Soul II » et « Impressions ». Le dernier, beaucoup plus soft encore, je vous laisse faire vos impressions là-dessus 😉

 

 

Troisième band cette semaine, une autre belle découverte fait dans Juste Du Prog!, encore de mon ami Philippe Vallin qui nous partage d’ailleurs une critique paru sur Clair&Obscur de leur tout denier album (The Rise And Fall of Edel Veiss) Et comme c’est mon habitude, un band d’ici, de Montréal pour être exact, Edelveiss. Le band qui se décrit comme du Post-Prog Cinématique, fait du sacré bon beat, atmosphérique à souhait!

 

 

Fondé en 2005, ils comptent 6 membres réguliers et un septième sur l’album éponyme qui passera totalement inaperçu, sorti 2007. Comme je disais plus haut, ils ont auto-produit un album en 2012 qui est tout à fait délectable, comme le dit bien Bertrand Poucheron (qui signe la critique d’Edelveiss sur Clair&Obscur), «  la formation semble être tombée dans un chaudron de désespoir lunaire lors de sa tendre enfance ». En voici une autre de cet album et je vous donne les noms de ces excellent musiciens:

Martin Fergusson, Frédéric Lavigne, Bernard Lafontaine, Pierre-Luc Simon, Patrice Ferguson, Mathieu Asselin et Benoit Panneton (sur l’album éponyme). Je ne peux croire que leur page ne compte que 66 Likes, s.v.p. Amis lecteurs, allez corriger cet injustice!!!

 

 

En bonus cette semaine…Un gros bonus! First thing first, Diane m’a fait connaître ce très bon band Prog-Métal, Sound Asleep, de Montréal encore, un trio composé de Bruno Bouchard à la basse et au vocal, David Bérubé au drum et Patrick Ellyson à la guitare. Je vous partage un vidéo tube de leur chanson « Stegosaure tirée de leur album « Phéromones » et je vous enjoins d’aller liker leur page sur la face de bouc et surtout d’aller profiter du fait que vous pouvez écouter leur album au complet sur leur site officiel ici.

 

 

Ok, deuxième partie du bonus, deux bands, deux styles, une date, une place : Inner Odyssey et Piezo au Dagobert samedi le 2 mars prochain et complètement gratuit! Je vais revenir plus en profondeur sur ces deux bands mais pour l’instant, allez les découvrir dans les vidéos suivant et sur leurs page FB respective ici Inner Odyssey

 

 

et là Piezo

 

 

Merci beaucoup et à la semaine prochaine. D’ici là, n’oubliez pas, On Arrête Pas L’Prog!

 

Pat[OC]G

PatOndesChocs@gmail.com

 

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Welcome To Hell : du vice, des corbeaux, un lutteur, un casse-tête, pis une gueule de bois

Citizen Vicious

Citizen Vicious

 

OK, j’ai un bon ptit mal de tête ce matin, mais c’est un résidu de plaisir assumé! Hier soir au bar Orsainville, communément appelé le BO, il y avait une soirée organisé conjointement par B.I.T.L. Productions et Stage Dive Productions, 3 bands de l’extérieurs et un band d’ici; j’y ai passé une très belle soirée, même si au début j’étais pas très sûr à quoi m’attendre. Je ne connaissais aucun des bands et ce que j’ai pu entendre sur le web ne m’avais pas convaincu plus qu’il faut, mais la performance live cependant!

Commençons par le début, Last Night Puzzle est un jeune band de Sherbrooke, il font un punk un peu californisé, c’est un pas un style que j’aime beaucoup, mais je suis capable tout de même d’apprécier une performance. Ils avaient la tâche ingrate de casser la glace, ils n’ont pas des années d’expérience, les 4 membres sont très jeunes mais, dès la première pièce, on a tout de suite vu qu’ils avait fait leur devoirs. Les gars était  très tights et si ils ne m’ont pas convertit au style californien, je me suis surpris à apprécier certaines de leurs tounes, ils font quelque passe en majeur qui emprunte plus au rock qu’au punk. Une saveur canadienne pourrait-on dire, qui est pas mauvaise. Je leur est demandé si ils connaissaient Elliot Brood, un bon artist de l’ouest dont leur morceaux plus rock me faisait penser, ils ne le connaissaient pas, mais peut-être s’en souviendront-ils ce matin! Franchement, je crois qu’ils pourraient évoluer vers de quoi de très bon, ils sont jeunes et ils aiment ce qu’ils font, ça ne peut qu’avancer. C’est pas mauvais, c’est juste pas mon style, mais si on aime ce genre, c’est un bon band à aller voir.

