• Critique d’album: Arkan – «Kelem»

    Posted by Blytch on January 30th, 2017

    ARKAN - Kelem Cover

    ARKAN
    «Kelem»
    Overpowered Records
    Novembre 2016

    Liste des pièces
    1 «Kafir»
    2 «Nour»
    3 «The Call»
    4 «Cub Of The Caliphate»
    5 «Erhal»
    6 «Eib»
    7 «Just A Lie»
    8 «Beyond The Wall»
    9 «Kelem»
    10 «Capital City Burns»
    11 «As A Slave»
    12 «Jasmine Harvest»

    ****Scroll down for English version. Translation done by Lex Ivian.
    Si l’on croyait bien connaitre le groupe français ARKAN jusqu’ici, l’arrivée de «Kelem» est cependant synonyme d’un important bouleversement puisque Sarah n’est plus au chant et qu’à la place on retrouve Manuel Munoz. Ceci bien sûr nous laisse présager des innovations à venir, le remplacement d’un vocal féminin par un masculin n’étant pas anodin.

    Là où bon nombre de citoyens préfèrent faire la sourde oreille et rester muets, hormis les haineux, face à notre désastreux monde qui pourrait pourtant se relever avec un peu de solidarité, ARKAN lui ne reste pas les bras croisés et délivre son message sur une partie des horreurs que l’on vit actuellement. Rien à dire de plus sur cette partie de l’album, tant l’univers exploré mérite d’être balancé en pleine figure de la populace et autrement que par 2 minutes dans le journal télévisé tous les 30 ans. Et encore les téléspectateurs ont zappé pour regarder la publicité sur une autre chaine.

    Musicalement désormais, on s’aperçoit que le quintet a plaisir à nous accueillir en délicatesse au sein de ses différentes chansons. De «Kafi», «The Call», en passant par «Nour», les introductions sont très douces, avec des pointes orientales charmantes et charmeuses. On change cependant de rythme avec «Cub Of The Caliphate», nous faisant elle immédiatement entrer dans le vif du sujet. Néanmoins, elle ne s’avèrera pas la plus violente, loin de là. Le chant clair devient même par moments très doux et nous berce par son interprétation. La rage est en revanche pleinement déployée juste après avec «Erhal», ne laissant elle rien passer, en écrasant en sus tout sur son passage.

    L’écrasement fut tel que l’on transite par l’immensément tranquille interlude «Eib», nous guidant vers un «Just A Lie» aux mystérieux accents, avant de monter encore un peu plus le ton avec l’énergique «Beyond The Wall».

    Finalement, on se rend compte que tout au long de «Kelem», les sonorités orientales se retrouvent assez en retrait, ce qui pourrait décontenancer le public cherchant justement en grande partie cela chez ARKAN. Toutefois, elles ne sont pas absentes et cela peut par exemple se traduire par un léger passage vocal semblant une complainte, comme le démontre «As A Slave», superposant ce passage à son chant guttural.

    Profond dans son univers textuel, «Kelem» a de quoi remuer les esprits, du moins s’il n’est pas trop tard pour rattraper ces derniers. Souhaitons qu’ARKAN puisse contribuer à résoudre ce problème majeur.

    Blytch (Rédaction)
    Lex Ivian (Correction et Édition)

     

    If one thought he knew the French band ARKAN, the arrival of «Kelem» is however synonymous with a major transformation since Sarah is no longer singing being replaced by Manuel Munoz. This of course lets us foresee great changes to come as the replacement of a female by a male singer is not insignificant.

    Where many citizens, apart from the haters, prefer to remain deaf and silent in the face of our disastrous world which could still rise back up with a little solidarity, ARKAN does not stand by and gives its message about the horrors we are currently experiencing. Nothing to say against this aspect of the album, as the theme explored on this album deserves to be spit at the face of the comfortable people more often than a one minute news spot once every other week… while TV viewers have already zapped to watch the Shopping channel.

    Regarding the musical aspect, we realize that the quintet enjoys welcoming us in delicacy in its various songs. From «Kafi», «The Call» to «Nour», the introductions are very smooth, with charming oriental scores. However the approach change with «Cub Of The Caliphate», making us immediately enter the heart of the matter. Nevertheless, it will not be the most brutal one. The clean singing becomes at times very smooth and lulls us by its interpretation. The rage is on the other hand fully deployed right after with «Erhal» taking no prisoners and crushing everything in its passage.

    The crash was such that one goes thankfully through the immensely quiet interlude «Eib», guiding us to «Just A Lie» and its mysterious accents, before rising a little more with the energetic «Beyond The Wall».

    Finally, it is realized that throughout «Kelem», the Oriental sounds are set in the background, which could disconcert the fans looking precisely for this in ARKAN‘s music. However, they are not absent and this is for example shown in «As A Slave» with a short vocal passage like a complaint, superimposed on the growl.

    Deep in its text, «Kelem» has enough to open minds, at least if it is not too late. I hope that ARKAN can help solve this major problem.

    Blytch

     

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