• Quand une soirée s’annonce épique et se...

    Posted by Lex Ivian on September 16th, 2015

    Vendredi passé, j’avais hâte de me rendre au Théâtre Corona Virgin Mobil de Montréal et je tiens à remercier Evenko/Greenland ainsi que les 3 groupes de la soirée soit EPICA, ELUVEITIE et THE AGONIST d’avoir permis à Karolane et moi-même d’assister à une soirée (lien pour toutes les photos de Karolane ici) qui avait déjà avant de débuter une certaine aura quasi magique puisque celle-ci était présentée à guichet fermé; tous les billets étant vendus depuis des semaines. Un astre de mauvais augure planait toutefois au-dessus de cette soirée sans que nous en soyons conscients et le lendemain, nous apprenions qu’EPICA devait annuler les 4 spectacles suivants à cause d’événements tragiques et malheureux survenus parmi les proches de Simone Simons. Je tiens à souligner ici la démonstration de force de caractère, d’engagement et de professionnalisme dont nous avons eu le bonheur de profiter et qui nous a permis d’assister à cette dernière prestation de la tournée pour EPICA. J’espère que cette dose d’amour qu’ils ont reçue aura pu servir de baume et naturellement, je profite de la tribune qui m’est offerte ici pour offrir nos pensées sincères à Simone et ses proches face à cette situation malheureuse.

    11 septembre - Epica -Eluveitie - The Agonist Montréal - Affiche

    Maintenant passons au spectacle en tant que tel et sans vouloir comparer les situations, force de caractère, engagement et professionnalisme doit également être au menu dans le cas de THE AGONIST pour la raison que tous savez. Bien que cela fait des mois qu’Alyssa est partie, qu’ils aient fait paraître «Eye of Providence» avec VICKY au vocal et qu’ils aient poursuivi à prendre d’assaut avec succès les scènes, il y a et aura encore et toujours semble t-il, des comparaisons. Que ça doit donc être tannant! En tout cas, pour ma part, quand un de mes amis se fait une nouvelle blonde, j’évite de la comparer avec son ex et essaie plutôt de découvrir ses qualités et défauts et sur cette base, apprécier la nouvelle fille qui vient de rentrer dans la gang. Et juste pour finir cette comparaison, j’ajouterai que si mon ami a l’air heureux, qu’il n’a pas changé de comportement et d’attitude et qu’il continue avec la même drive qu’on lui a toujours connue, et bien c’est ma job d’ami de faire pour que ça dure. C’est donc dans cette état d’esprit que je me suis installé pour apprécier la prestation de THE AGONIST, la 2ème que je vois avec VICKY après les avoir vus aux Foufounes Électriques il y a plusieurs mois.

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    D’entrée, j’ai pu constater que je ne suis pas le seul à être passé par dessus le changement. Les réactions dans la salle déjà bien remplie de partisans enthousiastes, le démontraient hors de tout doute. Cris d’acclamations, poings et cornes du diable haut dans les airs et même chants de la foule pendant certains passages étaient de mise et les interventions et demandes de VICKY étaient saluées avec force. D’ailleurs, celle-ci puisait dans cette énergie et je dois avouer que même si elle n’a pas atteint son plein potentiel sur scène, elle démontre une volonté claire d’y parvenir et sait engager la foule. Elle a encore quelques difficultés à garder sa voix et son souffle mais les nouvelles chansons devraient lui permettre d’évoluer en ce sens car elles sont faites pour son registre vocal. Ça paraissait dans le niveau d’interprétation beaucoup plus égal et senti pour celles-ci. N’oubliez pas qu’on ne demande pas à la soprano de chanter les partitions de l’alto en chant classique. Pour ce qui est du reste, headbang, sourire, poing frappant en l’air ou sur son coeur, VICKY et sa gang tenait la foule car côté performance, il n’y a vraiment rien à redire. THE AGONIST est une machine avec des musiciens de talent qui sait donner un spectacle. Ces quatre gars-là sont des showmen et savent se mettre en valeur sur scène tant par leur jeu que leur technique. Les cinq chansons offertes lors de la trop courte demi-heure qui leur était allouée, dont trois de leur nouvel album, ont été exécutées avec brio, panache et je me permets même d’ajouter élégance. Même le solo de guitare (un acte en voie d’extinction en spectacle) était cool et pas surfait. On sentait fortement à la fin de leur prestation que la foule en voulait plus. Leur performance, avec raison, avait crinqué tout le monde. Je lance donc l’invitation à tous qui veulent les revoir dans un contexte plus intime et surtout plus longuement. Ils seront en spectacle le 10 octobre au Piranha Bar de Montréal.