Venait en second, Soviet Kong, avec un lutteur pour nous chanter la première toune! Une très belle présence sur scène, leur punk rock est vraiment dans ta face! David Jodoin leur chanteur bassiste, s’exécute en français s.v.p., vous savez déjà que j’aime ça, je lui trouve un petite ressemblance à banlieu dans sa prononciation, m’a rappelé de bon souvenir. Le son était très bien, merci bien-sûr à David St-Pierre du B.O., mais un bon soundman ça aide oui, mais faut encore que t’assure sur scène. Et pour assurer, Soviet Kong on assuré! Tous habillé en chemise rouge et cravate, avec son masque de lutteur, y’ont vraiment faite levé le party dès la première toune, Bravo! Vous êtes des bon petits communiste, mouhahaha.  Le masque est tombé dès la deuxième toune, y’a d’l’air à faire show là dedans et y’avait des madames qui semblait bien déçu que David ne tienne pas ça promesse de tout enlever et de finir le show à poil. Moi je t’en veux pas, David. Sérieux si vous voyez ce band là sur une affiche, allez voir le show, vous allez avoir le droit à un bon party.

En troisième, un band de la place, qui ont très bien démontré qu’il y a pas juste à Montréal qui se fait du bon beat! Si leur nom, Bad Crow, fait penser à un oiseau de mauvais augure, leur musique elle est très bonne! Fait à noter, moi et Bôd (mon grand chum, drummer dans mon band et partenaire de zieutage de show), on était d’accord pour dire que si tous les musiciens de cette soirée nous ont livré de belles performances, le drummer de Bad Crow, Jérome Cordeau, remporte haut-la-main la palme du meilleur drummer de la soirée! Oh yeah, que j’ai aimé ce band! J’ai de la misère à qualifier leur son, qu’ils décrivent eux-même par « Ska, punk, core, Métal, etc. », mais ce que ça me faisait le plus penser c’est à Cancer Bats, mais aussi à l’énergie du vieux S.O.D., j’espère les revoir bientôt en show et en fait (scoop), j’adorerais faire une gig avec eux (avec Cyklone), le vocal ( Jean-Michel Cartier ) arrache en estie et est très bien appuyé par les back à Philip Roy, le bassiste (y’arrache encore plus, je sais pas si il parle lui à matin!).

Enfin, le clou de la soirée, Citizen Vicious a prit la scène, un peu tard, mais ceux qui restaient se sont fait servir un estie de bon show. Si je donnais une palme pour le drummer de Bad Crow, je dois donné à César ce qui lui revient, ou plutôt, je dois donner à Oli (Olivier Guy) la palme du meilleur frontman de la soirée! En fait, c’est un des très bon frontman que j’ai eu l’occasion de voir. Fiez-vous pas au son de leur démo, ça a rien à voir avec leur son live. Arrivé tôt, j’ai eu le loisir et surtout le plaisir de discuter avec les membres de CV, ils sont vraiment sympathiques, allez leur parler si vous aller à leur show! On a justement parlé de leur démo, comme tout drummer qui se respecte, Stéphane (Dézo) Desautels, est bien-sûr pas content du tout de leur démo auto-produit, mais c’est en voie de correction car ils vont bientôt enregistrer un album qui sera réalisé par les gars de B.T.O., ça devrait sonner en sale! À les voir sur scène, on jurerait qu’ils font ça depuis un bout, même pas! Quand Oli a commencé pour eux, il avait même jamais chanté de toute sa vie! Je demandais à Guillaume et Pierre-Yves qui composait, et comment ils sortaient leur tounes, pour la musique c’est un travail d’équipe et les nouveaux riffs arrivent surtout dans leur jam du vendredi ou du samedi, quand la bière coule à flôts, et si ils s’en souviennent le mercredi souvent, alors c’est un assez bon riff pour faire la cut. Une méthode comme un autre, entk ça l ‘air à fonctionner! Pour ce qui est des paroles, c’est surtout Pete, parfait bilingue, qui les compose d’après les idées communes des autres membres. Les gars adorent la bière et adore la partager, ils ont un estie de bon « stage prop » pour les bars, ils achètent 2 pichet et font chugguer leur fans, j’y ai pas échappé, ça faisait un bout que j’avais pas fait ça et ça faisait un bout aussi que je m’étais pas réveiller avec le cerveau plus gros que le crâne, merci les boys…

