• Critiques d'Albums


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    Six-Feet-Under-Unborn

     

    Six Feet Under

    “Unborn”

    2012

    (Maxime Lecavalier)

     

    Fondé en 1993 par le vénérable grogneur qu’est Chris Barnes, Six Feet Under à fait ses marques (surtout avec l’album “Ultimate Violence” qui s’est vendu à plus de 100 000 copies en 1998, chose insolite pour un groupe de de ce style à l’époque) avec un death metal classique et familier, mais terriblement éfficace, exposant des thèmes de films d’horreur, de maniacs, de zombies, de lychantropie et autres textes gores sur fond de terreur sanglante et d’ambiances putrides. Le vocal de Barnes est puissant et gutural, linéaire et forcené. Ils ont enchaîné les albums presque coup sur coup (si on écarte le fossé entre ”Death Rituals” et ”Undead”, tout de même comblé par la sortie d’un troisième album de reprises, un DVD et une longue tournée), répendant leur fiel à tout vent, laissant une traîné fétide dans les ténèbres morribondes d’un cimetière brumeux ou dans les couloirs souillés d’un sanatorium reculé.

    Le but avoué de Barnes et de ses accolytes est simple: écrire des pièces accrocheuses qui tues! Chris se laisse guidé par l’intuition et l’inspiration et une fois le produit final livré, ne garde aucune emprise. Avec l’engouement du mathcore et la haute qualité de formations de death metal mélodique telles que Eternal Tears of Sorrow et Dark Tranquility, SFU n’a pas cherché à prendre ce chemin qui l’aurait probablement dénaturer, mais à plutôt gardé le cap comme un cargo aux calles chargées de produits toxiques.

    Il y a eut de récents changements au sein de SFU, et ce renouveau semble l’avoir enthousiasmé. En effet, il en ressortit un concept d’albums jumeaux, composés durant la même période en collaboration avec Jari Laine (Torture Killer) pour les paroles, Chris ayant collaboré avec Jari pour l’album SWARM du quintette finnois en 2006, et de Ben Savage (Withechapel) qui vint apposé sa marque au fer chaud. Ce qui engendra les créatures sans pitié que sont ”Undead” paru l’an dernier, et ”Unborn”, qui sera disponible le 19 mars prochain et qui est le sujet principal de cette rubrique.

    Unborn alterne des titres qui frétillent comme un foetus de vingt-quatre semaines (avec un groove thrashy et des changements de tempo en exutoire) et des pièces pesantes comme un golem et hypnotiques comme une momie. L’illustration de l’album représente cette dualité avec des squelettes rouges et bleus qui s’entremêlent dans un crâne torturé. Chris confie ne pas analyser sa musique, mais cela demeure frappant à l’écoute, et la démence reigne comme une matrone sadique et mystificatrice.

    Les deux première pièces de l’album sont plutôt mortuaires, surtout “Neuro Osmosis” qui nous offre une intro sous forme d’invitation sombre au massacre qui se prépare (une offrande schyzophrénique qui a plus que sa place, considérant le reste des compos et qui saura montrer un autre côté de SFU). Puis il y a la pièce ”Zombie Blood Curse” qui se déclanche et vient allèger un peu le tout avec son début groovy, suivi par ”Decapitate” qui fait office de broyeuse. J’ai aussi apprécié “Alive to Kill You” qui est plutôt déchainée et qui pue la rage meurtrière.

    J’ai oublié de parler de la contribution de Rob Arnold et Kevin Talley, deux anciens membres de Chimaira.  Ils amènent une sonorité qui s’y rattache. On se penserait parfois dans l’univers du band de Cleveland, mais avec un vocal détaché de sa structure, tout en apportant quand même la touche que les fans recherchent.

    SFU est une formation qui évolue lentement, prennant parfois les fans de métal par surprise. Sauf que dans ce cas-ci, la surprise n’est pas de la partie, mais laisse place à une exécution professionnel et décapante. Au final, après avoir écouté plusieur fois “Unborn”, il me vient cette question: est-ce que le band est encore la propriété de Chris ou est-ce que Rob aurait pris les commandes, laissant à  Chris un rôle de figurant? Pour ceux qui recherchent du nouveau suite à “Undead” (qui était plus inovateur avec des solos éclatés et des riffs percuttants), vous ne l’aurez pas, mais si vous voulez une valeur sûre, des riffs accrocheurs et un ensemble rythmique au top de sa forme, “Unborn” sera là pour vous satisfaire.

    Bref, malgrés le côté récurent des mélodies, la passion se ressent et l’éfficacité est au rendez-vous.

     

    7.5/10

    Ici le 2e single de l’album, ”Prophecy”

     

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    Ancestors Revenge

    “The Archaic Return”

    2013

    (par Luc St-Laurent)

    Quand je me suis pointé au Scanner le 23 février dernier pour lancement du premier album d’Ancestor’s Revenge intitulé The Archaic Return, je n’y étais pas pour couvrir l’événement pour Ondes Chocs, j’y allais bien sûr en tant que proche du groupe, plus particulièrement de Bob Girard que je connais depuis un bon nombre d’années déjà, mais aussi en tant que fan de son dernier projet, une ultime tentative qui est l’aboutissement d’un peu plus de 3 ans de travail acharné.

    C’est alors en échange d’une promesse de critique (positive) sur le site d’Ondes Chocs que le groupe m’a confié une copie de ce précieux album. Évidemment dit de cette manière, ça peut paraître un peu vendu, mais ce n’est pas par ce que le groupe me cite personnellement dans leurs remerciements, à ma grande stupéfaction d’ailleurs, ainsi qu’Ondes Chocs et ses 2 commandants en chef Dave et Lex, que je vais me mettre à marcher sur une des valeurs, qui compte le plus pour moi, la sincérité. Celle-ci ne m’a pas toujours aidée, pour être honnête mais c’est une autre histoire…

    Comme c’est ma première critique d’album, mais certainement pas ma dernière, quoique je ne tienne pas à presser le citron et nuire à mon hebdomadaire des Échos d’Outre-Monde, ces interventions critiques seront faites très sporadiquement et au gré de mon inspiration du moment. Trêve de bavardage sur ma personne, poursuivons avec ce qui se voulait être une demande spéciale de permission, mais qui s’est vite transformée en un ordre du boss! Voici mes impressions sur The Archaic Return, premier album complet réalisé par Ancestor’s Revenge de Québec!

    Tout d’abord, comme il s’agit d’un premier album ici pour le groupe, certains se demanderont sans doute de quoi il (en) retourne. Même si la réputation de Bob, son front man, n’est plus à faire dans la région de Québec et qu’il faut avoir vécu sous une roche depuis plus de 15 ans pour ignorer l’existence de ce personnage de notre scène métal. Je vais lui laisser le soin de vous expliquer tout ça grâce à cette vidéo réalisée par notre équipe il y a quelques semaines.

    Donc pour en revenir à nos chèvres…, euh je m’excuse, nos moutons dis-je! Enregistré au Studio BadAss et produit entièrement par le réputé Jef Fortin d’Anonymus, The Archaic Return  détonne tout d’abord par son excellente production, c’est du top qualité, vraiment impressionnant! Même si maintenant les studios sont plus abordables et les technologies plus accessibles que jamais, Ancestor’s Revenge qui possédait à la base ce mélange d’expérience et de talent à l’état brut, n’a certainement pas lésiné sur les moyens afin de pouvoir faire sa place parmi les grands, incluant des sacrifices souvent déchirants au sein même de la formation, qui n’a pas été exempte de changements depuis l’enregistrement de la première démo Heretic Halitosis en 2009.

    Par ce que les introductions c’est trop mainstream! C’est avec une attitude « drette dans ta face! » que s’amorce cette kabbale mystique sur fond de conspirations de près de quarante minutes qui ne vous donneront que bien peu de temps pour souffler. Totalisant dix pièces d’un Death mélodique teinté de Black et parsemé de quelques solos mémorables tels que celui de Kabbalah ou celui à la fin de Dimiurgic Apprentices, qui est aussi ma favorite d’un album vraiment plaisant d’un bout à l’autre! Arborant la signature revampée d’Ancestor’s Revenge, The Archaic Return est un album riche en fer qui saura vous procurer votre apport quotidien de mélodies et de brutalité! Il occupe d’ailleurs présentement le premier rang de mon top 2013, et même si l’année est encore très jeune, gageons qu’il n’y en aura pas dix meilleurs dans les mois à venir!

    Comme une image vaut mille mots et un clip en compte au moins 30 par seconde, j’ai nul besoin d’en rajouter, alors voici donc le premier clip officiel d’Ancestor Revenge monté par Richard-Williams Turcotte, également batteur du groupe. La pièce Fakir, tirée de l’album The Archaic Return :

     

    9/10

    Ensuite, la version studio de Conjuction of Opposites avec l’artwork de l’album en arrière-plan.

     

     

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    Insanitarium

    Confusion

    2012

    (par Lex Ivian)

     

    Quand j’ai vu INSANITARIUM pour la 1ère fois, William, chanteur et bassiste du groupe, m’avait donné leur album, un EP de 7 pièces, “Confusion“, qui totalise un peu moins de 25 minutes de powerthrash tinté d’influences death/black.

    La 1ère pièce, “Intro” est justement une intro!!! 53 secondes d’un riff southern mélancolique puis on attaque la 1ère vraie chanson, “Witless duality“. Je dis attaquer parce que c’est au galop qu’elle débute. Pensez à l’intro de “Angel of death” de Slayer pis vous ne serez pas trop loin. Il ne manque que le cri à la fin des 20 premières secondes. Ensuite, ils enlignent les “riffs” thrash d’une pièce à l’autre de façon efficace. Bien qu’il soit rendu difficile de réinventer le genre, leur album est quand même une belle revisite du style. Les gars connaissent leur classique du thrash et William, au chant, possède une voix intéressante, éraillée à souhait, qui est à sa place avec le son des guitares. Pendant ce temps, on a Samy, à la guitare, qui épice les compositions avec l’ajout de quelques éléments techniques grâce à une bonne maîtrise de son instrument, comme la distortion de la dernière note des “riffs”, signature à la Machine Head. Je souligne que ce n’était pas nécessaire de l’utiliser dans toutes les pièces car, à la 4ème, j’en étais rendu à l’anticiper même lors de la 1ère écoute de l’album. Remarquez que ça ne diminue en rien la valeur de chaque composition, c’est dans l’ensemble que ça devient redondant. Par contre, si on oublie ce commentaire, on a entre les mains un album où chaque pièce présente son lot de variétés et ils nous amènent ça de belle façon grâce à une bonne section rythmique. D’ailleurs, “Final confrontation” est un bel exemple de pièce bien montée avec un refrain catchy, un solo bien exécuté, l’utilisation judicieuse des pédales de distortion … l’étoffe pour devenir leur hit de show et en faire chanter le refrain par une foule en délire.

    Je souligne, en terminant, une petite utilisation du français (facilement audible en plus!) dans quelques couplets de “Prophecy of damnation“.

    Conclusion, INSANITARIUM ont fait un album de 25 minutes intéressant qui vaut la peine d’être écouté.

    Lex

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    Thantifaxath

    EP

    2012

     

    Ce soir, j’ai envie de vous faire découvrir Thantifaxath, une formation black de Toronto qui a capté mon attention l’année dernière avec un EP de plus ou moins quatre titres que je me suis procuré via l’excellente maison de disque « Media tree recordings » de Montréal.

    Je dis plus ou moins quatre titres parce que la première « track » est une intro similaire à un cantique religieux. Je sais, c’est cliché, mais est-ce que tout bon album de black métal qui se respecte ne devrait pas avoir ce genre d’intro question de préparer le terrain et d’installer l’ambiance dès le départ? Et puis d’ailleurs, que ce soit cliché ou non, que ce genre d’intro ait été fait et refait d’incalculable nombre de fois, vous avouerez que si c’est bien exécuté, ça nous fait tous frissonner pratiquement à chaque fois, n’est-ce pas ?

    Mais peu importe tout ça, revenons plutôt à l’essentiel. J’ai découvert ce groupe par un joyeux hasard en surfant sur Youtube à la recherche de quelque chose de bien à me mettre dans les oreilles. Leur nom a, bien sûr, su tout de suite retenir mon attention (quelles sont les chances qu’un groupe avec un nom comme le leur ne soit autre chose qu’un groupe de métal obscure comme je les aime?) mais c’est surtout la petite image dans l’encadré que j’ai aussitôt reconnu qui m’a convaincu de faire l’effort de cliquer sur le lien pour voir de quoi il en retournait. En effet, Thantifaxath a choisi de placarder « La cour du domaine du Gras » sur le devant de sa pochette. Cette image est reconnue comme étant la première photographie prise par l’homme en 1826 par  HYPERLINK “http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Nic%C3%A9phore_Ni%C3%A9pce” o “Joseph Nicéphore Niépce” Joseph Nicéphore Niépce. J’ai trouvé l’idée plutôt bonne et après coup elle représente bien la nature du groupe. Elle est sinistre juste à souhait et témoigne d’une époque révolue maintenant figée dans le temps et je trouve également que c’est un peu ce que tente de nous exprimer Thantifaxath avec sa musique. Ce que je veux dire, c’est que leur son est très urbain et moderne et il exprime une sorte d’urgence d’agir, un besoin de donner un sens à la réalité qui nous échappe plus souvent qu’autrement. Comme si le trio nous invitait à regarder vers le passé pour s’inspirer et reconstruire en apprenant de nos erreurs. Mais ça, ça ne reste que mon interprétation, après tout !

    Tout cela considéré, ce n’est quand même qu’après l’intro terminée que j’ai été conquis par Thantifaxath. Ils déploient sans contredit un solide black métal qui ne pardonne pas et qui n’a absolument rien à envier à aucune autre formation de ce genre et réussissent à accomplir quelque chose d’original et de frais sans s’abandonner dans le « n’importe quoi ». Le côté sombre, glacial et désolant est présent durant la totalité de ce EP et à la seconde où « Violently expanding emptiness » démarre, le ton est définitivement donné pour un petit quinze minutes qui ne s’essoufflera tout simplement pas.

    À l’occasion, oui, je l’avoue, ça peut paraître décousu mais au final ils ne perdrent jamais la mélodie de vue et l’évolution des pièces reste classique au black. Il y a aussi cette audace qui ne déplaît pas du tout dans leur son. Comme une envie d’aller expérimenter ailleurs, entre autre, avec les sonorités de guitares et du retour de son; j’aime bien.

    Les « riffs » de guitares ne deviennent jamais ennuyants ou redondants, les arrangements sont intelligents et c’est bourré de petites notes tout en contraste avec la basse qui, elle aussi, se démarque par sa personnalité unique. La batterie, pour sa part, sans qu’elle ne soit mal exécutée ou quoi que ce soit, ne sert vraiment que d’accompagnement mais réussi tout de même à garder le tempo sans broncher. Pour un premier effort, c’est vraiment du beau et bon boulot, je vous le dis.

