Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm – REVENVNT – Montréal, Deathcore.

Les Chroniques Nécrologiques de Hellstorm – REVENVNT – Montréal, Deathcore

REVENVNT est un projet studio orchestré par les musiciens : Vince B. Doiron (Guitares – Mass Murder Messiah, Magnum Stallion, Sudden Wave), Simon B. Doiron (Magnum Stallion, Projekt F, Chronochromie), Vincent Harnois (Bass – Karkaos), Sam Samman (Batterie – Barcode, Incision, Mass Murder Messiah) et Sim Crow (Vocal – Death Lullaby, Mass Murder Messiah, Maggots : MTL Hommage à Slipknot). REVENVNT est un groupe qui prend forme sous la formule d’un projet studio uniquement. Toutefois, il faut noter que la musique qui en résulte possède une sonorité fort intéressante pour un amateur de Metal comme moi. Ces musiciens de calibre ont concoctés un EP de trois compositions originales qui sont tout à fait excellentes. Sur le EP, les instruments à cordes ont été enregistrés en partie par Vince B. Doiron et Maxime Lacroix s’est occuper d’enregistrer les voix et la batterie au Studio House of Gain au cours de l’année 2021. En analysant les groupes auxquels les membres de ce projet ont tous pris part de par le passé, on peut rapidement comprendre la qualité musicale qui s’en dégage.

La première composition s’intitule VIOLENT BREED et commence en force. L’intro est accompagnée de son de sirène de police pour nous indiquer que la violence sera présente. La dynamique de la batterie est puissante et nous fait comprendre que cette musique n’est pas une balade, mais un direct du droit en plein visage. Comme le titre le dit, c’est violent et demeure mélodique malgré tout. Le vocal nous offre une certaine versatilité qui nous sort du moule proposé par le style musical Deathcore tel qu’on nous le fait sentir en début de livraison. Le jeu de guitare des frères Doiron est vraiment intéressant, dans la mesure où le tout est bien soudée et offre une grande variation mélodique qui permet à la batterie de s’aventurer sur plusieurs sentiers. sans parler du petit solo de guitare qui nous emporte vers la sortie de la composition… Vraiment une belle collaboration musicale de la part de ce quintette montréalais.

La seconde pièce se nomme CYBER VULTURES et s’empresse de nous faire savoir que ce n’est pas un projet de doux. Les guitares sont vraiment solides et encore une fois, la rythmique est très coloré. Le vocal est intéressant dans la mesure ou sa tonalité demeure agressive sans casser le moule mélodique de la proposition des instruments à cordes. Quand ça doit être grave c’est grave et quand on peut faire place à une autre couleur de vocal, Simon Crow sait faire la différence dans sa livraison. Une excellente composition à tout les niveaux.

La dernière composition s’intitule AS DARKNESS SETS IN et une fois de plus, Sam Samman démontre que la batterie n’a pas toujours besoin d’être compliquée pour être efficace tout en conservant un certain niveau de violence rythmique, comme on peut l’entendre dans l’introduction de la composition. Honnêtement, le jeu des guitares enchaînent parfaitement les riffs dans une parfaite osmose. La complexité des guitares demeure mélodique et n’enlève rien en puissance à l’ensemble de la structure. Ça demeure très intéressant à tous les niveaux.

Rapidement, ça me fait penser à un mélange de ce que font des groupes tels que THE ARCHITECT, PARKWAY DRIVE, avec un brin de ALL SHALL PERISH au niveau des mélodies de guitares. Globalement, le mélange et l’apport des instruments demeure un style qui peut plaire à tous les amateurs de Melo Deathcore. Laissez vous tenter par la proposition de REVENVNT et faites nous savoir quelles sont vos impressions. Même si le groupe est mort dans l’œuf, nous vous offrons tout de même un entrevu de six questions posées à trois des cinq membres de la formation.

Entrevue avec Sam Samman – Batterie

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé au niveau rythmique et qui t’ont motivé dans la création des compositions de ce groupe ?

Réponse : Pour moi au niveau du drum, Vinnie Paul reste ma plus grande influence si on parle d’un drummer en particulier. Au niveau de mon  »playing » en général, je suis de la vieille école ou je préfère de loin le groove à la défonce ultra rapide. En plus de ne pas être capable de le jouer, je trouve que ça sonne moins bien et que c’est moins facile de se faire aller la tête.

