• Chroniques de l'Étrange

                                                                                                          Chroniques de l’Étrange #22

    Les six degrés de séparation (aussi appelée Théorie des 6 poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.

    Imaginez! Cette théorie fût élaborée il y a de ça 84 ans alors que Facebook, Twitter, LinkedIn et ces autres voleurs de temps n’existaient même pas…

    Si cela marche (en théorie) sur les individus, je me suis dit que c’était sûrement le cas avec les bands de métal. Alors, prêtons-nous au jeu et mettons la théorie en pratique.

    Prenons un des plus grands noms de la scène heavy québécoise et j’ai nommé les seuls et uniques Voïvod. Serait-il possible par quelques chemins plus ou moins ardus de les lier à une autre formation américaine qui fait un son différent? Disont… hummmmmm, Mastodon? Voyons ce que cela donne:

    1- Les membres de Voïvod, qui viennent de nous offrir un redoutable album intitulé Target Earth qui risque de se tailler une place de choix dans leur longue discographie, ont toujours été actifs. On n’à qu’à penser à leur autres projets et collaborations parallèles (Union Made, Aut’ Chose, Diane Dufresne (???), Les Ékorchés, Probot…) où les ptits gars de Jonquière se sont amusés à explorer d’autres styles musicaux. Et c’est le cas avec Michel ”Away” Langevin, le mythique batteur de la formation. Grand amateur de science-fiction, il fonde en 2005-2006 le groupe Kosmos avec quelques amis montréalais. Considéré par Away comme du “prog-rock-avant-garde-kraut-post-punk”, le projet a vu le jour alors que Voïvod préparait l’album Katorz. Fortement inspiré du rock progressif allemand des années 70 mais avec une touche moderne, Kosmos lança un disque en 2007 sur The End Records et produit par nul autre que Glen Robinson.

    Les amateurs de rock québécois auront reconnu dans le vidéo les collaborateurs d’Away dans cette aventure aux sonorités tirées d’une lontaine époque (pour ne pas dire d’une lointaine galaxie…), soit Jetphil (Paradise), Alex Crow (Tricky Woo) et…

    Vincent Peake! Le charismatique leader de Groovy Advaarka trainé sa bossse, et sa basse, dans une multitude de groupes d’ici, dont Floating Widget, Sabbath Café ansi que des collaboration avec Xavier Caféïne, Colin Moore et Lucien Francoeur. Dernièrement, le musicien de Beloeil s’est joint à un autre band culte de la Belle Province, et j’ai nommé…

    3-… Grimskunk. Le band, fondé il y a 24 ans (ça ne nous rajeunit pas) a connu quelques changements de personnel au cour de sa carrière. Le bassiste original, Marc-Boris St-Maurice, quitta le groupe en 1999 pour aller se faire entendre sur la scène politique afin de défendre la cause des utilisateurs de marijuana et vendre des cartes du parti Libéral. Son poste fût comblé sur l’album Seventh Wave par un prodige de la 4 cordes, Todd Wircham, anciennement leader du groupe…

    4-… Big Hair. Il existe cependant peu d’informations sur la Toile à propos de cette formation de Rochester au États-Unis. C’est sur une compilation d’Indica Records, Inhale vol.2, que j’ai découvert cette bande de disjonctés au son nouveau pour moi à l’époque. Prenez Primus, faites leur prendre des amphétamines, ajoutez-y du violon, un drummer enragé et quelques gros accords bien pesants et vous obtenez Big Hair.

    Le groupe n’a cependant pas connu le succès, à part chez quelques bizzares comme moi qui passaient leur temps à arpenter les magasins de disques usagés à la recherche de perles rares. Et c’est ce qui m’est arrivé lors d’une razzia chez les défunts Anges Vagabonds, à l’époque où ils avaient pignons sur rue à St-Hyacinthe au siècle passé. Leur 2ième opus, Slaphappy, n’a jamais quitté ma playlist et une amie, qui avait assisté à un de leur show à Montréal, m’a fourni une copie de leur premier album, The Pikle Farm, tout aussi fêlé. Ma discographie est donc presque complète, à l’exeption du rarissime split, produit en collaboration avec leurs bons amis de…

    5-… Lethargy. Tout comme leurs compatriotes de Rochester, avec qui ils ont partagé la scène plus d’une fois, le quatuor réussi à trouver sa voie à travers des sonorités uniques à l’époque. Ce qui pourrait être appelé Math-core aujourd’hui était bizzarement vu en 1993 à sa sortie. Néanmoins, Lethargy produisit 1 album et quelques démos dans sa courte carrière qui s’étala sur 3 ans.

    le groupe fût un très bon laboratoire pour quelques musiciens qui firent du chemin depuis les petites scènes miteuses et les gigs dans des cours arrière de maisons d’amis. Deux de ses membres, après un bref passage au sein de Today Is The Day, groupe de Post-Core/Noise de Nashville.

    Les deux ex-Lethargy prendront de l’expérience, ce qui sera nécessaire lorsqu’ils décideront de former un nouveau band avec quelques musiciens rencontrés lors d’un show d’High on Fire. Je ne crois pas que Brann Dailor et Bill Kelliher savaient à ce moment qu’ils deviendraient des stars mondiales avec ce qui allait devenir Mastodon et que 13 ans plus tard, un chroniqueur en panne d’inspiration quelques part dans un appart de Montréal allait se creuser la tête pour les lier, en 6 degrés à un autre de ses groupes préféré: Voïvod…

    }:)~>

     

     

                                                                                                              Chroniques de l’Étrange #22

     

    Ouains ben ça ne s’est pas amélioré depuis la semaine passée… Je parlais que l’hiver était bien installée mais là, c’est pire que pire. Juste à lire les commentaires sur Facebook et Twittwer pis je suis déjà frigorifié. Ma fenêtre n’est pas un jardin de gîvre, c’est un champs de glace, Câliss!!!

    Comme il fait trop frette pour aller se geler le cul et les orteilles sur la patinoire du coin, il me reste donc la télé pour égrainer les jours avant que les confortables -15 reviennent. Et comme mon niveau d’intérêt envers les inepsies que nous offrent les diffuseurs frise le zéro absolu, c’est mon lecteur DVD qui va faire de l’exercise pour moi. Bah, je me reprendrai au printemps…

    Je ne suis pas le seul à triper sur une bonne vue. Bien des groupes Métal se sont servis du 7ième art comme moyen d’inspiration. Tout comme Fantomas, dont je vous ai déjà parlé il y a de ça 10 Chroniques, il n’est pas rare de retrouver des titres de films parmis les noms de pièces de plusieurs album-cultes. On n’a qu’à penser à la moitié du répertoire d’Iron Maiden: Where Eagles Dare, Children of the Damned, The Loneliness of the Long Distant Runner, Quest for Fire, Lord of the Flies, etc… Même le titre Number of the Beast est inspiré de The Omen II, après que Steve Harris ait fait un cauchemar après l’avoir visionné.

    D’autres en ont fait une marque de commerce, tel Graf Orlock. Le band de grindcore californien s’amuse sur chacun de ses albums (2 LP, 5 EP et 2 splits) à inclure des citations de films avant chaques pièce, dont le titre est directement inspiré, comme Aliens, Terminator, Jurassic Park. De plus, ils vont jusqu’à utiliser une foule d’extraits sonores ainsi que les scénario comme paroles, le tout appuyant leur message politique et social. Ce qui nous donne du ”Grind-cinema”! Mais le band ne se contente pas d’innover que dans sa manière d’écrire. Ses pochettes se veulent extrêment intérressantes du fait qu’elles soient interactive et drôles, dont celle du EP Doombox (2011) qui se transforme littéralement en Getthoblaster de carton. Pour les cinéfiles qui aiment leurs films comme leur musique bien grinçante.

    Terminator, et son interprète Arnold Schwarzenegger, fût aussi une inspiration pour Tim Lambesis, chanteur d’As I Lay Dying. Tellement qu’il fondat Austrian Death Machine, groupe semi-hommage, semi-parodie du travail de l’ex-gouverneur et icône des films d’action de notre jeunesse, tout comme le faisait ArnoCorps avant eux. Pour ce qui est de Austrian Death Machine, c’est le chanteur de Destroy The Runner, Chad Ackerman qui se charge de personifier Arnold, tandis que Tim s’occupe de l’écriture et de toute la musique, dont il joue tous les instruments, à l’exeption des solos de guitares dont se chargent leurs amis d’entre autres Death By Stereo, The Human Abstract, Haste The Day et Killswitch Engage. Dans le cas d’ArnoCorps, les six musiciens de San Francisco se prétendent des soldats entrainés par Arnold lui-même, d’où leur look tout droit sorti du Predator. Leurs textes consiste majoritairement aux répliques des films de leur Maître, ou sont inspirés par le folklore et la mythologie de son Autriche natale. Certains y verront un sacrilège mais entendons-nous que ce ne sera jamais aussi pire que ce qu’il a pu faire dans ses derniers films…

    Austrian Death Machine

    ArnoCorps

    Dans un galaxie ”far away” appelée Canada, Zuckuss (Band) ont tourné leur dévolu vers l’oeuvre de Georges Lucas. C’est cependant le forme de Porn-Grind que les 5 musiciens de Vancouver ont choisi pour faire l’éloge/tourner en dérision les héros de mon enfance (et de ma vie d’ado retardé). Disont que ça prends une oreilles assez attentive pour faire le lien, même si plusieurs extraits (modifiés) sont utilisés. Espèront pour eux qu’ils restent du côté très obscure de la force car si Disney apprends leur existence, une horde d’avocats déguisés en Stormtrooper pourraient bien aller cogner à leur porte et Dagoba sera leur seule cachette possible…

    Je m’en voudrait de terminer cette Chronique spécial Métal/Cinéma sans faire mention du projet Star One. Autre délire prog-métal de Arjen Anthony Lucassen, le cerveau derrière Ayreon et Ambeon, ce side-project se veut un véritable hommage aux films qui ont marqué le compositeur néerlandais. Sur Space Metal tout comme sur Victims of the Modern Age, les deux albums concept du ”Super Groupe”, Lucassen s’inspire des thèmes élaborés dans les classiques de la science-fiction, comme Dune, Logan’s Run, Cocoon, The Matrix, Star Wars, 2001:A Space Odyssey ou encore Star Gate, Et encore une fois, plusieurs chanteurs et musiciens sont invités à prendre place dans cette oeuvre monumentale. On peut y entendre de grands noms du métal, dont le guitariste Gary Wehrkamp (Shadow Gallery) et le batteur Ed Warby (Gorefest) ainsi que les voix de Russell Allen (Symphony X), Dan Swannö (Edge Of Sanity), Floor Jansen (After Forever) et plus encore. Fait interréssant, aucun titres de films ne sont mentionnés ni de musique originale reprises. Il faut donc écouter attentivement les paroles afin de découvrir quel est l’oeuvre choisie. Un excellent projet Progressive Metal qui ravira le maniaque de musique complexe autant que les cinéphiles.

    D’ici la semaine prochaine, profitez en donc pour vous taper quelques bons films et n’oubliez pas d’aller les rapporter ou, si vous êtes du genre à ”pirater”, évitez seulement de ne pas buster la bande passante du voisin qui n’a pas sécuriser sa connexion…

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                                                                                                   Chroniques de l’Étrange #20                                                                                               

    Neige sur la galerie, bottes pleines d’eau sur le bord du calorifère, pas de filles en mini-jupes… Ouains, ça a ben l’air que c’est l’hiver!  D’ici le retour du beau temps, pas vraiment d’autre chose à faire à part écouter du bon beat, quelques séries en rafale ou s’éffoirer dans le fauteuil, une manette dans les mains à prétendre qu’on est un ninja, un tireur d’élite sur une planète grouillante d’extra-terrestres bélliqueux ou un plombier tueurs de champignons et de plantes carnivores.

    Pour les gens de ma génération, et surtout les suivantes, le monde des jeux vidéos est devenu indissociable de la culture populaire.  Combiens de films et de séries télés ont été tirés de succès sur consoles? Combien de gens ont downloadé des vielles versions de Sonic, Breakout, Metroïd sur leurs téléphones intelligents? C’est fou comme on ne peut se passer de nos jours de ces programmes créés pour nous aider à fuir la réalité.  Et la musique n’échappe pas au phénomène.

    C’est vers la fin des années 90 qu’est apparu un style musical particulier, plus précisément sur la Côte Ouest américaine.  Un son qui mélangeait metalcore et… 8-bits!  Sûrement nostalgiques de leur vieux NES et voulant aussi exprimer leur rage à grands coups de screams et de riffs pesants, une formation s’est particulièment illustrée à cette époque.  Presque qualifiables de pionniers, HORSE the band se sont surtout démarqués par leur forte utilisation de sites ”sociaux” musicaux tel que MP3.com et MySpace.  Tellement qu’ils parvinrent à se former un intérressant bassin de fans partout sur la planète, ce qui leur permis de partir en tournée pour 3 mois dans 7 pays différents.  85 shows en 90 jours, en Amérique du Nord et en Europe.  Plutôt actifs pour une gang de geeks!  Le groupe a connu plusieurs changements au cour de sa carrière mais réussi tout de même à produire 5 albums de 2001 à 2009, une multitude de EP ainsi que 3 DVD, dont Earth Tour qui dure 10 heures et demi.  Pour fans seulements…  HORSE the band utilise habilement les vieilles sonorités, les intégrants à une structure aggressive et complexe.  Ce premier vidéo, tiré de leur 2ième album paru en 2003, démontre bien cette expérimentation, bien qu’avec le temps, le son s’est quelque peu homogéneisé et un peu adoucit par moment lors de leur mise en veilleuse en 2009.  Le band reste tout de même un groupe-phare du mouvement Nintendocore.

