by Lex Ivian | Mai 31, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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Death Before Dishonor s’est formé en 2000 à Boston. Ils sortent l’année suivante leur 1er démo, « War within » qui les mène à signer avec Spook City Records pour sortir leur 1er album en 2002, « True till death » puis un split en 2003. Ces sorties ne permettent malheureusement pas au groupe de percer et leur vraie expansion vient en 2005 avec la signature chez Bridge 9 Records et la sortie de « Friends family forever ». C’est le début des mouvements du groupe qui se mettent à tourner incessamment comme des malades supportant des groupes comme Agnostic Front, Champion, Full Blown Chaos et Terror, et aussi le début des mouvements dans le groupe avec le départ de Eric, leur guitariste. En 2006, après 1 an et demi de tournée, ils ressortiront leur EP précédent, avec le nouveau line up, en y ajoutant les pièces du split de 2003 pour en faire un album complet. Peu de nouveau matériel sera offert aux fans avant 2007, le groupe s’étant retrouvé sans label suite à l’expiration de leur contrat avec Bridge 9 Records. Leur réengagement avec le label et la sortie de « Count me in » devait les mener à un autre niveau. Leur album se retrouve dès sa sortie sur les palmarès « Billboard Heatseekers », « Independent Albums » et « Top New Artist » et y restera pendant plus de 4 semaines. D’ailleurs, le vidéo de leur single « Break through it all » devait être diffusé en rotation pendant 3 mois sur MTV2.
Ils devaient également prendre part, aux côtés d’Agnostic Front, Hatebreed et Ignite, au « Persistence Tour 2007 » qui traverse l’Europe. L’année 2008 allait, quant à elle, les envoyer à travers le monde pour promouvoir « Count me in ». Entre le retour de cette tournée et l’enregistrement de leur 4ème album en 2009, « Better ways to die », leur drummeur original ainsi que Dave X, leur guitariste, allaient quitter à leur tour. Frankie transfère alors de la basse à la guitare et Rob prend sa place. Ces changements devaient mener vers une évolution du groupe qui sort de l’enveloppe traditionnelle du hardcore intégrant par exemple des chorus plus punk à la Rancid ou encore Dropkick Murphys dans leur « Boston hardcore ». Écoutez « Our glory days ».
Encore une fois de nouveaux changements de line up autour de Bryan et Frankie, seuls membres fondateurs restants, ont suivi la sortie de leur dernier album mais tout ça ne les empêche pas d’être considéré comme l’un des piliers de la scène hardcore punk actuelle de Boston. Le groupe a passé près des 2/3 de sa carrière en tournée et mérite grâce à son acharnement et dédication, la reconnaissance qu’ils ont aujourd’hui.
Ils seront au Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013 sur la scène Tony Sly, le vendredi 14 juin à 17h10. BE THERE OR BEWARE!!
See ya in the pit!
Lex
by Marc-Andre Jobin | Mai 31, 2013 | Critiques de Shows

C’est en cette journée pluvieuse, mais également en plein milieu de la semaine, que Dungeon Works Productions produisait un concert au Cabaret Underworld mettant en vedette Wednesday 13, mais aussi Vampires Everywhere, Sade Slavey, Call Of Saints et Medusa. Ce sont tous des groupes que je n`ai pas vu en spectacle et même si je connais les trois derniers groupes de la soirée, il s`avère que ça sera une première pour ma part. Ayant fait un mauvais calcul de déplacement puisque je suis arrivé un peu trop tôt, je suis allé au Archambault à quelques minutes de la salle de concert pour voir si je trouverais ce que je cherche et à un bon prix. Ce ne fut pas vraiment le cas. Après avoir regardé les CDs (dont les prix sont trop élevés) et certains livres, il était temps pour moi de me diriger tranquillement au Cabaret Underworld. Lorsque je suis arrivé, j’ai constaté que je suis arrivé à l’avance et j’ai dû attendre encore un bon 10-15 minutes avant que les gens puissent entrer. Entre temps, j’ai pu remarquer à quel point la foule va être riche en couleur notamment à la couleur des cheveux et/ou des habits que certaines personnes portaient. Également, certains membres du groupe Vampires Everywhere se promenaient autour pour prendre un peu d’air. Enfin, le moment de rentrer est arrivé. Après avoir reçu mon étampe, j’ai constaté que Wednesday 13 n’avait pas de marchandise à vendre et c’est plus tard que je vais apprendre que le groupe a dû laisser leur marchandise aux douanes en amenant que des gros posters du groupe. Plusieurs ont dû être très déçus de cette situation.
