Oubliez ça les solos de guit, voici Overbass!!

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C’était en 1995 et j’avais à peine 15 ans lorsque j’ai assisté à mon premier véritable concert, soit Groovy Aardvark, Grimskunk et Overbass.  Cette trinité festive m’a héberlué et je me suis vite laissé envoûter par les rythmes saccadés et l’énergie brute.  Ce sont trois groupes underground mythiques du Québec qui me suivent encore aujourd’hui et qui méritent toujours toute notre attention (surtout que Grimskunk est bien en vie et que Groovy Aadrvark se reforme le temps de quelques concerts), mais pour cette rubrique je vais parler d’Overbass.

Pas de guitare, mais une basse qui s’accouple à une basse rythmique, ce qui donne un son bien gras. C’est à la base du punk-hardcore, influencé par plusieurs styles comme le ska, le rock et d’autres genres musicaux plus exotiques comme le reggae.  Le clavier ajoute à l’originalité et donne plus de nuances dans l’atmosphère tout de même sombre et les textes empruntent à plusieurs langues (français, joual, espagnol, anglais…).

Ça a commencé avec Capitalist Alienation qui réalisa un démo en 1987, avec la pièce « Nuclear Thrash » (qui se retrouvera aussi sur le premier méfait d’Overbass en 1996). Vous pouvez d’ailleurs l’écouter sur Youtube:

 

 

Je les ai vu plusieurs fois en spectacle au cours des années, souvent avec Grimskunk, B.A.R.F. ou encore Anonymus.  Je retiens surtout les deux soirées complètement malades de « Noël Dans La Rue » (idée originale d’Overbass afin d’amasser des fonds pour l’organisme  »Le Bon Dieu dans la Rue » qui s’occupe des jeunes itinérants etc.), ainsi que le lancement de « Revoluciòn » au défunt Spectrum le 25 juillet 2002; concert plutôt intime, mais mémorable (il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, peut-être dû à la cannicule), avec Alex Jones de WD-40 pour  »coure à scrap » ou encore la surprenante reprise de  »Girl just wanna have fun » de Cindy Lauper avec la chanteuse du groupe Kaleidoscopik.

Enroulé dans le  »Do it Yourself » (DIY), ils ont joué aux Francofolies de Montréal, ont ouvert pour Les Rita Mitsoukos à Montréal et ont atteint une certaine popularité au Mexique.  Aujourd’hui, Shantal Aroyo, Joȩl Tremblay et Serge «Wing» Morin jouent dans Collectivo, un grand  »Big Band » de musique rock latine avec entre autre Joe Evil à l’accordéon et Marco Calliari à la guitare classique.

Overbass laisse en héritage 4 excellents albums contestataires et authentiques. Le projet à été enterré, mais il pourrait bien revenir d’outre-tombe, car ils ont participé au D-tox Rock Fest à Montebello l’an dernier, livrant une performance rafraîchissante. Vont-ils revenir pour de bon avec du nouveau materiel?  Seul le petit cactus le sait! Pour l’instant par contre, Shantal me confirme qu’il n’y a rien de prévu côté spectacle…

Max

Isphérik de retour et prêt pour juin

Parce que Ondes Chocs fait toutes sortes de choses et vous le présente sous divers formats, voici une entrevue écrite réalisée par Max avec Vinsang Joly, drummeur de ISPHÉRIK.

 

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Maxime Lecavalier (ML) – Premièrement, j’aimerais parler du nom ISPHÉRIK. Que signifie-t-il?

Vinsang Joly (VJ) – Le nom Isphérik vient d’un mélange de mots francophones qui n’ont aucun lien avec la musique du groupe, les textes, l’ambiance, etc. À la base, nous cherchions un nom qui ne nous relirait à rien de particulier (une mentalité, une préférence politique, une préférence dans le style musical, etc.).
Le groupe en soi ne s’associe pas à quelque chose de précis non plus donc, l’idée d’un nom par un mot qui n’existe pas, concordait avec le concept.

ML – De ce que j’ai pu entendre, Isphérik faconne un métal qui mélange les genres (death, thrash, punk, hardcore…) et qui apporte une atmosphère de démence à l’image du chaos actuel. De quoi vous inspirez-vous pour la composition des textes? Et pour la musique?

VJ – En ce qui attrait au textes, Jean-François (chanteur) s’inspire de ses expériences de vie et de situations intenses qui peuvent nous pousser à remettre en question qui nous sommes, à se questioner sur le bien et le mal dans ce que nous faisons involotairement (parfois volontairement) et également de la déchéance mentale, qui peut frapper n’importe qui.

ML – Parlant de déchéance mentale, par la solitude, l’isolement, et l’ultra-perfectionnisme de la société actuelle… Et qui, comme tu l’as dit, peut happer n’importe qui; qu’elle est votre vision de la folie, celle qui gruge et tourmente?

VJ – Je te dirais que l’opinion de chacun des membres du groupe est partagé à ce sujet mais que, de façon personnelle, la folie ressort des comportements qui reflètent un côté de nous-même, mais de manière excessive. La folie se crée souvent lorsqu’on ne peut plus arrêter de focusser sur un sujet qui nous touche et qui devient une obssession pour, par la suite, nous pousser à avoir des pensées ou des comportements extrêmes.