    Shapeshift, de l’album Desperate Living (2009)

    Dans une catégorie un peu plus inclassable, Red Ankh, un one-man project créé en 2004 au Minnessota, utilise quant à lui le Chiptune à divers sauce. Intégrant à la fois de l’alternatif, du metal symphonic, du dance, du death metal et même du folk, le produit final est plutôt difficile à classifier.  Sûrement que plusieurs d’entre-vous ne se rendront pas à 9:39 minutes mais pour les plus aventureux, vous pourrez vous stimuler les méninges (ou faire chier vos colocs) en téléchargeant gratuitement près de 16o minutes d’expérimentation musicale dans la description du vidéo suivant:

    Le travail en solo semble quelque chose d’assez commun dans ce mouvement musical.  Deux bons exemples sont Norrin Rad et Dr Zilog.  Les deux nerds solitaires ont pour leur part décidé d’explorer le Nintendocore, mais vers un son plus heavy.  Le premier, un canadien de C-B, tire son nom de l’alias du légendaire Silver Surfer tandis que l’autre est un américain de la Floride.  Ce qui les rattache, c’est d’avoir voulu créer un son unique en utilisant les éléments 8-bits mais sous la forme du Death metal, appuyé par un vocal gras et rauque ainsi que des bass drums dans le tapis et des riffs frénétiques.  En utilisant un logiciel appelé ”Modplug”, ils réussirent donc à produire ce qui aurait pu arriver si des jeux comme Punch-Out ou Contra auraient utilisé des pièces de Suffocation, Necrophagist ou Cannibal Corpse…

    Dr. Zilog intègre quant à lui de vrais éléments rythmiques, ce qui donne un produit légèrement plus ”organique”. Et pour ceux à qui ça plait, ses albums sont gratissss en suivants les liens sur sa page FaceBook…

    En conclusion de cette petite incursion dans ce style étrange, qui ne semble pas avoir encore trouvé d’échos ici, je vous laisse avec un vidéo de Vomitron, tiré de leur album ”No NES for the wicked”.  Contrairement aux autres bands présentés plutôt, ceux-ci rendent hommage aux classiques des jeux vidéos mais à l’aide de vrais instruments, tout comme POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES, dont j’avais fais mention dans ma Chronique no 10.

     Sur ce, bonne semaine, et allez donc jouer dehors ou aux fessses, gang de nerds…

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    Chroniques de l’Étrange #19

    Hein? Déjà mecredi!!! Batinsse que les semaines passent vite… Cette semaine, pas de sujets profonds, de recherches approfondies.  Cette semaine, place à la déconnade!

    Comme nous, à Ondes Chocs, vous travaillez fort pour pouvoir aller voir des shows et encourager vos bands préférés en achetant leurs albums.  Oui, plusieurs d’entre-vous aiment s’assoir dans un bon fauteuil, une bière, un joint ou même du rosé (oui oui, y en a qui vont juste que là!) à la main, les écouteurs sur les oreilles afin de déguster chaque notes des derniers prodiges de la scène métal.  Mais des fois, calvaire que ça fait du bien de se laisser aller, mettre son cerveau à off et se taper quelques pièces d’une gang hurluberlus qui veulent juste avoir du fun.

    Et des bozos, on en a… Mais de l’autre côté de l’Atlantique, une gang de jeunes français ne donne pas sa place dans la catégorie ”débile-métal”.  Auto-proclamés grands Vizir du Rock, étant même la principale inspiration d’Elvis Prestley, Ultra Vomit saccage le métal (et bien d’autres genres) depuis 1999.  Après 5 démos, c’est finallement en 2004 que paraît leur premier album, M. Patate.  Avec des titres comme ” From The Dark Depths Of Long Eternity In My Old Ages Of Emptiness I Shall Reign In Chaos On My Bloody Throne Of Relegation Of The Weak” ou encore ”People = Frite”, les Nantais ont gardés leurs racines GrindCore des débuts (surtout dans la longueur des pièces qui dépassent rarement 2 minutes, mais leur désir de tout tourner en dérision les a amené à paufiner leur style, en ajoutant de l’orchestration et une multitude de samplers.  Reprenant souvent les clichées du Métal, peu ont été épargnés chez les bands cultes.  De Immortal à Motorhead, en passant par Marilyn Manson et Guns n Roses.  Qui aurait pensé un jour un mix de Brassens et… Morbid Angel?  C’est ce que ces cons ont osé faire sur l’album suivant, Objectif: Thunes, commis en 2008.  Rien de mieux pour oublier sa ptite routine quotidienne qu’un succès de Radio Rock Matante à la sauce Thrash…

    Côté ridicule, on ne peut passer à côté de Cryptic Coroner, le band  de Death brutal qui vendit son âme pour la prospérité au début des années 90.  Au cours d’une tournée canadienne, les polonais subirent quelques problèmes techniques qui les obligèrent à changer leur son de fa¨con radicale.  Que faire quand quelques cordes pêtent sur vos instruments et que le chanteur perd la voix?  Rien de plus simple: on fait du punk-rock!  Ce fût une décision ultra profitable car le groupe finit par rencontrer les plus grands producteurs de la planète, ce qui les amena quelques temps plus tard sur la scène des Grammy pour aller décrocher le prix du Meilleur Band de l’année.  Plus rien ne pouvait arrêter les fabuleux Punky Brüster, en route pour le succès planétaire, devant refuser les groupies par centaine devant leurs loges à tout les soirs.  Des honneurs qui valaient à coup sûr de renier ses origines métal qui les auraient obligé à rester dans l’ombre pour toujours…

    Ça ne vous dit rien? Ben voyons donc!  Tout le monde en a parlé.  Ils furent une véritable inspiration pour tout les Simple Plan et Blink 182 de ce monde… Ben non, je vous niaise.  Toute cette histoire est sortie de l’esprit tordu de Devin Townsend en 1995.  Après ses débuts en compagnie de Steve Vai, le canadien décide de partir solo afin de déconner solide sur ce premier projet.  Sur l’album ”Cooked on Phonics”, il nous raconte littéralement l’histoire complètement farfelue de ce band imaginaires, de ses déboires à ses succès, mélangeant savament les styles métal et punk.  Et pour complèter ce trio de débiles, il pourra compter sur deux amis, soit son ex-collègue d’Ocean Machine, JR Harder et Adrian White, ex-Frontline Assembly, ex-Reset et ex-Simple Plan (!?!).  Je vous offre cet extrait de l’album, la pièce d’ouverture en fait, qui vous donnera une bonne idée de ce qui vous attendra si vous réussissez à mettre la main sur cet OVNI musical.

    Comme le temps presse et que je vois les dernières minutes qui me séparent de mon échéancier, je vous offre en rafale 3 vidéos de véritable délire parodique.  J’aurais bien continué mais mon boss m’a menacé de m’envoyer couvrir le lancement de Pierre Lapointe si je ne sortais pas ma chronique aujourd’hui… Donc, amusez-vous bien et on se revoit la semaine prochaine avec un sujet un peu moins futile.  Mais avouez que ça fait du bien de lâcher son fou de temps en temps ;)


    Et quand même Jorn Lande décide de ne pas se prendre au sérieux…

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    Chroniques de l’Étrange #18

    Un autre Temps des  Fêtes de passé…  Le foie se remet tranquillement, quelques caisses de bières vides sur la galerie qui vont aider à payer le compte de Visa durement éprouvé, quelques reflux gastriques à la seule vue des restants de tourtière dans le frigo, un gilet de laine trop grand et d’une couleur que je ne connaissais même pas l’existence et que je devrai ressortir la prochaine fois que je reverrai Mémère…  Une chance que ça n’arrive qu’une fois par année, burp!

    Mais alors que le sous-sol de Mononc’ Roger et les bars de la Province étaient remplis de fêtards assoiffés, une révolution sociale se mettait en mouvement dans plusieurs villes et villages partout au Canada.  Appuyés par des milliers de gens à travers la planète, Idle No More se veut le penchant autochtone du Printemps Érable ou du Occupy Wallstreet.  C’est en réponse au projet de loi C-45 du gouvernement Harper, qui met en jeu les droits et acquis des Traités signés à l’époque et qui est en violation de la Déclaration des Droits des Peuples Autochtones de l’ONU, que les Premières Nations se sont mobilisées et ont marchés dans les rues de plusieurs ville canadiennes.  Leurs revendications sont hautement justifiées et les répercussions sur toute la population de cet autre projet de loi ”Mammouth” pourraient être catastrophiques, compte tenu du fait qu’il touche la gestion et l’avenir des cours d’eau et lacs à travers le Canada.

    ”Hey, c’est ben beau tes affaires de politique mais c’est quoi l’ostie de rapport avec la musique, Chose?”

    Attends, Bâtard, j’y arrive… L’image des amérindiens a été rudement mise à l’épreuve après la Guerre d’Oka et toutes les crosses qui sévissent sur les réserves mais c’est un peuple fier qui, malgré les drames du passé, sait se tenir debout et qui a à coeur de préserver ses traditions.  Cependant, les plus jeunes se tournent souvent vers le Hip Hop pour exprimer sa colère et ses préoccupation.  Tout le monde connait ou a entendu parler de Samian ou Anodajay, mais malheureusement, rares sont ceux qui ont explorés le Métal comme moyen d’expression, du moins au Québec.  4 jeunes de Pikogan, en Abitibi, ont par contre décidé de former un groupe au milieu des années 2000.  Après quelques années à se faire la main sur le répertoire de Metallica, Megadeth et Iron Maiden, les 4 cousins Ruperthouse ont formé Realityet c’est en mars 2010 qu’ils produisent l’album ”Screaming My Rage”.  Le style y est cependant conventionnel et chanté en anglais.  C’est au niveau de l’écriture que Brandon et ses compères nous racontent leur réalité d’autochones.

    Du côté de la Colombie-Britannique, Gyibaaw se sont quant à eux inspiré du Black Metal et, à la manière de plusieurs groupes Pagan européens, y ont inclus des sonorités indigènes ainsi que des textes dans leur propre langue, soit le S’malygax, parlé par le peuple Tsimshian.  Un parallèle peut facilement être fait avec ce qui se fait en Norvège, ceux-ci prônant également un retour aux valeurs pré-colonialistes.  Sur leur album ”Ancestral War Hymns”, ils font l’éloge de ces batailles sanglantes où, bien avant que l’Homme Blanc ne vienne souiller leur Terre et leur croyance avec sa croix et ses Saints, les Dieux animistes prenaient soin des vainqueurs et des vaincus tombés au combat.  Le band est toujours actif après 6 ans d’existence, bien qu’il n’ait produit qu’un album en 2009 ainsi qu’un démo et un split.  À découvrir pour les amateurs d’histoire, de Black primitif et d’ambiances guerrières.

     

    Du plein coeur des Appalaches, Nechochwen nous transportent eux aussi grâce à leurs atmosphères envoûtantes, en ces temps anciens, véritable hommage à la beauté majestueuse des Montagnes et l’esprit shamanique y est très présent.  Utilisant quelques instruments traditionnels, c’est la guitare qui y est cependant à l’honneur, tantôt classique et progressive, tantôt flirtant avec le black metal dans de puissants passages sur leurs 3 albums, dont ”Oto” qui vient tout juste de parraître à la fin de 2012 sur l’étiquette Bindrune Recordings. Celle-ci distribut également Blood of the Black Owl, un autre groupe américain à saveur amérindienne, mais dans un registre plus près du Funeral Doom metal.

    Bien que le ”Native Metal” semble un style plus qu’underground, certains musiciens autochtones ont toutefois réussis à avoir un succès planétaire.  On n’a qu’à penser à Chuck Billy, lui-même de la tribu Pomo, qui nous a offert au cour de sa longue carrière des titres comme ”Trail of Tears”, ”Allegience” et ” Native Blood”, véritable hommage à ses origines.  Les peuples amérindiens étant assez unis, c’est cependant du Mexique que ce genre a eu un de ses plus grand allié, et ce, en la personne de Jesse Pintado.  Le regretté guitariste participa à la fin des années 80 à la création de ”Resistant Militia”, groupe quasi-mythique de Grind californien.  La formation devint par la suite Resistant Culture et produisit 2 albums. les 2 co-fondateurs Anthony “Wolf” Rezhawk et Katina Culture, 2 autres membres de Terrorizer et au sang amérindien, continueront leur combat sur le 3ième effort et sur lequel on pourra aussi entendre leur ami de longue date Pete Sandoval.  Il est certain que le groupe gardera sa touche particulière sur le très attendu ”Shamanic Healing”.  Avec un nom comme Dan Swano derrière la console, les chants traditionnels et les instruments tribaux comme la flûte et le tambour trouveront le parfait équilibre avec le son aggressif des instruments dits plus modernes.

    En conclusion de ce voyage au pays de la ”Musique de Sauvage”, (comme disent certains esprits obtus), il ne faudrait pas oublier de mentionner l’influence que la culture autochtone Nord-Américaine a eu sur plus d’un musiciens, que ce soit dans le son ou encore la thématique.  On n’a qu’à penser à ”Indians” d’Anthrax, ”Run to the Hill” d’Iron Maiden, le look d’Ian Astbury de The Cult, l’oeuvre quasi-complète de Crows, band allemand power métal des années 80… Un autre a ne pas négliger est sans contredit l’album ”Anonymous” de Tomahawk, autre projet complètement disjoncté de Mike Patton ainsi que d’ex-musiciens de Jesus Lizard,Battle, Helmet et Mr Bungle.  Basé sur des enregistrements datant du 19ième siècle, ce troisième CD du groupe américain tire son titre du fait qu’aucun crédits n’y était inscrits. Un excellent album pour découvrir un son trop souvent parodié ou ignoré mais qui fait tout de même parti de notre histoire collective.