2. Question : Comment s’est passée la période studio pour toi ?

Réponse : L’enregistrement studio a été assez difficile pour moi au niveau des drums puisque je n’avais pas joué depuis plusieurs mois et sans le savoirs la détérioration de mon épaule (qui m’empêche présentement de jouer en raison d’une reconstruction de la coiffe du rotateur) était tombé en mode accéléré. Comme pour la plupart des projets dont j’ai fais partie, c’est moi qui était responsable d’écrire les paroles pour ses chansons, donc j’ai travaillé avec Sim sur l’enregistrement des vocales et j’ai adoré.

3. Question : As-tu aimé travaillé au Studio House of Gain ?

Réponse : Que dire de Max et du studio House Of Gain. Dans la catégorie professionnalisme, talent et  »overall » CRI$% de bon gars, Max est fucking dur a battre.

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le mélange entre le drum old school comme j’aime et la guitare plus moderne du style à Vince donne un mélange vraiment cool. Travailler sur les vocales avec Sim, c’était tout simplement incroyable. Nous étions sur la même longueur d’onde sur presque tout, il me fredonnait les airs qu’il attendait dans sa tête et moi j’écrivais les paroles. Ensemble nous avons apporté quelques modifications et ça donne des tracks dont je suis très fière.

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : Cyber Vulture selon moi est le “hit”. Nous nous sommes obstinés longuement entre cette pièce et As Darkness Sets In pour savoir laquelle devrait être le vidéo (au final il n’y en a eu aucune hahahahahaha!)

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : Le moment dont je suis le moins fier est probablement la chicane en plein enregistrement qui a causé la dissolution du groupe avant même que les pièces soient lancées au public hahahahahaha. Mais si on parle simplement de l’enregistrement j’aurais aimé être en meilleure condition physique et plus préparer pour rendre justice aux pièces sans devoir faire travailler Max sans arrêt pour réparer mon  »playing » Hahahahahahaha!

Entrevue avec Vince B. Doiron – Guitare

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé et qui t’ont motivé dans la création des compositions de ce groupe ?

Réponse : Je te dirais que ça viens de mix de plusieurs choses ! J’ai toujours été un fan de metalcore/djent et aussi de truc plus brutal comme par exemple : Black Dahlia Murder, ou Meshuggah. C’est comme un mix de tout ça !

2. Question : Sachant que tu as enregistré les instruments à cordes, as-tu aimé l’expérience de producteur ?

Réponse : Ça fait plusieurs années que je fais de la préproduction à la maison ! J’ai eu la chance d’apprendre avec Jef Fortin (Anonymus) quand on jouait ensemble dans Mass Murder Messiah, j’ai donc eu un bon mentor pour me montrer comment bien faire ça ahah ! Donc oui, j’aime toujours produire de la musique, c’est un peu une de mes passions !

3. Question : Pourquoi avoir choisi le studio House of Gain ?

Réponse : Maxime Lacroix est un  »wizard » du  »recording » et de la productions. C’est aussi un bon chum, donc travailler avec lui était tout simplement logique pour moi ! Même avec mon nouveau groupe Sudden Waves on travaille avec depuis le jour 1 !

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le processus de composition était vraiment plaisant ! J’ai jamais été un guitariste qui est capable de composer 45 tunes par jour, donc j’étais vraiment content de pondre ses trois compositions.

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : J’ai pas vraiment de tune qui me rend plus fier ! Par contre, il y a des sections dont je suis vraiment très fier d’avoir composer ! L’intro de Violent Breed est complètement brutal, le refrain et le riff qui suit le premier refrain de As Darkness Sets In , sans oublier le break dans Cyber Vulture!

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : J’aurais aimé faire de ce groupe, un projet plus actif et pas seulement un projet studio. Mais les circonstances font en sorte que ce soit ainsi… La porte n’est pas fermée pour peut-être en faire un projet plus actif, mais ce n’est pas dans les plans actuels !

Entrevue avec Simon Crow – Vocal.

1. Question : Quelles sont les influences musicales dans lesquelles tu as puisé et qui t’ont motivé dans la création des vocalises de ce groupe ?

Réponse : J’écoute vraiment plein de style, donc j’ai fait un  »melting pot » de ce que j’écoutais à ce moment-là. D’ailleurs j’étais dans la création d’un autre groupe à venir, donc j’ai puisé dans ça également ! Travailler avec des gens différents amène plusieurs points de vue et façon de voir les choses !

