• Chronique de l’Étrange 22

    Posted by Jonathan Blais on January 31st, 2013

    Devil on computer

    Les six degrés de séparation (aussi appelée Théorie des 6 poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.

    Imaginez! Cette théorie fût élaborée il y a de ça 84 ans alors que Facebook, Twitter, LinkedIn et ces autres voleurs de temps n’existaient même pas…

    Si cela marche (en théorie) sur les individus, je me suis dit que c’était sûrement le cas avec les bands de métal. Alors, prêtons-nous au jeu et mettons la théorie en pratique.

    Prenons un des plus grands noms de la scène heavy québécoise et j’ai nommé les seuls et uniques Voïvod. Serait-il possible par quelques chemins plus ou moins ardus de les lier à une autre formation américaine qui fait un son différent? Disont… hummmmmm, Mastodon? Voyons ce que cela donne:

    1- Les membres de Voïvod, qui viennent de nous offrir un redoutable album intitulé Target Earth qui risque de se tailler une place de choix dans leur longue discographie, ont toujours été très actifs. On n’a qu’à penser à leur autres projets et collaborations parallèles (Union Made, Aut’ Chose, Diane Dufresne (???), Les Ékorchés, Probot…) où les ptits gars de Jonquière se sont amusés à explorer d’autres styles musicaux. Et c’est le cas avec Michel ”Away” Langevin, le mythique batteur de la formation. Grand amateur de science-fiction, il fonde en 2005-2006 le groupe Kosmos avec quelques amis montréalais. Considéré par Away comme du “prog-rock-avant-garde-kraut-post-punk”, le projet a vu le jour alors que Voïvod préparait l’album Katorz. Fortement inspiré du rock progressif allemand des années 70 mais avec une touche moderne, Kosmos lança un disque en 2007 sur The End Records et produit par nul autre que Glen Robinson.

    Les amateurs de rock québécois auront reconnu dans le vidéo les collaborateurs d’Away dans cette aventure aux sonorités tirées d’une lontaine époque (pour ne pas dire d’une lointaine galaxie…), soit Jetphil (Paradise), Alex Crow (Tricky Woo) et…

    Vincent Peake! Le charismatique leader de Groovy Advaark trainé sa bossse, et sa basse, dans une multitude de groupes d’ici, dont Floating Widget, Sabbath Café ainsi que des collaboration avec Xavier Caféïne, Colin Moore et Lucien Francoeur. Dernièrement, le musicien de Beloeil s’est joint à un autre band culte de la Belle Province, les hétéroclites…

    3-… Grimskunk. Le band, fondé il y a 24 ans (ça ne nous rajeunit pas) a connu quelques changements de personnel au cour de sa carrière. Le bassiste original, Marc-Boris St-Maurice, quitta le groupe en 1999 pour aller se faire entendre sur la scène politique afin de défendre la cause des utilisateurs de marijuana et vendre des cartes du parti Libéral. Son poste fût comblé sur l’album Seventh Wave par un prodige de la 4 cordes, Todd Wircham, anciennement leader du groupe…

    4-… Big Hair. Il existe cependant peu d’informations sur la Toile à propos de cette formation de Rochester au États-Unis. C’est sur une compilation d’Indica Records, Inhale vol.2, que j’ai découvert cette bande de disjonctés au son nouveau pour moi à l’époque. Prenez Primus, faites leur prendre des amphétamines, ajoutez-y du violon, un drummer enragé et quelques gros accords bien pesants et vous obtenez Big Hair.

    Le groupe n’a cependant pas connu le succès, à part chez quelques bizzares comme moi qui passaient leur temps à arpenter les magasins de disques usagés à la recherche de perles rares. Et c’est ce qui m’est arrivé lors d’une razzia chez les défunts Anges Vagabonds, à l’époque où ils avaient pignons sur rue à St-Hyacinthe au siècle passé. Leur 2ième opus, Slaphappy, n’a jamais quitté ma playlist et une amie, qui avait assisté à un de leur show à Montréal, m’a fourni une copie de leur premier album, The Pikle Farm, tout aussi fêlé. Ma discographie est donc presque complète, à l’exeption du rarissime split, produit en collaboration avec leurs bons amis de…

    5-… Lethargy. Tout comme leurs compatriotes de Rochester, avec qui ils ont partagé la scène plus d’une fois, le quatuor réussi à trouver sa voie à travers des sonorités uniques à l’époque. Ce qui pourrait être appelé Math-core aujourd’hui était bizzarement vu en 1993 à sa sortie. Néanmoins, Lethargy produisit 1 album et quelques démos dans sa courte carrière qui s’étala sur 3 ans.

    Le groupe fût un très bon laboratoire pour quelques uns de ses musiciens.  Ceux-ci firent du chemin depuis les petites scènes miteuses et les gigs dans des cours arrière de maisons d’amis. Deux de ses membres, effectueront un bref passage au sein de Today Is The Day, groupe de Post-Core/Noise de Nashville, le temps d’un album.

    Les deux ex-Lethargy prendront de l’expérience, ce qui sera nécessaire lorsqu’ils décideront de former un nouveau band avec quelques musiciens rencontrés lors d’un show d’High on Fire. Je ne crois pas que Brann Dailor et Bill Kelliher savaient à ce moment qu’ils deviendraient des stars mondiales avec ce qui allait devenir Mastodon et que 13 ans plus tard, un chroniqueur en panne d’inspiration, quelque part dans un appart de Montréal, allait se creuser la tête pour les lier, en 6 degrés à un autre de ses groupes préféré: Voïvod…

    }:)~>

One Response to “Chronique de l’Étrange 22”

  1. Dave Rouleau says:

    Man c’est donc ben malade!!!

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