Après un petit moment d’attente, le groupe Medusa, un groupe de Hard Rock avec certains éléments de Métal originaire de Montréal, embarque sur la scène. Première constatation, le groupe a leur propre roadie, ce qui est assez rare pour un groupe local et surtout si tu es le premier groupe de la soirée. Dès les premières notes, je me suis attendu à entendre une voix plus rauque de la part de la chanteuse, qui selon moi serait beaucoup mieux. N’empêche qu’elle a une belle voix et qu’elle a de l’énergie sur scène. Le bassiste aussi a une bonne présence sur scène. Cependant, au niveau de la guitare, on n’entendait pas grand-chose laissant la basse et la batterie dominées le son du groupe pendant leur prestation. C’est surtout au niveau des solos que l`on pouvait bien entendre la guitare, mais comme je l’ai dit, le reste du temps, ça laissait à désirer. Du côté de la foule, elle était peu réceptive et c’était quand même dommage. Voulant encourager le groupe en achetant un CD, je me suis rendu compte à leur table de marchandise pour constater qu’il n’y en avait pas, ayant seulement des t-shirts (qui ne sont pas de ma taille) et des bracelets. Dommage.
C’était au tour du groupe Call Of Saints d’embarquer sur la scène. C’est un groupe de rock alternatif avec des éléments hardcore composé de cinq membres qui vient de Montréal. Avant que le groupe Medusa entre sur scène, je suis allé voir si le groupe vendait de la marchandise et il n’avait que des CDs. En demandant le prix du CD d’un coup que j’aimerais le groupe et que je voudrais encourager la scène locale, le guitariste Nick m’a donné une copie. J’aimerais le remercier pour ce cadeau. Et vers la fin de la prestation de Wednesday 13, Tommy, le bassiste de Call of Saints, passait un peu partout dans la foule pour donner des copies aux personnes intéressées. Un très beau geste de leur part. Pour revenir à la prestation du groupe. Le groupe est moins énergique sur scène, mais c’est pas mal dû au manque de place. Généralement, les pièces sont originales dans le genre et on peut remarquer dans certains passages des éléments du hardcore. C’est soulageant de constater que ce n’est pas tout le temps la même formule qui est produite d’une chanson à une autre parce que c`est souvent le plus gros défaut que les groupes dans ce genre ont malheureusement. Comme pour le premier groupe, la foule n’est pas très réceptive même si plusieurs personnes semblaient apprécier la musique.
Le troisième groupe de la soirée fut Sade Slavey. Ça fait plusieurs années que je connais le groupe notamment parce que mon meilleur ami a été guitariste dans le groupe pendant un certain temps, mais je n’ai jamais eu l’opportunité de les voir en concert parce que j’allais voir un autre concert en même temps ou j’étais occupé ailleurs. Je me souviens que c’était plutôt du style à la Marilyn Manson avant, puis je me demandais si la troupe avait gardé cette même formule et s’ils allaient jouer des vieilles chansons que je connaissais (je connaissais deux trois chansons à vrai dire). Voilà donc une première performance pour moi. Première surprise, le groupe a fait un virage beaucoup plus punk, mais en gardant des éléments de la musique industrielle. L’énergie du groupe est assez impressionnante. Le chanteur est dynamique sort de temps en temps des éléments de décor (des ballons avec des lumières et un gros champignon mauve/violet et vert) pour donner un peu de piquant à leur performance. Contrairement aux deux premiers groupes, la foule est très réceptive et c’est beaucoup plus à ce moment-là que les mosh-pits commencent même s’ils ne durent pas longtemps et qu’il n’y a pas beaucoup de participation. Disons qu’on a moins l’impression qu’il n’y a personne devant la scène. Le gros problème du groupe, c’est que les chansons tournent en rond au fur et à mesure que le temps passe. Au début, c’est bon, mais tu as l’impression d’entendre le même «beat» tout au long de leur performance et ça fait perdre le rythme à la longue. Un autre problème au groupe, c’est que les chansons manquent de mordant notamment sur plusieurs passages où, selon moi, il manque toujours un petit quelque chose pour que ça soit meilleur. Il y a aussi les «backing vocals» qui sont faits de façon aléatoire. Le dernier problème que j’ai à signaler, cest beaucoup plus un doute qu’un problème à vrai dire, c’est l’utilité d’avoir un claviériste. Tout au long du concert, on n’entendait que très peu le son du clavier et tout ce que j’ai entendu, ça aurait pu être utilisé comme son de fond pendant la performance du groupe et le résultat serait probablement semblable.