2. Question : Sachant que tu as enregistré tes vocales au studio House of Gain, qu’est que tu as le plus aimé pendant ta session d’enregistrement ?

Réponse : La direction de Maxime je te dirais ! C’est un gars qui sait où il s’en va ! La session à très bien été, je recommande HOG à tout le monde.

3. Question : Quelles sont tes motivations à avoir choisis les deux types de vocalises proposés sur cet EP ?

Réponse : J’ai voulu faire comme je l’entendais sur le EP. Les gars m’ont pratiquement donné carte blanche, alors je me suis amusé sans essayer de reproduire le vocal lourd que tout le monde réplique dans ce genre de musique ! Je voulais faire quelque chose de différent à ce niveau là ! Sam était présent avec moi pendant tout le processus de création ; alors il m’a aidé avec la direction et les paroles !

4. Question : Quels sont les moments forts de ce projet selon toi ?

Réponse : Le moment fort était sans aucun doute le Studio parce qu’il n’y a eu aucun show avec ce projet!

5. Question : Quelle est la composition sur le EP dont tu es le plus fier ?

Réponse : La chanson que je préfère est Cyber Vultures ! C’est une chanson avec plein d’éléments et de changement vocal, j’ai bien aimé aider à sa construction.

6. Question : Est-ce qu’il y a des trucs sur le Ep dont tu es moins fier ?

Réponse : Ce dont je suis le moins fier c’est que le band a passé inaperçu et n’a jamais été plus loin! J’aurais aimé faire des spectacles avec ce band là, mais quelquefois les projets restent seulement Studio malheureusement!

Finalement, de ce que l’on peut tirer de cette conclusion, c’est que la vie de studio apporte souvent des tensions capables de créer un schisme dans un groupe et mettre fin au projet. Et ce, bien malgré le talent qui réside dans le dit projet. Toutefois, on peut rapidement voir qu’il existe une certaine volonté chez les trois musiciens interpellés dans cette entrevue à vouloir voir REVENVNT vivre. Qui sait ce que l’avenir en dira.

FACEBOOK – https://www.facebook.com/REVENVNT
SPOTIFY – https://open.spotify.com/album/3F1D6XKo5HSj2L9bWeTo6W
YOUTUBE – https://www.youtube.com/@revenvnt3197

Daniel Drolet

Photos lancement Soirées Métal Jaune Prodz avec Death Lullaby, Rosewood, A Wasted Sacrifice et Sever the Voices – Montréal 04/09/15

Voici les photos prises par Joé Lacerte (Joe Weller Photographe) lors du lancement des soirées metal 2015 de Jaune Prodz qui s’est tenu le 4 septembre 2015 au Petit Campus de Montréal et qui mettait à l’affiche Death Lullaby, Rosewood, A Wasted Sacrifice et Sever the Voices. – Lex

 

Affiche Soirée Métal Jaune Prodz avec Death Lullaby - 4 septembre 15 - Montréal

4 septembre 15 - Montréal - ambiance

 

Death Lullaby

 

Rosewood

 

A Wasted Sacrifice

 

Sever the Voices

 

Ambiance

 

De Trailer Thrash Fest à Trailer Thrash Fail

Connaissez vous le Trailer Thrash Fest? Pour ceux qui connaissent pas, y faut dire en commençant que le nom en dit long. C’est thrash, dans le sens propre comme dans le sens figuré, et c’est un festival. J’ai eu pour la première fois l’occasion d’assister a l’évènement cette année et c’est un plaisir et un honneur pour moi d’en faire la couverture. J’aimerais commencer par m’excuser auprès des groupes dont j’ai manqué la prestation car je ne suis arrivé que vendredi vers 20h (je n’ai malheureusement pas pu y être avant ça à cause de mes occupations de jour). Je vais quand même mentionner les groupes du festival et parler d’eux! Par où commencer… Il y a tant de choses à dire sur le Trailer Thrash Fest de cette année, toutes pas aussi agréables les unes que les autres (ceci étant dit sans être négatif). Le soir du vendredi 22 août, après avoir vu un peu de pays défiler par la fenêtre de l’autobus 200, j’ai fini par arriver à destination au camping Ste-Pie en compagnie de quelques camarades avec qui j’ai fait le reste du trajet après l’autobus. Le temps de s’installer un campement, et hop à la scène pour y voir jouer Death Lullaby. Disons que ça commence en force pour la partie de la soirée que j’ai pu attraper.

