• On Arrête Pas l’Prog!

    Posted by Patrick Graham on August 4th, 2013

     On Arrête Pas l’Prog! #20

    Dans les bras de morphine…

     

    Et oui, un titre simple pour cette édition  qui sera (est? a été?) écrite en plusieurs étapes, entrecoupée de rêves opiacés car votre humble chroniqueur a malheureusement vécu un petit incident à son travail lorsque, juché à près de 24 pieds avec son échelle, cette dernière a décidé d’aller se faire voir à l’est. J’ai fini ma journée à l’hosto après avoir brièvement mais douloureusement atterri au sud, sur l’asphalte. Heureusement j’ai eu le temps de réduire la distance en descendant rapidement l’échelle avant de sauter (chuter) de la dite échelle et de m’effoirer gracieusement dans une tentative d’atterrissage contrôlé, légèrement pathétique sinon très comique… Bref j’en suis quitte, bien chanceux dans ma malchance, pour de bonnes douleurs au dos et aux genoux, arrêt de travail forcé et prescription d’opiacés.  La morphine quand t’as mal c’est super, ça fait pas vraiment planer autant que diminuer la douleur tout en augmentant le « lag » mental. Ce n’est pas aujourd’hui que je ré-inventerais le monde mettons. Mais mon état semi-comateux, somnolent se prête très bien à l’écoute musicale. Et c’est ce que j’ai fait pour vous, ayant reçu (enfin ! Car ça vraiment été long) mes disques commandés chez Sargent House via Hello Merch (je renommerais ça par  Hell’O’alongwaitforyourstuff Merch…).
    Je vous ferai donc cette semaine une petite revue de 5 disques, avec bien sûr force extraits vidéos tirés du tube et en bonus je vous parlerai de deux autres bands découverts sur la toile grâce à deux autres contacts dont mon cerveau a malheureusement oublié  le nom… Shame on me, I know mais, si vous vous reconnaissez, dites-le moi et ça me fera plaisir de vous dire un gros merci!

    Premier disque, un très bon opus du groupe And So I Watch You From Afar (ASIWYFA)  dont, si je ne m’abuse, je vous ai déjà parlé dans une chronique précédente, vous laissant croire que le band était  instrumental.

     

     

    Si le quatuor d’Irlande est effectivement plutôt instrumental, ils font aussi parfois des harmonies de groupes qui ajoutent une très belle touche à leur post-rock comme j’ai eu le plaisir de découvrir sur leur dernier album studio “All Hail Bright Futures”. J’adore comment est construit ce dernier, les mêmes harmonies vocales, paroles,  reviendront tout le long de l’album d’une façon ou d’une autre, tantôt presque effacées, en arrière de la musique, tantôt bien en plan, avant de se faire ré-entendre en un genre de rappel en fin d’album. La musique est très bien orchestrée, complexe oui, mais très bien rythmée, nous donnant un album plutôt dansant. Ma douce vous le confirmerais d’ailleurs, elle semble avoir adopté ASIWYFA,  faisant danser notre ptite puce au son de “Like A Mouse”.

     

     

    ou fredonnant et même chantant «we know, we know, that that’s not the way» avec le disque sur l’excellente “The Stay Golden” (en trois délicieuses parties en plus!) En voici les 2 premières parties,

     

     

     

    Définitivement un album plein de soleil qui devrait bien agrémenter vos sorties à la piscine ou à la plage, ou encore qui vous accompagnera sur tous ces chemins d’été… (ooooooohhh je me trouve bin drôle – ceci dit mélangez opiacé et cannabinacé (?) vous fera assurément planer mais risque de vous donner un bon coup d’endormitoire….)

     

    Étant un grand fan de feu The Mars Volta et d’Hella, j’étais plutôt fébrile et anxieux d’écouter enfin la collaboration entre Omar Rodriguez Lopez (le génie derrière la guitare de The Mars Volta), Cedric Bixler-Zavala, la voix de The Mars Volta et Zach Hill, le batteur fou de l’énergique duo devenu trio, Hella.