    Sur ce, je vous conseille fortement Thantifaxath et question de vous convaincre pour de bon, vous pouvez écouter l’intégralité du EP juste ici. Et n’oubliez pas ! Si ça vous plaît, achetez-le !

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    Loss Of Self

    - demo -

    2012

    (par coeur noir)

     

    Maintenant que les réjouissances des fêtes de Noël sont derrière nous, nous pouvons nous remettre aux choses sérieuses et laisser ‘le malin’ accomplir son œuvre encore pour une autre année. Donc, question de repartir tout ça du bon pied, je vous propose un excellent démo d’une formation (post)black métal prometteuse, mais évidemment, encore inconnu.

    Attention ici, il se peut que cet demo ne plaise pas à tous. Alors, si vous ne jurer que par une production hyper-léchée, une batterie triggée de A jusqu’à Z, des guitares lustrées et un beau chant ‘screamé’ bien juste, cessez tout de suite la lecture de cette revue et passez à la nouvelle suivante puisque vous ne trouverai rien de cela en écoutant les 3 pièces qui compose la démo de Loss Of Self.

    Enregistré de façon totalement indépendante par le groupe lui-même, je ne peux m’empêcher d’émettre que de bons commentaires sur le travail accompli par cette formation de Melbourne en Australie. Un enregistrement sobre avec quelques petites erreurs par-ci par-là, mais qui révèle tout de même la nature authentique de l’exercice et de la formation et, surtout, l’incroyable potentiel qui s’y trouve. À mon avis, Loss of Self est voué à un bel avenir si tout continue de se dérouler dans les règles de l’art.

    Pour ce qui est du contenu musical en soit, je dirais que sans apporter quelque chose de nouveau au genre, leur son a un petit quelque chose de frais, quelque chose qui se distingue peut-être de la masse par son côté plus brute, moins vernis, quelque chose qui garde aussi la discordance du style sans jamais la laisser s’échapper dans un délire incompréhensible. Tout est bien structuré, harmonieux, arrive au bon moment et on ne s’éternise pas à créer d’interminables pièces de 13 minutes sans que ce ne soit nécessaire. Un petit démo superbe et génial, je vous le dis!

    D’ailleurs, j’aime particulièrement comment la voix nous est livrée. Comme il arrive parfois dans ce genre musical, elle est un peu plus en retrait dans l’enregistrement. Elle est, comme on dirait, dissimulée à l’intérieur de l’ambiance générale. Cachée derrière la ligne directrice de la charpente musical et de la mélodie, elle ne s’oublie jamais dans un ton colérique inutile et la rage n’arrive tout simplement pas à me gagner en écoutant Loss Of Self. À mon avis, la voix à peine audible intégrée ainsi à la formule des compositions y est pour beaucoup, mais peut-être que non aussi, à vous d’en juger.

    Une chose étrange par contre est comment les trois titres se terminent, c’est-à-dire, comme ça, pouf, d’une seul coup, sans avertir. Je suis obligé d’avouer qu’à la première écoute j’ai resté l’air bête. Je me suis dit ” Ah putain, le download a chié!”, mais non, elles se terminent belle et bien comme ça. On fini par s’y habituer mais bon, reste que c’est bizarre quand même… on ne sent vraiment pas la fin arrivé et je crois que j’aurais préféré des finales peut-être plus élaboré.

    Ceci étant dit et pour ma part, je vais définitivement garder un œil et une oreille attentive au prochain matériel que cette formation nous offrira et je vous tiens aussitôt au courant.

    En attendant et d’ici là, bien que les 49 copies physiques de ce démo se sont tous envolées, je vous invite quand même à aller profiter de ce petit bijoux d’à peine 10 minutes offert gratuitement en téléchargement sur le bandcamp du band.

     

    Bandcamp

     

     

    Cheers !

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    Wintersun-TIME-I-Cover-front-small

     

     

    Wintersun

    “Time I”

    (2012)

    (par Éric Deslauriers)

     

    Wintersun est un fascinant groupe finlandais formé de Jari Mäenpää, l’ancien chanteur et guitariste du groupe métal-viking, Ensiferum et de plusieurs autres groupes comme Cadacross et Arthemesia. Aujourd’hui on se tourne vers le deuxième album «Time I», une sortie death métal mélodique et symphonique à souhait.

    Il faut comprendre qu’initialement l’album était prévu pour sortir bien avant la fin de 2012. La raison du retard est un peu de la faute du leader de cette formation qui avait écrit et composé beaucoup trop de matériel en 8 ans, ne pouvant pas tout se retrouver sur un seul disque et rajoutez à cela une tournée et un mixage non terminé. Ils ont donc décidé de couper le tout et faire une suite de deux disques, dont la deuxième partie intitulée «Time II» devrait sortir vers la fin 2013 ou dans le pire des cas au début de l’an prochain, quelque part en 2014 sous la même compagnie Nuclear Blast.

    «Time I» ne ressemble pas trop au premier album éponyme sorti en 2004, puisque les mélodies sont beaucoup plus présentes, soignées et maléfiquement bien faites. On n’y retrouve que cinq chansons, mais n’en juger pas trop vite le nombre de pièces. Ce sont des pièces longues originales et abrasives. Si vouz aimez écouter de longues chansons, ce disque vous comblera, à titre d’exemple «Son of Winter and Stars» qui  frôle les 14 minutes, décortiqué en quatre actes musicales des plus intéressantes! «Time», la pièce qui clôt ce disque avec une sonorité fidèle à l’ambiance que l’on absorbe tout au long de l’album, est aussi la deuxième chanson la plus longue du disque avec 11 minutes et 44 secondes.

    Pour vous donner une petite idée du contenue musicale de cet album, mélanger la complexité symphonique du disque de Rhapsody of Fire «From Chaos to Eternity», la puissance éclectique de Blackguard, la hargne vocale de Stu Block d’Iced Earth et bien entendu, comme complément idéal, une touche d’Ensiferum grâce à Jari.

    En conclusion, si vous aimez la dextérité mélodique admirable et que vous aimez le death métal qui sort hors des sentiers battu et bien «Time I»sera sans aucun doute l’un de vos meilleurs achats d’albums parus en 2012. Vous n’êtes pas convaincu? Écoutez le disque en entier, comme si vous alliez faire un essai routier d’un nouveau véhicule; un seul essai et vous accrocherez à Wintersun.

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    Sonata-Arctica-Stones-Grow-Her-Name-Artwork

     

    Sonata Arctica

    “Stones Grow Her Name”

    (2012)

    (par Éric Deslauriers)

    Paru le 22 mai l’an dernier en Amérique du nord, le dernier album des finlandais est beaucoup plus attirant musicalement que les deux albums précédents, c’est-à-dire que de mon point de vue, il représente beaucoup mieux le groupe musicalement que les albums «Unia» et «The Last Amazing Gray». Ne vous attendez pas à entendre un disque équivalant à «Silence» ou encore «Winterheart’s Guild» qui représente, selon moi, les deux meilleurs disques de l’oeuvre entière de Sonata Arctica.

    « Stone Grow Her Name » décolle assez bien l’ambiance sonore qui résidera la plupart du temps sur le disque avec la pièce «Only the Broken Heart (Make You Beautiful)», une chanson aux accents hard rock tout aussi efficace que le sujet évoqué. C’est un peu la même recette que l’on retrouve parmi les onze pièces du disque, douze si l’on compte le titre bonus «Tonight I Dance Alone», qui équivaut à une balade qui vous donnera peut-être plus le goût d’aller coller votre blonde plutôt que de rester à l’école de la dite chanson. Personnellement, je remets en question le choix d’ajouter un titre bonus comme cette dernière, mais bon, chacun sa vision des choses.

    Peu de titres se démarquent du lot pour le septième album studio du groupe, cependant «Cinderblox» avec l’ajout d’un banjo réinvente une excitation inexplicable pour cet instrument souvent ignoré par plusieurs groupes qui devraient en prendre exemple, de cette pièce pour en intégrer parfois dans leur habitude. «Wildfire, part III – Wildfire town Population: 0» est objectivement l’une des pièces les plus complètes de l’album, la rapidité et les enchaînements quasi parfaits au niveau sonore sont grandement appréciés, voir même rassurants. «I Have A Right» est aussi une excellente pièce de l’album.

    Que dire de «Losing My Insanity» qui de mon point de vue demeure la bombe de l’album, la plus essentielle, qui rehausse la qualité remarquable du disque. D’un point de vue personnel, c’est tant au niveau sonore fortement élevé comparativement aux autres chansons du disque, qu’aux niveaux textuels que «Losing My Insanity» me rejoint. Plusieurs personnes d’entre-nous qui ont passé de mauvais moment dans la vie sur cette terre se reconnaîtront et cette pièce devraient aider à comprendre certains mauvais passages!

    Quand on pense au heavy métal qui réside agréablement sur «Stone Grow her nom», le morceau «Shit Load of Money» en est un parfait exemple. C’est d’ailleurs l’un des premiers vidéoclips parus pour ce disque. Une chanson qui sans équivoque se démarque de tous les titres de ce genre qui ont été fait dans l’oeuvre musicale des européens. Certains d’entre vous qui aviez apprécié l’époque épic du heavy métal dans les années 70 et 80, tel que les Ozzy Osbourne, Judas Priest ou encore Quiet Riot, pour ne nommer qu’eux, se retrouveront enchanté par «Somewhere Close To You». La pièce propage un vent vigoureux et détonne un éclat bien calculé.

    Loyalement, cet album de Sonate Arctica se veut un disque beaucoup moins power métal/symphonique certes, mais l’évolution constante et habilement intégré des chansons regroupées font de ce disque un achat essentiel pour tout fanatique du groupe. Certains d’entre vous prétendront le contraire, mais il faut tout de même rester objectif dans le contexte philosophique du groupe. Il faut aussi savoir apprécier et savourer pleinement l’ensemble de l’album d’une durer d’environ 55 minutes. Une telle écoute en boucle aidera pleinement à comprendre l’intention pure, simple et logiquement prévisible de l’album. N’attendez pas trop, procurez-vous ce disque.

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    Momentum

    “Herbivore”

    (2012)

    Le premier mot qui me vient en tête lorsque je pense à “Herbivore”, deuxième et dernier effort de Momentum, est : brutal. Depuis les toutes premières secondes jusqu’à la dernière note, c’est un très, très, très solide album d’hardcore que nous offre ici cette formation du UK.

    Sorti depuis peu et offert gratuitement via téléchargement sur le bandcamp de la formation, “Herbivore” est déchaîné, agressif, violent mais surtout, revendicateur et engagé. Et comme son nom l’indique, le quatuor nous confronte et nous questionne face à nos habitudes alimentaires et l’impact réel de celle-ci sur le monde qui nous entoure. Autant sur le plan de l’éthique, de la moralité que de l’environnement, le propos est incisif et intelligent et à coup sur il vous fera réfléchir sur l’importance de vos actions et sur la gravité du fait de vivre en temps qu’être humain dans des heures aussi urgentes que les nôtres. Un album coup de poing qui vous laissera probablement songeur face à vous-même et vos choix.

    Ceci étant dit, j’avais aussi grandement apprécié Whetting occam’s razor, leur premier long jeu paru sur “Halo of flies” en décembre 2011. J’aimais beaucoup leur petit coté vaporeux à l’époque. Plus calme, plus posé, cet album est un vrai testament du désir de faire de notre planète bleu un espace habitable plus sain pour tous, mais au-delà de tout ça, et sans que vraiment leur son ne se soit complément dissous, ce petit côté vaporeux que j’aimais tant sur “Whetting Occam’s Razor” s’est comme évaporé dans l’air, si on peut dire.

    Que reste-il alors me demanderez-vous ? Eh bien, il ne reste que la substance primaire de leur son et l’essence même de Momentum, c’est-à-dire, la rapidité d’exécution, la férocité et la dureté des compositions et, bien entendu, toute l’éloquence du propos. Mais soyez rassuré, même si ce côté plus ‘soft’ est disparu sur Herbivore, il reste sans contredit un album mélodique et puissant toujours inscrit sous l’oriflamme de la contestation enragé auquel le groupe nous avait habitué avec leur tout premier opus.

    Il faut cependant être prêt et surtout attentif pour apprécier “Herbivore” puisque tout ce déroule rapidement et on ne passe surtout pas par quatre chemins pour nous livrer la marchandise, oh non! Tous les titres sont situés en dessous du 2 minutes 50 secondes et la plupart se trouvent même sous la barre du 2 minutes. La courte duré des pièces et leur enchaînement nous plonge donc automatiquement dans un cataclysme sonore qui saura vous garder en haleine jusqu’à la toute fin et sans jamais déborder dans l’inutile. À mon avis, une cadence quasi parfaite pour les amateurs de ce type musical et un style maîtrisé juste à point.

    Mais en regardant “Herbivore” dans son ensemble, une question s’impose aussitôt. Est-ce vraiment seulement de la musique qui nous offert ici ou Momentum ne nous offre t’il pas plutôt une galette musical pamphlétaire de 8 titres sur la nécessité du végétarisme dans notre monde beaucoup trop arrogant et anthropocentrique ? Pour ma part, il n’y a aucun doute, l’album est un pamphlet pur et dur et c’est probablement pourquoi il nous est offert gratuitement; afin que le plus d’oreilles possible puissent entendre le message.

    Donc, plus dénonciateur que divertissement, plus pamphlétaire que musical, les gars de Momentum se permettent d’aller loin sur ce LP. On ne revendique pas seulement le droit des animaux, on ne s’enrage pas seulement de la façon barbare avec laquelle ils sont traités et considéré mais on les placent plutôt sur le même pied d’égalité que l’homme, on les considère et les estiment comme un peuple voire une nation à part entière qui mérite notre respect et notre compassion comme n’importe quel autre. Un concept assez drastique auquel vous adhérer si le cœur ou la raison vous en dit mais au final cet album en vaux la chandelle assurément !

    Pour conclure, je dirai simplement que je n’oserai pas trouver de point négatif, sinon que sa courte durée pour la simple et unique raison qu’il nous est offert gratuitement… À quoi sert de descendre une œuvre musicale indépendante gratuite ? Si on n’aime pas, on ne télécharge pas et on n’écoute pas, point final. Mais tout de même et malgré qu’”Herbivore” est promis a une sorti sur 12 pouces et CD au courant de la prochaine année, je vous invite plus que fortement à le télécharger dès maintenant et le faire découvrir à vos potes et qui sait, peut-être Momentum réussiront-ils le défi qu’ils s’étaient imposé à eux-mêmes soit celui de vous faire réfléchir sur la nature de l’impact que vous infligé nécessairement à votre propre habitat avec vos choix.

     

    Cheers !

     

    MediaFire

     

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    Auroch

    “From Forgotten Worlds”

    (2012)

     

     

    Hey hey salut les mordus du metal! Premièrement, je tiens à vous souhaiter une bonne année 2013 remplie de ce que vous voulez, mais surtout, bien du métal. J’espère que vous avez passé un bon temps des fêtes. Moi ça été quand même classique : partys de famille, sorties avec des chums, cinéma etc. Pas de show métal par contre, mais je vais me reprendre c’est sûr et certain avec la nouvelle année.