 

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Death Lullaby est une formation de Montréal influencée par les groupes de deathcore technique tels que Born of Osiris et Veil of Maya. C’est de la pure violence bourrée de mélodies et de rythmes très tight. La pesanteur et la fougue est constante dans la musique Death Lullaby. D’ailleurs, sur scène, les gars détruisent la place avec une présence efficace. Ils ont cette sonorité space dans les leads et les solos de guitare (qui comportent une bonne dose de shredding par moments). D’ailleurs, j’affectionne particulièrement le solo de la pièce « Denied » qui se trouve sur leur EP « Fractal » de 5 pièces disponible en téléchargement gratuit sur leur page bandcamp. Parlant de gratuit, leur single « The Recovery » l’est aussi sur cette même page.

 

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Le set de Death Lullaby n’était pas encore fini qu’un petit événement est survenu (autre que sur scène). Des véhicules de police sont arrivés sur les lieux. Déjà! Il faut mentionner que le spectacle durait depuis 14h si je ne me trompe pas mais je venais a peine d’arriver. Ce fut un sentiment plutôt désagréable pour moi qui n’avais pas encore vu une prestation complète et on se posait tous des questions. De toute façon, il y a une piste de course qui fait un paquet de bruit juste à côté, qu’est-ce que ça change de faire un show sur le site du camping? Il n’y avait pas de problèmes apparents et les agents ne faisaient qu’examiner la situation. Si certaines choses n’étaient pas en règle, peut-être que le Trailer Thrash Fest et le Camping Ste-Pie pourraient avoir des problèmes… Death Lullaby poursuivent leur set. La soirée n’est pas interrompue. Certains agents discutent avec les gens près des sites de camping et d’autres se dirigent vers l’espace du concert, probablement pour y vérifier que tout est en règle. Je ne m’approche pas trop, mais j’entends à certains moments des morceaux de conversations. Il semble que certains agents cherchent à trouver ou ont quelque chose à reprocher à certains des campeurs/spectateurs du festival. Finalement, plus tard, alors que ceux qui sont venus voir à l’aire de spectacle repartent vers le site de camping, j’entends quelqu’un qui leur demande:

Alors est-ce que ça veut dire que l’événement est annulé?

Et l’un des agents, de lui répondre quelque chose comme:

Non non, on n’est pas venu pour vous autres.

C’est un peu rassurant à entendre mais ça n’enlève pas les interrogations concernant la présence de 5 véhicules incluant un camion? Bref, on essaie d’avoir du fun et de rester positif en étant responsables! La police repart tranquillement et aucun affront ou arrestation n’a eu lieu. Tout semble bien se passer, pas d’embrouilles.

On passe un peu de temps à notre spot de camping en fraternisant avec nos amis et voisins de campements, notamment deux des gars du groupe Breaking the Cycle qui jouent sur le festival le lendemain, samedi.

C’est Eternal Judgment, le groupe Thrash Metal de Rémy Redneck Roy, l’organisateur du Trailer Thrash Fest, qui monte ensuite sur scène. C’est du Thrash old school, débauché, énergique et rassembleur. Les mélodies et les rythmes de leur musique exercent une grande présence et ça interpelle les spectateurs. Un aspect d’Eternal Judgment qui se rapporte aux racines du metal c’est le vocal clean (mais thrash et rugueux) qui rend les paroles plus faciles d’écoute et plus accessibles pour la participation du public. Eternal Judgment donnent un **** de show. C’est ma première fois au Trailer Thrash et je ressens une énergie phénoménale, vous savez, ce feeling dans les shows de metal où on dirait que tout le monde ne fait qu’un, comme une confrérie tous à l’unisson. Un sentiment d’appartenance, un support mutuel offert au groupe de l’organisateur du festival pour le remercier de son support à la scène en offrant de la visibilité à tous ces groupes locaux, mais pas juste pour ça, pour Eternal Judgment et leur excellente musique ainsi que leur prestance scénique, telle une gang de chums qui se soutiennent quoi qu’il arrive, parce que c’est ça, la culture metal au Québec, du moins la part que j’ai vue de cette grande communauté. Et quand je parle de ne faire qu’un avec le band, et de toute cette famille unie, j’ai moi-même vécu un autre bel exemple de cette énergie pendant le set de Eternal Judgment: pendant la toune « Julz the Redneck » qui est une pièce écrite en l’honneur d’un proche ami, le micro avait quelques problèmes et la voix ne sortait des speakers que partiellement (elle coupait par moments), mais le crowd étaient si nombreux à chanter et si fort, que ça couvrait le manque causé par la défaillance de l’équipement. C’était tellement fort que le crowd remplaçait littéralement les lead vocals et donnaient même une coche de plus dans la vélocité (même tenant compte du band qui était en train de jouer). Solide. L’écoute de leur EP « Fatal Virus » est disponible sur leur page bandcamp.