    Intérressant de voir que ce peuple décide de se lever et, par des actions concrètes, faire oublier cette réputation de buveurs et de crosseurs.  Tout ce qu’ils demandent, c’est le respect qui leur est dû en tant que Première Nation et de ne plus être ce Peuple invisible .

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                                                                                                   Chroniques de l’Étrange #17

    Bon, je le sais, une fois de plus j’ai procrastiné… Mais mettez-vous à ma place! Faire une Chronique sur le thème de Noël, eh bien ça s’avère un peu plus compliqué que prévu… Surtout que dans ma tête, ça sonne plus comme ”Now Hell”. Si il y a bien un sujet qui a été SURexploité, et ce, dans tous les styles musicaux, et bien c’est bien les (criss) de tounes de Noël. Le nombre de chansons, d’albums ou de spectacles est quasi infini. Du gros nom comme Lemmy, Korn, Twisted Sister, August Burns Red ou à d’autres plus modestes comme Hidden Pride, une autre formation Death montréalaise qui a effectuéaussi un retour cette année, après 14 ans d’absence. En parlant de retour, c’est complètement malade le nombre de groupes, d’ici et d’ailleurs, qui sont revenuent du Monde des Morts, non? À ce rythme là, il faudra bientôt que Daimon réécrivent ses Chroniques Nécrologique de Hellstorm


    On peut s’entendre que la plupart des bands ou artistes qui s’adonnent à une telle bassesse ne le font pas sérieusement (à quelques exceptions près… ). C’est souvent pour déconner mais ne pas se prendre au sérieux n’empêche pas d’avoir bon coeur.  C’est le cas de plusieurs bands d’ici qui ont enregistré 3 albums de Noël dans les années 90.  Distribués par les défunts Disques Kafka, les ”Noël dans la rue” étaient une merveilleuse façon de découvrir de nouveaux groupes et d’aider les plus démunis, les profits étant généreusement offerts à l’organisme ”Dans la Rue” qui vient en aide aux sans-abris.  Et on viendra me dire que les métalleux sont des méchants individus qui ne pensent qu’à faire le party…

    Les informations au sujet de ces véritables perles sont plutôt difficiles à retrouver mais voici ce que j’ai pu recueillir:

    Volume 1

    Volume 3

    •  We Da People – Le Jour De L’an
    •  Buildings – White Christmas
    •  Watcha – X-Mas
      Rainmen – Minuit Chrétien (Rockrap)
    •  Union Made – Ave Maria (Vocals – Denis Bélanger, Marc Vaillancourt, Sébastien Croteau)
    •  Mental Disorder – Le Petit Renne Aux Yeux Rouges
    •  La Cage De Bruits – Le Tambour
    •  Quo Vadis – So This Is Christmas (War Is Over)
    •  Deadly Pale – Mrs Grinch
    •  Minds – The Last Noël
    •  Witz – Adesles Fidèles

    Si certains ont encore une copie du 2ième volume, ça serait bien de nous faire parvenir le line-up, histoire de se rappeler de vieux souvenirs. ;)

    D’autres formations ont quant à elles utilisé le thème de Noël seulement comme sujet, sans toutefois utiliser ces mélodies trop entendues. Comme dans le cas de Macabre, qui à part l’intro, ne fait que relater un party qui vire (criss’ment) mal dans ”Holidays Of Horror” paru sur ”Gim of Reallity” ou encore Sadist, formation death progressif italienne (dont je vous parlerai un de ses quatres, si Pat ne me shift pas dans une de ses excellentes Rubriques On Arrête Pas l’Prog!, chaque dimanche sur Ondes Chocs ) qui, à part le titre, n’utilise aucune clochettes ni de références à un traineau ou à une dinde farçie, et encore moins à la naissance du ptit Christ…

    Impossible de terminer cette Chronique du temps de Fêtes sans glisser un mot sur Trans-Siberian Orchestra.  La formation, qui compte dans ses rangs Jon Oliva, chanteur et clavieriste de Savatage, à littéralement construit sa carrière en s’inspirant et en reprenant les grands classiques de Noël, en utilisant une impressionnante orchestration, des chants d’opéra ainsi qu’une bonne dose de riffs puissants. Il semblerait que leur prestation est un spectacle à haut déploiement à voir absolument, mais comme aucune date n’est prévue au Canada cette année, les fans devront se rabattre sur les States…

    C’est ainsi que ce termine cette hebdomadaire chronique.  Faites des provisions de Tums et de PeptoBismol, si vous comptez vous goinfrer dans la tourtière et le gateau au fruits et, si les Mayas se sont trompés, on se revoit la semaine prochaine pour d’autres découvertes ou souvenirs du passé.

    }:)~>

     

     

                                                                                              Chroniques de l’Étrange #16

    Quel date on est donc?  Je regarde sur mon calendrier pour le savoir et parmis les innombrables cercles sur celui-ci (c’est fou le nombre de shows à voir ces temps-ci encore!), un en particulier attire mon attention.  Il est à l’encre jaune.  Non, je n’ai pas de test d’urine prévu ce jour-là… Oh oui, c’est la première de ”Bilbo, le Hobbit”!!!  Je me suis juré d’aller voir ça au cinéma.  Je sais, ça sera sûrement plein à craquer dans tous les cinémas de la métropoloe.  J’attendrai quelques jours, je n’en crèverai pas.  Il y a toujours la version pour adulte au Cinéma D’Amour: Dildo, l’aut’ bitte…  Bon! j’entends déjà plusieurs d’entre vous hurler au sacrilège.  ”On ne niaise pas avec l’oeuvre du génie absolu, le plus Grand écrivain à avoir foulé le sol de notre misérable planète!  Tolkien est un Dieu!”  Hey, revenez en, c’est juste une joke (au goût douteux, je l’admet)!

    Comme vous voyez, j’aime bien les récits de Tolkien mais je ne suis pas un fanatique non plus.  Je ne connais pas le nom de tous les nains, nazgûls, ents et autres bebittes qui peuplent la Terre du Milieu.  Je ne fantasme pas la nuit sur Galadriel non plus. Et j’ai d’autre chose à faire que d’apprendre l’elf afin de cruiser au prochain Comicon…  N’empêche que j’ai tout de même hâte d’aller voir ce que Peter Jackson à fait de ce classique de la littérature.

    Mais ne pensez pas que je méprise les ”Tolkies”.  Loin de moi cette idée.  L’oeuvre de l’écrivain britannique est puissante et c’est sans surprise que l’on retrouve son influence même dans la musique.  Le métal étant peut-être le style qui s’apprête le mieux à ce monde fantastique, bien que l’on peut retrouver son influence dans d’autre genre, comme des oeuvres folks, classiques et même dans la pop.

    Dès les balbutiements du métal, plusieurs groupes se sont inspiré des personnages du Seigneur de anneaux pour nous pondrent des classiques.  on n’a qu’à penser à Uriah Heep et Black Sabbath qui ont tous deux écrit une pièce intitulée ”The Wizard” relatant les exploits de Gandalf.  Led Zeppelin s’y est aussi mit avec ses pièces ”Battle of Evermore”, “Misty Mountain Hop“‘, ”Ramble On”, “Over the Hills and Far Away” et même ”Stairway to Heaven” contiendrait certains passages se référant à la quête de Bilbo et compagnie.  Il faut cependant être prudent car certains fanatiques intoxiqués ont tendance à capoter aussitôt qu’un artiste chante les mots ”ring” et ”mountain”… D’autres comme Rush (Rivendell, The Necromencer) et Camel (Nimrodel-the Procession-The White Rider) ont laissées toute fois moins de place aux délires psychotiques.

    Dans le cas de maints autres groupes, c’est dans leur nom que ressort l’influence tolkienne.  Comme Marillion, le groupe progressif, qui vient du titre ”Le Silmarillion’. De même que plusieurs autres comme Cirith Ungol, Burzum, Amon Amarth, Gorgoroth, Shagrath (Dimmu Borgir) et j’en passe.  Même Black Breath tire son nom du pouvoir des infâmes Nazgûls.  Un style particulier est mêm apparu au court des années, appelé le Tolkien Metal et son plus grand représentant est sans contredit Summoning.  Les autrichiens, dès leur premier album en 1995, ont su composer un black metal à la fois épique et atmosphérique, fortement inspiré dans leurs paroles par l’univers de la Terre du Milieu.

    Dans un style plus épique, on ne peut passer à côté des allemands de Blind Guardian et des finlandais Battlelore.  Tout deux comptes un catalogue musical directement inspiré de Tolkien.  Tellement qu’à une certaine époque, la bande dirigée par Hansi Kürsch était au coeur d’une rumeur qui disait qu’ils étaient préssentis pour composer la trame sonore de la première trilogie de Peter Jackson.  J’admire ce qu’Enya a fait mais avouer que d’entendre la musique de Blind Guardian lors du générique, ça aurait été assez jouissif.

    La liste des groupes de métal qui ont trouvé leur inspiration dans les péripéties de Bilbo, Aragorn, Gandalf et les autres est quasi infini, quand on s’y attarde moindrement.  On peut y retouver des traces dans jusque dans certains morceaux de Nightwish et même… Megadeth!

    Pour les maniaques qui ne pourront s’empêcher de se déguiser en guerrier de Gondor, s’affubler de bottes en forme de pieds géants poilus ou de trainer un arc dans le métro, tel un Legolas urbain pour assister à la première du film ce vendredi, et bien aller jeter un coup d’oeil sur Tolkien Music List, vous y trouverez certainement de quoi remplir votre Ipod et ainsi vous jeter corps et âme dans cet univers fantastique, sous l’oeil malveillant de Sauron…

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                                                                                                                          Chroniques de l’Étrange #15     

     À vous tous, chers lecteurs et lectrices des Chroniques de l’Étrange, je tiens à m’excuser pour cette absenced’une semaine.  Je suis sincèrement désolépour tous les inconvénients que cela ai pu vous apporter.  Plusieurs d’entres-vous ont sûrement souffert d’insomnie à force de venir sur le site pour voir si elle était enfin disponible des jours et des nuits entières.  Et tout ça en vain…  Mais j’ai une très bonne raison pour avoir failli à mes obligations: il n’y avait pas d’internet en 1974…

    J’en voit plusieurs s’étouffer avec une gorgée de leur bière en lisant ces lignes.  Non je ne suis pas fou.  Pas encore du moins.

    Tout à commencé il y a 2 semaines lorsque je me suis posé une question qui s’est insinué dans ma cervelle et qui m’a obligée à prendre des mesures risquées et téméraires pour y répondre. ”Est-ce que les gens dans les années 70 n’avait que la poignée de bands qui passent à CHOM à écouter?  Je n’ai rien contre Black Sabbath, Led Zeppelin, Blue Oyster Club, Deep Purple et Thin Lizzy, bien au contraire.  Mais ça serait comme dire qu’en 80, les amateurs de beat heavy ne connaissaient rien d’autre que le Big 4, Voïvod et Guns and Roses…  Je me suis donc rendu au pawn shop près de chez-moi afin de me procurer une machine à voyager dans le temps (usagée car je n’ai pas les moyens de m’en payer une neuve) afin de me rendre là-bas voir ce qui était offert aux amateurs de musique lourde.

    Je m’installe confortablement dans mon fauteuil, débale mon achat et je cherche le mode d’emploi.  Comme il n’y en a pas, il semble donc que je devrai me débrouiller par moi-même.  Je pose donc le long tube de verre coloré sur la table, y insère la substance hautement odorante et instable et allume le tout. Et WOOOOOOOSSSHHHHHHHHHHHHHHH!!!!

    J’ouvre les yeux et je me retrouve rue Ste-Catherine entouré de jeunes gens aux cheveux longs, habillés tout croches avec des pantalons en corduroy ou des jupes de bohèmiennes.  N’étant cependant pas tout à fait sûr d’être parvenu à l’époque désirée, j’observe attentivement la foule de passants.  Pas d’Iphones ni de tattoos pleins les manches.  Yess, hello 1974!!!  Je marche quelques rues et je tombe sur un établissement appelé ”Sam the Recordman”.  Ça me semble un très bon endroit pour débuter mes recherches.  J’entre et me dirige vers les bacs remplis de 33 tours.  Une pochette me saute alors aux yeux, autant pour son titre éloquant que pour son esthétique.  Lucifer’s Friend, et surtout avec leur pièce  ”Ride the Sky” rappelle certes la bande à Robert Plant, mais sans ce côté Glam.  Le rythme est rapide et la bass n’a rien à envier à celle qu’on peut entendre 40 ans plus tard chez nos contemporains.

    Un autre album attire mon attention.  Et surtout l’autocollant qui y est apposé, celui-ci indiquant que le groupe a été découvert et produit par un certain Tommy Iommi.  Necromandus est un autre de ces bands qui ont su injecter une bonne dose de rock lourd à ce qui se faisait plus tôt.  Les riffs sont pesants à souhait et les structures annonçaient bien ce que le Heavy Metal allait devenir au cour des prochaines années.

    Dans la section Nouveautées, j’aperçoit le LP de Pentagram.  J’enfile les écouteurs qui pendent et je place l’aiguille sur les sillons. Wow!  On a ici droit à la naissance en direct au son Doom américain.  La formation est toujours active de nos jours mais seul le chanteur a survécu aux multiples changements de line-up.