    Donc, pour ma première critique d’album de 2013, je vais analyser le nouvel album ‘From Forgotten worlds’ du groupe de la Colombie-Britannique  Auroch. Je dois dire que je ne suis pas très familier avec la scène du ROC (rest of canada), qui compte pourtant de très bons groupes, mais à cause de mon indifférence totale envers le reste du pays, c’est un secteur que j’ai négligé, je dois l’avouer. Cependant, quand vient le temps de parler métal les barrières tombent souvent. La Colombie-Britannique semble être un terreau fertile pour le metal. J’ai bien sûr découvert Auroch mais aussi un groupe de thrash metal qui se nomme Titan’s Eve. Ils font tout deux partie de la compilation metal ‘Axis of the underground’ qui réunit des groupes du Québec et du Canada entre autre.

    Pour en revenir à Auroch, le groupe fait un black/death somme toute assez standard. À ce que j’ai pu comprendre de l’histoire du groupe, ils auraient commencer en faisant du thrash pour glisser vers un son plus agressif. C’est violent, sans compromis. Une sonorité un peu a la Vader, Suffocation. L’influence death metal se fait plus sentir que le black, sauf au niveau vocal ou ils mélangent les deux genres vocaux aigu/grave.

    Bref rien de bien particulier pour se démarquer de la masse. Depuis que j’ai commencé ma collaboration avec Ondes Chocs, ça a toujours été perle par dessus perle. J’aime qu’un groupe se démarque d’une manière ou d’une autre et Auroch ne remplit pas ce critère. Un album à écouter en fond musical en faisant une ptite séance de gaming en solo ou bien entre amis, mais pas le genre qu’on écoute en faisant rien d’autre. On décroche vite avec la redondance du son. Pas mauvais mais pas extraordinaire.

     

    6/10

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    Aeternam-Moongod-2012-by-Argento

    Aeternam

    Moongod

    (2012)

    (par David Poisson)

     

    Voilà déjà venu le temps de ma dernière chronique avant le merveilleux temps des fêtes, période réjouissante de consommation, dépression et suicides aussi pour cette année apocalyptique. Puissions-nous mourir dans la joie et l’allégresse sur un  fond de black metal dépressif, une femme a nos côtés, une bière a la main.  Mais je m’égare la, voyons David, focus. Comme choix pour cette dernière critique, j’ai décidé de parler de “Moongod”, le nouvel album d’Aeternam, sorti cet été et dont j’ai eu l’immense plaisir et privilège d’entendre les chansons live il y une semaine de cela le 8 décembre dernier lors de leur lancement au Café Chaos produit par Xtrem Prods dont je faisais la couverture pour Ondes Chocs. On peut consulter le compte rendu ici.

    Comme je l’ai déjà mentionné, je connais le groupe depuis 2009 avec la sortie de leur premier opus, ‘Disciples of the Unseen’. Un ami m’avait chaudement recommandé l’album en disant que le groupe avait un son qu’on n’avait pas encore entendu ici au Québec. Je me suis donc empressé d’aller acheter le  dit album et en faire une écoute qui ma foi m’a laisser assez étonné. A cette époque je connaissais déjà l’existence de metal dit ‘oriental, un style qui mélange metal et musique traditionnelle orientale. Plusieurs groupes utilisent ce genre a divers degré tels que Nile, Born of Osiris (USA), Arkan (France), Melechesch ( Hollande), Orphaned Land ( Israel).  Mais c’est la première fois que j’entendais un groupe du Québec exploiter cette sonorité. Et ils sont bien les premiers au Québec, et a ma connaissance au Canada a l’utiliser.  Dans “Moongod”, le quartet de Québec reprends la même recette utilisée que pour leur premier album mais en ajoutant plus d’orient dans leur son, ce qui n’est pas pour me déplaire car je suis un amateur de musique orientale. Achraf, le chanteur maitrise encore a la perfection sa dualité vocale growl death/ chant clean avec intonations de récitations.  Antoine, le batteur, nous démontre sa polyvalence, tantot passant du gros blast beat, tantot jouant des rythmes tribal. Les riffs sont puissants et mélodiques a souhait. Le clavier vient supporter l’ensemble, donnant une touche impériale et glorieuse qui n’est pas a dédaigner. On entends même un peu de sitar dans “Rise of Arabia”. Pour ce qui est des thématiques des paroles, eh bien on reste dans le folkore en passant de la mythologie maya (“Xibalba”) par la mythologie pré-islamique (“Hubal The profaner of Light”) ou bien de citées antiques perdues (“Iram of the Pillars”). Un beau voyage culturel et historique passionnant.

    Encore un autre album qui me rends extrêmement fier de notre scène metal au Québec. Je l’ai déjà dit et  je le redis encore, le metal québécois n’a rien a envier a celui des états-unis ou celui de l’europe. C’est un fleuron culturel qui nous représente internationalement et qui continuera de grandir tant que le support des fans sera au rendez-vous. Aeternam a encore beaucoup de belles années devant eux. Je leur souhaite de belles tournées a l’étranger ou leur bassin de fans ne fera que s’aggrandir encore j’en suis sur et certain. Moongod vient en première position dans mon top 10 albums 2012. Sur ce, passez un bon temps des fêtes metal et au plaisir de vous écrire en 2013 si on survit à la fin du monde évidemment.

     

    10/10

     

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    90c5af70613c2b8390b93ae984f951af

    Unbeing

    Unbeing

    2011

    (par Jonathan Blais)

     

    Unbeing, goupe montréalais fondé en 2006 et composé de 5 jeunes musiciens hyper-talentueux, nous a offert en 2011 leur premier opus éponyme.  Plusieurs changements au sein de la formation à abouttit au line-up actuel, dont l’essai à l’époque d’un chanteur, élément qui a été mis de côté pour laisser d’avantage de place aux mélodies et aux explorations techniques.

    À la première écoute, l’auditeur est précipité dans un voyage inter-sidéral et inter-dimensionnel.  Sans être réellement un album-concept, une certaine trame est mise en place, invitant le voyageur à suivre les péripéties de cette formation de métal-progressif.  Un décollage en puissance avec la première pièce Octo8 où tous les musiciens se donnent corps et âmes sur des riffs complexes.  Le thème d’introduction, joué en douceur, est par la suite enrichi de solos lancinants, appuyé par une batterie d’une précision chirurgicale.  Le son est d’une clareté organique et le clavier, passant du son clair du piano au synthétiseur plus discret laisse amplement de place aux guitares acoustiques et distortionnées.  La basse quant à elle est sobre, d’une texture feutrée, donne une agréable profondeur à l’ensemble.  8 minutes  de pur progressif, à la fois hypnotique et acrobatique.

    Les deux (trop) courts morceaux qui suivent explorent un peu plus les univers électros, dans le cas de 15 years in space et nous propose un déchainement de riffs rapides et concis sur Structube.

    Un long cri digitalisé ouvre la quatrième pièce, Mercury, et ses accords secs et courts, tel un message subliminal écrit en morse.  D’autre effets de distortions et de textures sont explorés, à la fois plus sinistre et envellopants. Une des pièces les plus lourde de l’album, nous emportant dans un univers angoissant et austère mais en même temps chaleureux.

    La deuxième partie de l’album nous accueille par la voix de Chuck Norris, signe qu’on risque de se faire tabasser solidement, et tel est le cas.  C’est rapide, puissant précis, comme un coup de poing du Texas Ranger, bien que quelques éléments plus jazzy viennent alléger l’ensemble, nous permettant de retrouver notre souffle après cette série de kicks.

    Une épique Interlude s’en suit, grandiose crescendo de rythmes et d’imposant piano.

    Les structures explosent enfin sur Versus 10 Behemoth, pièce à réécouter, tout comme le reste de l’album d’ailleurs, pour en saisir toutes les complexités.

    L’aterrissage se fait en douceur avec la courte Zomb! et son dialoguerépétitif entre guitares et clavier fait écho à celui lointain de la batterie et de la basse fretless.  Quelques minutes de silence nous amène à une outro vombrissante et minimaliste, nous redonnant l’envie de repartir l’album pour retourner sur la planète de cette singulière entité qu’est Unbeing.

    Un voyage musical qui m’a ramené à l’age d’or du métal progressif du début des années 2000, où les Gordion Knot, Zero Hour et Aghora tournait sans cesse dans mon disc-man.  Période où les musiciens prévilégiaient autant les prouesses techniques que les mélodies, pari qu’Unbeing gagne haut la main.

    L’album est disponible en format physique ou digital, ainsi que leurs t-shirts sur leur site à un prix franchement honnête pour un produit de cette qualité.

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    Void Within

    1000 decibels of hate

    2012

    (par Lex Ivian)

    Il y a quelques mois, fin septembre je crois, j’avais vu le groupe montréalais VOID WITHIN à l’Hémisphère Gauche et ceux-ci m’avaient alors fait très bonne impression sur scène en plus de me faire cadeau de leur CD. Un scan rapide de l’album dans les jours qui avaient suivi, avaient mené la 3ème pièce de leur album, “Stability in chaos“, sur une de mes playlists sur Ondes Chocs Radio mais l’album est resté dans la pile de CD à écouter.

    C’est donc aujourd’hui que je reviens sur l’album “1000 decibels of hate“, un opus de 8 pièces complété d’une pièce intro d’une 50aine de secondes où on nous encourage à faire notre entrée dans la meute.

    Dès la fin de l’intro, on entre dans un riff thrash bien senti sur un double bassdrum à fond la caisse dans la pièce “Allegiance to none”. VOID WITHIN veulent nous montrer qu’ils ont bien fait leur classe et qu’ils n’ont rien à envier aux KREATOR de cette terre. Les paroles sont aussi dans le ton pour nous envoyer leur millier de décibels de haine et John possède une bonne voix pour nous convaincre.

    There will be no compromise

    Oppose and meet your demise

    We pledge allegiance to none but our own

    Resistance is useless when all will be dethroned

    La pause entre la 1ère et la 2ème pièce nous laisse à peine le temps de souffler que c’est reparti de plus belle pour “Stability in chaos“. Un autre thrash puissant.

    Les 2 pièces suivantes m’ont un peu surpris avec des ambiances à la limite du black par moments et des riffs un peu plus power. Pas que ça m’a déplu. Au contraire! J’ai dit SURPRIS.

    On retourne à un thrash plus standard pour le restant de l’album, un thrash bien exécuté, des allures oldschool sur double bassdrum. Bon, ils ne réinventent rien mais nous servent des compositions travaillées sur 2 riffs qui se complètent très bien.  Des fois, ça prend juste ça pour faire une bonne toune. Du bon thrash!! Ils auraient par contre avantage à raccourcir un peu certaines pièces pour couper certains moments répétitifs.

    Je dois aussi ajouter une mention positive pour l’utilisation des solos de guitare qui, bien que présents dans la majorité des pièces, sont habituellement courts. C’est malheureux mais souvent la présence d’un solo fait que la basse tombe en cycle rythmique pas toujours intéressant.

    Donc pour les amateurs de trio thrash… oui je sais qu’ils sont 4 mais John chante… pour ceux qui affectionnent les trios basse-guitare-drum, VOID WITHIN c’est pour vous autres. Vous aurez un bon thrash dans des pièces variées qui renferment toute la violence requise. Je vous laisse avec “Ascendency” pour que vous vous fassiez une idée de comment ça sonne.

     

     

    Bonne écoute

    Lex

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    God Seed

    “I Begin”

    2012

    (par David Poisson)

    Cette semaine, l’album qui passera sous le scalpel est un album que j’attendais depuis quatre bonnes années.  Il s’agit de “I Begin” de God Seed. Projet né de la scission entre Infernus et le duo Gaahl/King Ov Hell après un procès pour les droits de l’appellation légale de Gorgoroth et qui se solda finalement par la victoire d’Infernus, God Seed, tiré de la chanson du même nom qui se retrouve sur l’album “Ad Majorem Satanas Gloriam”, dernière collaboration du trio, est donc composé de Gaahl et King Ov Hell ainsi que de musiciens de différents groupes phares de la scène norvégienne tels que Sir ( Trelldom, Djerv) à la guitare, Kenneth Kapstad ( Motorpsycho) à la batterie, Geir Bratland le nouveau claviériste de Dimmu Borgir au clavier et aux bruits synthétiques ainsi que Lust Kilman (Grimfist) à la guitare.

    L’idée principale selon les dires de King et Gaahl était de faire du black, mais d’une manière réinventée pour éviter que l’album soit une copie de ce qu’ils faisaient du temps de Gorgoroth. Une approche plus spirituelle et en connection avec la nature. Un apport de Gaahl sans aucun doute. Le monsieur est reconnu pour sa pratique du chamanisme nordique. Comment décrire le son de cet album? Je dirais que c’est un mélange de Gorgoroth des deux derniers albums avec King et Gaahl avec une touche psychédélique apportée par Geir, le claviériste qui donne une sonorité quasiment 70s progressif rock. La chanson “Alt Liv” me fait penser par bouts a du Wardruna, un projet de Gaahl et Kvitrafn, batteur de session pour Gorgoroth  pour leur album “Twilight of the Idols” et la tournée qui s’en suivit, qui préconise une musique chamanique toute en lenteur et rempli de folkore norvégien.  La polyvalence vocale de Gaahl n’est plus a prouver. Sur cet album, il passe de chant clean, a growl en passant par des suppliques et des murmures.

    Bref un beau melting pot tant au niveau musical que vocal qui saura satisfaire l’amateur de black qui est ouvert d’esprit et ne cherche pas a entendre du Gorgorth car malgré des similitudes God Seed à sa propre identité. Je n’étais pas sûr au premier abord en entendant la première fois une chanson du groupe, mais après avoir écouté l’album en entier et passé la surprise du clavier et des effets pyschédéliques que plusieurs trouveront peut-être déplacés, j’ai été bien satisfait de ce que j’ai entendu. Mes coups de cœur sont “Alt Liv” et “This from the Past”. J’aimerais bien les voir live un jour, mais Gaahl ayant un casier judiciaire chargé, ne peux pas passer les douanes de notre cher continent.

     

    9/10

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    Anaal Nathrakh

    “Vanitas”

    2012

    (par David Poisson)

     

    J’étais bien content de voir les boys, Dave, Jonathan et Lex vendredi passé au spectacle de Derelict. Ça me fait encore plus plaisir de savoir que je fais partie d’une équipe de trippeux qui prennent le metal aussi à cœur que moi. Comme vous avez pu le constater il y a deux semaines, Dave m’a introduit en vous présentant une critique que j’avais faite il y a quelques mois de cela pour Catacombs, défunte revue metal. J’y faisais la critique plutôt dithyrambique de dernier opus de Catuvolcus, Gergovia. Cette fois-ci il sera question du nouvel album du duo des dérangés de la masse cérébrale britanniques de Anaal Nathrakh, “Vanitas”. C’est leur septième opus en 14 ans d’existence.

