• Critique d’album: Antropofago – «Aera...

    Posted by Marryah Noch Mulligore on July 29th, 2015

    Antropofago - Aera Dementia

     ANTROPOFAGO
    «Aera Dementiae»
    Kaotoxin
    14 Août 2015

     

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    C’est facile de s’emmerder avec du niaisage trop technique et je suis particulièrement tranchée là dessus. Afin de rester dans la mémoire et garder un «staying power» à travers les années, un album doit avoir de la substance et de l’âme; trop de formules scientifiques et de cassage de tête mathématique, ça peut faire perdre toutes traces d’émotion à la progression des riffs. Et c’est autant le cas dans les albums concept de métal symphonique progressif que dans la sphère du métal extrême. Et ce n’est pas de la bullshit que je dis là. Des groupes comme DEATH ont montré aux metalheads qu’il est possible d’être introspectif sans perdre de vue le but premier d’exprimer un message à l’état brut. Certains ont appris la leçon tandis que d’autres ont simplement décidé que cette capacité n’est pas donné à tous, car c’est un genre de don des Dieux (réaction classique des paresseux qui ne veulent pas se forcer plus que ça).

    Je dirais que les Français ne sont pas du genre, d’un point de vue général, à dormir sur la switch. Si on regarde l’histoire du death et black metal français, on voit bien qu’ils n’ont jamais senti le besoin de s’emprunter une identité. ANTROPOFAGO nous montrent à leur tour qu’ils connaissent leurs propres racines. Ils n’ont pas oublié l’importance de leur colonne quand ils ont décidé de nous anéantir avec des pièces qui devraient faire réaliser à DYING FETUS qu’ils ne sont pas seuls dans leur party. Ils ont concocté des riffs qui ont du groove tout en gardant une progression qui, bien qu’abstraite, pointe vers une direction avec une intention alimentée par flair pour l’art dans le contexte de l’agression, et par un mépris évident pour la simplicité ennuyante et pré-fabriquée. Ces gars-là sont l’antithèse du «faisons du noir et blanc et laissons-les choisir leur extrême préféré». Ici, vous devez accepter de vous perdre et retrouver votre chemin seul dans un labyrinthe de la mort, en vous contentant de ce que vous aurez rapporté comme souvenir sanglant de l’expérience à chaque fois; vous devrez y retourner mauditement souvent pour en explorer les recoins.

    Avec des envolées qui vont du deathgrind au progressive death thrash en passant par des jams groovy old school qui se veulent plus pesant et crasseux et qui célèbrent comment une série de hooks de malades et rebelles (tout à fait anarchy-hugging et war-mongering) devraient être enfilés pour créer des chansons que les autres groupes voudront reprendre. Cet album a pas mal tout pour prouver que ces gars-là ne veulent pas juste montrer un aspect de leur personnalité. Ils osent exploiter tout ce qu’ils font de mieux en termes de talent sur cet album, ce qui forme un tout concis et qui ne manque vraiment pas de couilles. C’est du brutal à souhait.

    Préparez-vous à être assommés si vous n’avez encore jamais été invité à une de leurs pendaisons publiques avant aujourd’hui.

    Noch la Décapiteuse

     

    It’s easy to get bored with over-technical wankery and I’m adamantly vocal about that particular fact. In order to capture memorability and an enduring staying-power, a record’s gotta have substance and soul- too many mathematical calculations can rob riff progressions from their intended feels. It is as much the case in progressive symphonic concept albums as it clearly is in the extreme metal sphere. There is no bullshit to be found in that statement- bands like DEATH showed the world that it’s possible to get introspective without losing sight of the fact that you’re striving to express yourself all the same. Some learned from that very lesson, while others simply contented themselves on the supposition that this type of a healthy balance is reserved for the gods (which is quite blatantly the lazier, most popular route to take).

    I would say the French are, in very general (but still truthful) statistical fact, not the type to fucking sleep on the switch. According to their black metal and death metal history, they don’t see the point of half-assing their quest for identity. ANTROPOFAGO make it clear as a handful of nails to the face that they’re not confused about who they are, either. They don’t forget the importance of their spine as they proceed to annihilate us with the types of song-structures that would make DYING FETUS look up and take notice of the fact that they’re not hanging out alone in their club house. They cook up riffs that have groove, and a progression that is, though abstract, actually pointing to a direction that is alive with an intent fuelled by an artistry in the sheer aggression and bleakness of what is being expressed at such sheer velocity – and out of obvious contempt for the «bang boom poof» type of fucking bored simplicity. Them dudes are the anti-thesis of «let’s settle for black and white and force ‘em all to pick one extreme». Here, you gotta accept to find your way through the maze, and accept what sticks with you at the end of each ride, cos you gotta be on it multiple times to appreciate the subtleties of the scenery.

    From complex deathgrind flourishes to melodic and dissonant progressive death-thrash numbers, down to groovy oldschool jams that are more focused on getting dirty, filthy, and celebratory of how a rebellious anarchy-hugging, war-mongering series of party hooks should be stringed together to make for songs that you want to cover with your own band- this record has it all, proving that those guys aren’t simply about showing one single trait of their personality. They dabble in everything they do best, which makes for a stout, grandiose slab of diverse brutality that has a clear and well-defined voice, but also some fucking guts to boot.

    Prepare to be stunned if you’ve never been invited to these guys’ type of beers & grill before now.

    Noch la Décapiteuse

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