    Le vendeur, au cheveux longs et la la barbe grise (non, ce n’est pas Lex…) voit à mon headbanging que j’apprécie au plus haut point ce son brut et puissant.  Il s’approche et me dit de sa voix nonchallante: ”Hey Man, si t’aime ça, check un coup d’oeil à Bedemon.  C’est des freaks de c’te groupe-là pis y font du stock encore plus pêté, Man.”  Il ajoute cependant que le band n’a rien enregistré encore mais que lorsqu’il les a vu en show le mois dernier en Californie, il pensait ”flipper ben raide”tellement c’était sombre, autant dans la musique que dans les textes.  J’ai découvert à mon retour que Bedemon était aussi toujours actifs, bien que des musiciens plus jeunes s’étaient intégrés au band.

    Je continue ma recherche quand, à travers les speakers du magasin sort une musique beaucoup plus heavy que la pièce des Guess Who qui vient de s’achever.  Je m’approche du comptoir et je m’apperçoit que c’est du Kansas.  On oublie souvent que ces bands ont produits d’autre morceaux souvent plus obscurs, outre les surjoués classiques comme ”Dust in the Wind”.  Même chose ici avec Offenbach et leur puissant opus ”Les Eaux qui Dorment”, trop souvent occulté par des morceaux plus populaires. C’est comme si l’oeuvre de Metallica se résumait seulement à ”Nothing Else Matter” ou ”Until It Sleep”.  Pour les amateurs de raretés, le guitariste Kerry Livgren, après avoir découvert Dieu, produisit un album appelé ”Seed of Change” en 1980 et sur lequel apparait l’illustre Dio sur 2 pièces…

    Avant de reprendre le chemin du retour, je me suis demandé si au Québec, on n’avait aussi que quelques groupes, tel qu’ Offenbach, Octobre ou Plume Latraverse.  Je savait que Claude Dubois avait touché au rock un peu plus lourd avec ”Chasse-Galerie” et ”Manitou” mais encore là, il devait bien y avoir d’autres groupes un peu plus undergrounds.  C’est alors que je vois, déposé sur une pile de disque, un album et surtout une des pièce intitulée ”Le Monstre de la Main”.  Je décide de tenter ma chance et quelle surprise!  D’accord, ce n’est peut-être pas aussi heavy que ce qui se faisait de l’autre côté de la frontière ou outre-Atlantique mais on ne peut que constater qu’ici aussi, certains musiciens exploraient et tentait d’offrir quelque chose d’autre que les hippies de Beau Dommage ou Harmonium proposaient en 1971.  Et Vos Voisins en est un bel exemple.

    La tête remplie de nouvelle musique, j’entrepris mon retour en 2012, me promettant de revenir car je sentait que j’avais encore bien d’autre groupes à découvrir.  Le retour se fit en douceur, malgré quelques détours au confin du temps et de l’espace.  C’est ce qui arrive quand on achète une machine à voyager dans le temps usagée sans mode d’emploi…

     

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                                                                                                 Chroniques de l’Étrange #14

    Musique de malade mental!  Faut pas être ben dans sa tête pour écouter du beat de même!

    Eh misère!  Si j’avais reçu une piasse à chaque fois que j’ai entendu ça, je peux vous dire que je pourrais continuer à m’occuper d’Ondes Chocs à temps plein sans avoir à me préoccuper de savoir si mon loyer est payé ou si j’ai assez de bière dans mon frigo.  C’est vrai par contre que la maladie mentale a toujours été un sujet de prédilection pour plusieurs bands métal.  On n’a qu’à penser à Schizophrenia des brésiliens de Sepultura, à l’évocatrice pochette de Piece of Mind d’Iron Maiden, à B.A.R.F. et sa pièce Je suis le Fou ainsi qu’une centaine d’autre morceaux, tous en lien diret ou indirect avec les prolèmes de santé mentale.

    Un band parcontre peut donner raison aux détracteurs du genre métal.  Stalaggh est un projet obscur crée au début des années 2000 en Hollande.  Constitué d’un ou plusieurs musiciens (même à ce jour, leur identité n’a jamais été révélée), la formation black metal/noise/ambiant utilise des instruments traditionnels et la voix… de 7 patients d’une institution pour malades mentaux!  Trois ”Projekt” (Nihil, Terror et Misanthropia),  enregistrés dans une chapelle ou dans un entrepot, ont été rassemblé dans un coffret ainsi qu’un vidéo.   Stalaggh est par la suite devenu Gulaggh, suite toute aussi psychotique que sa première incarnation.  Tympans et esprits fragiles s’abstenir…

     

    Mais la maladie mentale n’est pas quelque chose à prendre à la légère.  Parlez en à Dan Spitz, ex-Anthrax, père de deux jumeaux autistes.  Avec l’aide de son ami Dave Mustaine, il format le band Red Lamb au début de l’année.  Le vidéo Puzzle Box se veut un cri du coeur et un moyen d’exprimer la réalité à laquelle est confrontée des milliers de parents à travers le monde.  Aidé par  Chris Vrenna (ex-Marilyn Manson) et réalisé par le producteur Johnny K (Disturb), Red Lamb est auto-financé et tous les profits sont versé à une fondation qui vient en aide au parents d’enfants autiste et à la recherche. Qui a dit que le métal n’abordait que des sujets superficiels et puérils?

     

    Les problèmes de santé mentale sont souvent traitables mais quelques fois, certaines personnes ne peuvent continuer à vivre dans ces conditions difficiles.  Steve McDonald, de la formation québécoise Gorguts était un de ceux-là.  Au sein du même band, le guitariste Steeve Hurdle souffrait lui-même de  dysthymie, caractérisée par des symptômes dépressifs chroniques, plus légers, mais persistant.  Jusqu’à sa mort prématurée en 2012 (due à une complication post-opératoire), il s’est énormément impliqué dans sa région, devenant même porte-parole de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales.  Il a donné aussi beaucoup de son temps auprès des sans-abris et des toxicomanes, étant ancien consommateur.

     Pour moi, c’est devenu comme une urgence, une urgence de donner – j’ai été aidé, il y a des gens qui m’ont ramassé, j’étais en morceaux – d’être peut-être l’artisan du rétablissement de quelqu’un

    Un exemple à suivre, autant pour le musicien hors-pair qu’il a été que l’humain qui a su confronter et terrasser ses démons.

     

    Oui, c’est du beat de fou qu’on écoute.  Parfois cette folie est constructive et d’autre fois destructrice mais l’important, c’est de rester ouverts et d’être là quand un appel à l’aide se fait entendre.

    Bon, je vous laisse là-dessus pour cette semaine et je vous reviens avec un sujet plus ”léger” mercredi prochain, promis!

     

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                                                                                                                    Chroniques de l’Étrange #13

    Eh oui, déjà 13 chroniques.  Et par conséquent, 13 semaines à ”travailler” pour Ondes Chocs.  Je suis quand même chanceux qu’en j’y pense.  Je vois des shows gratis, j’écoute pleins de nouveaux bands, je parle à des fous mongols dans têtes à tous les jours (j’adore mes coéquipiers) et j’ai la chance à chaque semaine de (re)découvrir des bands qui sortent de l’ordinaire.  13 semaines où je peux écrire des niaiseries et qui sont même lues par du monde!  Et tout ça, en parallèle de ma ”vraie” vie!!!

    Mais ce n’est pas tout le monde qui a de la chance dans la vie.  Certains musiciens tentent d’autre chose quelques fois et ce n,est pas toujours un succès.  Non pas que ce soit mauvais.  Enfin pas toujours.  Plein de facteurs peuvent faire qu’un projet ”passe dans l’beurre”.  En voici quelques exemples:

    Jason Newsted: Une chose qu’on ne peut enlever à l’ex Floatsam & Jetsam, Metallica, Voïvod, etc, c’est sa prolificalité, proficabilité  fuck!, qu’il est prolifique.  Mais certains de ses projets sont passé dans l’ombre (je ne parlerai pas ici de l’insipide ECHOBRAIN) comme ce double projet IR8 et Sexoturica.  2 projets qui ont produits chacun un EP au milieu des années 90 et rassemblés sur un split en 2002.  Le premier en compagnie de Tom Hunting et de Devin Townsend, tandis que sur le second apparaissait aussi le drummer d’Exodus ainsi qu’Andreas Kisser.  Plus près du ”trip de chums” que d’un groupe sérieux, le produit final s’adresse plus au fans curieux, collectionneur de raretés.

    IR8

     

    Sexoturica

    À la même époque que Sexoturica (compression de SEpulTUra, EXOdus et metallICA), les trois gringos ajoute un membre à leur projet: Robb Flynn.  L’ex-Vio-Lence vient de former Machine Head et son son metalcore, mais c’est dans un registre plus stoner qu’il produit quelques morceaux au sein de Quarteto de Pinga.  Malheureusement, le groupe ainsi formé ne produira jamais d’album.  Peut-être étaient-ils seulement en avance sur leur temps car je suis prêt à gager que, vu le nombre de bands qui ont du succès dans ce genre aujourd’hui, si ils décidaient de ressortir les maquettes, ça risquerait de pogner…

    Quarteto de Pinga

    Toujours en 1994 (what a year!), un autre membre de Sepultura, Max Cavalera, s’associe à Alex Newport  du groupe Fudge Tunnel et crée Nailbomb.  Le trash et les racines hardcore du premier rencontre le noise/ indus/sludge tant apprécié du deuxième, ce qui aboutira sur un son unique pour l’époque mais souvent cité comme influence de nos jours.  Là où il y a malchance pour Nailbomb, c’est que le projet se voulait à la base un rejet de la musique commerciale et qu’il est devenu… un succès commercial.  D’où le live qui suivra par la suite: Proud to Commit Commercial Suicide. J’en entends déjà chialer: ”Hey le clown, tout le monde connait ça Nailbomb…” Peut-être… Mais qui a encore l’album chez lui?

    Nailbomb (avec la participation de Dino Cazares )

    Au Québec aussi, quelques side-projects (ou plutôt ”projets-de-côté’) ont joués de malchance.  Parmis eux: Guano.  Band que j’ai eu la chance de voir live au Foufs en compagnie de Raid pour 6$ au cour des légendaires Black Mondays.  Formé entre autres de Denis Lepage de B.A.R.F., le groupe montréalais actif de 1996 à 1999 combinais le côté punk/hardcore de ceux-ci en y ajoutant une touche de worldbeat.  À une époque où internet n’existait presque pas, il était plus dur de se promouvoir comme maintenant.  De plus, le groupe ”culte” est souvent comparé à Grimskunk, même si, à l’écoute de leur seul album, Lesser Banishing, on peut certe y voir quelque ressemblances mais c’est comme dire que Anthrax et Megadeth sont semblables car les deux ont des riffs trash.  Nimporte quoi…

    Guano

     

    Pour certains musiciens cependant, l’échec de leur projet est une chance POUR NOUS!  Comme ce projet de Jon Schaffer, Sons of Liberty, véritable ramassis de riffs laissés de côté pour Iced Earth.  D’accord, le patriotisme de ce guitariste est de notoriété public et ces chroniques ne sont pas une plate-forme où je veux mettre mes opinions politiques en valeur.  N’empêche que le ton et les images véhiculés par son band en font la trame sonore idéale pour une réunion du Tea Party…

    Sons Of Liberty

    Bon, je l’savais.  Fallait ben que je dise que je suis chanceux!  Mon ordi vient de p//DDDDDDDDDDDDDDDDP772»»»»»»»»»gu2igjwqdbiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip

     

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    Chroniques de l’Étrange #12

    Il y a parfois des phénomènes qui dépassent l’imagination et la musique semble un terrain fertile pour l’expérimentation et les trucs plus qu’étranges.  J’ai eu la chance cette semaine d’assister au concert de Dethklok.  Pour les rares metalheads qui ne seraient pas familier avec ce band, il s’agit ici d’un groupe virtuel apparaissant dans la série animée  Metalocalypse.  Crée de toute pièce par Brendon Small (qui est le compositeur/guitariste du ”band” et qui personnifie les voix) et Tommy Blacha (aussi aux voix), Dethklok compte aussi sur la participation de Gene Hoglan pour le drum sur album (3 au total ainsi qu’un split avec …And you will know us by the trail of death) et aussi live.  Car, bien que ce groupe soit à la base un produit télévisuel, eh bien il part aussi en tournée, performant sur les plus grande scène.  Me rappellant légèrement ce que Gorillaz faisait dans la pop, j’ai réfléchis (oui, oui, ça m’arrive quelques fois) et je me suis dits qu’ils n’étaient sûrement pas les seules.

    C’est aux Phillipines que j’ai découvert (par l’internet on s’entend car Ondes Chocs est trop CHEAP pour me payer un voyage là-bas) un band vraiment weird.  La particularité des membres de  Mistula tient au fait qu’ils sont fabriqués… en usine!!!  Fondé en 2004, le groupe est composé (essayez de ne pas rire) de poupées articulées.  Lol excusez, c’était plus fort que moi…  C’est Bella Lugosi qui est le fondateur et qui écrit les textes ayant pour thème la religion catholique.  Il est accompagné de ses comparses Manx Minuet, ex-pornstar et chanteuse/guitariste, Uno à la bass et Lobo aussi aux guitares qui remplace Dragan qui a quitté la formation pour cause de dépression causé par le trop grand stress des tournées… o.O

    Mistula a produit 5 chansons et tourné quelques vidéos.  Pas très productif me direz-vous mais il faut leur pardonner car la formation est très occupée à parler à ses milliers de fans sur leur site internet.  Mais soyez assurés qu’Ondes Chocs vous tiendra au courant d’une éventuelle prestation dans une salle ou un Toys’R Us près de chez vous…

     

    Le monde des comic books semble aussi assez ouvert à ce genre de phénomène.  Par exemple Jeph Jacques, auteur américain de la série Questionable Content à donné vie au groupe Deathmøle apparu dans un des épisodes.  Le band débuta d’abord comme une farce mais, peu à peu, le son se perfectionna pour arriver à un projet plus sérieux.  Une dizaines d’albums sont disponibles, dont Absent Gods & Creatures Foul disponible gratuitement en suivant le lien dans le descriptif du vidéo suivants:

          

    Pour les amateurs du genre, allez jetter un coup d’oeil sur la page d‘Eternal Descenthttp://www.facebook.com/EternalDescent#!/EternalDescent), une bande dessinée pour les fans de guitares et de Fantasy.  Supporté par ESP Guitars et Eddie Kramer (producteur entre autres de Led Zeppelin, Kiss et des Stones), deux albums sont sortis en marge de la bande dessinée, où même Joe Satriani fait une apparition.