     

    Comment débuter… En disant que c’est un groupe qui ne m’est pas super familier, j’en avais maintes fois entendu parler comme d’un groupe ayant une approche assez chaotique à sa sonorité. C’était donc une découverte pour moi, mais toute qu’une découverte! David Hunt mieux connu sous le tendre sobriquet de V.I.T.R.I.O.L et Mick Kenney nous font passer toute une épreuve sonore sur cet album. Je m’explique. Premièrement, au niveau des genres, ceux qui s’attendent a seulement entendre du black metal comme moi car c’est de cette manière qu’ils en ont entendu parler vont être soit déçus ou bien agréablement surpris. Tout dépend de votre ouverture d’esprit.

     

    Évidemment, on sent la touche sombre et dépressive black métallique, mais vient aussi s’y ajouter des éléments death metal au niveau vocal et musical et même un peu de grindcore et même d’industriel. Un habile mélange des quatres genres souvent dans la même chanson que l’on retrouve tout au long de l’album. La batterie qu’on dirait jouée par un dément et les multiples cris d’agonis de différents octaves de Vitriol nous transportent dans un cauchemard digne d’un mauvais bad trip en hôpital psychiatrique. On pousse même l’audace en ajoutant ici et la des bouts de chants clean casi-opératiques pour venir ajouter au trouble. Les titres de chansons délicieux à souhait tel que ‘You can’t save me so stop fucking trying’ ou bien ‘Of fire and fucking pigs’, mélangeant l’anglais, l’espagnol , le latin et le français viennent ajouter une touche de charme supplémentaire au tout. Au niveau des guitares, les riffs sont rapides et concis, torturés, parfois momentanément mélodiques mais jamais longtemps. Un peu de clavier vient parsemer l’ensemble, mais rien de bien remarquable. L’accent étant mis sur la batterie, les guitares et les imprécations torturées vocales .

     

    Vous adorerez ou vous détesterez. Aucune demie-mesure ou compromis avec ce groupe. On les prends comme ils viennent. Si vous vous risquez a l’écoute assurez-vous d’avoir une santé mentale relativement bonne au risque de sombrer dans la folie et le chaos. J’ai bien aimé et ça m’a fait regretter amèrement d’avoir manqué le groupe le 7 novembre dernier a Montréal dans sa première tournée nord-américaine a vie avec un autre groupe que j’adore, Obscurcis Romancia.

     

    9/10

     

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    METALIAN

    Rock solid

    2011

    (par Lex Ivian)

    Quand je suis allé voir le show de METALIAN à l’Hémisphère Gauche il y a un peu plus d’un mois, Ian Wilson, chanteur, maintenant bassiste (il était guitariste jusqu’à tout récemment) et leader de la formation, m’avait donné sa discographie, 3 albums (Metalian, Wasteland et Rock Solid) et un split avec Sanktuary de Whitehorse, Yukon et Black Moor de Halifax, NS.

    Je vous offre ici mon appréciation de leur plus récent, “Rock Solid“, paru en 2011. 4 des 6 pièces sont des réenregistrements de pièces qui se retrouvaient sur leurs albums précédents (Conquest et Alone again sur l’album éponyme de 2007 et Sonic Attack et Wasteland sur l’album Wasteland de 2009). À titre d’info, le line up du groupe est maintenant complètement différent avec l’arrivée de 2 guitaristes et d’un nouveau batteur il y a quelques mois. D’ailleurs, le show de l’Hémisphère Gauche constituait leur premier show ensemble.

    Bon l’album est dans le lecteur PLAY! Une petite intro mélancolique sur un beat militaire suivi d’un riff un peu thrash, un cri strident puis c’est parti. Bon ok, j’en connais plusieurs qui vont peser sur stop drette là mais pour ceux qui savent à quoi s’attendre, vous venez déjà de constater que Ian a une voix qui assure pour faire des aigus. Le registre est intéressant et m’a vraiment fait penser à Helloween. Côté musical, c’est dans l’esprit de l’époque. La 1ère pièce, Conquest, donne le ton de cet album.

    La 2ème, Alone again, m’a par contre déplu. Je ne sais pas trop. À un moment donné, le solo est à n’en plus finir pendant que le drum est nul et rien de plus qu’un métronome. Pis ça revient à la fin… bon passons à la suivante.

    Bon, avec la 3ème, on repart avec un riff intéressant. Sonic Attack est une pièce qui sonne comme du Judas Priest mais qui aurait aussi bien pu être joué par Venom. Bon ok, il y a encore un solo qui s’étire au milieu de la pièce mais que voulez vous, c’était ça le métal des années 90.

    Wasteland qui suit reste dans le même esprit avec des riffs tout ce qu’il y a d’efficace.

    Soldiers of the dawn, une balade métal comme il ne s’en fait plus, nous amène à Scorpions  mais en même temps j’ai une petite pensée pour The Vibrators, groupe icône de l’Angleterre qui nous avait composé l’hymne Troops of tomorrow. C’est drôle, j’étais tellement dans le beat de la toune que lorsque le refrain est arrivé, j’ai chanté moi aussi…

    We are, we are the soldiers of the dawn.

    We are the chosen ones, we’re marching on.

    Quand la pièce suivante a débuté, j’avais encore le beat de la précédente en tête et je me disais que l’album aurait bien pu finir là. Pas que Motor maniac n’est pas bonne. Au contraire! Mais je l’aurais préférée plus tôt dans le setlist de l’album. Motor maniac est le genre de trucs qui s’écoute si bien en faisant de la route.

    Dans l’ensemble, Rock Solid fait exactement ce que le titre propose. Ceux qui aiment le heavy metal des années 90 ne seront pas déçus par cet album qui en renferme tous les éléments. On a l’impression de réécouter des groupes comme Grave Digger, Tysondog, Armored Saints, Maltese Falcon, Running Wild. Je sais que ça ne vous dit peut-être pas grand-chose mais que voulez-vous?  Lorsque la révolution du métal s’est produite au début des années 80 avec l’arrivée de groupes comme Venom, Metallica, Slayer, Voivod et autres, apparue également toute une série de groupes, principalement européens, qui ont continué à faire du heavy metal traditionnel dans la foulée de Judas Priest. Et METALIAN se veut un digne descendant de cette époque. Je vous laisse avec une pièce de circonstance. Won’t stop rockin’ de Gravestone.

    CHEERS!!!

    Lex

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    Alaska (France)

    « Into the sea »

    31 octobre 2012

    (par Migg)

    Pour cette nouvelle critique, je ne m’éloignerai pas trop, et je resterai chez nos cousins français. C’est le groupe lui-même qui m’a fait parvenir le EP. Je vais donc vous détailler ce que j’en pense.

    Le groupe fait dans le hardcore/deathcore très mélodique. Mais, comme c’est leur premier EP (le groupe n’existe que depuis le debut de l’année), je n’ai pas grand chose sur quoi me baser. Je jette donc un coup d’œil à la pochette, et je commence un peu à avoir peur. Le artwork est beaucoup plus space et clean que ce dont je suis habituer. Mais on ne juge pas un livre à sa jaquette, alors on appuie sur play.

    Le tout commence avec un sampling d’une orageuse tempête, avant de, comme l’annonce le titre de l’album, plonger sous la mer. J’avoue que le lien entre la pochette et le sampling d’ouverture est parfait. Coté son, absolument rien à redire, c’est très bien. La première toune, « Immersed », sert d’intro et ne commence vraiment qu’ à 1m15. Et ça débute plutôt bien. Le breakdown d’ouverture est à la fois puissant et lourd, mais avec un peu de mélodie en arrière plan. J’aime bien, surtout quand le vocal, dont la teinte est vraiment bonne, commence. Une bonne toune. C’est donc le cœur plein d’espoir que je commence la suivante, « Mind Injuries ». Et elle décolle vraiment en force. C’est pesant et agressif, vraiment bon. Mais je désenchante vers 1m00. L’agressivité prends le bord et est remplacé par une belle voix clean, avec des pattern pratiquement pop. Ces bouts là (parce qu’il y en a plusieurs, environ le tiers de la toune) pourrais facilement passer à la radio commerciale… Est-ce que c’est bien exécuté? Oui, sans aucun doute. Est-ce que j’aime ça? Absolument pas. Dans mes goûts, commercial et métal ne font vraiment pas bon ménage. Je croise mes doigts et j’y vais avec la pièce-titre, « Into the sea ». Et ça ne commence pas bien du tout. Encore du commercial, rempli de lamentations. Et c’est pire que pire, les voix étant rendu à environ 50% clean. J’ai un peu peur, mais je poursuit tout de même avec l’avant dernière, « Take me home ». Et elle commence bien, avec un riff de death mélodique. La voix est aussi plus profonde. Mais tout ce gâche encore une fois à 1m00. Au moins le ratio pop/métal est un peu plus élevé sur celle-ci. Si ce ne serait du commercial, ce serait vraiment dans mes goûts. Mais après un peu de braillage, la toune perds, à mes yeux, toute crédibilité. C’ est péniblement que je poursuit avec la dernière (enfin), « Burden ». Heureusement, le début dépasse en frais d’agressivité tout ce qui à été entendu sur cet album. Il y a même un bout plus doom. Mais, comme sur toutes les autres ( mise à part « Immersed »), ça se gâchera plus tard. Au moins le clean est sur celle-ci minoritaire. Et « Burden » finira en outro, semblable à l’intro.

    Désolé les gars, mais malgré que votre métal soit excellent, je ne pourrai jamais aimé un groupe avec tant de commercial. Question de goût me direz-vous. Et là-dessus je vous donne à 100% raison. Je suis très conscient qu’il y a un marché pour ce genre, et que dans celui-ci, Alaska risque de percer. Mais, malheureusement, il s’agit ici de ma critique…

     

    Note : 5/10

    Site : https://www.facebook.com/thisisalaska?ref=ts&fref=ts

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    Chabtan (France)

    « Eleven »

    2012

    (par Migg)

    Une chose intéressante, lorsqu’on fait des critiques cd, c’est les découvertes imprévus. J’ai découvert quelques groupes très intéressants (comme, par exemple, Death Lullaby) en rédigeant mes chroniques. C’est de cette façon que j’ai découvert Chabtan, un groupe de deathcore parisien (avec un coté hardcore assez présent). Pour pouvoir percer dans ce milieu, ça prends deux choses. La première (et plus importante) : Avoir un bon produit. La deuxième : Pousser pour ce faire connaître. Et cette dernière, le groupe la possède indéniablement. Ce sont eux qui m’ont contacté pour cette critique, ils font tourner leur produit etc. De plus, et c’est parfait pour ce démarquer, le groupe a un concept traitant des mythologies meso-américaines (mayas, aztèques etc). Par contre, j’aurais bien apprécié des textes en français, pour en saisir pleinement la portée. Reste à savoir si leur premier EP, « Eleven », qui est auto-produit de A à Z, est un bon produit. Juste un moyen de le savoir…

    Après une petite intro de moins d’une minute, ça commence avec la très ”in your face” « This day is red », premier extrait du EP. J’adore la cassure entre l’ intro et les premiers screams dans le tapis. Ah !!! pis de la marde, j’adore le morceau au complet. C’est très bien monté et bien exécuté. Je vous mets au défi d’écouter cette toune, le son dans le tapis, et de ne pas avoir envie d’ headbanger. Un petit coté mélodique contraste un peu avec l’agressivité de la piste, donnant un petit cachet, mais sans la ramollir. Ça commence bien. La suivante, « Betrayer », commence moins radicale que sa prédécesseure. Mais moins radicale ne signifie pas pour autant moins bonne. Mais un bout, vers le 2/3, me mitige un peu. Comme vous le savez, je ne suis ni un fan des solos, ni des voix cleans. Et voilà que j’ai les deux. Normalement je chialerais à profusion. Mais voilà, le concept du groupe m’en empêche. Car, je l’avoue, bien que ce ne soit pas ma préférée, ça s’ emboite très bien dans l’atmosphère recherchée pour le concept. De plus le clean, en plus d’être assez court, a le mérite de ne pas se lamenter. Ensuite, un petit noise et un peu de drum nous annoncent « Divine vengeance », la 4e. Le coté mélodique est présent, mais ça continue à avoir du beat. Le breakdown, bien que très commun, sonne et donne l’effet escompté. J’adore le riff suivant, plus planant, surtout avec son sampling. Puis « Bloodstained hate », avec sa touche trash et encore un peu de clean (que  j’apprécie un peu plus quand les autres voix deviennent plus présentes). Par contre, celui de la fin est, à mon goût, pénible. Passons ensuite au deuxième extrait, « Nacon ». Et cette toune est l’exemple parfait du vocal clean que j’apprécie : les teinte ne sont pas agaçantes, sont bien placé et ne sont pas trop présentes. Une bonne toune, pas surprenant qu’ils l’ai choisi comme 2e extrait. Par contre, la suivante, « Worshiping death », aurait aussi mérité de l’être. Sa puissante et pesante intro est excellente. La façon dont les voix s’entremêlent parfois aussi d’ ailleur. J’aime bien la progression, vers la moitié, juste avant la partie plus atmosphérique ainsi que la fin, aux tendances presque grindcore. Une de mes préférées, avec « This day is red ». Le cd se terminera avec la pièce-titre de l’album, « Eleven », qui ne sera qu’une petite Outro…

    Donc, en conclusion, oui, la condition du bon produit est respecté. Je ne vois donc pas ce qui pourrait empêcher ce groupe de percer et de continuer à faire parler d’eux. Encouragez-les, surtout que, comme je le disais plus haut, ils sont entièrement auto-produit. D’ailleur, si vous êtes un label à la recherche de potentiel, voilà votre chance !!!

     

    Note : 8/10

    Site : https://www.facebook.com/officialchabtan

     

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    The ARRS

    Soleil noir

    29 octobre

    (Par Migg)

    Aujourd’hui, je profite pleinement des avantages de faire parti du staff d’Ondes Chocs. Pourquoi me demanderai vous? Pour la simple et bonne raison que je suis présentement en train d’écouter en primeur« Soleil noir », la nouvelle offrande d’un groupe dont je suis on ne peux plus fan. Je parle ici du groupe de metalcore français (et francophone) The ARRS. J’ai découvert ce groupe complètement par hasard, il y a environ 5 ans, en cherchant sur Spirit of Metal. Coup de foudre instantané. Par contre je n’ai jamais parlé avec un Québécois qui connaissait déjà ce band, à moins de lui en avoir déjà fait écouter. Triste chose, car ce groupe mérite vraiment d’être découvert ici. Dave nous en fera d’ailleurs écouter dans la capsule 51 de samedi prochain. De plus, et ils ne sont pas légion, le groupe a choisi le français pour s’exprimer. Et, contrairement à ce que plusieurs pourraient le penser, tout s’intègre à la perfection. J’encourage tout les groupes d’ici à en faire autant… Je me lance donc.