ML – Vous revêtez l’étiquette  »métal francophone ». La langue semble être importante pour votre démarche artistique…

VJ – La langue en tant que tel est un sujet important pour chacun des membres du groupe, mais en ce qui concerne la musique, cela ne rentre pas en ligne de compte. Jean-François pense dans sa tête en français, écrit et parle naturellement en français donc, nous nous sommes dis que la meilleur façon d’exprimer clairement ses idées serait par sa langue d’origine. Nous pensions en effet que le fait d’avoir des paroles en français était un adon qui pourrait nous différencier en tant que groupe métal québécois.  Mais, la mode depuis quelques années semble être au français (même chez les Américains!). Alors, cet argument a perdu son sens. Mais vue qu’à la base nous n’avions pas l’intention d’écrire dans une langue en particulier, cela n’a pas affecté notre choix.

ML – Quel est le background musical des membres d’Isphérik?

VJ -Pier-Luc Perron (guitare): Compositeur du groupe et guitariste depuis l’âge de 14ans, Isphérik est son tout premier projet muscial sérieux. Les 5 premières compositions son des idées originales qu’il a trainées depuis son adolescence jusqu’à l’âge de 22 ans, pour ensuite les développer avec Isphérik.

– Nicolas Dupuis (guitare): ex Guitariste dans Decline From Failure.

– Jean-François Fiola (vocal): ex Guitariste et vocal dans: Déchéance, Trancendance, Savage Remain et autres.

– Vinsang Joly (batterie): ex Batteur dans: The Captain’s Map Leads To A Vortex/Carcajou, Adead Motion, Nothing To Remember et autres… batteur actuel de Lessons of Fate.

– Lee Gasser (Basse): aussi bassiste dans le groupe Dreadful Truth.

ML – Est-ce que vous planifiez des concerts pour 2013? Vous travaillez présentement sur un album?

VJ – Suite au départ de notre bassiste en juillet dernier, nous venons d’en recruter un nouveau: Lee Gasser. La fusion des membres qui crée l’entité Ispéhrik est très importante pour bien combiner nos idées, nos caractères et nos expériences. Nous avons fait quelques enregistrements de préproduction pour un éventuel démo, mais nous ignorons encore quand nous pourrons nous investir dans un enregistrement officiel. Quand Lee aura terminer son apprentissage des pièces du groupe ainsi que l’application de sa touche personnelle sur celles-ci, nous comptons lancer la machine Isphérik, en terme de matériel audio et d’articles promotionnels. Pour ce qui est des prestations lives pour 2013, nous n’avons rien de prévue encore car, nous ignorons combien de temps prendra la formation de Lee afin que nos futures prestations scéniques reflètent adéquatement notre musique.

 

Vous avez deviné que depuis cette entrevue, beaucoup de choses se sont passées et si on vous la présente aujourd’hui c’est parce que Isphérik est prêt à entreprendre son retour sur scène et ça se passe le 1er juin au Trash à Saint-Hyacinthe. Si d’autres dates se présentent, nous les ajouterons à notre calendrier des concerts que nous vous invitons à consulter pour planifier vos sorties métal. Vous pouvez écouter une pièce qu’ils ont sortie en janvier sur leur reverbnation. C’est français, grind, prog et surtout malade.

 

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Faites partie du retour d’Isphérik!

Lex

Le retour de Arseniq 33 – Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013

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J’ai connu ce groupe de ska punk hardcore Arseniq33 en 2000 avec l’album  « Y’a des limites à faire dur« , sorti sur Indica Records avec l’aide de Pat K (*) de Kerozen. J’ai adoré leur affront revendicateur, grinçant  et sarcastique avec beaucoup d’originalité et de grooves sur des textes solides et allumés. Le groupe a été formé en 1992 alors que les membres de l’époque étaient au secondaire. Ils ont enregistré huit albums au total et ont participé à la compilation  »Viva Béru » où des groupes québécois rendent hommage à Bérurier Noir (avec la pièce Vive Libre ou Mourir).

Après un concert d’adieu mémorable le 29 janvier 2010, au Petit Campus, ils reviennent sur scène au Amnesia Petite-Nation Rockfest suite à leur passage aux Foufounes Électriques en décembre : pour les avoir vu quatre fois en spectacle (si on compte Acoustiq33 où ils ont joué unplugged sur la terrasse du Café Chaos, avant qu’il déménage un peu plus haut sur St-Denis), je dois vous dire que je suis tout excité!

Porteront-ils leur combinaison spéciale? Je me souviens d’une entrevue pour Bande à Part (ArtTV, avec Catherine Pogonat) où ils faisaient leur épicerie habillés de la sorte.  Hilarant! D’ici le fest, restez à l’affût. On vous communique les horaires dès qu’ils sortent.

See ya in the pit

Max

*Pat K, personnage important de l’underground du Québec au tournant du siècle avec l’Empire Kerozen, a aussi participé à la compilation Viva Béru avec Khan Gourou (reprenant La Mort au Choix) ainsi que sur Arbeit macht frei d’Arseniq33.