• La Décapiteuse #27

    Posted by Marryah Noch Mulligore on October 7th, 2013

    Décapiteuse Marryah Noch

    LA DÉCAPITEUSE

     

    1. Band: BROKEN HOPE

    Album: “Omen of Disease”

    Label: Century Media

    Date de sortie: 8 Octobre

    Je suis pas une des intimes dans le cercle de maniaques qui clâment haut et fort que le retour de BROKEN HOPE est un événement de taille dans la scène death metal car j’avoue que je les connaissais pas de près avant mon écoute attentive de “Omen of Disease”. Comme je m’y attendais à moitié toutefois, j’ai eu droit à une bonne rasade de meat and potatoes oldschool death. Ce qui est plate dans ce prospect que n’importe qui de sensé qualifierait initialement d’au moins semi-contentant, est le vide béant laissé dans l’ordre d’idées plus ambitieux que je m’attendais encore plus à découvrir dans le son de ces gars-là en me claquant le premier single, “The Flesh Mechanic”, qui se démarque d’emblée avec un groove bien calqué sur la meilleure incarnation du groove-based death metal américain (hint: DYING FETUS) et une touche de slamming breakdowns qui torchent vraiment, avec des build-ups de tempo qui ont vraiment un impact qui m’a poussé à anticiper le reste de l’album en me munissant toutefois de prudence dans mes attentes. Honnêtement, pour le reste de la durée de l’album, un non-perfectionniste pourrait facilement apprécier la violence puriste à l’appui. Pour une critique musicale uptight dans mon genre, la formula manque généreusement de bravoure. Au lieu d’un death metal hyperactif sans trop de subtilités ou de shades of gray ou d’archi-draconienne complexité en gros, on aurait pu avoir droit à une version plus étoffée du paint-by-the-numbers gore-death; on se retrouve toutefois avec un son qui essaie pas de ré-inventer l’approche mais qui suit tout simplement la recette dictée par les bands de la Floride (CANNIBAL CORPSE) avec les changements de tempo intricate et menaçants en moins, nous laissant sur une version un peu trop facile à guesser et à prédire tout le long de l’album. En d’autres mots, c’est écoutable, mais plutôt emmerdant pour ceux qui espèrent une certaine innovation spectaculaire sur un plateau d’argent. Si au moins un certain hint de ce concept avait été appliqué ici pour une version plus maturisée de leur approche, on aurait eu droit à un sapré beef entre eux et d’autres gros noms de la scène. Y leur manque des plumes pour parader sur la même avenue, hélas.

    VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

     

     

    2. Band: RUNNING WILD

    Album: “Resilient”

    Label: Steamhammer/SPV

    Date de sortie: 7 Octobre

    J’ai jamais tripé sur le “métal de pirate” – en fait j’irais même jusqu’à dire que le concept est tout à fait hiddeous. Je déteste ALESTORM et tous les petits bands qui essayent essentiellement de voler leur popularité en les imitant et en pensant que quand un metalhead se claque une brosse c’est forcément la première chose qu’il veut entendre car c’est “festif et développé à la fois” (un dire avec lequel je m’empresse de me battre avec passion; je trouve franchement que c’est une gimmick sans intérêt notable). J’ai pas encore découvert l’exception de taille qui saura me faire changer d’idée sur la question. Néanmoins, quand l’approche est mariée au heavy metal traditionel, I guess I can cave in – j’ai donné une chance à RUNNING WILD qui est tout de même un band sérieux qui n’existe pas pour flaunter son image mais plutôt pour continuer à se mériter une place dans le cercle de noms connus qui ont donné naissance à ce quartier de la scène en sachant sûrement pas que ça allait devenir une belle grosse joke dans les années 2000 quand la relève commencerait à salir le sub-genre. J’dois avouer que “Resilient” est un album plaisant, sans plus. Ce que je déplore est la répétition tout à fait abusive des riffs les plus catchy de chacune des pièces; peu importe à quel point ceux-ci peuvent être efficaces, quand on les entend à tord et à travers sur un repeat lifeless et lassant, une track de 4 minutes peut facilement avoir l’air d’en durer 12. Ceci a suffi pour me donner l’impression que l’album est sans fin. Ce défaut important mis de côté, j’dois dire qu’il existe une très bonne balance entre les différents moods que ce style peut offrir – du balls out sailor heavy rock (ici tout à fait endurable) et du smoother melodic metal avec une bonne touche d’amertume dans ses leads très heartfelt et assez surprenants. Chacune des pièces est mémorable sans être nécessairement over the top et l’album se digère très bien sans être un mets de choix. Je pense pas que les fans du groupe soient déçus – ceux qui les connaissent moins seront pas soudainement fans non plus, mais ils vont tout de même être curieux à la sortie du prochain album en anticipant une certaine amélioration.