    Et c’est parti avec « Du berceau à la tombe ». Le drum embarque seul (tiens, ça fait changement), feedback, riff plus stoner, à part le drum plus rapide, et on décolle. Le son, surtout pour un mp3, est excellent, comme tout leurs albums, peu-être à l’exception de « Condition humaine », leur démo de 2003. Seul commentaire négatif, et il reviens sur beaucoup de cd, la basse passe presque inaperçu. Surtout que j’aurais aimé sentir la différence, car il s’agit d’un nouveau bassiste (un des deux guitariste a aussi été remplacé). Il s’agit d’un maudit bon morceau, changeant de rythme à plusieurs occasions, avec un petit sampling intégré au milieu qui donne un effet monstre, avant de nous laisser prendre un respire et de repartir de plus belle. Et la deuxième, « L’âme la plus noire » commence d’aussi belle façon avec son premier riff un peu plus trash, un autre typiquement metalcore et sa suite plus mélodique. Il y a aussi un bon breakdown, tout ce qu’il y a de plus hardcore. Encore là, le tempo change à plusieurs reprises, avec un bout pas mal molo au milieu. Une très bonne toune, que j’aurais par contre préféré un peu moins mélodique. Nous enchaînons ensuite avec « Mon Épitaph », qui a déjà fait l’objet d’un vidéo. C’est donc la seule toune que j’avais déjà entendu. Et si ils ont choisi celle-la, ce n’est pas pour rien, elle à tout pour plaire : Des riffs accrocheurs, des beats puissants et un refrain qui reste (trop) dans la tête. Seul défaut, un peu trop de chants cleans. Je comprends que souvent, metalcore rime avec clean, mais je ne suis pas un fan. Surtout que celui-ci est vraiment claire. Ce qui m’aide à m’y faire, c’est le fait que ce soit en français. Certains diront que ce n’est pas une bonne raison, mais au moins, je comprends les paroles, qui sont très bien écrites. Ils y en avait déjà sur les albums précédents, et je les accepte très bien, mais ici je pense qu’on aurait pu en sauter un au milieu, ou encore mettre les growls, qui sont caché très loin derrière, un peu plus en avant plan. Ne serait-ce de cela, la toune serait malade. Mais on poursuit avec « Le triomphe de la mort », qui nous apprends une constante : L’album sera à la hauteur, et même plus, de « Héros Assassin », leur dernier opus datant de 2009. La piste commence en force, et Nico, le chanteur, me semble particulièrement déchaîné sur celle-ci. Des bouts dans le tapis, des bouts sludgy et un autre plus rock. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On sent une évolution durant les morceaux, ne tombant jamais dans la monotonie. Chaque chansons, tout en restant dans un certain cadre, a aussi son petit quelque chose qui la différencie. Toutes ces affirmations sont aussi valable en ce qui concerne « 1781 », la 5e track. On baisse le tempo, mais pas l’intensité. Après un début plutôt stoner, voilà qu’on poursuit avec un riff tirant un peu sur le heavy métal de la fin des années 80, pour ensuite s’accélérer et tomber plus trash. J’aime encore une fois les bouts ambiants, avec des sampling ensachez dedans. L’atmosphère ainsi crée permet une lourdeur et une intensité certaine, avant de redécoller de nouveau.

    Avec « Amants Damnés », nous dépassons la mi-album, et, à part le vocal clean sur « Mon Épitaph », je ne trouve pas grand chose sur quoi chialer. Par contre, je ne vous mentirai pas : « Âmes Damnés » est loin d’être ma préféré de l’album. Le problème n’est pas qu’elle n’est pas bonne, bien au contraire, car encore une fois un bout plus lent avec un vocal en écho donne une saveur propre à celle-ci. Mais les précédentes ont fait monter les attentes et celle-ci est simplement un peu moins bonne que les autres. Les tounes ne peuvent simplement pas toutes être la meilleur du cd. Mais une surprise m’attends avec « Paranoia ». Après un mise en appétit au début, elle devient très ”dans ta face”. C’est probablement une des plus rapide de l’album. Un bon petit breakdown est aussi dans mes goûts. Il y a même du feedback, et on ne me surnomme pas Feedwelito pour rien… Il y a aussi un petit bout plus mélodique et un riff black métal. De tout pour tout les goûts. Quoi demander de mieux me direz-vous? Pour finir en beauté, ça fini par un growl à la death métal, vocal que je ne me souviens pas d’avoir entendu dans The ARRS. Ma toune préféré sur l’album. Mais pour contre-balancer, viens « Fahrenheit », la 8e. Ce sera celle que j’aime le moins. La toune est assez hardcore, il y a même un bout vraiment puissant. Mais j’ai beaucoup de difficulté avec le mélange hardcore et chant clean. Évidement, certains riffs sont plus propices pour du émo, mais pas ceux ou ils sont placés dans cette toune. « Décembre Acide » est aussi assez hardcore,commençant même direct avec un breakdown. Le clean sur « Fahrenheit » est déjà pardonné. Un maudite bonne toune. Tout comme « Invincibles », avec ses bouts plus épiques et des nuances intéressantes au vocal. J’ai aussi bien aimé la fin quasi mosh avec ses chœurs. Nous en sommes déjà rendu à la dernière, « Authentiques/Indignés ». Et l’album finira, comme il a commencé, avec une autre bonne toune…

    J’ai souvent dis qu’un cd (tout comme un film, un show etc.), c’est une question d’attente. Dur de décevoir, quand personne n’a d’attente. Mais à l’inverse, il est très difficile de satisfaire quelqu’un dont les attentes sont très élevés. Et comme je vous l’ai dit, je suis un grand fan, donc mes attentes étaient pas mal dans le plafond. Et je suis pleinement satisfait. Je crois que ça dit tout.

    Note : 9/10

    Site : http://www.thearrsmetal.com/home.php

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    Chariots Of The Gods

    “Tides Of War”

    Septembre 2012

    (par Dave Rouleau)

     

    I just may have a man-crush on Chariots Of The Gods

    Bon, je blague, mais oui, ce band de la région de Gatineau a été une révélation au début du mois lorsque que je les ai vu avec Insurrection au Bistro Scanner.  J’étais au courant de leur existence, mais je ne les avais jamais entendu et rarement un band me fait autant d”effet lorsque je les entends pour la première fois en show.  Il faut avouer que l’énergie que le band dégage sur scène aide beaucoup à l’appréciation du produit sonore.

    C’est donc avec fébrilité que j’ai commencé les écoutes de cet album, car aussi bizarre que cela puisse paraître, c’est ma première critique écrite d’un album pour Ondes Chocs.  D’habitude, je déblatère dans mes Capsule Ondes Chocs!

    “Tides Of War”, sorti le 22 septembre dernier, se veut le premier LP de la troupe québécoise, un effort produit par le renommé Glen Robinson.

    En gros, pensez Iron Maiden avec une touche de 3 Inches Of Blood.  Les boys offre un trash métal moderne et mentionne le death metal sur leur page facebook, mais cette référence est d’avantage justifiée par les parties vocales développées par Renaud Jobin, le charismatique chanteur de Chariots Of The Gods.

    Après l’intro “Overture”, on est traité à une attaque rythmique ‘guitaresque’ (et oui, je suis aussi capable d’inventer des mots!) et des double-bass drums dans “Seventh Weapon” et ça donne le ton à un album qui n’offre pas vraiment de répit à l’auditeur.

    Les harmonies de guitares et les solos sont vraiment très bien travaillés et montre une maturité qui n’est pas toujours présente dans le premier album d’un band métal.  Mathieu St-Amour, le principal compositeur du groupe, est un ‘riffmaster’ accompli qui a surtout compris l’importance de la mélodie dans ses harmonies et la chimie avec le chant.

    J’adore les côtés ‘old-school’ (thrash, orgie de riffs) et ‘new-school’ (productions, chant) que le band propose, car ils le font bien et le facteur plaisir est très présent, surtout quand on a eu la chance de les voir ‘live’ en premier.

    Ce clash des styles est très présent sur la pièce suivante, “Blind Assassin”, qui présente une première partie qui ne serait pas mal placée sur une track de As I Lay Dying.  Le drummer dévoile aussi une autre facette de son jeu avec des ‘blastbeats’ bien placé!  “Ambrosian Wings” se veut un peu plus générique à mon goût, mais les harmonies de guitares à la fin viennent sauver la pièce.

    “Tides of War” et “Unbound” sont les tracks qui m’ont fait connaître le band et elles sont des versions ‘stéroïdées’ (une autre invention!) de tout ce que j’ai mentionné jusqu’à maintenant. “Unbound” aura d’ailleurs dû être la dernière de cet album, une meilleure fin qui donne le goût de recommencer l’album immédiatement… quelle compo!

    Je me dois de parler de l’excellente énergie et voix du chanteur qui n’offre pas un range ultra-impressionnant, mais une aisance déconcertante à travailler dans celui-ci dans la même track.  Ce n’est pas si facile à faire et dans ce cas-ci, la production a été faite de mains de maître pour tirer avantage de son talent.  Belle job, Renaud et Glen.

    La section centrale de l’album nous présente trois offrandes entièrement composées par Mathieu et c’est épique, avec la track du milieu, “Snow Falls On The White River”, une interlude acoustique sur fond atmosphérique qui est la bienvenue dans l’assaut de riffs dont on est victime depuis le début de l’album.  L’histoire est d’une révolution contre la gouvernance en l’espace de 12 ans, une rébellion sanglante qui laisse la nation instable…

    “Nebula” est une autre intermission en fin d’album dont je ne comprends pas le sens et aurais pu me passer.  Cependant, juste avant, “Collapse Of An Empire” est particulièrement réussi, avec des solos de fou, incluant un de basse à mi-chemin de la compo.  Cette pièce est un assault continuel dont je raffole.

    En gros, excellent album énergique qui me met dedans avant d’aller travailler et est divertissant à souhait.  Ça va être intéressant de voir la suite des choses pour Chariots Of The Gods, car ce qui est très cool est de savoir qu’en show cette énergie du disque est très bien répliquée m/

     

    Note: 8.5/10
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    Morgue

    Dethroned

    octobre 2011

    (Par Lex)

    Suite à une discussion avec le groupe black de Québec, MORGUE, ceux-ci nous ont envoyé l’album sorti en 2011, «DETHRONED». Je m’apprêtais donc à découvrir leur dernier opus qui fait suite aux aussi inconnus pour moi, Flames and blood (2010) et leur démo (2007). Je vous fais donc part de mes 1ères  impressions à mesure que progresse l’album.

    L’album débute avec une intro, «Rotting thy lambs», dans laquelle on peut entendre des bêlements qui durent une trentaine de secondes avant de laisser place aux grondements des forces qui se déchaîneront alors que résonne l’écho du tonnerre. Belle manière de nous faire sentir que nous sommes les agneaux sacrifiés lors de l’holocauste auquel MORGUE nous convie lors des huit pièces que contient l’album «DETHRONED».  Mais ici pas d’histoires de Satan, c’est l’âme rongée de Dieu qui châtie. Son œuvre mérite d’être anéantie sans pardon et sans ménagement. L’humanité est abjecte et son éradication sera totale. Des images qui trouvent écho dans les paroles qui nous seront vociférés avec ce qu’il faut de déchirement d’une part et de sévérité d’autre part.

    D’ailleurs, «Heights of Babel», qui présente le rejet de l’humanité par Dieu, nous crée, dès le début, une atmosphère d’apocalypse avec le double bass drum dans le fond et les riffs tout aussi déchaînés. Je me dis parti pour une pièce de nuclear black mais aussitôt pensée, cette idée doit laisser place à une seconde réflexion puisqu’on enchaîne avec un breakdown qui nous ramène pendant quelques mesures à un beat plus lent qui entraîne un headbanging. Cette succession de moments très rapides suivis de breakdowns qui mènent au refrain permet, dès la 2ème pièce, de constater que MORGUE nous servira un cocktail déchirant de black de styles variés qui sera appuyé par les vocaux dans 2 registres distincts dont le principal est de basse et caverneux alors que le second est plus black traditionnel avec juste assez d’aigus dans ses screams.

    La 3ème pièce, «Déchéance», une des 3 pièces en français, nous convie directement en enfer au son d’un beat plus militaire dont l’arsenal inclut cette fois, certains riffs plus death et même des bouncing riffs plus populaires chez les adeptes du hardcore. Non, MORGUE ne s’en tient pas aux recettes de base du black. Tant mieux!!

    Cette touche plus death sera mis plus en avant sur la 4ème pièce, «Kingdoms I burnt» qui m’a plus fait penser à du blackened death que du vrai black pur et dur. J’en étais à me dire qu’avec un nom comme MORGUE, on avait bien le droit d’ajouter une touche de death et même en faire une pièce complète quand ça s’est terminé sur un riff qui s’apparente à la fin de la pièce «Davidian» de MACHINE HEAD.

    La 5ème pièce, «Hordes of lions» m’a tout de suite rappelé que MORGUE, c’est du black et comme l’entrée de «Heigths of Babel» nous l’avait laissé entendre, du nuclear black à fond la caisse mais encore une fois, cette pièce ne sera pas unidimensionnelle et elle nous offre une passe old school au milieu qui rappelle immédiatement l’origine du black à l’époque du beat plus rock et moins rapide.

    Cette passe old school devait nous préparer à la pièce suivante, «Bloodstained Eden» qui est définitivement old school. En plein dans l’esprit des 1ers albums de BATHORY, avec ses riffs circulaires qui se répondent et cette langueur dans le rythme.

    On revient en français une 2ème fois pour «Le trône immaculé» et on retourne au beat militaire qu’on nous servait à la 2ème pièce. Curieux tout de même que les 2 pièces francophones sont dans un registre similaire! L’atmosphère de marche militaire ne présage rien de bon. Encore une fois, la mélodie est lancinante à souhait avec ces enchaînements circulaires qui nous font visualiser les vagues d’assaut qui déferlent sur l’humanité propulsées par les riffs de la basse qui gronde. Ta ta ta tum…ta ta ta tum, rien n’arrêtera la progression de la mort. Vous n’en êtes pas encore sûr?

    Pouvez-vous croire que même rendu à la 8ème pièce, MORGUE trouve encore le moyen de nous sortir des breakdowns sans qu’on s’y attende même si «We are thy worms» est la pièce la plus linéaire de l’album et une des plus rapides? Pas de problème!! La planète est dévastée et ne subsistent que les rafales de vent qui portent les effluves pestilentielles des cadavres pourrissants.

    L’album se termine avec une pièce de plus de 8 minutes, «Noyé dans la fange» qui nous offre une atmosphère de funeral black à la limite du doom. Cette musique convient parfaitement à cette pièce-épilogue qui clos ces histoires de châtiments et destruction. La planète est purgée de l’espèce humaine. La mort a frappé et la désolation rampe sur les ruines fangeuses de l’humanité.

    Dans l’ensemble, j’ai bien apprécié la diversité de black qui m’a été offert dans cet album. On en a pour plusieurs goûts. Certaines pièces accrocheront les fans de Dark FortressEnthroned alors que d’autres plairont plus aux fans de GehennaMarduk. La touche death plaira aux non adeptes du black. Ma pièce préférée est «Heigths of Babel» et elle sera la 2ème pièce de ma playlist durant ma «staff hour» du 1 et 2 novembre de 20 à 21h sur notre radio 24h. Pour ce qui est des moments faibles de l’album, je ne peux mentionner une pièce à skipper sans questionnement. Chacune des pièces mérite sa part d’appréciation et l’album «DETHRONED» de MORGUE s’est avéré une très bonne écoute.