     

     

    Je vous dirais que cet album, “Cryptomnesia” du El Groupo Nuevo de Omar Rodriguez-Lopez, trône fièrement dans ma collection et a éclipsé à plate couture les deux derniers opus de The Mars Volta, que j’avais plus ou moins appréciés. Je peux enfin faire mon deuil de The Mars Volta mais je vous dirais que Zach aurait dû jouer avec eux depuis toujours! On retrouve en effet sur cet album, la folie et le génie qui nous ont donné “Deloused In The Comatorium”, l’énergie que At The Drive-In (groupe pré-The Mars Volta) avait. Merveilleux mélange que nous donne ces deux supers esprits musicaux que sont Lopez et Hill. La performance qui nous est proposée sur cet album est des plus excellente. Bixler-Zavala n’y est pas sans rappeler un Robert Plant des temps modernes alors que Omar, guitariste oui mais aussi grand manitou de cet album, est comparable à un Zappa digne de passer à la postérité. Hill nous prouve tout simplement qu’il est un très grand batteur, aisément capable de suivre les méandres des compositions schizophréniques de Lopez. Cet album créé depuis 2006, enregistré sur 2 ans et sorti en 2009 fût touré en Europe surtout avec les excellents Zechs Marquises. Souhaitons qu’il réitèreront et  qu’il ne resteront surtout pas dans le Noir…

     

     

    Omar Rodriguez-Lopez est très productif. Normal, en plus d’être un multi-instrumentiste, auteur compositeur, directeur de film et acteur, il est lui-même producteur musical avec RLP (Rodriguez-Lopez Production). J’espère pouvoir bientôt me procurer la prolifique intégrale de cet artiste génial, mais en attendant je me suis procuré un autre vieil album de son oeuvre solo éponyme, “Xenophane”.

     

     

    Accompagné de ses complices du Omar Rodriguez-Lopez Band (admirez ici son imagination débordante quant au choix de ses noms de groupe… Bon, on lui pardonne lorsque l’on constate son esprit musical Zappaesque), cet album sorti dans les mêmes eaux que le précédent ci-haut, est le douzième opus en tant qu’artiste solo de Rodriguez-Lopez. Dédicacé à la «célébration» des Cedric Bixler-Zavala et Ximena Sarinana Rivera, “Xenophane” est un album concept évoquant le voyage à travers la vie, la mort et la renaissance d’une femme assistante sociale égocentrique et critique, désabusée, qui tombe en amour avec un de ses client, seulement pour le voir mourir peu après. Durant les 11 pièces, elle renaîtra, expérimentant chaque fois la vie sous un autre angle, permettant à son âme de mûrir jusqu’au point où elle laissera enfin aller son ego pour s’apercevoir que celui qu’elle pourchasse de son amour durant toutes ces incarnations, a toujours été son esprit «père». Un album nous racontant donc un peu le point de vue de Rodriguez-Lopez sur les expériences psychédéliques et/ou shamaniques, le tout en “espanol por favor”. Mon point de vue : j’ai dévoré ce disque avidement et j’en ai même fait de beaux rêves opiacés et ce, sans avoir compris un foutu mot des paroles ou m’avoir douté de l’intention des propos. Verdict : un très bon album à consommer sans modération!

     

     

    Laissons là le prog-rock psychédélico-éclaté  et changeons complètement de registre; Fang Island nous proposent, sur leur album début éponyme sorti 2010, un post-punk bien ficelé.