Place maintenant à Vampires Everywhere, un groupe dans le même genre que Rob Zombie et Marilyn Manson, dans ses meilleures années, et qui vient tout droit d’Hollywood. C’est un groupe que j’ai malheureusement manqué lorsqu’il était présent au dernier passage du Vans Warped Tour l’année passée où j’allais pour une première fois. J’ai seulement écouté une chanson de leur dernier album afin de savoir à quoi m’attendre, mais j’ai décidé de ne pas en écouter plus que ça pour me garder une surprise. Dès les premières minutes de leur prestation endiablée, j’ai su que je suis devenu un nouveau fan du groupe. Le groupe est très dynamique sur scène, la foule encore plus réceptive et ça brasse un peu plus malgré que les gens semblaient coincés du cul de partir un gros mosh-pit à la demande du chanteur. C’est aussi à partir de ce groupe que le son était vraiment bon et que c’était bien équilibré. Quand je vous ai dit au début de ce paragraphe que c’est un groupe pour les fans des meilleures, les premières disons, années de Marilyn Manson et de Rob Zombie, c’est qu’au niveau de la musique, c’est très influencé par Rob Zombie et qu’au niveau du vocal, ça ressemble beaucoup à celui de Marilyn Manson. Certes, ça manque un peu d’originalité, mais ce n’est pas un copier-coller. Et c’est tant mieux. Sinon, le groupe reprend l’un des classiques du groupe Nirvana, groupe culte dans le Grunge, avec la pièce «Rape Me» interprété à leur manière et qui est très bien faite d’ailleurs. Le groupe a varié les pièces de son premier et deuxième, dernier, album. Tout de suite après leur prestation, je suis allé m’acheter leur dernier album (le seul album qu’ils avaient de toute façon). Wednesday 13 avait une grosse coche à franchir pour battre la prestation dynamique de Vampires Everywhere.
Place à Wednesday 13 pour finir la soirée. C’est un autre groupe d’Hollywood pour les fans surtout de Rob Zombie, comme quoi il est une influence majeure dans le genre, avec quelques influences des bonnes années de Marilyn Manson et certains passages qui me font penser au groupe Faster Pussycat. Signalons que c’est la première fois que le groupe vient à Montréal et même au Canada. On peut dire que le groupe a été extrêmement bien accueilli par ses nombreux fans même si la salle n’était pas pleine. La foule était déchaînée du début à la fin et était très réceptive aux appels du chanteur. On pouvait sentir que les gens sont venus majoritairement pour Wednesday 13. Le groupe a fait le tour de nombreuses pièces de sa discographie dont plusieurs du dernier album où ça s’annonce promoteur. Les pièces avaient du mordant, un bon rythme et rien qui ne me déplaisait. La voix du chanteur est un mélange de Rob Zombie et Marilyn Manson avec des tendances à lever la voix comme le chanteur de Faster Pussycat … tout comme la musique, sans grosse surprise. On pourrait les critiquer pour un manque d’originalité, mais c’est des groupes parfaits dans le genre. Je veux dire qu’ils, en ajoutant Vampires Everywhere dans le lot, ont des compositions originales que ni Rob Zombie et ni Marilyn Manson ont fait. Comme le groupe précédent, le groupe a joué un cover de Frankenstein Drag Queens From Planet 13 avec la pièce « Rambo ». Après quelques recherches, il s’avère que c’était un ancien projet du chanteur avant d’avoir réellement son propre groupe. Même si le groupe était moins énergique que le groupe précédent étant donné qu’il y a un membre de plus et donc moins d’espace, ça ne les a pas empêché de rester dynamiques et de donner une très bonne prestation devant leurs fans. Quand je vous ai écrit plus haut que le groupe avait la barre haute de battre la prestation de Vampires Everywhere, et bien ce fut une réussite. Après la prestation et une attente d’une quinzaine de minutes, le chanteur est sorti pour signer des autographes et prendre des photos avec environ 25 personnes qui attendaient ce moment pour le rencontrer. Un geste généreux de la part du chanteur qui est très sympathique.
