• Critique d’album : Infinite Earths –...

    Posted by Francis LaBadie on February 23rd, 2017

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    INFINITE EARTHS
    «Into the Void»
    Self-Release
    Décembre 2016

    Liste des pièces
    1 «Act 1. Into The Void»
    2 «Act 2.  Amalgam of Madness»
    3 «Act 3. Chaotic Good»
    4 «Act 4. The Whirling Doorway»
    5 «Act 5. Grave New World»

    ****Scroll down for English version.
    INFINITE EARTHS est un groupe de death progressif de la Floride. Leur deuxième opus «Into the Void», paru le 2 décembre 2016, est basé sur une bande dessinée réalisée par le chanteur du groupe. Passons directement à la musique.

    Normalement pour ce style de musique, on pourrait s’attendre à une intro, et on a bien droit à cela, mais elle est différente de celle à laquelle je me serais attendue. Je l’entrevoyais longue à faire languir pour finir par laisser planer une longue note avant que ça embarque, mais ici l’intro de «Act 1. Into the Void» est plutôt courte faite d’un petit riff acoustique avec voix clean qui met l’ambiance efficacement et parfaitement. L’ambiance est dramatique et, enfin ça blow. Je dirais qu’il y a une teinte Black Metal dans le premier riff avec guitare distortionée et batterie, et dans la couleur du vocal scream aussi. Ensuite l’ambiance penche un peu plus du côté Prog ou Core avec le riff de batterie de type «breakdown» aéré tenu sur la cymbale «chinese». C’est déjà l’exposition d’une palette de couleurs variée et contrastée, et ça se fait de façon fluide. J’ai rarement vu quelque chose comme ça changer en quelque sorte de mood et coulant aussi bien.

    On voit également la compétence impliquée dans l’album assez rapidement. La pièce gagne en complexité et offre du bon groove, c’est un excellent pot-pourri de ce que le groupe est apte à faire. Un riff à 3:16 me fait penser à du Between the Buried and Me, dans le grain du vocal mais aussi dans l’ambiance, et à la passe prog après!

    Et ça enchaine à la prochaine pièce, «Act 2. Amalgam of Madness», dans le même ordre d’idée car les trois premières notes du premier riff de l’autre pièce surgissent dans les dernières secondes de la première pièce. À date c’est comme si l’album était une seule grande pièce. Les titres des pièces en tout cas, suggèrent que ce sont 5 pièces d’une même continuité. Couleur encore à la Between the Buried and Me un peu, mais pas comme du copier-coller. Jusqu’à maintenant le groupe mélange avec brio plusieurs teintes différentes, dont des ambiances Black et Prog et des passes un peu plus technique qui me rappellent la branche de Death metal que j’écoute. Je dis un peu plus technique et c’est en fait juste assez. Cela reste relativement accessible pour l’auditeur moyen d’après moi. Sombre, groovy, et par moments plus mouvementé mais surtout catchy.

    Encore une fois la pièce #2 chevauche un peu la 3ième, «Act 3. Chaotic Good». Sans être un joueur de Donjons & Dragon, il m’est possible de remarquer la référence a l’alignement que peuvent prendre les personnages de ce jeu. Je me surprends encore à penser à Between the Buried and Me dans l’approche des riffs, et je ne suis pas fou car je n’avais pas encore vérifié dans les influences sur leur page mais le groupe y est bien cité. Puis sans même m’en rendre compte au niveau musical, la troisième pièce se fond dans la quatrième.

    «Act 4. The Whirling Doorway» embarque avec un retour à l’ambiance acoustique avec le drum vraiment léger. On peut profiter de beaux arrangements de voix. J’aime beaucoup le choix d’accords de guitare acoustique qui sonne à la fois space et ténébreux. On parle d’une pièce de 3 minutes entièrement acoustique qui me semble être le prélude de la dernière qui elle fait 10 minutes. Je suis content d’entendre ça parce que j’avais comme une soif de bon riff prog acoustique ces derniers temps. Et ligne de basse est intéressante.

    Mon hypothèse du départ est bien confirmée avec la transition vers la dernière pièce, «Act 5. Grave New World». Je ne pense pas avoir besoin de m’expliquer car ça serait me répéter. Les gars commencent avec un breakdown qui peut paraitre bien carré mais que le batteur vient déconstruire assez rapidement avec un jeu de cymbales intéressant et qui joue avec les mathématiques de la rythmique. Encore une fois il y a toujours mon petit côté geek du musicien en moi qui, en entendant une passe particulière, va vouloir sortir son jargon de musicien: le riff où les guitares font des descentes de gamme ton par ton est vraiment cool. Pour ceux qui n’ont pas de background en musique, qui se disent mais de quoi tu parles là man? Je répondrais que c’est le genre de descentes au son énigmatique qu’il y a dans le thème des Simpsons qui donnent un peu l’impression d’une descente d’escalier. Que dis-je, descente, c’est une montée et une descente en même temps et qui se croisent dans le cas de la pièce de INFINITE EARTHS. Ça accentue le son énigmatique de la chose. Et boum un riff super punché au niveau du groove de la basse et ça me fait penser un peu à du Rage Against the Machine, sauf que la guitare vient se taper un solo planant sur ce groove là. Je ne suis pas sûr de ce que le lead guitare essaie de faire avec le passage au prochain riff, c’est comme si son solo continuait sur tout le riff d’après et il y a la voix qui se rajoute et ça sonne un peu trop saturé à mon oreille à la première impression mais c’est peut être juste moi. L’album semble orienter sa conclusion sur le côté pesant de la musique du groupe. L’effort dans la finale mérite d’être souligné. C’est un album qui raconte une histoire à travers sa musique. Je recommande aux fans de Prog l’album «Into the Void» de INFINITE EARTHS