Bilan de la soirée : Une fucking good soirée, merci au bands, merci à B.I.T.L.  et un merci spécial à Simon Lortie de Stage Dive Productions avec qui j’ai discuté et dont j’ai pu jetter un coup d’oeil à son carnet de booking, ajoutez le sur votre FB, suivez le, y’a du bon stock qui s’en vient, j’aime ça de même. Un autre qui va aider à nous monter un estie de belle scène métal à Québec!

Merci à vous tous, lecteurs, mais rappelez-vous, c’est crissement mieux de venir vivre les shows que de les lires dans nos revues le lendemain. Ondes Chocs vous tient toujours au courant de ce qui se passe au Québec, reste à vous d’aller voir les shows, plus y’a de monde dans les shows, plus y’a de shows qui se produisent…

 

Pat[OC]G

 

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Ça c'est du Power Play…

Un autre vendredi, un autre show… Après un traditionel arrêt aux Foufs avec Lex, l’autre membre de la  »Ligue du Vieux Pouèlle » et David, la jeune recrue d’Ondes Chocs afin de de jaser devant quelques bières et de préparer le plan de match (checkez ben ce qui s’en vient…), je me dirige vers la COOP KATACOMBES, lieu où s’affronteront 4 équipes locales dans un match amical tout en musique.  Et lors de cette soirée, non pas 1 mais 3 rondelles seront lancées, au plus grand plaisir des fans et fervents supporters.

E.P

La mise au jeu est donnée par Ogmios, jeune formation issue du repêchage de 2011.  Les 4 musiciens font feux de tout bois (des sapins de la toundra laurentienne aux chênes de la forêt de Broceliandre), patinant avec une certaine aisance sur cette musique Folk-Métal où Black, Death, Trad et même Ska se jettent dans la mêlée.  On remarquera cependant l’absence d’un joueur en la personne de la violoniste, mise K.O. par un virus.  La troupe de bardes modernes réussis tout de même à reproduire ce qu’elle nous présente sur leur démo lancé le soir même.  Les orchestrations complexes de l’album sont adaptées pour l’occasion, laissant toute la place aux mélodies.  Une guitare aux accords maitrisés, une basse 5 cordes jouée de main de maître, un drum puissant qui rythme l’ensemble et une panoplie d’instruments traditionnel qui passent entre des doigts agiles du chanteur de la troupe, tout y est pour bien démarrer cette soirée, à laquelle  »Thrasheux » et  »Gigueux » s’amusent comme des fous à faire vibrer le plancher de la salle de la rue St-Laurent.  Seul quelques hors-jeux qui pourront être facilement corrigés si autant d’énergie est mise lors de la transitions entre les pièces, où l’on sent l’improvisation et dans les passages chantés, qui demanderaient un peu plus de convictions.  Néanmoins, Ogmios est sur la bonne voie pour se tailler une place de choix dans le paysage musical québécois avec sa façon très personnelle et originale de mélanger les styles, mais en ne perdant pas de vue son but: faire danser et headbanger le peuple à grand coup Folk-Métal à la fois sombre et joyeux.