 

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Après le set de Eternal Judgment, la partie moins le fun du festival se pointe le bout du nez…

Mauvaise nouvelle pour le Trailer Thrash Fest. Je croise Rémy et il n’a pas la tête d’un gars sur le party. Avec un air déprimé, il me dit:

Y’aura pas de Trailer Thrash Fest demain, Frank.

Je me contente de hocher la tête, répondre avec compassion et donner une petite tape amicale sur l’épaule, en restant très calme. La soirée n’est pas finie, rien ne sert d’être négatif et de mettre de la tension.

C’est quand même pas rien: une grosse déception pour ceux qui venaient juste d’arriver (presque à la fin de la première soirée). Payer 45$ dans le but de rester deux jours, certains sûrement là davantage pour la deuxième journée que la première, et se retrouver à seulement se faire rembourser soit environ 10-15$… Et pour les bands qui eux se sont déplacés pour arriver tôt et jouer le lendemain, c’est aussi une déception et c’est normal que certains soient fâchés par la situation.

Malgré tous les efforts déployés par Rémy (on n’oubliera pas de mentionner le fait d’avoir fait des déplacements d’horaire de dernière minute pour que les soirs de show finissent à 23h) pour que le festival soit réglementaire, ayant demandé de manière courtoise aux gens de ne pas consommer d’alcool dans l’aire de spectacle mais seulement sur leur terrain respectif de camping, certains gens amenaient leur consommation dans l’aire de spectacle et c’est ce qui a rendu le Trailer Thrash Fest non réglementaire car l’évènement n’avait pas obtenu de permis pour cela. Donc Rémy et le Camping Ste-Pie s’exposaient à des contraventions salées.

Mon attitude à ce moment fut par réflexe de rester zen, de profiter du moment présent. Si le festival n’allait pas avoir de lendemain, alors aussi bien profiter du moment présent au maximum. Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre à part ça? J’ai spécifié à Rémy que s’il trouvait une solution de rechange pour la journée du samedi, je serais partant pour le soutenir, poursuivre l’aventure et la raconter à mon tour. Et ce n’était pas une promesse en l’air de gars paqueté.

Bref! Revenons à nos moutons et on remet le cap sur la scène du Trailer Thrash Fest où s’apprête à monter la tête d’affiche de la soirée: nul autre que Reanimator!

Reanimator est un groupe de Thrash Metal montréalais avec de l’énergie à revendre. Un intéressant mélange d’éléments du thrash de la vieille école et de la nouvelle école. Je trouve que ce groupe porte bien son nom, surtout si on considère qu’après s’être dissout en 2011, Reanimator est venu renaître de ses cendres en 2013 avec un troisième enregistrement: le EP « Great Balls » qui contient une reprise à leur manière bien à eux de la chanson « Great Balls of Fire » de Jerry Lee Lewis. En plus de livrer une musique solide, on peut apprécier dans leur musique de bons grooves prononcés et bien incorporés à la veine thrash metal. C’est certes un ouvrage musical bien réalisé et la prestance en show est au rendez vous. L’entretien avec la foule est bien assuré et une bonne dose de divertissement est offerte. Les gars ont leur trait de personnalité bien unique à eux: les bidons de gaz… ok c’est pas vraiment du gaz qu’il y a dedans mais plutôt de l’eau mais c’est thrash en **** de se faire vider ça dessus par le drummer qui sort parfois de son kit pour venir déconner à l’avant-scène! Parlant du loup, j’ai été accroché pendant leur set par le fait que leur drummer jouait comme une ***** de machine! Pas pour dire qu’il était moins tight les autres fois que je l’ai vu mais c’était particulièrement percutant ce soir là à quel point le son du drum était enflammé. Tant qu’à moi Reanimator savent se faire remarquer et maintenir cette réputation, qui n’est pas près de sombrer dans l’oubli. Visitez leur boutique sur bigcartel pour pouvoir vous procurer de leur merch!