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    Dethklok

    Dethalbum III

    16 octobre 2012

    (Par Migg)

     

    Pour cette critique, j’ai choisi de vous parler du très attendu « Dethalbum III », du groupe ”virtuel” Dethklok. Je dis virtuel car, pour ceux qui ne le saurait pas, le groupe est un dérivé de Metalocalypse, une série animée parodiant à l’extrême la scène métal. J’ai connu ce groupe au premier Heavy MTL, et ce qui m’a marqué, ce sont les écrans géants, qui sont très bien exploités. Chaques tounes a son vidéo en animation. Un must à voir en show. D’ailleurs, ils nous visiteront le 5 novembre prochain au Métropolis, accompagné de Machine Head, All That Remain et The Black Dalhia Murder. Pour la création des albums, c’est à Brendon Small (voix, guit et bass) et Gene Hoglan (drum) que reviens le crédit. Alors que le premier est le créateur du show, le deuxième à jouer, entre autre, pour les formations Death et Old man’s child. Par contre, exceptionnellement, le bassiste ”live”, Bryan Beller, a aussi participé à l’enregistrement du 3e opus. Leur musique puise dans le death mélodique, avec une petite touche de trash. Pour les fans de Dethklok, vous ne serez pas déçu. Bien que certaines tounes se rapproche de d’autre style, la base reste bel et bien du Dethklok. Pas de grande révolution ici, et c’est très bien comme ça. On pèse sur play et ça décolle…

     

    D’entrée de jeu, nous sommes accueilli par une petite intro symphonique et épique, qui laisse rapidement la place à « I ejaculate fire », le premier titre. Pour ceux qui me connaissent, vous savez que je ne suis vraiment pas un fan des solos, qui sont, ici, légion. Je vais donc chialer une fois pour toute en commençant, pour ensuite aller au vif du sujet… OSTIIII !!! Bon, voilà qui est fait, on passe aux choses sérieuses. La toune commence en force avec un bon riff, quand même assez mélodique, qui deviendra plus agressif avec l’ajout des voix (qui me semblent un peu plus méchantes qu’à l’habitude). Le son est, comme toujours, excellent. Par contre, la basse aurait pu être plus présente. Une vrai bonne toune, qui laisse présager un album pas piqué des vers. On enchaîne avec « Crush the industry » et son début planant. J’y décèle par bout une légère influence black métal qui n’est vraiment pas déplaisante. Le beat est entraînant, mais il manque un petit quelque chose. C’est une très bonne toune, mais ce ne sera pas LA toune de l’album. Car LA toune pour moi, c’est la suivante, « Andromeda » qui possède l’agressivité et la rapidité qui manquaient à « Crush the industry ». Un coté plus trash, une voix plus couinante et un peu de blast beat, tout les ingrédients sont là pour faire mon bonheur.

    Tiens donc, la suivante commence aussi avec un riff planant, un peu pesant. Quoiqu’ avec un titre comme « Galaxy », le choix s’imposait par lui-même. Mais bon, y’ a quand même des limites. La track ne commencera jamais tout à fait. Pas plus que l’intensité ne changera d’ailleurs, ce qui en fera un morceau assez linéaire. La touche black métal sera cette fois plus présente. Décidément, je n’aime pas du tout « Galaxy ». La suivante, « Starved », commence avec un riff aux tendances plus dgent, ou la basse sera plus présente. Ensuite un bout plus trash nous donnera envie de galoper. Par contre je ne pourrai pas tenir ma promesse, car je doit chialer sur un solo. Certains solos peuvent être intéressants, bien placés et donner une autre atmosphère. Je n’aime pas plus mais je comprends le principe. Par contre celui à 1m45 me fait souffrir péniblement. Il ne fitte pas dans le décors, et en plus il est vraiment trop mis à l’avant plan. Ne serait-ce de cela, la toune aurait pu être intéressante. Au moins la suivante, « Killstardo abominate », commence sur les chapeaux de roue. Elle est méchante, dans le sens positif du terme. Les seuls bouts ou la rapidité est réduites servent de tremplins au riff suivant, et sont largement compensés par l’augmentation marqué de l’intensité. Un autre coup de cœur. Ensuite, « Ghostqueen », qui joue elle aussi dans la ligue des mollos. Malgré une très légère augmentation d’intensité par-ci par-la, elle ne m’impressionnera guère plus que « Galaxy ».

    Passons à la 8e, « Impeach god ». Elle est somme toute intéressante, avec ses bouts assez death old school et son écho dans la voix. Le coté mélodique est très (trop?) présent. Intéressante mais pas nécessairement bonne. Continuons avec « Biological warfare ». Certains bouts me font penser à Pantera, mais en plus mélodique. Un bonne toune, avec une fin intéressante. D’ailleurs, la prochaine, « Skyhunter » est aussi une bonne toune, avec une montée vers le milieu qui ajoute un petit plus. Nous en sommes à l’avant dernière, « The hammer ». Bien qu’elle ne soit pas dans le tapis (assez loin même), ça reste un bon morceau, bien catchy et grounder. Le début de la dernière, « Rejoin » me fait peur un peu car c’est une réplique de la piste précédente mais en moins bon. Mais le tout s’arrange après la première minute. Par contre, ce ne sera pas la meilleure toune de l’album, restant trop légère, malgré les bass drum dans le tapis. J’aurais souhaité une toune plus agressive pour terminé l’album.

     

    C’est donc un album en dents de scie que nous aurons livrés les Américains de Dethklok. Certains excellents morceaux, d’autre plutôt ennuyeux et plusieurs pistes assez ordinaires. À mon avis, il est un peu meilleur que le Dethalbum II, mais moins bon que le premier.

     

    Note:7,5/10

     

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    Pathology

    “The Time Of Great Purification” 

    2012

     (critique de Dez)

    PATHOLOGY est un groupe de Death Métal Brutal provenant de San Diego en Californie. Depuis leur formation en 2006, ils en sont déjà à leur 6e album! N’ayez crainte, leur productivité n’affecte aucunement la qualité de leur musique! Depuis 2009, dans mon cas, j’attends donc impatiemment la sortie de leur nouvel album chaque année. Malgré tous les changements de membres au niveau du groupe (il ne reste que le batteur comme membre original), le style musical de PATHOLOGY reste le même : du Death Metal Brutal, assez simpliste et sans compromis, incluant des grooves Slam ultra pesants, sans toutefois tomber dans le Deathcore (pensez plutôt à DEVOURMENT pour le Slam) !

     

    Pour leur nouvel album, THE TIME OF GREAT PURIFICATION, leur guitariste (Diego de DISGORGE) et leur chanteur (Matti aussi de DISGORGE) ont cédés leurs places à de nouveaux membres. Étant un grand fan de DISGORGE, j’étais un peu septique quant à leur départ du groupe mais, j’ai été agréablement surpris dès lors de ma première écoute de l’album. Le vocal reste similaire; le plus guttural possible. Le nouveau guitariste (qui joue aussi la basse sur l’album) apporte de nouvelles textures au groupe en y ajoutant des solos créant des atmosphères assez uniques pour le style.

     

    THE TIME OF GREAT PURIFICATION contient aussi des riffs un peu plus techniques, tout en restant loin du Death technique. Ça reste pesant et brutal. Les fans ne seront pas déçues, au contraire! À force d’écouter le nouvel album, je crois même qu’il surpasse les autres par sa variété d’ambiances transmises par les riffs et les grooves. Les fans de Death Brutal sont servis!

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    Meat the Grinders

    « Strictly Ground »

    2012

     

    Aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’ai encore fait aucune critique du genre de métal que j’écoute le plus. Normalement je suis surtout axé entre le grindcore et le death brutal. C’est donc avec un très grand plaisir que je vais vous disséquer le cd « Strickly ground », du groupe de Sherbrooke Meat the Grinders. Le groupe ne fait pas dans la dentelle. On parle plus de death/grind assez technique, quelque part entre Fuck the Facts et Slaugther Slashing, mais sans coté noize/électro. Donc si vous vous attendez à de belles mélodies et à de douces harmonies, vous vous êtes peux-être trompé d’album. Mais si vous êtes en manque d’agressivité, dépêchez-vous de peser sur play.

     

    Premier fait à noter, le vocal principal, malgré les apparences, est bel et bien celui d’une femme. Pour moi, c’est un bon point. Il n’y a malheureusement pas assez de femmes dans ce milieu, qui peuvent pourtant faire une job aussi bonne, sinon meilleur qu’un homme. Quoique le fait d’être une femme ne suffit pas. Encore faut-il que le vocal soit à la hauteur. Rien à redire ici. Des bons patterns, une voix bien contrôlée et plusieurs teintes différentes. Excellent. Deuxième fait à noter, tout aussi intéressant que le premier : Malgré que la majorité des titre soit en anglais, la plupart des paroles sont en français. Ce qui prouve une fois de plus qu’on peux faire de quoi qui sonne, même dans notre langue. Coté son, ce n’est pas le top, mais c’est très écoutable, surtout pour du grindcore. Disons aussi que c’est le premier album d’un petit groupe, sortit sur Guilty Parade Records, petit label DIY, qui en est  à son deuxième release. Donc le meilleur moyen si vous voulez un meilleur son, achetez l’album et encouragez-les. Plus de budget = un meilleur son…

     

    Dès les premières notes de basse de la pièce-titre du groupe, « Meat the Grinder », j’ai envie de danser. Faut dire que la toune, en fait plus une intro, est des plus joviale et originale. On voit tout de suite que le groupe ne se prend pas au sérieux (on s’en doutait déjà en les voyant influencés par Yves Corbeil, sur Fessebook). Mais c’est avec « Dead pig are fun » que les hostilités débutent vraiment. C’est du grindcore mais avec une touche plus technique. Faut dire qu’en 44 secondes, ça ne laisse pas grand chose à dire. Ensuite une de mes préférées, « Raped taco style ». Un riff punk’n roll, vers le milieu, donne une belle touche funny, surtout entouré de riffs qui, eux, ne le sont vraiment pas. La prochaine, « Distillation humaine » est aussi une excellente toune, plus death un peu que les autres. À noter que la plupart des paroles sont facilement compréhensibles, malgré qu’elles soient gueulés. Les changements de beat sont intéressants, ne restant pas en mode blastbeat, comme beaucoup de groupe du genre. Pour « Stérilet shit », la 5e piste, il manque un petit quelque chose, sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. On s’ entends, c’est une bonne toune, mais qui en suit deux excellentes… La prochaine, « Toilet loop » est bonne, mais pour moi elle ne commence vraiment qu’à 38 secondes. Le début est Intéressant, mais ce n’est rien comparé au reste. Sur certain riff, la guit pitonne pas mal. Nous sommes rendu à la 7e, « Bad trip », qui continu dans la même veine. Des bouts pas mal techniques, entrecoupé de parties plus grind. Un bout aux influences plus ”Démence”, vers le milieu, est assez entraînant. Le tout est suivi par « Lighter thief », partie 1 et 2, qui peux très bien s’écouter en une toune. Et une maudite bonne à part ça. Tantôt dans l’tapis, tantôt plus intense, des paroles drôles et combien vraies, le mélange idéal. Le morceaux suivant, « Reptilien », a une touche plus trash. Punchs, solo et une guit qui sonne comme une sirène. C’est loin d’être ma préférée. Seule consolation, vers la fin, le vocal prends des teintes encore inutilisés. Qu’à cela ne tienne, ils sont de retour avec la suivante, « Douch attack ». Celle-ci est nettement plus crust que le reste de l’album. Un bon morceaux avec des patterns de vocal bien entraînants. Viens ensuite « Powerviolence in your pants », l’avant dernier titre de l’album. Elle aura, elle aussi, une touche crust, donné par la guit et les vocals. Par contre à 1m50 (la toune dure 3m24), plus rien jusqu’à la fin, pour enfin enchaîner avec « Outro », qui commence… comme l’autre à fini, c’est à dire en silence. Elle ne commencera qu’à 1m06. Il s’agit d’un rap mixé avec une toune de Mario Bros qui finira à 2m10. Ensuite un autre silence jusqu’à 3m50. Tout ça pour un peu de guit, sans vocal, sans drum, sans distorsion ni agressivité et ce jusqu’à la fin (5m43).

     

    C’est donc un bon cd, mais ma principal critique ce situe sur les 7 dernières minutes. On a vraiment l’impression qu’on à cherché à étirer le temps. Je crois que l’album ce serait beaucoup mieux terminé avec, par exemple, quelques petites tounes cachés, très grind et garochées, qui n’auraient pas demandé beaucoup de travail…

     

    Ils seront d’ailleurs en spectacle le 22 octobre, au Café Chaos, à Montréal. Allez les encourager, vous ne serez pas déçu.

     

    Note: 7,5/10

     

    Site : https://www.facebook.com/pages/Meat-The-Grinders/185422611505932

     

     

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    Death Lullaby

    « Fractal »

    31 aout 2012

     

    Encore une fois aujourd’hui, ma critique sera en mode découverte. Je vais me sacrifier pour vous et je mets le EP « Fractal » du groupe de Pointe-aux trembles Death Lullaby. Certains sacrifices sont pire que d’autre, et celui d’aujourd’hui me paraît plutôt agréable. Le groupe donne dans un death assez technique mais tout de même mélodique, avec des bouts à tendance deathcore. Il s’agit de leur deuxième EP, le premier étant « Wake up in death », sorti en 2008.

     

    Je pèse donc sur play sans grandes attentes. Ça commence bien, le son est excellent. J’aurais peux-être mis le bass drum un peu plus en avant, mais c’est largement compensé par la basse qui, pour une fois n’est pas laissé pour compte. Ça gueule solide et ça commence en lion avec « Within the void ». La musique est plutôt technique tout en gardant un fil conducteur. Le headbang reste donc possible et c’est ce que je fais tout seul dans mon salon. Faut dire que sur certains riffs c’est quand même assez dur de s’en empêcher. Certain riffs se rapproche du djent. À noter un featuring de J-M, de Mass Murder Messiah qui n’est pas à négliger. Par contre, la longueur du solo pourrait être revu à la baisse. Pour la pièce-titre, « Fractal » c’est au tour de Véronica , de Karkaos, à venir faire un featuring. Encore une fois, la formule réussi. Faut dire que pour les deux featuring, les voix sont bien misent à profit. Seul questionnement : Pourquoi avoir mis les deux seules tounes avec des featuring comme deux premières, au lieu de les répartir? Ce qui aurait pour effet de briser une routine avant même que celle-ci soit installé. Bon, on s’entend pour dire que c’est mineur, mais ma job, c’est de chialer. Sur certains riff, la guitare à une touche un peu plus trash. En général, la toune est moins rapide que la précédente, mais ne gagne malheureusement pas en intensité. Ça reste une bonne pièce, sans être la meilleure de l’album. Pour « Denied », la 3e, ça commence bien. Je trip vraiment sur le premier riff. Finalement disons plutôt que je trip sur la toune au complet. C’est la plus agressive et ma préférée sur l’album. Le vocal est excellent. Un petit chuchotement en background et des sampling intégrés à la toune donne un effet assez puissant. Seul point négatif, le solo, qui ne me fait vraiment pas tripper. Au tour de « Decimate ». Le vocal prends des touches hardcore qui ne sont pas désagréables. Le reste de la musique aussi d’ailleurs. J’aime bien le beat de drum lorsque la toune embarque, qui se démarque du reste. Un sampling bien placé rends endurable un solo qui sinon aurait été beaucoup plus pénible. Quoi? On est déjà rendu à la dernière? Et oui! Serait-ce le principal défaut de cet album? J’pense que oui moi. Quoique j’aime mieux qu’un album finisse alors que j’en veux encore qu’un album que je suis écœuré avant d’être rendu à la moitié. Le cd finit (trop tôt) avec « Obselete », une autre excellente toune. Les riff sont saccadés et la touche deathcore est très présente. Encore une fois, à mon goût, le solo est de trop. Je l’avoue, je déteste les solos. Pas ceux du groupe spécifiquement mais bien les solos en général. C’est une des raisons qui fait que j’abandonne lentement mais sûrement le trash. Opinion très personnelle, mais bon… Par contre la qualité du reste compense largement pour ce défaut quand même mineur.

