• Critique d’Album : Irreversible Mechanism...

    Posted by Francis LaBadie on July 8th, 2015

    (Albums)IrreversibleMechanism-InfiniteFields

    Irreversible Mechanism

    « Infinite Fields »

    Blood Music

    2015

    Liste des pièces
    « Irreversible Mechanism »
    « Into the Void »
    « Outburst »
    « The Agony »
    « Infinite Fields »
    « Incipience »
    « Fragile »
    « The Betrayer of Time »
    « Cold Winds »

     

    *English version follows
    Irreversible Mechanism
    est un groupe de death metal progressif en provenance de la Biélorussie, formé en 2012 à Minsk. «Infinite Fields» est leur premier album.

    Ça commence avec trois minutes d’introduction de type orchestrale qui nous font languir (eh oui, beaucoup de groupes ont le don de nous faire ça, mais alors que plusieurs pourraient trouver ça lassant à la longue, personnellement je trouve que c’est un moment stratégique pour découvrir une partie de l’identité du son du groupe).

    «Into the Void» bâtit progressivement une tension avec quelques notes d’orchestre comme dans l’intro et des saveurs black metal à tempo rapide prennent le flambeau. On comprend rapidement que le niveau de technique dans leur matériel n’est pas pris à la légère: sweep picking et blast beats sont au menu. L’usage de séquences (puisqu’il n’y a pas de claviériste dans leur lineup) rend leur matériel plus étoffé et bien qu’ils ne font pas mention de black metal dans leur appellation de style sur leur page, leur son mélange avec brio les éléments du death et ceux du black moderne selon moi. Cette première pièce démontre efficacement que Irreversible Mechanism sont des musiciens expérimentés, très capables de livrer du matériel technique.

    Si vous aviez abaissé votre garde comme moi et vous vous attendiez à un début de pièce progressif, vous aussi êtes sûrement surpris de ce début très «dans ta face» qui commence «Outburst» sans aucun préliminaire. On parle littéralement d’une pluie d’arpèges de la part du guitariste lead qui n’y va pas de main morte! Le son d’orchestre qui accompagne le groupe est très efficace pour colorer le son davantage, les passages d’orgue et de piano sont particulièrement intéressants. Un son théatral et sombre comme celui-ci me rappelle un peu celui de certaines pièces du groupe Naglfar que j’écoutais pendant mon adolescence.

    Les «strings» et la guitare lead y sont pour beaucoup dans la structure dans pièces, les transitions et la direction dans laquelle le mood se dirige. La pièce «The Agony» le démontre bien avec son intro et ses riffs principaux. Si on prête l’oreille, on peut entendre que pendant des moments plus espacés, la basse prend le devant avec des leads qui sonnent tricky à jouer. Je ne pense pas pouvoir nommer de groupe auquel faire référence pour décrire le son, à part peut-être un peu The Unconscious Mind, mais en plus profond, expressif, et surtout plus shreddy.

    Parlant de références, «Infinite Fields» comporte quelques passages qui me font penser a Beyond Creation, non pas tellement dans le style de mélodie, mais plutôt dans l’approche rythmique. Beaucoup de gens n’aiment pas ça quand la guitare solo est trop hyperactive, mais je dirais que dans le cas de Irreversible Mechanism, le soliste soutient très bien la mélodie en y ajoutant de l’expression même s’il en met beaucoup et ça c’est beau à entendre.

    Encore une fois je pense à The Unconscious Mind pour la pièce «Fragile» et le côté dramatique avec les sons de violons me fait un peu penser à Anorexia Nervosa. Le son de l’album reste homogène à lui même tout en apportant des couleurs variées à travers l’enchaînement des pièces.

    L’énergie pour sa part, est constante et pratiquement toujours haute en vélocité, excepté pour les quelques moments où il y a des interludes de milieu de pièce et que ça repart ensuite. C’est un album qui fusionne une variété de sons comme ceux du death technique, le coté symphonique et sombre du black moderne avec une richesse sonore apportée par les orchestres dans les séquences. Une excellente production et de quoi étancher la soif des trippeux de guitare solo hyperactive avec une grande dose de mélodie.

    Francis Labadie

     

    Irreversible Mechanism is a progressive death metal band from Belarus, formed in 2012 in Minsk. «Infinite Fields» is their first album.

    It begins with three minutes of an orchestral type introduction that make us languish (yes, many bands have the tendency to make us wait, but while many listeners might find it boring in the long run, I personally think it’s a strategic moment to discover a part of the identity of a band)

    «Into the Void» gradually builds tension with some orchestral notes as in the intro and then black metal flavored fast tempo drive the song. One quickly understands that the level of technicality in their songs is not taken lightly: sweep picking and blast beats are on the menu. The use of sequences (since there is no keyboard player in their lineup) densifies the song and although they do not mention black metal in their band style description on their facebook page, for my ears, they do mix brilliantly, elements of death metal and those of the modern black metal. This first song effectively shows that Irreversible Mechanism are experienced musicians, very capable of delivering technical stuff.

    If, like me, you lowered your guard and you expected a gradual start to the next song, then you were in for a surprise too with this «in your face» start to «Outburst». We literally talk about a serie of arpeggios from the lead guitarist with no holds barred! The orchestral sound that accompanies the band is very effective in coloring their sound; the organ and piano passages are particularly interesting. A dark and theatrical sound like this reminds me of certain songs of Naglfar, a band I listened to during my adolescence.

    The strings and lead guitar have to be credited for much of the structure of the songs, transitions and the direction in which the mood is heading. The song «The Agony» demonstrates this well with its intro and main riffs. If you listen carefully, you’ll hear at times that the bass takes the front with leads that sound tricky to play. I don’t think I can name a band to which to refer to describe the sound, except perhaps a loose tie to The Unconscious Mind, but in a more profound, expressive, and especially more shreddy way.

    Speaking of references, «Infinite Fields» has some passages that reminds me of Beyond Creation, not so much in the style of melody, but in the rhythmic approach. Many listeners don’t like it when the only guitar is too hyperactive, but I would say that in the case of Irreversible Mechanism, the soloist finely support the melody by adding some feelings and even though it’s a lot, it’s still beautiful to hear.

    Again I think of The Unconscious Mind for the song «Fragile» and the drama added with the violins reminds me of Anorexia Nervosa. The sound of the album remains homogeneous while providing a variety of colors through the song composition.

    The level of energy on the album is constant and almost always in high velocity, except for the few times when there are kind of «interludes» parts in the middle of songs before it starts all over again. It’s an album that merges a variety of genres such as technical death metal and the symphonic dark side of the modern black metal with rich arrangements provided by orchestras in the sequences. An excellent production that should quench the thirst of the die-hards for overactive lead guitar with a dose of great melody.

    Francis Labadie

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