    C’est ainsi que se termine cette 12ième Chronique de l’Étrange.  Mais avant de vous quitter, je me devais de vous présenter un dernier band ”virtuel” et Thanks God!, il l’est resté.  Les plus vieux d’entre vous vous rappellerez sûrement de Cold Slither, band métal des années 80, sensé par sa musique et les messages subliminaux qu’elle contenait, corrompre l’esprit maléable des jeunes qui l’écoutait.  Cette formation dont faisait partie le seul et unique Commandant Zartan et accompagné de ses infâmes Dreadnoks!

     

    Sur ce, passez une autre bonne semaine et je vous réserve quelques surprises dont une édition toute spéciale pour la 13ième. Soyez-y, gang de freaks!

    }:)~>

     

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                                                                                                    Chroniques de l’Étrange #11  

    31 octobre… Ça me dit quelque chose cette date là… Ma fête? non, c’est pas ça qui est écrit sur ma carte soleil.  La fête de ma blonde?  De ma mère?  Noël?  Ah oui, l’Halloween!  C’est pour ça que ça n’arrête pas de sonner à ma porte.  Y m’semblait que c’était tard un peu pour que ce soit les Témoins de Jéhova.

    Je niaise car avec toutes ces publicités et ces photos de Fakebook  avec ces parents qui déguisent leurs enfants et qui sont si fiers de dire qu’ils ont ramassé le vomi du ptit dernier qui s’est goinfré.  Mais le bon côté, c’est que la télé nous passe de bon vieux films d’horreur.  Ce qui nous amène au sujet de ma chronique de cette semaine.  Les films d’horreur ont toujours été une inspiration pour les bands métal.  Que ce soit par les thèmes ou encore pour les noms.  Quel plus belle source pour puiser un nom ”qui va faire peur au monde”.  Et ce, depuis les débuts.  BLACK SABBATH, WHITE ZOMBIE ou encore SUSPERIA sont autant des noms qui appartiennent au septième art mais qui se retrouve aussi dans nos Ipod.

     

     Pour d’autres groupes, ce sont certains personnages spécifiques qui sont devenus le sujet de pièces.  Le meilleur exemple est sans contre dit l’album ”Horror Show” d‘ICED EARTH paru en 2001.  Chacune des pièces (excepté ”Ghost of Freedom inspiré par le film ”The Patriot) tire son nom d’une créature mythique ou d’un personnage apparu dans un ou plusieurs films.  Un excellent CD ”dans l’temps de Matt Barlow” où apparaissait Steve DiGiorgio et Richard Christie.  Aucun morceaux cependant ne reprenait un thème musical entendu dans une production cinématographique.

     

                                                                                           

               

    En revoyant ces images, je me disait que ma génération (et surtout les précédentes) était chanceuse car aujourd’hui, rares sont les films qui peuvent compter sur une trame sonore originale.  Les présentes productions sont bourrées du dernier extrait du dernier band métal à la mode.  Je ne me plaints pas trop car ça fait souvent d’excellentes compilation.  On n’a qu’à penser au coffret ”Masters of Horror”, tiré de la série de courts films réalisés par les grands maitres de l’horreur.  Il s’y trouve plusieurs pièces inédites, dont ”Discover me like emptiness” d’In Flames ou une version live de ”Megalodeon” par Mastodon.  Cependant, je ne suis pas le seul à être nostalgique de cette époque où la musique puissante et spécialement écrite pour le film donnait autant la chienne que le monstre à l’écran.  En 2001, le super groupe FANTOMAS, composé de Mike Patton, Buzz Osborne, Trevor Dunn et Dave Lombardo, reprend la musique de grands classique de l’horreur, mais aussi de film noirs ou encore du GodFather.  Mais ce groupe avant-gardiste y mets sa touche particulière:

    Mais cette nostalgie ne touche pas que les fans et les musiciens.  Certains acteurs sont tellement resté accrochés à leur rôle qu’ils en font même un band.  C’est le cas d’Ari Lehman, le comédien qui incarnait le jeune Jason Voorhees, de la série ”Friday the 13”.  Armé d’une Ax-synth transpercée d’une machette, il sillonne les États-Unis, allant de conventions en conventions avec son trio First Jason. Pour les interressés, son premier album, ”Jason is Watching” est disponible sur son site, en plus d’une foule de produits dérivés. http://www.firstjason.com/?section=press

     

    Il serait incongru de terminer cette chronique sans saluer au passage nos maitres de l’horreur québécois, et j’ai nommé les Ghoulunatics.  Tout frais sortis de leur caveau, ces montréalais s’apprêtent à remonter sur scène après une longue absence.  Une aura de mystère a toujours flotté autour de la formation, en particulier en ce qui concerne leur chanteur Pat Mireault.  On dit que, fossoyeur de profession, il habite le cimetierre Côtes-des-Neiges et dors même dans un cerceuil… Légende? Faits réels? Si c’est le cas, eh bien ÇA c’est étrange en Ta…..K!  Au fil des albums des Ghoulunatics, plusieurs thèmes touchants au films d’horreurs sont approchés et après plusieurs pièces, on peut entendre des extraits de films cultes tel ”Evil Dead”.  Un must à voir en show, pour les plus jeunes qui n’ont pas eu cette chance…

     

    Le sujet est terriblement vaste mais on se quitte là-dessus pour cette années et d’ici l’an prochain, je vous dénicherai d’autres freaks adorateurs de zombies, vampires et monstres sanguinaires…

    Donc, bonne fin d’Halloween et on se retrouve la semaine prochaine pour un tout nouveau sujet où l’étrange sera à l’honneur.  Mais faites seulement attention si on sonne à votre porte en ce 31 octobre. Ce sera peut-être une créature de la nuit ou pire… votre proprio! Mouahahahahahahahahaha!!!

    }:)~>

     

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    Chronique de l’Étrange #10

    Oh qu’il s’en est passé des affaires depuis ma dernière Chronique!  Premièrement, j’ai traversé le cap de la mi-trentaine, m’approchant à grands pas du grand moment où je serai un quadragénaire accompli, respecté et fier! Et puis… ben, c’est pas mal ça.  Entre deux broues et quelques shooters, je me disais que je serais pas mal dû pour me reproduire et fonder une ptite famille.  Je me vois déjà, en compagnie de ma douce metalhead et notre marmaille, parcourir les routes chaque été, allant de festivals en festivals, se goinfrant de poulet frit tout en chantant en coeur ”Run to the Hill” à gorges déployées dans le Station-Wagon… SKQQQRRKKRYYYIIIIIIIHHHHYYY!!!!! (bruit approximatif d’une aiguille qui scratch un vinyl)  Mais qu’est ce qui se passerait si ma progéniture préférerait Shilvi au chant de Bruce?  Misère… Une seule solution: l’assimilation depuis le plus jeune âge.

    Première étape: le berceau.  Une compagnie basée en Californie, ROCKABYE BABY!, a trouvé un filon lucratif: transformer la musique des parents en douces chansonnettes pour les tout-ptits.  Puisant dans les classiques, de The Beatles à The Police, en passant par The Pixies et QOTSA, chaque pièce est rejouée de façon instrumentale.  Ici, exit les grosses guitares et le drum.  C’est plutôt au son du mellotron, du vibraphone ou des cloches cristallines que les nouveaux-nés s’endormiront, bercés par les ”Closer”, ”Hells Bells”, ”Paranoid” ou encore ”Paradise City”. Ok, certains résultats sont vraiment creepy mais pas plus que Caillou quand on y pense…

       Maintenant que le petit cerveau en plein développement de Jr a bien assimilé les grands classiques, il est temps qu’il ou elle vole de ses propres ailes en écoutant ses propres bands.  5 ans, c’est un peu jeune pour s’intéresser aux failles du système, aux peines d’amour déchirantes, au gore dégoulinant ou au mysticisme.  Plus prêts de leur réalité, THE THUNDERLORDS est un band californien qui parle au morveux et dans leur langage de morveux.  Du trash basique, pesant  mais tout de même accrocheur, qui vous fera headbanger dans l’auto, en route pour la garderie… et peut-être même en revenant.  Auto-proclamé ”1st Metal Band for Kids”, ils sont même apparus sur la trame sonore de quelques jeux de la série Tony Hawk.  J’ai entendu des bands qui avait moins de ”substance” dans leur propos et qui se sont rendu pas mal plus loin qu’eux.

    À part la saleté et le dur combat contre le froid… de la crème glacée, un autre sujet qui fascine les enfants, ce sont les dinosaures.   Alors, si l’idée de les initier au finlandais en même temps qu’au métal, eh bien HEVISAURUS est le band pour eux.  Projet imaginé en 2009 par le batteur du band power-metal THUNDERSTONE, ces métalleux jurassiques offre, ma foi, un pas pire produit au final.  Si on ne pense pas aux costumes à la GWAR ou à la GREENJELLY, on ne peut s’empêcher de taper du pied et de faire du ”air drum”, tellement la production est professionnelle et les airs épiques et entrainants.  Ils font fureur dans leur Finlande natale, en apparaissant même sur le palmarès des ventes, atteignant jusqu’à la 1ère position avec leur nouvel album en 2012.  In your face, Carmen Campagne!!!

                                                           

    Tout comme nous, leur adolescence se passera sûrement devant la télé, à jouer à des jeux vidéo.  Dur de les faire sortir de leur chambres avec l’avalanche de consoles qui leur est offerte de nos jours.  Et disont que la plupart d’entre nous avons la même dépendance.  Une chose par-contre diffère.  Depuis quelques années, la qualité du support a beaucoup évoluée ce qui permet aux gamers d’entendre leur bands préférés lors de leurs quêtes virtuelles ou leurs combats contre des forces terrestres ou issues de d’autres mondes.  Mais les nostalgiques comme moi se rappelleront des thèmes inoubliables des jeux comme TETRIS, ZELDA, CONTRA ou PUNCH-OUT.  Plusieurs bands se sont appropriés ces mélodies au sonorités simples mais mémorables.  Que l’on pense à POWERGLOVE, The NESkimos,MINIBOSSES et plusieurs autres de ces nerds amateurs de riffs de guitares et de chiptunes.  Certains d’entre eux iront même jusqu’à créer un nouveau sous-genre appelé  Nintendocore, qui utilise la puissance du metalcore, tout en utilisant des son 8-bits dans leur musique.  Et avec tout ces nouveaux émulateurs de vieilles consoles maintenant disponible, il est certains que la présente génération de kids prendra connaissance de ces bijoux de l’informatique du siècle passé.  Et si non, vous pourrez toujours écouter seul ou avec des vieux chums ces bonnes vieilles tounes, les  rares soirs où votre ado n’aura pas prit le contrôle du salon et du système de son.  Il vous restera toujours le garage au pire…

    Bon, c’est certain que tout ça reste utopique car pour cela, je dois commencer par les concevoir, ces enfants et d’ici là, le monde aura changé.  Mais le Metal lui sera toujours là et si jamais la vie fait que je finisse ma vie sans descendance, et bien j’aurai toujours le loisir de m’acheter un chien et ensemble, on suivra tous les festivals, on mangera du poulet frit et je lui mettrai du CANINUS dans l’tapis…

    CANINUS, kesséssa!!! Eh bien, c’est le side-project des gars de MOST PRECIOUS BLOOD.  Et vous avez bien entendu, ce sont bien deux pitt-bulls qui sont aux vocals.  Actifs depuis 2003, ils ont produits un LP, un split avec CATTLE DECAPITATION ainsi qu’un autre avec HATEBEAK, un band de hardcore avec comme chanteur… un perroquet!?!?!

    Passez une bonne semaine, gang de freaks, et quoi qu’il arrive, n’oubliez pas que ce n’est pas grave si vos enfants écoute du dubstep… Un centre d’achat, c’est grand et vous pourrez toujours vous rattraper sur les prochains…

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                                                                    Chroniques de l’Étrange #9

     

    Chère Karyn, 15 ans déjà depuis notre première rencontre.  J’y repense et c’est comme si c’était hier.  Je n’oublierai jamais ce jour où pour la première fois ta voix, à la fois douce, naïve et tellement brutale a envahi mon âme pour la laisser marquée à tout jamais.  Bien sûr, je connaissais tes parents spirituels, Nina Hagen et Mike Patton, mais jamais je n’aurais cru que quelqu’un, surtout une jeune fille menue comme toi, pouvait réussir à combiner acrobaties vocales et rage de cette façon.  C’est à cet instant que je t’ai juré fidélité et que je t’ai suivi, autant avec ta formation CRISIS qu’au sein de tes collaborations avec entre autre VOÏVOD, SIX FEET UNDER et GIANT SQUID.                 