 

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Une fois le set de Reanimator terminé, un certain deuil s’est installé dans mon coeur de metalhead et celui de certains autres autour, sans oublier frustration et déception pour d’autres. Était-ce déjà la fin de ma première expérience au Trailer Thrash Fest qui venait à peine de commencer? On espère qu’une solution sera trouvée. Avec une coupe de drinks dans le nez, j’ai fini par sortir ma guitare, gratter et me promener un peu avec. J’ai fini par me ramasser assis derrière le genre kart de golf en train de jouer un air improvisé, plutôt sombre, pendant que Rémy chantait, improvisant lui aussi, l’histoire du Trailer Thrash sur un air un peu western qui concordait avec ma rythmique.

C’est l’heure de parler des bands que j’ai manqués.

(pas nécessairement dans l’ordre) :

The Butch Project Punk/Thrash de Joliette. Entraînant et un peu croustillant par moments. Enregistrements disponibles sur leur myspace.

Light Bulb Alley Garage/Psych/Punk/Psychobilly de Montréal. Groovy et space par moments, musique disponible sur leur Reverbnation.

Dissension Metal de Montréal. Mélodique, varié et puissant. Musique disponible sur leur facebook.

Venomenon Groove Thrash n’ Roll de Montréal, gras et efficace. Musique sur facebook.

Citizen Vicious Thrash n’ Roll de la rive-sud. Bruyant, vicieux, rapide et vulgaire. Musique sur leur page Bandcamp

General Dissairay Grunge de Brossard. Vargeux et planant. Musique sur leur facebook et vidéos de leur prestation du TTF sur leur mur.

Smirking Revenge Death Metal féminin de Drummondville/Montréal. Agressif et sombre. Prestations live sur leur chaîne youtube et EP « Mind Uploading » à venir bientôt.

Voila qui conclut la première journée du Trailer Thrash Fest. On veille jusqu’aux petites heures, puis on se réveille avec la gueule de bois, le soleil tapant et le coeur lourd de ne pas pouvoir voir tous ces bons bands qui étaient supposés jouer samedi. Le temps de boire une bière avec mon ami Yanick (un vrai guerrier du metal et fan fini!) et d’aller faire un tour au stage, saluer Alain de Québec-Metal puis je m’en retourne vers Montréal avec Djeizus (Bassiste des groupes Breaking the Cycle et Skeleris) et sa copine.

A peine quelques heures plus tard, je reçois une nouvelle de la part de mon chum Rémy: Le Trailer Thrash s’est trouvé une solution de rechange et se déroulera à la Coop culturelle du vieux Beloeil! Avec le nom très humble de Trailer Thrash FAIL! Bah, aussi bein en rire qu’en pleurer.

 

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La flamme dans mon coeur se ravive, on dégrise et on repart en solo (il n’y aura pas de photos pour cette section car j’étais solo, sans collègue photographe) vers Beloeil pour y arriver tout juste à la dernière toune de Breaking the Cycle qui ne tarde pas à finir. Ah le transport en commun et les timings… Je suis déçu d’arriver trop tard pour apprécier leur prestation. Très bon band Montréalais de death metal mélodique avec une touche de thrash. D’ailleurs, les gars sont très sympathiques, professionnels, ils connaissent leur affaire.

Vas-y-Line (Le chanteur et le guitariste) prennent la relève avec leur Punk-Rock-Blues-Country-Thrash-Glissant. De quessé ça? que vous vous dites sûrement si vous connaissez pas. C’est un genre de rock chansonnier avec une voix rauque de gars sur la brosse un peu comme Plume Latraverse! Une bonne dose d’absurdité, des sujets assez trash merci, une perruque bleue pis des verres fumés. Quasiment le moment le plus thrash du festival! Chose sure, l’ambiance de la musique faisait place à une gang de criards (le public) qui savent ou ne savent pas les paroles des chansons. Chapeau à Djeizus de Breaking the Cycle qui s’est porté à l’assistance du soundman car un problème technique avait fait en sorte que le son sortait d’un seul côté des moniteurs, et qui a contribué à régler le problème. Le duo finit son set sur un rot dont Rémy est un peu coupable parce qu’il a fait caler une bière au chanteur alors qu’il venait déjà d’en caler une moitié. Le guitariste, après s’être fait faire signe que « fuck off le reste d’la toune » a joyeusement lancé son pick de guitare dans la face du chanteur. C’était glissant comme set, surtout avec la quantité de bière qui se trouvait sur le plancher!