    Francis LaBadie

    INFINITE EARTHS is a Progressive Death Metal band from Florida. Their second opus «Into the Void», released on December 2 2016, is based on a comic book written by the band’s vocalist. Now let’s get to the music.

    Normally, for this type of music, we could expect an intro, and we do get one, but different from the one I would have expected: typical long intro that keeps you waiting and lets ring a long note before it kicks in, but the intro of «Act 1. Into the Void» is rather short, with an acoustic guitar riff and a clean voice, that sets the atmosphere effectively and perfectly. The ambience is dramatic and, finally, it blows. I would say that there is a Black Metal feel in the first riff with distortion and drums, and in the scream vocals too. Then, the atmosphere leans a little more towards the Prog / Core side with the breakdown type drum riff that breathes and is held on the china cymbal. It’s already displaying a wide range of colors and contrasts, and it flows smoothly. I have rarely heard such musical mood changes that are flowing that well.

    Also, we get to see the skill that is involved in this album pretty quickly. The song increases in complexity and offers good groove, it’s an excellent mix of what the band has to offer. A riff at 3:16 reminds me of Between the Buried and Me, in the texture of the vocal but also the overall atmosphere, and in the Prog section after too!

    It moves on to the next song, «Act 2. Amalgam of Madness», in the same mindset because the three first notes of the song’s first riff actually come in the end of the first song. Until now, it’s as if the album is one whole song. The song titles, at least, suggest that it is 5 pieces of the same saga. Again, I hear some Between the Buried and Me in the sound a little bit, but not like copy-paste. Since the beginning of the album, the band brilliantly blends different musical colors, including Black metal and Prog ambiences and also riffs that are more technical, which reminds me of the type of Death Metal that I listen to. I say technical but in fact I think it is just enough techy. The riffing remains accessible for the average listener, in my opinion. It is dark, groovy, and sometimes more spicy, but above all, catchy.

    One again, the song merges into the next one, «Act 3. Chaotic Good». I am not a Dungeons & Dragons player, but I can still relate to the type of alignment a character can take in this game. I caught myself again thinking about Between the Buried and Me in the riffing approach, and I am not crazy because I had not checked yet where the band mentions their influences on their page, but Between the Buried and Me is indeed mentioned there. And without me even noticing, the song merges into the next one.

    «Act 4. The Whirling Doorway» stars with a return to the acoustic ambience, along with a very light feeling drum. We can enjoy nice voice arrangements. I really like the choice of acoustic guitar chords here, that sounds space and dark at the same time. We’re talking about an entirely acoustic, 3 minutes long track which to me seems to be the prelude the last song, which lasts 10 minutes. I am glad to hear this type of sound because I was craving for good acoustic Prog lately, and the bass line is interesting.

    The hypothesis that I had at the start is now confirmed with the transition towards the last track, «Act 5. Grave New World». I don’t think I need to clarify what I mean here because I would be repeating myself. The guys start with a breakdown type of riff, that could sound generic, but the drummer deconstructs that pretty quickly with an interesting play on cymbals, and playing with the maths of the rhythm. Once more, the geeky-musician part of myself wants to pull out my musician vocabulary when I hear a specific thing: the riff where the guitars play descending patterns in the whole tone scale is really cool. For those who don’t have a musical background, and are probably thinking «What the hell are you talking about, man?», I would answer that it is the type of descending patterns that we can hear in the Simpsons theme, that sound enigmatic and give a feeling of (kind of) going down some stairs. What am I saying, descending!? After listening more closely, it is two patterns that cross each other, one which is ascending and the other is descending in the case of INFINITE EARTHS, which makes it even more clever and enigmatic sounding. And bam, a riff that is super punchy on the bass groove, and it makes me think about Rage Against the Machine a little bit, except that the guitar does a solo that has a kind of «gliding» feel. I am not sure about what the lead guitarist is trying to do with the transition to the next riff, it is as if the solo continues all over the whole next riff and the vocals come on top of that, it feels a little but too much saturated to me at first sight, but maybe it is just me. The album seems to aim its conclusion on the heavy side of the band’s music. The effort in the final part deserves to be given some credit. It’s an album that tells a story through its music. I recommend INFINITE EARTHS‘s album «Into the Void» to fans of Prog music.

    Francis LaBadie

     

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