• Chronique de l'Étrange 21

    Posted by Dave Rouleau on January 24th, 2013

    Ouains ben ça ne s’est pas amélioré depuis la semaine passée… Je parlais que l’hiver était bien installée mais là, c’est pire que pire. Juste à lire les commentaires sur Facebook et Twittwer pis je suis déjà frigorifié. Ma fenêtre n’est pas un jardin de gîvre, c’est un champs de glace, Câliss!!!

    Comme il fait trop frette pour aller se geler le cul et les orteilles sur la patinoire du coin, il me reste donc la télé pour égrainer les jours avant que les confortables -15 reviennent. Et comme mon niveau d’intérêt envers les inepsies que nous offrent les diffuseurs frise le zéro absolu, c’est mon lecteur DVD qui va faire de l’exercise pour moi. Bah, je me reprendrai au printemps…

    Je ne suis pas le seul à triper sur une bonne vue. Bien des groupes Métal se sont servis du 7ième art comme moyen d’inspiration. Tout comme Fantomas, dont je vous ai déjà parlé il y a de ça 10 Chroniques, il n’est pas rare de retrouver des titres de films parmis les noms de pièces de plusieurs album-cultes. On n’a qu’à penser à la moitié du répertoire d’Iron Maiden: Where Eagles Dare, Children of the Damned, The Loneliness of the Long Distant Runner, Quest for Fire, Lord of the Flies, etc… Même le titre Number of the Beast est inspiré de The Omen II, après que Steve Harris ait fait un cauchemar après l’avoir visionné.

    D’autres en ont fait une marque de commerce, tel Graf Orlock. Le band de grindcore californien s’amuse sur chacun de ses albums (2 LP, 5 EP et 2 splits) à inclure des citations de films avant chaques pièce, dont le titre est directement inspiré, comme Aliens, Terminator, Jurassic Park. De plus, ils vont jusqu’à utiliser une foule d’extraits sonores ainsi que les scénario comme paroles, le tout appuyant leur message politique et social. Ce qui nous donne du ”Grind-cinema”! Mais le band ne se contente pas d’innover que dans sa manière d’écrire. Ses pochettes se veulent extrêment intérressantes du fait qu’elles soient interactive et drôles, dont celle du EP Doombox (2011) qui se transforme littéralement en Getthoblaster de carton. Pour les cinéfiles qui aiment leurs films comme leur musique bien grinçante.

    Terminator, et son interprète Arnold Schwarzenegger, fût aussi une inspiration pour Tim Lambesis, chanteur d’As I Lay Dying. Tellement qu’il fondat Austrian Death Machine, groupe semi-hommage, semi-parodie du travail de l’ex-gouverneur et icône des films d’action de notre jeunesse, tout comme le faisait ArnoCorps avant eux. Pour ce qui est de Austrian Death Machine, c’est le chanteur de Destroy The Runner, Chad Ackerman qui se charge de personifier Arnold, tandis que Tim s’occupe de l’écriture et de toute la musique, dont il joue tous les instruments, à l’exeption des solos de guitares dont se chargent leurs amis d’entre autres Death By Stereo, The Human Abstract, Haste The Day et Killswitch Engage. Dans le cas d’ArnoCorps, les six musiciens de San Francisco se prétendent des soldats entrainés par Arnold lui-même, d’où leur look tout droit sorti du Predator. Leurs textes consiste majoritairement aux répliques des films de leur Maître, ou sont inspirés par le folklore et la mythologie de son Autriche natale. Certains y verront un sacrilège mais entendons-nous que ce ne sera jamais aussi pire que ce qu’il a pu faire dans ses derniers films…

    Austrian Death Machine

    ArnoCorps

    Dans un galaxie ”far away” appelée Canada, Zuckuss (Band) ont tourné leur dévolu vers l’oeuvre de Georges Lucas. C’est cependant le forme de Porn-Grind que les 5 musiciens de Vancouver ont choisi pour faire l’éloge/tourner en dérision les héros de mon enfance (et de ma vie d’ado retardé). Disont que ça prends une oreilles assez attentive pour faire le lien, même si plusieurs extraits (modifiés) sont utilisés. Espèront pour eux qu’ils restent du côté très obscure de la force car si Disney apprends leur existence, une horde d’avocats déguisés en Stormtrooper pourraient bien aller cogner à leur porte et Dagoba sera leur seule cachette possible…

    Je m’en voudrait de terminer cette Chronique spécial Métal/Cinéma sans faire mention du projet Star One. Autre délire prog-métal de Arjen Anthony Lucassen, le cerveau derrière Ayreon et Ambeon, ce side-project se veut un véritable hommage aux films qui ont marqué le compositeur néerlandais. Sur Space Metal tout comme sur Victims of the Modern Age, les deux albums concept du ”Super Groupe”, Lucassen s’inspire des thèmes élaborés dans les classiques de la science-fiction, comme Dune, Logan’s Run, Cocoon, The Matrix, Star Wars, 2001:A Space Odyssey ou encore Star Gate, Et encore une fois, plusieurs chanteurs et musiciens sont invités à prendre place dans cette oeuvre monumentale. On peut y entendre de grands noms du métal, dont le guitariste Gary Wehrkamp (Shadow Gallery) et le batteur Ed Warby (Gorefest) ainsi que les voix de Russell Allen (Symphony X), Dan Swannö (Edge Of Sanity), Floor Jansen (After Forever) et plus encore. Fait interréssant, aucun titres de films ne sont mentionnés ni de musique originale reprises. Il faut donc écouter attentivement les paroles afin de découvrir quel est l’oeuvre choisie. Un excellent projet Progressive Metal qui ravira le maniaque de musique complexe autant que les cinéphiles.

    D’ici la semaine prochaine, profitez en donc pour vous taper quelques bons films et n’oubliez pas d’aller les rapporter ou, si vous êtes du genre à ”pirater”, évitez seulement de ne pas buster la bande passante du voisin qui n’a pas sécuriser sa connexion…

    }:)~>

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