     

    Donc très bon album, à se procurer absolument. Surtout que le rapport qualité/prix est assez dur à battre. L’album est excellent et en plus il est en download gratuit sur le site du groupe http://www.deathlullaby.com/ . Aucune bonne raison donc de ne pas encourager ce band local. Ils seront aussi en show à Montréal le 23 novembre, au Club Soda.

     

    Note : 8.5/10

    Site : https://www.facebook.com/DeathLullabyOfficial?ref=ts

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    Beyond Fiction

    « Proximity Effect »

    27 juillet 2012

     

    Cette fois-ci je vais faire la critique du cd « Proximity Effect » de Beyond Fiction, un groupe de death mélodique du Saguenay. Je n’ai vraiment aucune attente, car je n’ai jamais entendu ce groupe. J’ai déjà vu le nom sur des flyers mais sans plus. Je suis donc en mode découverte. Et s’en ai une belle…

     

    Ça commence en force avec la pièce-titre, « Proximity effect ». Le coté mélodique est bien présent. L’agressivité est la aussi, mais j’en aurais pris un peu plus. Les enchaînements sont précis mais sans surprises. Le son mériterait d’être retravaillé, mais reste tout de même bien écoutable. On m’a dit que le band sonne beaucoup mieux live. Affirmation que j’ai bien l’intention de vérifier lors de leur passage à Montréal, le 15 décembre. Pour la 2e, « reborn », le riff du début me fait penser à du The Arrs, un groupe de metalcore français. Bonne comparaison car j’adore ce groupe. Plus de scream et d’agressivité dans celle-ci, faisant un contraste intéressant avec les bouts plus mélodiques. Très bon morceau !!! Pour « In dark sorrow », un peu plus d’atmosphère mais un peu moins de méchanceté, un solo qui ne me fait pas tripper et un breakdown qui manque de vocal. Pas un mauvais morceau, mais loin d’être le meilleur de l’album. Ensuite, « conviction ». Chose sure, la piste, elle, n’en manque pas. Les patterns de vocal, par bout plus hardcore et saccadés, sont excellents. Seul petit défaut, un riff de guit un peu trop gentil à mon goût. Dans « release your trust », certain riff, aux accents plus épiques, viennent briser un peu la routine. La voix prendra aussi un peu se penchant. Mais pour me faire plaisir, la prochaine (et dernière), « ignorance to innocence », devrait être un peu plus agressive. Et le monsieur, yé content. La guit est plus tranchante, plus agressive. Un bout sludgy au milieu me surprends un peu. Bon choix de structure. La toune finira en outro noizy.

     

    Donc, en résumé, c’est un très bon album. Le vocal est nuancé, les riffs entrainants et les beats bien appuyés.  Mes pistes préférées sont « reborn » et « ignorance to innocence ». Seul petit commentaire, certains bouts auraient mérité d’être plus appuyé, en autre avec des back vocal.

     

    Note : 7,5/10

    Site : https://www.facebook.com/beyondfictionband

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     Cryptopsy

    « Cryptopsy »

    11 septembre 2012

     

    C’est donc après une attente de 4 ans que Cryptopsy nous présente son 7e album. 4 ans depuis le plus qu’ordinaire « The unspoken King », sorti en 2008. Faut aussi dire que pour moi, ils ne nous ont rien offert de vraiment intéressant depuis 2000, soit depuis la sorti du fameux « And then you’ll beg ». Est-ce que les deux changements de guiteux entre les deux derniers albums auront su réveiller la bête? (départ d’Alex Auburn en 2009, remplacé par Youri Raymond, qui quittera en 2011, ce qui marquera le retour de John Levasseur, guitariste sur les quatre premiers opus). Seul moyen de le savoir, on mets le cd…

     

    Après 38 secondes d’ intro, paf dans ta face. Flo est en grande forme. Le chanteur aussi d’ailleurs. J’ai beau avoir chialé souvent contre son vocal, cette fois-ci c’est le contraire : une bonne teinte, bien grasse, parfois à la limite du couinage. N’empêche que je m’ennuie quand même un peu des back vocal de Youri, mais bon… C’ est intense, ça bûche et c’est technique. Quoi demander de mieux? Et malgré la technicité, aucun mal de tête en vu. Les riffs sont bien construit, reste accessible et sont tous travaillé dans les moindres détails. Avec la 2e track, « Shag harbour’s visitors », la tendance se maintien. Bien que ce soit un excellent morceau, j’ai cependant un peu moins aimé certains pattern de vocal sur la 3e, « Red skinned scapegoat. J’ai toutefois bien aimé le petit bout de musique d’ascenseur, qui aide la toune à se démarquer un peu. Vers le milieu, un petit coté deathcore se fait sentir… Nous sommes rendu à « Amputated enigma, la 5e. Après plus de la moitié de l’album, je me rend à l’évidence : J’ai beau chercher des points faibles, j’y arrive difficilement. Pour pouvoir chialer, je pourrais dire qu’il y a beaucoup de solos. Mais d’un autre coté, comme il s’agit de Cryptopsy, ils sont pratiquement indispensables. L’album finira donc comme il a commencé, alliant technique et brutalité, blast beat et passes de drum plus jazzées. J’ai bien aimé le blast au début de « Omnious », mais un peu un autre bout vers le milieu, qui fait trop cacophonique et discordant à mon goût.

     

    Donc, en conclusion, la bête est bel et bien réveillé, pour mon plus grand plaisir. Digne de leurs albums des années 90, ce cd sera aussi sûrement dans mon top 5 pour l’année 2012. Je le recommande fortement.

     

     

    Note : 9/10

    contact :https://www.facebook.com/CryptopsyMetal

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    Artiste: Obey the Brave

    Album: « Young blood »

    Cette fois-ci, j’ai choisi l’album « Young Blood » de Obey the Brave, un groupe de hardcore local en pleine ascension (près de 40 000 fans facebook en moins de 10 mois). Faut dire qu’avec Alex Erian (ex Despised Icon ) au vocal et deux anciens membres de Blind Withness pour la guit et la basse , ça aide un peu !!! Mais disons aussi qu’il y a eu abondance (surabondance?) de pubs. Juste a voir leur merch pour comprendre (cd, 12”, 12 modeles de shirts, casquette, short, poster et même des étuis à Iphone et des planches de skate, le tout en moin de 1 ans d’existence…) Y’a du Kiss en arrière de ça!!! Le disque, une collaboration de Epitaph et de Distort Entertainement, est sur nos tablettes depuis la fin août.

    Et on part. Une petite monté et bang, ça décolle avec « Lifestyle ». Ça sonne comme une tonne de brique. La lourdeur du son rends les breakdown crissement puissants. Le seconde pièce, « It starts today » commence en force. Un excellent titre, avec un maudit bon breakdown au milieu. La toune est puissante, mais un petit quelque chose m’achale : une des deux guitares nous fait des petits bouts en oubliant toute agressivité. Pour moi le morceau serait bien meilleur sans cela. Pour « Self made », nous avons droit à un featuring de Liam Cormier, chanteur de Cancer Bats. Pas le meilleur featuring que j’ai vu, mais ça sort d’une routine qui commence déjà à s’installer. Pour « Live and learn », la 4e, on va avoir des bouts pas mal plus molo. Une des guit oubliera encore sa distorsion… pas un méchant morceau, mais moi je trippe pas du tout sur celle-la. Arrive « Garde la tête froide », la seule toune en français, mais pour moi c’est toujours un plus. Bien sur, la guit fera encore des sienne, mais on dirait que le fait que ce soit en français aide à faire passé la pilule. Ce sera une de mes pièces préférés.

    Ensuite « Grim », une affreuse petite toune noizy de 30 secondes, qui se veut plus une intro à « Get real », la 7e piste. Une excellente toune (à part la guit qui m’achale encore à l’occasion). Cette fois-ci, c’est Scott Vogel, du groupe Terror, qui viendra faire une apparition. Mais malgré tout, je commence à en venir à une conclusion : les morceaux se ressemble tous un peu. Pour la suivante, « Time for a change », c’est Kevin Ma Caughey, de Ion Dissonnance, qui nous visitera. Par contre l’apport sera, à mon avis, plutôt minime, n’apportant pas grand chose de nouveau. Pour les morceaux « Unstoppable » et «  Early grave », rien de nouveau. Ce sont de bons titres, surtout « Early grave », avec un des meilleur breakdown de l’album. Mais rendu vers la fin d’un album, il faut un petit quelque chose pour nous garder captivé. Mais ici il n’y à pas de petit quelque chose. On dirait un mélange des autres tounes de l’album. La seule différence sera sur la dernière, « Burning bridges ». Pour celle-la, nous auront droit à du chant clean. Mais pas clean comme les ”chœurs” sur le reste de l’album, mais plutôt comme quelqu’un qui va partir à braillé. Ça se lamente pas à peu près. Moi aussi j’en pleure. La pire toune du groupe.

    Le tag du groupe affirme qu’ils ne ré-inventent rien et c’est vrai. Ils font du hardcore tout ce qu’il y à de plus commun et c’est ben correct. Des bons morceaux, bien maîtrisés, qui sonnent vraiment. Mais qui gagneraient à se diversifier un peu.

     

    Note : 8/10

    Site : http://www.obeythebrave.com/

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    Artiste – DOPETHRONE
    Album – « III » (12 août 2012)

    Aujourd’hui je me gâte un peu. Pas que je vais critiquer un CD du genre que j’aime le plus, mais Vince, le chanteur-guitariste et principal compositeur, est une des première personnes avec qui j’ai jammé (y doit en avoir fait des moyens cauchemars, dans le temps j’étais comme une poule pas de tête). Un maudit bon gars.

    Coté genre, Dopethrone donne dans le stoner/sludge. C’est lourd comme c’est pas permis. En veux-tu de la basse, en v’la. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce courant musical, disons que c’est lent et que l’accent est surtout mis sur l’ambiance et la consonance plutôt que sur la rapidité. Si vous cherchez du blast beat, vous vous êtes trompé d’adresse. Mais pour chiller, vous ne trouverez pas mieux. On peux déceler une influence Black Sabbath. Certain appelle ce genre du mou, mais le qualificatif ne peux s’appliquer à Dopethrone.

    Donc, comme le nom du groupe l’indique, j’en allume un pis on part… On va commencer par le son. Masterisé par Jean-Baptiste Joubaud, le son est excellent. On entends chaque instruments distinctement. La voix est quelque peu en retrait, donnant un effet planant. Ça donne le goût de se fermer les yeux et d’écouter en se fesant aller la tête. Comme le genre l’exige, les tounes sont longues. Le cd dure 36 minutes et ne comprends que 5 pistes. À noter qu’il s’agit d’un trio. On a déjà vu des groupes de 9 sonner moins que ça.

    La première, « Hooked », commence avec un sampling qui donnera un ambiance plutôt malsaine au morceau. D’autres sampling incorporés à la toune et des rires sadiques le confirmerons. Coté vocal, je suis agréablement surpris. Je l’avoue, j’avais de la difficulté avec le vocal sur le premier cd. Je le trouvais trop black métal. Bien que le coté black de la voix soit resté, la teinte sonne beaucoup mieux à mon oreille et s’intègre agréablement avec la musique. La 2e, « Reverb deep », commence aussi avec un sampling. Au lecteur, celle-ci affiche plus de 10 minutes. Et elle gardera somme toute la même pesanteur jusqu’à la dernière minutes, ou le tempo augmentera sensiblement, avant de terminé un peu comme elle avait commencé. Un bon morceau pour une ride de char. Tiens, la 3e commence aussi avec un sampling. Certains diront qu’il y a de l’abus, moi je trouve que ça fait concept. Faut aussi dire que sur chaque cd de mon groupe il y a une 15e de sampling, donc…Je ne suis pas le plus impartial. Pour moi, y’en a jamais trop, tant qu’ils sont bien choisi et bien placés. Et c’est le cas ici. J’aime bien le petit changement de riff du début, partant de classique stoner à sludge. Après le sampling du ¾ de la toune, un petit solo noizy. Pour l’avant dernière, « Devil’s dandruff », pas de sampling, sinon un tout petit à la fin de la toune. Faut dire que c’est (et de loin) la plus courte, avec moins de 4 minutes au compteur. Le rythme est aussi accéléré. Stoner à souhait, ce sera ma préféré sur l’album. Ensuite, pour finir, « Cult leader » beaucoup plus molo que sa prédécesseure. Un sampling intégré dans le début de la track donne un effet ”Dystopia”. Bien que les back vocal du bassiste, Vik, apporte un petit quelque chose, j’aurais personnellement choisi une tinte plus opposée à celle du chanteur principale. On fini ça avec une petite fin noizy, ou l’on entendra pipe à eau, bébé qui pleure et hurlements. Maudite belle conclusion de cd.

    Donc nous avons ici un très bon opus, bien ficelé. Seule commentaire, j’aurais apprécié plus de changements durant les morceaux. De même que, pour l’instant, l’album n’est disponible qu’en download digital via bandcamp. J’attends avec impatience la sorti de l’album physique.

    Note : 8.5/10

    Sites : dopethrone.bandcamp.com
    [email protected]

    [email protected]___________________

    Artiste -ENSIFERUM

    Album – “Unsung heroes” (18 septembre 2012)

    Les finlandais nous aurons laissé patienter 3 ans avant de nous livré ce 5e opus. Trois ans depuis le plus qu’ordinaire « From Afar ». Est-ce que l’attente aura valu la peine? Voyons cela de plus près.