     

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    Après cette belle performance, ELUVEITIE est venu en rajouter une couche de plus alors qu’ils ont envahi la scène aux cris de la foule qui scandait son nom. S’élançant avec la chanson «King» de leur plus récent album, l’effet sur la foule fut immédiat et ça n’allait pas ralentir pour toute leur prestation. Voir ELUVEITIE, c’est un tourbillon autant auditif que visuel. Et au nombre de musiciens qui bougent et s’échangent leur place pour laisser le spotlight au bon moment, ça en fait des choses à regarder. J’adore la présence d’instruments hors normes et cherche de l’oreille et des yeux leur présence. Je n’ai donc pas vraiment jeté de coups d’oeil à la foule pour voir si ça bougeait pas mal mais aux cris qui fusaient de partout, il est évident que ça trippait solide. Et encore une fois, la physionomie des membres d’ELUVEITIE montrait leur appréciation et leur chanteur ne manquait pas une occasion de crinquer la foule un peu plus par ses interventions et remerciements.

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    Après plus ou moins une demi-heure où ils ont principalement interprété leurs divers singles dont la version française de «The Call of the Mountains», ils ont laissé la place à ANNA qui s’est chargée de chanter «Scorched Earth» amenant une dimension totalement différente. Le côté incantatoire reste présent que ce soit avec voix masculine ou féminine mais sa belle voix a ce côté envoûtant qui m’a fait penser à Loreena McKennitt. Cette épisode totalement éthéré a été suivi par un bang comme sur «Helvetios» avec «Meet the Enemy» et les deux suivantes de cet album pour un bloc de quatre chansons. La suite a proposé des chansons glanées au bonheur sur tous leurs autres albums pour aboutir à l’annonce de leur dernière pièce de la soirée accompagnée d’un petit discours de remerciements très chaleureux de Chrigel et Anna s’est planté devant son micro pour interpréter «Alesia». Naturellement, après cette dernière chanson, la foule a crié en malade et, prévu ou non, ELUVEITIE est revenu sur scène pour une petite dernière où la foule s’est même risquée à chanter quelques paroles. Le tout s’est donc achevé sur un «high» après près d’une heure trente minutes d’une intensité palpable.

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    Le groupe EPICA avait donc un petit challenge en arrivant sur scène. Garder le niveau d’énergie. Ai-je besoin de vous dire que leur apparition sur scène a tout de suite envoûté et charmé la foule? Ils ont joué deux pièces de leur plus récent album puis Simone a remercié chaleureusement notre présence et mentionné leur plaisir d’être de retour tout en prenant la peine de souligner l’absence de leur claviériste qui n’a pu les accompagner pour cette tournée et lui a dédié «Sensorium», une pièce de leur 1er album «The Phantom Agony» paru en 2003 et qui m’est revenue en tête comme elle chantait. Des fois, il y a des moments comme ça qui m’arrivent et que j’aime bien. Je redécouvre tout à coup en spectacle une chanson que j’aimais bien dans le temps (pendant ma passe Tristania, Lacuna Coil, Epica au tournant du millénaire) mais que j’avais comme oubliée avec le temps. La soirée s’est poursuivie dans une atmosphère vraiment cool et nous avons encore une fois vu des musiciens qui sont à leur place sur une scène et savent quand la laisser à leur partenaire qui ne s’en sert pas pour flasher mais juste parce que c’est le temps de sa passe. Simone prenait donc place sur les «risers» à l’arrière près de la batterie pour danser et headbanger ou faisait du air guitar shadow derrière ses musiciens quand Mark s’occupait des vocaux (Elle s’est même permise quelques notes) et les musiciens se promenaient d’un bord à l’autre pour s’offrir à la vue de tous et occupaient parfaitement le plancher.

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    Après une demi-heure, on a eu droit au 2ème solo de la soirée offert par leur batteur qui, comme pour celui lors de THE AGONIST a su garder ça sobre, court et cool. Je suis plus un fan de solo de batterie que de guitare mais j’avouerai que les deux étaient judicieux, bien placé dans leur set respectif pour donner ce petit break et en même temps ce kick pour repartir pour la suite. Ils ont enchaîné de plus belle avec les pièces principales de leurs nombreux albums pendant une autre demi-heure puis ont quitté la scène question de préparer le rappel. À leur retour sur scène, notre photographe Karolane qui était toujours avec moi malgré le fait qu’elle avait déjà mentionné plus d’une fois devoir quitter, m’a immédiatement dit avec un grand sourire aux lèvres,

    Je te l’avais dit que Mark se mettrait en bedaine,

    Bon, comme il est écrit dans un gros et grand livre, «les événements étaient accomplis». Karolane pouvait maintenant quitter!! Pour ma part, j’ai assisté avec tous aux trois dernières pièces de la soirée et je suis probablement quelque part au fin fond de la salle sur le selfie de fin de spectacle qu’EPICA a pris avant de quitter pour de bon et qui se trouve sur la page du groupe. Allez vous tagger sur la photo.

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    Je vais terminer en mentionnant que d’un bout à l’autre de la soirée, les performances furent superbes, que la foule était vraiment cool, souriante et engagée et pour ajouter la cerise sur le top, le son et les jeux de lumières étaient parfaits. Je suis donc reparti avec un sourire dans la tête. Merci encore à tous pour cet excellent spectacle.

    Lex Ivian

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