                                                                                    

     

    Mais je dois te faire un aveux: je t’ai trompé…  J’espère que tu ne m’en veux pas.  Je sais que ça n’excuse rien mais tu te faisais distante ces dernières années et j’avais besoin de retrouver cette passion qui me brûlait les tripes à l’époque.  Tu sais que j’ai toujours adoré ces voix, comme la tienne, qui vont plus loin.  Ces interprètes qui usent de leur cordes vocales d’une façon différente tout comme un musicien qui saurait innover dans son jeux et m’impressionner par sa folie et son audace.  Plusieurs sont passé dans ma vie. Certains que j’ai connu avant toi comme Devin Townsend(SYL, DTP,etc) ou Jonathan Davis (Korn)et que j’ai continué à écouter ou d’autre que j’ai rencontré par la suite des gens que tu connais sûrement comme Otep, Krysta Cameron (IWaBO), Hansi Kürsch (Blind Guardian), Rody Walker (Protest the Hero) ou ma nouvelle flamme, Alissa White-Glutz (The Agonist). J’en ai aussi profité pour faire un petit retour en arrière dans mes anciens contacts et je suis retombé sur ce qui était, à mon humble avis, une des voix les plus extrême que le Québec ai pu produire.  SYLVAIN HOUDE, premier chanteur de KATAKLYSM, a toujours été pour moi une référence. HOUDE réussissait à me déchirer l’épiderme par son chant malsain et extrême.  Peu pouvaient à l’époque se vanter de posséder un tel amalgame de rage torturé. À part peut-être SÉBASTIEN CROTEAU (NECROTIC MUTATION) mais celui-ci étant un cas à part et j’en reparlerai un peu plus tard…

     

    Dernièrement, c’est du coté du Japon que mon attention s’est tourné.  Mon premier coup de coeur: DIR EN GREY.  Une formation ”inclassable” qui sévit  quand même depuis 1997.  Au cour des années, ils ont continuellement évolué afin de passer du Nü-Metal au Black Progressif, mais en gardant toujours cette petite touche moderne.  KYÔ, le frontman, possède une voix unique pouvant passer du rugissement guttural au falsetto, et ce, dans la même phrase. Mais cette folie à un coût car il a dû subir des opérations aux cordes vocales et il fait face à un mutisme complet au cours des prochaines années.  Mais cette voix, couplée aux textes remplis de taboo et à leurs vidéos complètement déjantés et morbides, dignes des plus intenses films d’horreur nippons, en font une formation que je continuerai à suivre en espérant qu’ils puissent troubler mes tympans (et mes pupilles) pour quelques années encore…

     

     

    Le Pays du Soleil Levant a toujours été pour moi une source de mystère, que ce soit par son histoire ou son cinéma.  Mais c’est un band qui m’a complètement subjugué ces derniers temps. Et surtout sa chanteuse  Anoji Matsuoka.  Au travers des sonorités complexes et cauchemardesques, jazzy et parcourues d’envolées violentes, sa voix unique vient ajouter une couche supplémentaire d’originalité.  Et le fait que le tout, comme pour DIR EN GREY, soit en japonais, provoque tellement d’images qui nous viennent à l’esprit, loin de tout repères connus, qu’on ne peut que se laisser aller à cette folie. À classer dans le même créneau que SIGH, en plus malade encore, si la chose se peut…

     

    Mais ma chère Karyn, j’espère que tu me pardonneras ces petits écarts. Tu sais que je te suivrai toujours où que tu iras.  Surtout que j’ai appris dernièrement que tu faisait maintenant partie du groupe italien EPHEL DUATH, en compagnie de STEVE DIGIORGIO. J’ai hâte de voir ce que ta voix singulière apporteras à ce groupe de Prog-Metal avant-gardiste… QUOI?!?!? Tu as épousé le guitariste!?!?! Ah ben bâtard!!!! Bon bien je me sens moins mal alors d’être allé voir ailleurs.  Mais je te pardonne et je me procurerai quand même votre EP.

    A+

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    Chroniques  de l’Étrange #8

     

    Ça goûte le Métal, ça sent le Métal mais mon vieux, c’est pas du Métal…  Avec le tourbillon de bands qui nous ont blowés les tympans ce week-ends partout à Montréal et en province, j’ai décidé de prendre un ptit break de décibels.  Mais ça ne veut pas dire que je ne parlerai pas de Métal.  Oh que non!

    La bouffe prends une grande place dans les médias ces dernières années et la communauté Métal n’y échappe pas.  Étant moi-même un foodie et gagnant ma vie dans ce domaine (en attendant qu’OC me fasse vivre ;)), je m’intéresse grandement à ce qui se passe à ce niveau.  Et à ma grande surprise, on dirait bien que je ne suis pas le seul à partager cette passion ET la culture Métal. C ‘est aussi le cas d’Annick Giroux.  Véritable prêtresse de la scène heavy montréalaise, celle-ci oeuvre au sein de la formation CAUCHEMAR et s’amuse à détruire vos âmes à grand coup de beats sombre chaque mercredi aux Katacombes, elle est aussi une passionnée de bon manger.  La ”Morbid Chef” entreprend donc à la fin 2000 de rallier ses deux passions.  Étant aux rennes du fanzine Métal ”Morbid Tales”, elle profite de ses contacts et décide de s’en faire d’autres chez les bands d’ici et d’ailleurs afin de compiler les recettes préférées des leurs membres et d’offrir le tout dans un livre de recettes.  La réactions est extrêmement positive et près de 100 groupes éparpillés dans 30 pays lui envoient leur meilleures (ou plus étranges) concoctions.  Des plats assez simples mais qui reflète la culture et les convictions des musiciens.  Que ce soit un Churrasco à la sauce soya par Andreas Kisser de Sepultura , le New Orleans Blood Red Beans and Rice par Mike IX Williams d’EyeHateGod ou encore une bonne Margarita que déguste régulièrement John Tardy d’Obituary, tout y est pour les gastronomes de tout acabit.  Mais ce qui fait que ce véritable grimoire se démarque des autres produits offerts sur le marché, c’est qu’il est en plus un magnifique ouvrage de référence pour découvrir de nouvelles formations.  Certes, plusieurs gros noms y sont mais aussi une quantité remarquable de groupes qui gagnent à être connus, comme Deadmask d’Espagne, les Américains de The Rods ou encore Xibalba du Mexique.  Un ouvrage complet, humoristique, aux photos alléchantes et qui donne le goût de se faire une bonne bouffe… avec du gros criss de son sale dans les speakers!

    HELLBENT FOR COOKING (THE METAL COOKBOOK) est disponible dans plusieurs librairies ou sur le net…

    www.bazillonpoints.com

     

     

    Alors bon appétit bande de goinfres affamés de Métal et on se revoit la semaine prochaine et cette fois-ci, je reviendrai avec de nouveaux bands qui remplieront vos oreilles de nouvelles sonorités…

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    Chroniques  de l’Étrange #7 

     

    C’est ”confortablement” assis à l’Aéroport de Calgary, de retour d’une semaine passée en famille au Manitoba que j’ai décidé du thème de ma présente Chronique.  Une belle semaine, loin du stress de la ville, de la job et…du Métal!!!  Mon père a beau être un musicien hors-paire ainsi qu’un des plus grands mélomanes que je connaisse, pour lui du Heavy ça ne dépasse pas les Stones ou Offenbach…  Donc, je me suis demandé : ”Comment  continuer à écouter mes tounes sans devoir magasiner une pierre tombale (pour lui ou pour moi…)?”.  J’ai alors trouvé un compromis:  Des bands dans un genre acceptable pour lui mais qui jouent des pièces de mon répertoire! Ou l’inverse…

    Lors  de nos ”rides de chars”, il m’est arrivé quelques fois d’accrocher le bouton de radio et de tomber sur une chaîne locale. Résultat? Pas mal de folk, un peu de bluegrass et beauuuuuuucoup de country américain… À voir mon paternel hocher de la tête et tapoter des doigts  son volant en suivant le rythme, j’en suis venu à l’évidence que la semaine serait longue, à moins de passer celle-çi avec mes écouteurs sur les oreilles.  C’est alors qu’un nom m’est venu à l’esprit: Hayseed Dixie.  4 hillbillies du fin fond du Tennessee, virtuoses du banjo, de la mandoline et de la guitare qui s’amuse à reprendre les classiques d’AC/DC à leur manière.  Depuis 2000, d’autres artistes Hard Rock ont été assaisonnés à la sauce sud-ouest: Motörhead, Queen, Judas Priest,Kiss, Joan Jet et  j’en passe…  Même Turbonegro y est passé sur l’album ”Sjt Munchs Drikkeklubb Band”, celui-ci ayant été enregistré en Norvégien?

     

     

    Dans la même veine,  IRON HORSE s’est plutôt tourné vers Metallica.  Originaire de l’Alabama, les boys ont aussi repris quelques classiques plus Métal dont un album entièrement consacré à Black Label Society, ” Birth, Death, Blue, Grass”.

     

     

    Et si on changeait un peu de style?  C’est ben beau le bluegrass mais ça serait mieux d’arrêter ça là avant que les voisins pensent que l’on fait de l’alcool de contrebande et qu’on zieute nos cousines…

    À l’inverse, Jeff Walker (Mr Carcass pour les intimes)  pris le chemin inverse sur son album solo de 2005 : JEFF WALKER UND DIE FLUFFERS: WELCOME TO CARCASS CUNTRY.  Peu connu des fans, ce projet rassemble 11 grands classique du country américain mais avec cette petite touche d’agressivité qui vous permettras d’headbanger sur du Dylan, du Kenny Roger, du John Denver ou encore du Hank Williams. Qui l’eut cru?

     

    Malgré tout, Metallica reste une référence de choix pour plusieurs musiciens quand on parle de Métal.  Il n’y a qu’à voir le succès monstre qu’Apocalyptica a connu il y a quelques années.  Un autre band s’est aussi fait connaitre il y a peu de temps en reprenant à deux guitares les pièces Orion et One.  Rodrigo y Gabriela.  Issues du band Trash mexicain ”Tierra Ácida”, le duo s’est par la suite exilé aux Pays-Bas ou ils ont connus un succès international.  Le combo a par la suite travaillé sur ses propres compositions ”flamenco-style” mais en gardant toujours cette vitesse et cette puissance inspirées par leur mentors M egadeth, Slayer, Testament et Pantera.  La preuve en est ”Atman”, dédiée à Dimebag et où Alex Skolnick apparaît comme guitariste invité.  La trame sonore parfaite pour boire de la sangria sur la terrasse avec toute la famille lors de la prochaine épluchette de blé d’inde…

     

     

    Si la soirée traverse au salon et que votre mononcle colon commence à swinger dans le manche en renversant partout son martini, pas de problème!  Richard Cheese viendra rythmer ses déhanchements cochons en compagnie de matante Ginette.  Si votre famille parle anglais comme Pauline Marois et qu’elle est pompette juste ce qu’il faut, vous pourrez continuer à écouter vos chansons de Papa Roach, RATM, Disturbed et Guns and Roses en leur faisanr croire que c’est un album perdu de Frank Sinatra… Mais juste pour être sûr, allez y fort sur la vodka dans le punch…

     

     

    Et si par malheur vous deviez quitter le party car vous êtes attendu pour un bon show en ville et que personne ne veut quitter, allez y du coup fatal avec les plus qu’étranges Eläkeläiset.  Ces finlandais font dans un style appelé HUMPPA, sorte de polka minimaliste à saveur nordique.  Les fêlés ont commis près de 30 albums de 1994 à aujourd’hui et se produisent (et heureusement ne se ”reproduisent” pas) dans denombreux festivals, dont le Waken Open Air et le Tuska Open Air.  Leurs reprises de succès pops et Métals, chantées toutes en finlandais, feront passer Normand D’Amour comme de la musique symphonique… Good luck!  Au pire, vous devrez donner votre billet à votre ptit cousin et devrez danser la Danse des canards sur les riffs d’Iron Maiden, Amorphis, The

     

     

    Damned ou encore HIM jusqu’au petit matin…

     

    Vous voyez donc qu’il est facile, en se remuant un peu les méninges, de trouver un moyen de faire tripper n’importe quel parent, qu’il soit amateur de country, jazz, polka ou simplement saoul sur vos tounes Métales préférées… Bonne expérience et on se revoit la semaine prochaines pour d’autres étrangetés au bon goût de Métal!

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                                                                      Chroniques  de l’Étrange #6

     

    Ça fait des années que je vais dans des shows métals.  Et j’y vais encore plus souvent avec ma nouvelle collaboration avec O.C..  Et à côtoyer ces centaines, pour ne pas dire des milliers, de metalheads purs et durs, souvent, j’ai comme l’impression d’être un ”outsider” et même un imposteur… Je l’avoue, je ne possède pas de T-shirt de Pantera ni de coat de cuir.  Et je n’ai jamais acheté d’album de Venom ou de Celtic Frost.  Et si vous checkez mon Iphone, eh bien, vous n’y trouverez pas de Cradle of Filth ou de Megadeth…  Alors, que le Grand Satan, de son infinie puissance me foudroie drette là pour un tel sacrilège et que je périsse dans d’affreuses souffrances pour les siècles à venir!!!!!  Bon ben j’attends… C’est loooong…. Allo?… On dirait bien que Satan est soit trop occupé avec Romney et Harper ou bien il me pardonne… Si c’est le cas, merci!  Donc,où en étais-je?  Ah oui, les outsiders.  Plusieurs personnes, ces années durant, ont marqué le Métal et ce, même si elles n’y avaient aucun lien à priori.