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La deuxième période de cette joute s’entame avec une musique qui nous emporte dans un tout autre univers.  Elderoth propose un style plus près du Progressif et du Power Métal.  Les pee-wee de la scène québécoise en sont à leur première apparition mais on sent qu’ils ont travaillés fort dans leurs club-écoles, et ce depuis 2007.  À noter la présence au sein de la formation d’un ancien membre de Demise of the Crown et du guitariste de Chainsaw Armageddon.  Une attaque à 4 où les passes sont habilement échangés, les virtuoses lançant des riffs accérés à la vitesse de l’éclair.  Les solos multiples vont droit au but, soutenus par la précision d’horloger du batteur.  Une musique foncièrement métal et technique qui se marie à merveilles avec la voix aérienne du chanteur.  Celle-ci manque toutefois un peu d’assurance, imputable peut-être au manque d’expérience sur scène de l’interprète.  Et aux problèmes de son… Un peu plus de volume et de relief aurait été grandement appréciés, surtout au moment où la choriste invitée se joignit au groupe, ne réussissant à se faire entendre par la foule qu’aux dernières notes lancées.  Dommage…  Un band toutefois à surveiller et qui risquent de ressortir dans les pools des amateurs de riffs en spirales et d’ambiances complexes, tel que Warmen, Stratovarius et même Wintersun…

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Une deuxième entracte où on jouent aux gérants d’estrade, échangeant nos impression avec les amis Alain et Diane, et on s’approche de la scène pour accueuillir Kemilon.  Un jeu plus en finesse que leur prédécesseurs mais pas moins robuste.  D’une habileté déroutante, le capitaine de l’équipe module ses intonations sans efforts, alors que ses deux alliés jouent en parfaite synchronicité les mélodies accrocheuses, au son thrash et ultra-rapides. La lourdeur de la batterie trouve écho dans celle de la basse, grattée avec entousiasme.  En fait, tout le groupe a un réel plaisir, bien qu’il soit en surnombre évident sur le stage, à offrir son Power-Métal pur et dur et mention spéciale au claviériste, qui en plus d’exécuter ses solos  avec prouesse, officie en véritable meneur de foule, encourageant celle-çi à crier et se rentrer dedans, ce qu’elle fait sans trop se faire prier.  Kemilon peut se venter d’être une des rares formations québécoise à porter le flambeaux de ce genre plus populaire de l’autre côté de l’Atlantique.  Et il le fait avec brio.

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En prolongation de cette soirée où les notes autant que les groupes défilent à un train d’enfer, c’est au tour d’Eclipse Prophecy à venir pousser leur disque.  Certes, plusieurs amateurs déjà vendus à leur cause étaient présents mais je crois que plusieurs parmis les autres porteront fièrement leur gilet du groupe acheté ce soir-là.  Le premier trio fonce tête première, déjouant les étiquettes, un power métal aux accents de thrash et death métal porté à bout de bras.  Un son brutal et technique, appuyé par la voix puissante et au large registre du chanteur/guitariste.  Les riffs sont ravageurs et épiques.  Le second guitariste  ne manquent aucunes notes ni aucuns solos, propulsés par le leader qui fait lever la foule à coups d’interventions livrées avec une aisance et une joie contagieuse.  Les fans répondent à l’appel et c’est un carnage digne du match du Vendredi Saint!  Du haut de la mezzanine, seul derrière la cage de son imposante batterie, le drummer agresse ses peaux tel un Ron Hextall en furie…  Torturant ses 6 cordes tout en gueulant à gorge déployée, le bassiste réponds ainsi aux cris stridents et justes que le chanteur lance psoradiquements.  On sent l’expérience derrière leur jeu et comme leur nouvel opus jouit d’une forte reconnaissance du milieu (et qui sera prochainement distribué mondialement par Maple Metal Records), ils risquent de faire des ravages avec leur musique puissante, ici comme ailleurs, et bien qu’ils aient cotoyés et collaboré avec les plus grands noms du genre (Blind Guardian, Sabaton, Epica…), le quatuor tire son épingle du jeu en jouant d’une manière qui lui est propre et sans compromis.

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Ce n’est pas une sirène de fin de match mais l’appel du dernier bus qui m’arrache à cette épique soirée et je rentre chez-moi la tête pleine de riffs furieux et marquants.  Une joute intense, habilement arbitrée par Xtrem Productions.  Félicitation à Crook et Mat pour avoir organisés l’évènement et Ondes Chocs vous remercie pour l’invitation.