    VERDICT: 6.5/10 (Entre BON et TRÈS BON)

     

     

    3. Band: GHOST AVENUE

    Album: “Ghost Avenue”

    Label: Pitch Black Records

    Date de sortie: 8 Octobre

    Jadis, j’étais pas vendue au hair metal. Beaucoup de groupes qui se qualifient tout simplement de hard rock et heavy metal et qui empruntent des éléments devenus en vogue dans les années 80 se ramassent, thanks to pigeonholing, dans la catégorie “hair metal” eux aussi plus souvent qu’autrement. Un exemple concret; W.A.S.P. Ces gars-là sont plus heavy & melodic hard rock que hair metal mais ils font tout de même partie de la scène hair. GHOST AVENUE appartient au même ordre d’idées. Au lieu d’être tout simplement un ramassis de riffs catchy, de refrains engageants qui cassent la barraque, et d’attitude rebelle fendante à souhait, on a plutôt droit aux deux premiers facteurs de ma phrase ainsi qu’une bonne dose de leads assez impressionnants pour me faire penser au début de la Zakk Wylde-era de la carrière solo d’Ozzy. En d’autres mots, une excellence basée sur une technicalité poussée dans les leads est ici notable, mais dans une incarnation semi radio-friendly qui reste tout de même plus que potable pour les puristes qui aiment le rock aux overtones métalliques et organiques – sans aucune trace de glossy, wishy-washy polish. Il faut laisser une chance au coureur avec ces gars-là en backant pas de huit mètres à la première ombre d’un élément trendy. Chacune des tracks pourrait facilement être un classique et je sais d’avance que ce fait pur et dur risque d’être ignoré par beaucoup par le simple fait que pas assez de monde vont prendre la peine de passer le mot car on a ici un phénomène qui risque de se faire qualifier d’outdated par les clans de snobbish fermés d’esprit qui comprennent pas qu’un retour aux sources est toujours pertinent et même de mise. Ceux qui savent toutefois apprécier un regard honnête et frappant sur les débuts de la L.A. scène et son énergie sauvage et combattante, passez un 40 minutes et quelques avec ce band et vous serez charmés et marqués.

    VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

    (pas de sample sur YT)

     

    4. Band: THE VISION BLEAK

    Album: “Witching Hour”

    Label: Prophecy Productions

    Date de sortie: 8 Octobre

    Ça fait toujours grand bien d’entendre un groupe d’extreme metal qui est beaucoup trop polyvalent pour correspondre à un seul labeling de la liste habituelle correspondant à cette catégorie de sous-styles (i.e. death, black, thrash). THE VISION BLEAK sont certainement des mordus de cette ambiguité. Ils qualifient leur approche avec les termes “Horror Metal” et vont chercher cette vibe avec une cheesiness marquée mais pardonnable puisqu’il s’agit d’un background qui se fond très bien et subtilement à travers le paysage bleak et à couper le souffle généré par les mélodies bien huilées et extrêmement prenantes à l’appui, à travers une brutalité calculée et jalonnée de changements de tempo qui se marient tout à fait à un mood qu’on identifie assez facilement vu que chacune des notes ici est très imagée et expressive. Ces gars-là savent qu’un métal sans personnalité et sans âme est également sans intérêt et je les félicite. C’est impossible de prédire ce qui se trame d’une track à l’autre et en ce sens, on a droit ici à un certain voyage à travers une palette de gris assez intricate pour qualifier ce band de forward-thinking. Je m’attendais pas à me retrouver face à face avec une approche aussi compétitive en abordant ledit album, ce qui me démontre encore une fois que les plus petits labels ont souvent les mines d’or les plus significatives dans le fin fond de leurs sous-sols.

    VERDICT: 7.5/10 (Entre TRÈS BON et EXCELLENT)

     

     

    -Noch

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