     

    En 1984, un documentaire traitant des mésaventures survenues lors de la première tournée américaine d’un band culte britannique.  Problèmes de logistiques, blonde qui prend trop de place, guerre d’égos, mort mysterieuse d’un des membres.  La vraie vie d’un Rock band… Le seul hic, c’est qu’il s’agit ici d’un groupe fictif: SPINAL TAP!  Néanmoins, Rob Reiner (Misery, Stand by me, A few good men) parvient tout de même à créer un phénomène.  Tellement que certains spectateurs iront jusqu’à le féliciter pour son film mais en rajoutant qu’il aurait dû choisir un band un peu plus connu…  Et à l’écoute de ce ” mockumentary”, un des premiers du genre, on ne peut que constater que, malgré leur coté comique, certaines tounes ne sont pas mauvaises du tout.  D’accord, c’est le son d`une autre époque mais Reiner a su composer de bons riffs et les acteurs jouent avec aisance et talent.  Avec un seul album et un DVD live, les Nigel, Ian et Derek continuent sporadiquement à se produire en spectacles, dont ce passage début 2000 à Montréal.  Ce film à malheureusement contribué à entretenir les clichés et les préjugés à propos des bands Heavy mais who care??? THIS ONE GO ELEVEN…

    Imaginez un instant rassembler sur un même album presque tous les grands du métal des années 80 et 90?  C’est l’exploit qu’a réussi Dave Grohl avec PROBOT en 2004.  Ce qui à la base ne devait être un projet personnel entre deux tournées est rapidement devenu un monstre, une pièce d’anthologie.   Qui aurait cru que ce porte-étendard du mouvement Grunge et Rock star mondialement et commercialement reconnue réussirait  à coups de téléphone et de emails à rassembler les Lemmy, Snake, Cronos, Cavalera, King Diamond, Dean, Wino, Warrior et Wagner?  Même Chuck Schuldiner et Tom Araya furent contactés.  Malheureusement, leur participation ne pu avoir lieu, le premier souffrant du cancer et le second ne pouvant se libérer de sa tournée avec Slayer.   Et on ne parle pas ici d’une simple compilation.  Chacune des pièces a été composé par l’ex-Nirvana en ayant à l’esprit chacun des interprètes et ce, en respectant leur style respectif, que ce soit Doom, CrossOver, Heavy ou Trash…  La rumeur veut qu’un tome deux verrait le jour dans un avenir rapproché et serait réalisé avec entre autre Chuck Billy… Ça promet!

    Sur ce même album, quelques minutes après la dernière pièce, surgit une voix puissante, rauque et énigmatique.  Son propriétaire? Nul autre que le comédien Jack Black.  Véritable ambassadeur du métal, il est de toutes les tribunes (entrevues, documentaires, films), proclamant à qui veut l’entendre son adoration pour Dio et comment cette musique marqua sa vie.  De même qu’au sein de son combo Tenacious D, où le métal et le hard rock occupe une place importante, que ce soit par les textes ou la musique.  Bon, je sais que ce n’est peut-être pas la personne idéale pour défendre la cause du métal et en faire la promotion, mais ce clown maître de la stepette et du cabotinage demeure un excellent interprète possédant une très bonne voix, et ce, dans plusieurs registre.  C’est mieux que rien, non?

    D’autres stars d’Hollywood n’ont cependant pas réussi à atteindre le même niveau de succès que Mr Black.

    En plein coeur de la vague NÜ-Metal des années 2000, surgit un petit band sensiblement pareil à tous ceux que l’on peut enendre à cette époque.  WICKED WISDOM fut découvert, comme plusieurs autres, pr Sharon Osbourne et participa à la tournée de Sevendust.  Avec quand même 3 albums à leur actif, la formation réussi à se hisser à la 44ème position du Billboard en 2006.

    La frontgirl vous dit quelque chose?  Eh bien, Wicked Wisdom n’est nul autre que le projet musical de Jada Pinkett, l’épouse du Fresh Prince of Belair!  Comme je le mentionnais plus tôt, ce n’est pas que c’est mauvais (dans le style) mais désolé, quand je la vois crier sa rage au micro, j’ai tendance à trouver Otep un ptit peu plus crédible…

    Un autre de ces ”étrangers”, dont on ne pensait même pas qu’ils connaissaient ne serait-ce que l’existence même du mot ”Métal”, c’est Christoper Lee.  Oui oui, celui-la même qui joue Saroumane dans  Lord of the Rings!  Il y a par contre quelques années que l’acteur britannique collabore avec des formations tel que Rhapsody ou Manowar.  Mais en 2010, il crée le projet CHARLEMAGNE.  Projet épique mélangeant métal symphonique  et spoken words et qui raconte la saga du célèbre Roi de France, lointain ancêtre de l’interprète du Comte Dooku… (ou du Comte Dracula, c’est comme vous voulez).  Et fait remarquable,  M. Lee célèbre ses 90 ans en s’offrant un un deuxiême opus, ce qui en fait le doyen des chanteurs métal.  Longue vie, Sir!

    Non mais connaissez vous un style plus ouvert que le métal?  Où peut-on trouver un style qui rassemble sous un même toit un ouvrier et un avocat BCBG?  Une étudiante en microbiologie et un père de famille?  Un Indonésien et un Mexicain?  Certes, il existe quelques branches un peu moins accessibles, mais c’est fou comme on peu rester surpris, en parlant avec les gens et en passant au dessus du style vestimentaire , de découvrir combien il existe de fans discrets mais tout autant passionnés de métal…

    Je vous laisse là-dessus.  Je dois débrancher mon laptop car ma mère a besoin de la prise pour passer sa balayeuse, en écoutant du Ramstein dans le tapis…

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                                                                           Chroniques  de l’Étrange #5  

    Comme tous les autres ”O.C. Metal Crew”, j’ai une job steady qui sert à payer mon appart, mes comptes, mes brosses…  Mais il faut quelques fois qu’on sorte de notre petite routine, de notre horaire de travail, parfois pénible, d’autre fois gratifiante.  Et pour moi, c’est à travers ces chroniques que je le fais.  Et pour certains musiciens, idem.  Quoi de plus trippant, quand ton band marche bien, que de se lancer dans un univers parallèle et de tenter autre chose?  Que ce soit dans un autre style, d’autre ambiances ou bien même sous un autre nom… Et pour certains, ces side-projects deviennent parfois aussi gros que leur band d’origine si ce n’est pas plus gros même!

    La liste de ces bands est infinie et comme je n’ai pas le goût de passer la nuit là-dessus ( je travailles moi aussi demain!), je vais vous en shooter quelques uns qui m’on fait tripper.  Et si vous en connaissez d’autres, eh ben! envoyez moi les liens!!!

    Leader du groupe  Hypocrisy, Peter Tätgren, le suédois ne chôme pas. En marge de ses autres bands (The Abyss, Lock-up, Bloodbath, War) et de la productions de dizaines d’albums, il crée en 1997 PAIN.  Savant mélange de métal et de techno/indus, Tätgren y démontre l’ampleur de son talent en s’occupant de TOUT les instruments (du moins pour les 4 premiers albums).  Et si au début, sur l’éponyme PAIN, on sent clairement les claviers, la programmation et les rythmes mécaniques, son style évolue progressivement avec le temps.  Gothique, rock, dark wave et même country… De tout pour tous, quoi… Bizzarement, l’Amérique du Nord ne semble pas s’y intéresser (malgré 7 albums), contrairement à l’Europe ou l’Amérique du Sud. En espérant que le saut fait sur l’étiquette NB lui ouvre certaines portes de salles à Montréal parce que  c’est crissement loin pour aller se taper un show…

     

    En 1989, le monde de l’industrie musicale est sous le choc… Une gang de narco-traficants mexicains kidnappe les patrons de Roadrunner!  Leurs revendication?  Obtenir un contrat d’enregistrement… Ainsi est née la légende de BRUJERIA.  Avec leurs cagoules, leur guns et leurs photos de règlements de comptes, les membres ont toujours voulu faire planer le mystère autour de leurs identités.  Chose plus facile disont avant l’avènement de l’internet.  Je me rappelle à l’époque m’amuser à traduire le nom des groupes remerciés dans la pochette ou de décortiquer les beats pour découvrir qui étaient ces maudits malades.  Et avec le temps, l’information a filtré.. Surprise! (pas vraiment, mais bon…) Brujeria est en fait un ”superband” comprenant  entre autre Dino Cazares & Raymond Herrera (Fear Factory), Billy Gould (Faith no More), Jesse Pintado & Shane Embury (Napalm Death), Nicholas Barker (Cradle of Filth, Dimmu Borgir), Adrian Erlandsson (Paradise Lost), Max & Igor Cavalera (Sepultura), Jeff Walker (Carcass) et plusieurs autres… Certains ayant toujours réussi à confondre les amateurs.   Passant du gros death/trash  sale lo-fi sur leur première cassette jusqu’au death/grind sur leur 5ième CD, Brujeria continue à semer la terreur sur les scènes, dont le Maryland DeathFest l’an dernier.

                       

    Dans un autre genre radicalement opposé, Kevin Moore (ex-Dream Theater) s’est lancé, il y a quelques années, lui aussi dans l’exploration musicale.  Tout en continuant d’oeuvrer au sein de Chroma Key, il décide d’appeller son ancien collègue Mike Portnoy, Sean Malone (Cynic), Steven Wilson (Porcupine Tree) et Jim Matheos (Fates Warning) pour former le groupe Office of Strategic Influence.  OSI se taille rapidement une place de choix au sein du mouvement rock/métal progressif.  Au lieu de jouer la carte de la grandiloquence et de la sur-virtuosité, Moore continue dans sa passion des textures et des sonorités complexes, ce qui avait causé son départ volontaire de Dream Theater.  Le premier album, OSI, présente des pièces lourdes et tortueuses, tout en gardant un côté très mélodique.  Les membres s’amusent à travers des rythmes qui parfois semblent impossibles.  Très drôle de voir la face de Portnoy qui ne catche rien de ce que Moore lui demande dans le documentaire de l’enregistrement. L’album suivant, Free, est légèrement plus pop.  Néanmoins, il offre de très belle trouvailles sonores. Il faut attendre 2009 avec l’excellent Blood pour revenir à un climat plus lourd.  La présence sur la pièce Stockolm de Mikael Âkerfeld donne le ton à l’album.  Avare de shows, OSI vient de faire paraître un nouvel opus, Fire Makes Thunder, accueilli chaleureusement par la critique
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    Jouant eux aussi dans les cordes électros, Mika Luttinen, frontman de la formation Impaled Nazarene, fonde en compagnie de Magnus Wampyr Daoloth (Necromantia, Rotting Christ, Danse Macabre) DIABOLO RISING.  Du black-metal à saveur industriel, satanique, torturé, malsain et provoquant.  Le beat parfait pour une soirée familiale du temps des fêtes… Avec deux albums, 666 et Blood Vampirism and Sadism à leur actif, le duo aurait ensuite changé de nom pour aujourd’hui s’appeler RAISM…

     

       L’électro et l’indus semble être un genre de prédilection pour plusieurs musiciens métal.  La preuve en est Aders Fridén d’In Flames qui décida d’inclure ces styles à son projet solo intitulé PASSENGER.  Ayant un seul album à son actif, le band nü-metal formé en 1995 serait toujours actif.  On peut sentir à son écoute que cette expérience a été d’une très grande influence sur la destiné d’In Flames.  Des chants cleans à la limite de l’emo, des tempos plus modernes et des textes beaucoup plus introspectifs.  Fridén se livre à un réel hommage aux groupes des années 80 qui l’ont marqué, tel Depeche Mode, tout en essayant de créer un son plus actuel et accessible.  C’est loin d’être l’album du siècle mais l’écoute en vaut la peine pour comprendre l’évolution (ou la décadence,c’est selon) de la formation culte suédoise…

                                                                                                     

     

    Comme je le disait plus tôt, la liste est interminable… Que l’on pense à StoneSour (Corey Taylor), Fantomas (Mike Patton), NailBomb (Max Cavalera & Alex Newport) et j’en passe…  Mais d’autre musiciens, tout en demeurant dans les mêmes thèmes, se sent lancés dans une autre forme d’art: le cinéma!

    C’est le cas pour Dee Snider et Bruce Dickinson.  L’horreur et/ou le mysticisme étant souvent au coeur de leurs paroles, les deux légendes du métal ont ”commis” des oeuvres qui valent le détour, ne serrait-ce que pour voir une autre facette de leur génie créatif.


     

    Mais si je peux vous donner un conseils Messieurs: ”Please!!! Keep your day job!!!”

    Sur ce, bonne semaine gang de metalfreaks!!!

    }:)~>
    
    
    
    

                                                                                                         Chroniques  de l’Étrange #4                                                                               

    Comme la plupart de mes confrères et consœurs metalheads de ma gérération, j’ai commencé par les grands classiques du Métal: Iron Maiden,Metallica,Megadeth,Anthrax,Voïvod… Ensuite sont venus les bands un peu plus brutaux comme Cannibal Corpse,Obituary,Carcass et B.A.R.F.  Toujours cette envie d’aller plus loin dans le style.  Mais quand l’album ”Root” de Sepultura parait en 1996, c’est  pour moi un véritable électrochoc!  À l’écoute de la pièce ”Ratamahatta”, je découvre de toutes nouvelles sonorités dans mon métal qui, jusque là, se limitait à un drum, une ou deux guitares et une bass. Les claviers n’étant pas encore vraiment les bienvenus à l’époque (calvaire que j’étais borné…). Et voilà ces brésiliens (que je vénérais) qui s’amènent avec des beats tribaux,des percussions et surtout ces paroles étranges et incompréhensibles, qui évoquent la jungle et les rites guerriers des tribus sud-américaines…

    À ce moment, mes neurones encore capables de fonctionner de façon presque normale (la drogue et l’alcool n’avaient pas fait trop de ravages encore) se mirent en mode: Recherches de Nouveaux Styles de Métal! Des bands avec le désir de révolutionner le genre ou du moins se démarquer. Et comme vous l’avez vu lors de mes précédentes chroniques et comme vous le verrez dans les prochaines, cette quête ne m’a jamais quitté…

    Et bien que j’adore les groupes qui font du métal à forte saveur folklorique, j’affectionne particulièrement ceux qui font de la musique dite ”moderne” en y incluant un élément propre à leur culture.  Alors, voulant jouer à me prendre pour Sam Dunn, je me dis que pour offrir une chronique de qualité, eh bien, je me dois de me rendre au Mexique et y rechercher un filon. Donc, j’appelle mon boss Dave Rouleau et lui demande gentiment si Ondes Chocs pouvait me payer un billet d’avion. Après 3 minutes 26 secondes à l’entendre pouffer de rire, je raccroche un peu déçu.  Je sais que c’est cher mais un aller simple aurait totalement convenu… Pffff!!!  Je me tourne donc vers ma seule autre solution, l’internet.  Premier constat: la boisson coûte plus chère, le soleil est beaucoup moins fort et les filles en bikinis manque de relief.  Mais bon, pas le choix de s’en accomoder.