Il reste encore un gars, avec sa guitare acoustique, celui qui fait jaser, qui chante des choses controversées et auxquelles on s’identifie. Le grand chansonnier, témoin accrédité et porte-parole de la débauche, ben oui c’est Mononc’ Serge! Même pendant son test de son, une masse innombrable de gens se sont concentrés près du stage pour le dévisager! Une coop-culturelle, c’est pas un peu trop « familial » pour le contenu des paroles de Mononc’ Serge? Parlant de familial, y’a même des enfants près du board de son au début de son set! Bouchez leurs chastes oreilles quelqu’un. On s’entend que le gars en a vu des vertes pis des pas mûres en matière d’auditoire. Il peut se lâcher lousse et dire des absurdités même si on est dans une coop culturelle. L’humour de notre chansonnier caractérise bien la thématique du Trailer Thrash FAIL et vient très bien clore la chose. On a droit à des chansons telles que « Les Patates« , « Ogunquit« , « Les Cochons« , « L’Âge de Bière« , « Fourrer« , « Hitler Robert » et bien d’autres ainsi que des anecdotes croustillantes, une bonne dose de blasphèmes et de bière qui coule partout. Le public n’est pas le plus nombreux mais parions que ce n’est pas le public le moins répondant devant lequel il a performé. Ce que je veux dire c’est que la participation du public était franchement palpable! Malgré le manque occasionnel d’hygiène des métalleux et notre maigre bagage culturel (ben non j’déconne, on n’est pas tous stéréotypés comme ça), je crois qu’on a su bien supporter l’artiste en tête d’affiche et lui exprimer notre reconnaissance de s’être déplacé quand même malgré la dégringolade du festival et l’envergure drastiquement réduite de l’événement. L’important c’est qu’on a eu du plaisir! Merci Serge!

Mais un autre groupe joue après la tête d’affiche! Quessé ça un événement avec un groupe qui joue APRÈS la tête d’affiche?? Bah c’est le Trailer Thrash FAIL! Haha! J’dis ça en riant voyons. Le groupe qui termine la soirée sans en être la tête d’affiche, c’est nul autre que Eternal Judgment pour la deuxième fois sur le festival! C’est quand même « legit » vu les circonstances que Rémy remplisse le show avec son band et se paye le luxe de clore le festival. Avec leur fidèle acolyte JULZ le Redneck, qui vient chanter sa chanson à nouveau. J’en profite pour saluer la bonne performance livrée par leur nouveau bassiste, tout un musicien!

On termine en remerciant la Coop culturelle du vieux Beloeil qui a généreusement accepté de recevoir l’événement à la dernière minute, et malgré les déboires, le travail dévoué de Rémy Redneck Roy. Alors, on se dit je l’espère, à une prochaine fois…

Francis

Photos Trailer Thrash Fest 2014 – St-Pie-de-Bagot 22/08/14

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Voici les photos prises par Karolane Gagné-Brault lors du Trailer Thrash Fest 2014, organisé par Trailer Thrash Productions et qui se tenait au Camping St-Pie à St-Pie-de-Bagot le 22 août 2014.

 

Reanimator

 

Eternal Judgment

 

Death Lullaby

 

Smirking Revenge

 

Citizen Vicious

 

Venomenon

 

General Dissairay

 

Dissension

 

Canceric

 

Random Pics

 

Photos de Death Lullaby/Wastelands/Raft of the Medusa/Standing On Oblivion/Make Haste to Mutiny – Québec

Voici les photos du show de Death Lullaby/Wastelands/Raft of the Medusa/Standing On Oblivion/Make Haste to Mutiny qui avait lieu le 2 avril 2014 à l’Autre Zone de Québec, une présentation de Eastern Alliance Productions.  Alex Deleon Cativo nous présente encore son talent à travers sa lentille et deux entrevues (Raft of the Medusa et Standing On Oblivion) seront en ligne cette semaine.

 

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Death Lullaby

Wastelands

Raft of the Medusa

Standing On Oblivion

Make Haste to Mutiny