     

     

    Des mélodies bon enfant tirant autant du rock progressif que du punk mêlées à de constantes harmonies vocales des 4 membres du groupes nous donnent une musique à l’effet d’un «wild party»  que tous voudront revivre encore et encore pour paraphraser Pfeidler de AbsolutePunk. Depuis la sortie de cet album et surtout lors de leur passage cette même année au festival South by Southwest, ils ont vu leur base de fan exploser et nous offrent continuellement de bons vidéos sur le tube. D’ailleurs, mon copain Marcilos me confirme que leur plus récent effort, “Major” n’est pas piqué des vers lui non plus. En voici d’ailleurs un extrait,

     

     

    Décidement un autre album «d’été». Fang Island décrivent d’ailleurs leur musique comme «everyone high-fiving everyone» et Bartell (guitariste) explique plus en profondeur en admettant «I am pretty ding-dong-doodily-delighted, all the time» … O.K. Ceci dit, si vous vous sentez morose parce qu’il pleut depuis 3 mois chez vous, une bonne dose de Fang Island ne devrait pas faire de tort et peut-être cela vous permettra d’atteindre la «place absolue»!

     

     

    Mon achat le plus éclaté et pour ma part, le plus apprécié, est sûrement le ré-édit du EP “Drugs to the Dear Youth” et du split “Complex Full of Phantoms” (avec le band By The End of Tonight), renommé en “Drugs/Complex” et enregistré alors que le drummer Vince Rogers faisait toujours partie du groupe Tera Melos.

     

     

    Je possède aussi “Patagonian Rats”, sorti la même année que le ré-édit (2010) mais enregistré avec le nouveau drummer du band John Clardy. Les deux ont un style quand même différent mais je dois avouer préférer “Drugs/Complex” à “Patagonian” (même si ce dernier est loin d’être mauvais). Il me reste encore à écouter leur dernier opus sorti cette année, “X’ed Out”.

     

     

    Si Tera Melos est surtout instrumental, on peut parfois (et de plus en plus sur le stock récent) entendre des vocaux sur leur musique déjantée, voix performées par Nick Reinhart, guitariste, programmeur  et co-fondateur du groupe avec Nathan Latona à la basse. Un peu difficile à décrire leur musique: utilisation de patterns rythmiques changeant et alternant incessamment, de tapping à 2 mains sur la guitare, d’improvisation et de forces pédales et échantillonneurs, eux qui sont souvent étiquetés sous la rubrique Math-Rock, méritent fortement d’être considérés comme des innovateurs du genre.

     

     

     

    Le premier de mes groupes boni cet semaine, si je ne me souviens pas qui de mes exaltés de musique d’amis FB me l’a partagé en premier, je suis cependant sûr que c’est passé sur www.got-djent.com et ça se nomme Chives.  Un peu dur à trouver des infos sur Chives. Ça semble être l’effort d’un seul homme qui produit tout directement de chez lui. Chapeau en tout cas, c’est bien construit. Vous trouverez dans le vidéo le lien vers sa page soundclick où vous pouvez télécharger gratuitement son dernier album au complet, “Equinox”. Pour les L.A.B. C’est ici.

     

     

    Je n’arrive malheureusement pas à me souvenir qui m’a fait découvrir ce groupe mais c’est une belle découverte selon moi. Un superbe vidéo en plus, cinématographie signée Retarded Eye (making us wish to be all retarded that same way ;)  ).  Apricot Rail nous proposent un post-rock down-tempo et instrumental directement de Perth, Australie.  Régalez-vous avec  “Pouring Milk Out The Window”,

     

     

    Finalement, bien avant de recevoir ma marchandise tant attendue de Hello Merch, j’ai reçu un autre de mes bands favoris que j’ai commandé sur Kung Fu Records et j’ajouterai qu’ils ont été efficaces et rapides et m’ont même envoyé une petite lettre autographiée pour me remercier de mon patronage, what !?! C’est ti pas fin yinke un peu !
    Toujours est-il que le dernier opus de Maps and Atlases est totalement délicieux et c’est un plaisir que de l’écouter et de chantonner avec ma douce leurs mélodies accrocheuses.

     

     

    À très bientôt et n’oubliez pas : On arrête pas l’prog !

    Pat G.

     

    63814_468163866559510_680909332_n

Leave a Reply





Copyright © 2012 Ondes Chocs. All rights reserved.