    Premier élément de recherche,le Métal Préhispanic.

    Précurseur du genre en Amérique du Sud, Kranium offre un Doom/Stoner assez classique. Avec deux EP, un Live et un album complet, les péruviens se font surtout remarquer par l’ajout d’instruments traditionnels comme la flûte de pan et ses textes en espagnol (dommage que ce ne soit pas en péruvien) racontant la gloire de son peuple.

    Pas très loin, au Mexique, un autre band décide lui aussi de poursuivre l’expérience mais dans un registre un peu plus violent. Issu du band Melancholy, Ek offre un death mélodique teinté d’influences trad et inclus aussi des instruments mexicains. Après quelques années de succès (ils ont quand même ouvert pour Cryptopsy, Divine Heresy, Asesino et Transmetal, ces deux derniers étant dans les plus grosse formations du Mexique).  Le drummer, Cruz Banda profite d’une pause pour jouer avec une autre formation de Guadalajara, Dramatvm, qui compte dans ses rangs des anciens Melancholy…  Mais une rumeur (confirmée personnellement par Cruz lui-même) voudrait qu’ils effectue un retour très bientôt! Avec une bonne production, ces gars là pourrait mettre à feu le reste de l’Amérique et peut-être le reste du monde…

    Depuis quelques années, ce style grandit en popularité chez nos cousins du sud.  Peut-être est ce la réponse à ce qu’il se fait en Europe.  Peu importe.  l’essentiel, c’est que le mouvement se renouvelle et que d’autre bands émergents trouve une nouvelle manière de se distinguer.  Et ce, partout sur la planète Metal!

    Pour ceux qui veulent pousser un peu plus loin l’expérience, deux compilations sont offertes sur le lien suivant!

    À la semaine prochaine et qui sait où nous mèneront mes prochaines découvertes…

    }:)~>

     

                                                                       Chroniques  de l’Étrange #3

    Entrez Mesdames et Messieurs au Carnaval du Métal! Vous y verrez des êtres étranges et monstrueux. Des créatures schizophrènes, à personalitées multiples… De vrais criss de freaks…

     Premier cas: Mr Bungle

     

    J’entends déjà les commentaires: ”On connait ça Mr Bungle, Chose!” Toé, peut-être mais une bonne gang de ptits jeunes, non. Hey, j’peux tu faire ma chronique sans être constamment dérangé, Bâtard!!! Donc, Mr Bungle a été créé en 1985 en Californie. Leadé par un ptit cul de 15 ans nommé Mike Patton, le band mélange savamment métal, musique juive, électro, jazz, noise et une bonne quinzaine d’autre styles… D’après Patton, Mr Bungle aurait été une grande influence sur les groupes un peu plus récents comme Slipknot, SOAD, Korn… C’est extrêmement probable mais il faut toujours faire attention avec Monsieur Patton. Si on l’écoutais, il aurait aussi influencé Zappa et les Beatles… J’exagère un peu mais c’est vrai que le bonhomme a un méchant égo. Mais ça n’empêche pas que le gars est réellement un génie. Avec une voix avec autant d’options qu’un clavier Casio et accompagné de dizaines de bidules, il est LA référence quand on parle de chanteurs à multiples registres. Et entre deux collaborations avec différents artistes (de Sepultura à Bjork,en passant par Dillinger Escape Plan et PainKiller), il fonde bands par dessus bands. On a qu’à penser à Fantomas (avec Dave Lombardo et les Melvins) ou à Tomahak (avec les Jesus Lizards)… Et   même des voix de créatures pour des jeux (Left4Dead) ou des films (I am Legend)… Un gars avec tellement de side projects qu’on sait même plus quel est son band principal…

    Mr Bungle a commis 3 albums et s’est produit une seule fois au Québec (un show mémorable!). Le band n’existe plus et aucun come-back n’est prévu par les membres.

    Petite anecdote: Le vidéo de Quote Unquote (leur seul en fait) a été bannis de MTV pour ”disturbing images!?!?

    Deuxième bébittes: Estradasphere

    C’est à Santa Cruz à la fin des années 90 qu’une couple de multi-instrumentalistes décident de former Estradasphere. Nommé en l’honneur d’Eric Estrada, oui oui, le flic dans C.H.I.P.S., le band se décrivait à l’époque comme un band de Death des Balkans… En fait,c’est ce qu’ils disaient dans leur entrevue dans le Voir en 2000, alors qu’ils ouvraient pour Secret Chief 3 (le band de Trey Spruance,ex-Mr Bungle) au Foufs. Ne connaissant aucuns des deux bands à l’époque, c’est par pure curiosité que je m’y suis rendu. Et criss que ça valait la peine!!! Imaginez voir 30 bands complètement en 45 minutes… De la musique tzigane,des tounes de Mario Bros,du jazz et même du Boys band style années 50, le tout mien aggrémenté de gros beat sale et brutal. Au cours de leur carrière, Estradasphere n’a jamais cessé de poursuivre son exploration musicale. Du Black Metal au Grind Core, ils ont réussi avec brio à créer des pièces qui feraient verdir d’envie des bands dits ”spécialisés”… 4 disques à leur actif et un paquet de lives,compils et DVD

    Malheureusement, eux aussi ont cessé leur activités mais on se croise les doigts…

    Et on continu notre tournée carnavalesque avec: Diablo Swing Orchestra

    Ils sont 8, ils mélangent le jazz, le swing, le classique et toujours avec cette bonne dose  de gros riffs bien pesant et de drum qui bûche. Ah oui,et ils viennent de Suède!  Comptant dans ses rangs l’ancien drummer de Therion, la bande de   gypsies moderne a produit 3 albums dont un qui vient de paraître. Ben non j’écoute pas juste des bands qui n’existent plus!!! D.S.O revient d’une tournée en Amérique du Sud et on surveille attentivement leur venue en sol québécois…

    Autre bizarroïdes: Sleeptime Gorilla Museum

    Un autre excellent band qui a décidé de mettre la clé dans la porte pour se tourner vers d’autres projets… Originaire de San Francisco, ils ont produits 3 albums aux ambiances toutes plus différentes les unes que les autres.  Ne misant pas sur la virtuosité comme les autres bands cités plus haut, S.G.M s’est quand même taillé une place de choix au cours des années dans le milieu du métal dit d’avant-garde… RIP

     Et finalement, Empalot.

    Empalot… Petit band que j’ai découvert dernièrement en surfant sur le net et qui s’avère à être un side project de…  Joe et Mario Duplantier, les deux frérots de Gojira!!! Avec un seul album paru en 2001, les boys ont mit le projet sur la glace avec le succès de leur groupe principal. N’empêche, c’est un truc que je vais chercher activement. Une belle shot de délire,violent et déjanté… Ces gars là sont de vrais malade!

    Bon ben j’vous ais bien gavé de curiosités musicale pour aujourd’hui… Mais si vous aimez ce genre de beat,sachez que même ici,on se débrouille pas mal dans le métal hétéroclite. À preuve, surveillez le retour de deux vétérans, soit Kids Eat Crayons et PloZ… En show fin novembre… (De rien Dan ;))

    Bonne semaine gang de malades et à mercredi prochain… Et encore une fois,n’hésitez pas à m’envoyer des suggestions ou des commentaires. Chus capable d’en prendre!

    }:)~>

                                                                         

                                                                              Chroniques  de l’Étrange #2

    Il y a quelques temps, la gang de pirates métal d’Alestorm a réussi à créer un certain buzz avec ses vidéos épiques, ses tounes à propos de boisson, femmes, trésors et créatures marines. Amusant. Disont que ça faisait différent de la méga vague de Pagan/Folk Metal qui nous arrivait de Scandinavie…

    Mais en les écoutant, je m’disait ”C’est pas pire mais ostie que ca me rappelle quelque chose…” Skyclad!!! LES pionniers du Folk Metal.  Un ”band de band” qui n’a jamais reçu la reconnaissance qu’il méritais, sauf en Europe ou en Amérique du sud(!?!).

    Leadé par Martin Walkyer, Skyclad offrait un mélange de trash rapide et d’instruments traditionnels. Et côté textes, Walkyer ne nous parlait pas de Trolls, de beuveries sans fins ou de champs de batailles ensanglantés. Non, lui, c’était plutôt le paganisme,les luttes sociales ou l’environnement… Et ça, avec des textes songés et des tournures de phrases bien à lui.

    Mais il faut dire que le bonhomme avait quand même un bon back-ground. En 1985, il forme le band Sabbat (à ne pas mélanger avec le band japonais).  Groupe culte anglais, il a  été d’une forte influence pour plusieurs bands dont Craddle of Filth. Dany Filth l’a même invité à chanter sur le cover de ”For those who die” et c’est à sa demande que Sabbat s’est reformé pour quelques shows en 2006.

    Avec quand même 10 LP en 10 ans, allant du gros trash sale au folk-rock entrainant, Skyclad a roulé sa bosse mais sans jamais ramasser les bénéfices qui lui était dû. C’est pour cette raison que Walkyer sacré son camp en 2001 pour aller écrire et former The Clan Destined (projet encore sur la glace au dernière nouvelles).  Enfin, c’est la raison officielle mais ça serait plus que Walkyer a un ostie de caractère et que si ça ne marche pas à son goût,il crisse son camps.  Même raison de la dissolution de Sabbat. Ah les génies et leur égo…  Skyclad a survécu à son départ et a même connu un certain succès commercial.  Mais c’est vrai que quand on se mets à faire du beat style ”Irish pub songs”, ça ouvre quelque peu les horizons…

    À découvrir pour les amateurs de Folk metal old school,tout comme Subway to Sally,Cruachan ou Mägo de Oz.

    Mais n’empêche que leurs descendants torchent en calvaire!!!

    Bonne semaine et à mercredi prochain. D’ici là,je vous déniche d’autres bands qui font que le métal est le style le plus varié sur la planète…

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    Alestorm:

    Sabbat:

    Skyclad:


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    Chroniques de l’Étrange #1

    On dit souvent que le Diable peut prendre plusieurs formes. On peut aussi dire que c’est le cas du Métal (la plus grande oeuvre de ce dernier d’après certains ;)).  Plusieurs ont essayé et réussi à créer des liens alchimiques entre le Métal et d’autres styles quelques fois évidents (musique médievale pour Blackmore ou rap avec Body Count ou Anthrax) et parfois moins, comme c’est le cas ici avec John Zorn et son PAINKILLER.

    Saxophoniste de formation classique, Zorn a exploré au cour de sa carrière divers courants musicaux, du Klezmer au rock, du jazz à la musique de films et même au… GrindCore! C’est en s’associant au prolifique Mick Harris (Napalm Death,Scorn,MeatHookSeed,etc…) qu’il décide de pousser les limites de ce style (déjà crissement extrême) pour engendrer un band culte dans le milieu actuel et grind-noise. Parfois lourd et ambiant, d’autre fois aggressant comme un rateau sur un hood de char neuf, PAINKILLER mélange savamment jazz improvisé, BlastBeats, guitares sinueuses et bass sourde et lourde. Durant leur courte carrière (3 albums sur 6 ans et un paquet de live), quelques ”vocals” sont venu ajouter une couche supplémentaire d’hystérie, dont Yamatsuka Eye et Mike Patton, fidèle collaborateur de Zorn.

    Si vous voulez en savoir plus, allez fouiller sur le net.  Je n’écris pas pour le  Reader Digest, mais pour Ondes Chocs, Bâtard! ;).  Je ne vous ferai pas un copier/coller de leur bios, oh que non! Soyez curieux, cherchez! Mais je vais quand même vous donner un lien pour un très bon article pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la scène grind: http://www.angeldomain.com/tag/death-metal/

    Donc, en terminant, voici la track titre de leur premier album, “Guts of a Virgin”, à la pochette qui n’a rien à envier à celles d’Autopsy ou Cannibal Corpse. Enjoy!

    P.S: Un criss de gros merci à Dave Rouleau de m’avoir donné la chance de venir déblatérer sur sa page Ondes Chocs. C’est vraiment cool de voir des gens aussi passionnés par le Métal et qui s’impliquent autant pour en faire la diffusion.  Cheers Man!!!

    P.P.S: Si vous avez des commentaires sur ma chronique, positifs ou négatifs, mais surtout constructifs, gênez-vous pas! N’hésitez pas à me faire des suggestions de bands ”fucked up”, internationaux ou surtout locaux, on n’en connait jamais trop…

    À mercredi prochain, gang de freaks!!!!

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