    Comme tout bon groupe de folk métal finlandais qui se respecte, on commence avec une petite intro instrumentale. Rien d’original certes, mais une bonne entrée en matière tout de même. La pièce pourrait être la trame d’une épopée épique. Affirmation aussi valable pour la plupart des pistes de l’album, comme la 2e « in my sword i trust ». Le rythme de celle-ci sera entraînant, passant de jovial et léger, jusqu’à atteindre une certaine agressivité vers la fin. La voix se veut un heureux mélange de vocal folk (sans pour autant tomber, comme je le craignais, dans le trop clean) et de d’autre, plus gueulés. Un bon morceau qui coule bien. Pour la pièce titre, « Unsung heroes », nous visiterons des ambiances plus mélancolique. Certains bouts, avec les chœurs notamment, donneront même dans le tragique, avant de reprendre un peu vie. Pour la suivante, certains bouts de clean vocal, aux limites de la lamentation, me feront perdre tout intérêt pour ce morceau trop catchy et commercial à mon goût.

    Dans « Celestial bond », une magnifique voix lyrique féminine nous accueille. Aucune distorsion ici. Un bon morceau, si le but visé est la détente. Un peu moins si c’est le coté festif qu’on recherche. Mais le contraste avec la suivante, « Retribution shall be mine », est frappant. Avec ses riffs trash/viking, ce sera une des plus métal de l’album (en fesant abstraction des cleans du milieu). Très bonne toune. Heureusement car elle est suivi par « Celestial bond 2 », qui ne sera pas meilleure que sa première partie. Achevez-moé quelqu’un… Après avoir fini d’étirer la sauce, nous écouterons « Pohjola », un morceau plutôt ordinaire, ni bon ni mauvais, mais qui se laisse tout de même écouter. Pour l’avant dernière, « Last breath », retour au radiophonique. La toune est on ne peux plus commerciale, donnant le goût de s’ouvrir les veines et de se laisser agoniser. Absolument aucune trace de métal dans le coin.

    Puis, cri de corbeaux, bruissements d’une rivière et didgeridoo ouvrent « Passion proof power », morceau aux tendances prog, qui durera 17 minutes. En voyant le temps affiché sur mon lecteur, j’ai d’abord cru à la toune cachée. Mais non, il s’agit bien de 17 minutes d’une musique aux nuances multiples, qui changera plusieurs fois d’intensité, et nous fera passer par toute la gamme des émotions. Une fin d’opus somme toute intéressante. À noter que ma toune préférée est sûrement la reprise de « La Bamba », version presque death metal, disponible en bonus sur la version deluxe de l’album.

    Donc, en résumé, un cd écoutable, mais loin d’être un futur classique. Tout de même du bon temps à passer, certains morceaux sont même très bons, mais certains autres méritent assurément d’être skippé.

    Note : 7/10

    site : http://www.ensiferum.com/

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    Artiste – BURNING THE OPPRESSOR

    Album – “The ignition” (2012)

    Pour cette review, ce n’est pas moi qui est choisi l’album. J’ai demandé des suggestions. Pourquoi ? Pour trois raisons bien simples : j’aime découvrir des choses que je ne connais pas, pour me sortir un peu de ma zone de confort et pour éviter que j’aime systématiquement tout les albums critiqués. Car évidement, j’ai plus tendance à choisir les groupes que j’aime le plus. Cet album est donc une suggestion de M. Ondes Chocs lui-même, Dave. (merci man)

    Je mets donc le cd « Ignition », des montréalais de Burning the Oppressor, sorti en 2012 sur Oppress Records. Le band est classé Deathcore. À mon avis, c’est plus du hardcore, mais bon…

    À la première écoute, un p’tit quelque chose me chatouille l’oreille : le son du bass drum. Le mot « bass », plutôt approximatif, devrait peux-être se faire remplacer par « trigger ». En effet, le petit tic-tic-tic du bass drum enlève malheureusement toute chaleur à l’album. Dommage car, si on fait abstraction de ça, le produit est bien intéressant. On sent d’emblée que les gars ont du talent, qu’ils vont continuer à faire parler d’eux… Et ce ne sera peut-être pas seulement au Québec… Le groupe a un potentiel certain.

    Le tout commence avec la pièce titre, qui se veut plus une introduction instrumentale qui nous amènera peu à peu à ce que sera l’album. On débutera très doux, seulement à la guitare, pour finir avec les bass drum dans le tapis. Intro qui s’emboîtera à la perfection avec « Fire in the pit », au refrain fort entraînant. Pour moi la meilleure de l’album. J’imagine aisément un show, ou la foule crierait à l’unisson “Die mother fucker, burn, burn mother fucker.” Par contre, le tout s’enchaînera d’un solo.

    Personnellement, je déteste pratiquement tout les solos, trouvant ça fait ’80 et frais chier. Mais bon, ce n’est que mon humble opinion. Au moins, celui-ci aura le mérite d’être bien exécuter et il ne s’éternise pas. On fini ça avec un riff des plus trash. À la troisième, je me rends à l’évidence : les tounes sont faite pour resté en tête. Une influence Pantera est indéniable. Seul fuck, encore un solo. Ensuite viens « Warzone », avec son début en tapping pas piqué des vers et ses breakdowns puissants. Mais encore un solo!!! Pour continuer, on ralenti un peu le tempo, histoire d’augmenter un peu l’intensité. Intéressant car ça rends le tout moins homogène, plus nuancé. Mais devinez quoi? Un autre solo… Viens ensuite « It’s over », que j’aime bien, jusqu’au milieu de la toune. Ensuite un peu de chant clean et un autre solo viendront gâcher la sauce. Toune suivante, un autre solo. Décidément, y’ a de l’abus. 8e piste, encore un autre solo. La formule va rester ainsi jusqu’à la fin : Des riffs accrocheurs, des bons breakdowns et des patterns de vocal fait pour rester en tête, mais avec un solo à chaque ½ ou ¾ de toune. J’attendrai jusqu’à la fin une piste sans solo, mais peine perdu…

    Les gars n’ont pourtant rien à prouver, ils font du maudit bon stock. Mais 2-3 solos ça aurait été bien en masse. Donc si vous êtes un tripeux de solo, c’est votre album. La qualité est indéniable. Mais si, comme moi, c’est pas votre fort, vous pourriez trouver le temps plutôt long. Par contre , comme je l’écrivais plus haut, pour moi ce sont des tounes qui doivent prendre toute leurs importances « live », avec un son plus chaleureux et une foule qui connait déjà l’album.

    Note: 7/10

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    Artiste – VITA IMANA

    Album – “Uluh” (30 janvier 2012)

    Cette fois-ci je vais remonter un tout p’tit peu dans le temps. Le CD que j’ai choisi pour cette critique date quand même de la fin du mois de janvier 2012. Par contre, pour moi, il est passé carrément dans le beurre. Probablement parce que je ne connaissais pas ce groupe-là (et je ne dois pas être le seul). C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire sur cette petite découverte.

    Il s’ agit de l’album « Uluh », du groupe de trash tribal Vita Imana. On se souviendra tous du pari que Sepultura a tenu (avec succès) pour l’album « Roots » en 96, soit d’allier métal moderne et musique tribale. C’est aussi dans cette veine que les espagnols de Vita Imana ont cherché leurs inspirations. Qu’a cela ne tienne, pour moi les frères Cavalera se sont fait déclasser. On croirait entendre « Roots », mais en plus moderne, sur les stéroïdes. Les instruments tribals (darbuka, djembé, surdo, berimbao…) sont beaucoup plus présents, donnant un style pratiquement unique.

    Le tout commence par une intro noise/ambiant qui mets en appétit, sans rien laisser prévoir de ce qui va suivre. Ensuite déferle l’excellente « animal », une de mes tounes préférée sur l’album. Le premier riff pourrait aisément se trouver dans une toune deathcore, mais les percussions (qui n’arrêteront pratiquement jamais) donne la touche qui fait toute la différence. Pour les deux prochains morceaux, la lourdeur et l’intensité prendront plus de place, sans toutefois perdre l’agressivité. Ça mosh pas pire, surtout vers la fin de « corpus ». Ensuite, une petite intro de 1m15, ou toute distorsion et agressivité auront disparus, pour ensuite laisser la place à une des tracks les plus trash de l’album. Puis, un petit intermède de plus de 6 minutes de musique tribale, de guitare acoustique et de bruissements divers (probablement dans le but d’alléger le tout). Mais je crois que l’équivalent en version abrégée, 2 minutes maximum, aurait été plus efficace. Car en 6 minutes on décroche tout de même un peu. Surtout que le tout est suivi d’un autre 90 secondes de légèreté et de douceur…

    Heureusement, la lourdeur d’un riff ”stoner” nous attends au détour de la prochaine, nous apportant ensuite un coté groovy, tout en restant pesant. À noter que l’ajout d’un djembé donne une touche vraiment intéressante. La suivante, « craneo » donne plus dans le deathcore, mais toujours avec la touche tribale. Pour l’avant-dernière, on fait vraiment dans la trash. Probablement la plus rapide de l’album. Et pour finir ça, encore un autre maudit 3 minutes d’ intro qui rappelle un peu trop le milieu de l’album. Ensuite on partira graduellement d’une musique à la limite du grivois viking, pour évoluer lentement vers le style auquel les madrilènes nous ont habitué. Plusieurs changements d’intensité au menu dans ce 10 minutes musical.

    En résumé, c’est un album des plus excellent, qui a son coté unique. À condition de sauter l’entracte du milieu.

    Note : 9/10

    Contact : http://www.vitaimana.com/

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    Artiste – HEAVYWEIGHT DIVISION

    ALBUM – « Perversion Into Gluttony » – 04 août 2012

    Cette fois-ci, j’ai choisi de vous critiquer le EP « Perversion Into Gluttony » du groupe Heavyweight Division, un p’tit band de hardcore/métal de la région métropolitaine de Montréal. Formé au début 2011, le quatuor donne dans un style que certain diront surexploité, au bord de l’agonie même. Affirmation que je ne peux démentir. Quand même dur d’innover dans un genre ou tout a déjà été fait.

    Par contre, pour moi, un bon breakdown bien exécuté et bien placé donnera toujours le goût de se pitcher dans les murs (bien que pour certains ça donne plus le goût d’arracher des carottes. Mais bon, ça c’est une autre histoire…). Et c’est ce qui se passe avec Heavyweight Division. On ne réinventera pas la roue, mais on va la faire crissement efficace par contre !!! Ça sonne comme une tonne de brique. C’est lourd, c’est agressif, c’est entraînant. Dès les premières notes, la tête commence à se faire aller. Elle n’arrêtera (trop tôt) qu’a la fin du cd. Par bout, ça me fait penser à un croisement entre Hatebreed et Whitechapel, mais en plus heavy.

    Bien que le cd complet soit excellent grâce à son efficacité et à son intensité, si je me devais de ne choisir qu’une seule piste, je choisirais « Satan’s Orgasm Suicides », avec son bout noize/freak de la fin. Bien sur, comme le veux le style, les morceaux formeront une certaine homogénéité. Mais pourquoi changer une recette gagnante ???

    Je vous suggère fortement d’encourager ce petit groupe auto-produit bien de chez nous.

    Note : 8.5/10

    Contact, achat – https://www.facebook.com/heavyweightdivision?ref=ts

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    Artiste – KORPIKLAANI

    Album – “Manala” (14 août 2012)

    J’ai choisi aujourd’hui de vous critiquer le cd « Manala » des maîtres du folk métal finlandais, Korpiklaani. Cet opus arrivera sur nos tablettes le 14 août sur le label Nuclear Blast.

    Je vous avouerai d’entré de jeu que je ne suis pas le plus grand fan de folk. Pas que je déteste, je peux même apprécier certains groupe comme Eluveitie ou Korpiklaani, mais j’ai une nette préférence pour la brutalité. Et si c’est aussi ce que vous recherchez, passez vite votre chemin… Mais je tâcherai quand même de vous en faire une critique objective.

    Première constatation, l’album, comme ses trois derniers prédécesseurs, sera en finnois. Excellente chose car, à mon avis, ça apporte un côté plus folk. À l’écoute de la première toune, je pogne la chienne : on commence ça avec un air qui me fait penser à une vieille toune poche d’Offspring. Ça s’arrange un peu pendant la toune mais pour moi le mal est déjà fait. Heureusement, la 2e est un peu plus dans la lignée de ce qu’on peut s’attendre de ces vétérans. Accordéon, mélodies folk et riffs accrocheurs sont au rendez-vous. Ce sera pour moi la meilleure toune de l’album. Ensuite nous ferons un peu de copier/coller avec quelques variantes, mais la recette restera sensiblement la même, jusqu’à la 8e toune, Husky-sledge. Celle-ci me fera tout simplement grincer des dents. On parle ici d’un déchaînement de violon sommes toute intéressant, mais mixé avec un peu de grelots du temps des fêtes… Heureusement, elle ne dure que 1m49…

    Disons-le franchement, ce n’est vraiment pas leur meilleur album. On est à des lunes d’albums comme «Tales along this road » et « Tervaskanto ». La qualité des nouveaux morceaux ira en dents de scie du début jusqu’à la fin. Malgré une bonne répartition (passant de la mélancolie aux beats entraînants, du métal au commercial), le côté festif de Korpiklaani, qui nous donnait le goût de virer une brosse avec nos chums, nous a quitté. La flûte aussi d’ailleurs. Ne reste qu’un produit dérivé réchauffé. Peut-être que le fait de sortir 11 cd en 19 ans d’existence y est pour quelque chose? Ceci dit, ça reste un cd ”potable” avec des riffs facilement assimilables et très accessibles. Même pour grand-môman…

    Note : 6/10

    Site internet : www.korpiklaani.com

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    Artiste – DERELICT

    Album – « Perpetuation » – 2012

    Ça va avoir pris 3 longues années avant de voir apparaître le 3e full-length du band de death technique montréalais Derelict. Pendant ce temps, juste un petit promo en 2011…mais qui donnait crissement le goût d’entendre le reste !!! Ben ça y est, l’attente est finie. Reste à savoir si l’attente valait la peine et la réponse est sans contredit… OH QUE OUI !!!

    Directement à la première toune on sait que l’album va arracher la peinture de sur les murs. Mixé et masterisé par nul autre que Chris Donaldson, guitariste de Cryptopsy, l’album propose 12 tracks d’agressivité et de technique. Sauf que pour moi, un des défis de ce genre, c’est d’être technique sans pour autant sacrifié un certain groove. Ben tabarnak, c’est chose faite!!!

    On parle ici de changements plutôt rapides mais sans toutefois perdre le film conducteur de la toune. A part les 3 excellentes tounes du promo, j’ai ben aimé « Spoil of war » avec son début étourdissant et « Olympic », avec son solo au milieu qui donne de la profondeur avant repartir dans l’tapis. Mais ma préférée reste sans aucun doute « Your to surpass », qui était sur le promo.

    Seul petit hic, certains solos de guit, comme ceux de « Digital Birthright » et de « Shackle’s of Indoctrination », sont a mon goût de trop, gâchant un peu l’intensité du moment.

    Un maudit bon 45 minutes de passé avec une excellente musique qui s’appréciera de plus en plus avec les écoutes…

    Note : 8/10     Label : Year of the Sun Records     Info, contact et achats : http://derelictmetal.com/

     





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