En conclusion, ce fut une excellente soirée organisée par Dungeon Works Productions dont j`aimerais remercier l’équipe pour m’avoir permis d’assister à un concert complètement déchaîné malgré qu’il n’y avait pas tant de monde que ça. L’important, c’est que le public a été satisfait de cette prestation monstre et chacune des personnes qui a assisté au concert pourra s’en vanter longuement. C’est grâce à ce concert que j’ai appris un peu plus sur la musique de chacun des groupes et en particulier de Vampires Everywhere et Wednesday 13. Un genre sur lequel je vais me concentrer un peu plus dans un avenir proche. Une chose qui est sûre, je suis partant pour aller revoir encore et encore les deux groupes principaux en concert n’importe quand.
by Coeur Noir | Mai 31, 2013 | Critiques d'Albums

Deafknife
VI ER DØDE
2012
Je ne sais pas pour vous mais moi, jusqu’à très récemment, je n’étais pas très familier avec la scène métal de l’Europe de l’Est. Je crois que je pouvais carrément compter sur une seule main les groupes de l’ex U.R.S.S. qui avaient su capter mon attention. Honte à moi me direz vous peut-être. D’accord, je vous l’accorde. Mais bon, qu’est-ce que vous voulez, j’imagine qu’on ne peut être de toutes les guerres, après tout.
Or, définitivement résolu à corriger ma ligne de tirs, c’est avec tout le courage du monde et le le cœur empreint d’une volonté sans borne, qu’il n’y a pas si longtemps, je décidai de prendre les armes et de me botter les fesses pour essayer de dénicher quelques groupes intéressants appartenant à cette partie du monde. C’est donc armé de mon éternel NetBook et de quelques bières que je me lançai à l’assaut du World Wide Web à la recherche de ces soldats que j’avais laissés pour mort sur le champ d’honneur. Aussitôt dit, aussitôt fait, la première reconnaissance de ce secteur m’apparut difficile d’accès et mon axe d’avance s’avéra complètement nul. Mon plan d’attaque était à revoir.
En effet et bien malgré moi, les premiers résultats de ma recherche furent assez décevants. Je me suis immédiatement buté sur un terrain miné de plusieurs et inutiles formations néo-nazis qui adhéraient tous à l’idée de la suprématie de la race Aryenne et à l’asservissement du reste de l’humanité en esclavage. Bon, rien ne sert de mentir, je m’étais probablement fait fourguer de fausses informations et l’ennemi s’était bien joué de moi. On m’avait mené tout droit dans un guet-apens.
L’idée de tourner au ridicule cette ribambelle de joyeux lurons me traversa instantanément l’esprit mais je ne devais pas me laisser abattre par toute cette grandeur d’esprit. Non. Oh grand jamais, non! La mission était beaucoup trop importante pour être abandonnée à d’obscures groupuscules qui se réjouissent à l’idée que quelqu’un, quelque part, à réussi à conserver le pénis D’Adolf Hitler dans un bocal de formol pour un clonage ultérieur.
Je n’allais certainement pas me laisser décourager par autant d’hostilité. Après tout, il était hors de question que je laisse mon objectif être anéantit par ces pauvres cancres effrayés par eux-mêmes; cette poignée d’incultes petits humains ostracisés par l’impureté des races inférieures qui polluent de leur existence leur belle et grande nation.
Devais-je donc laisser ces nobles défenseurs de la civilisation et de cette soi disant «race blanche» me mettrent des bâtons dans les roues? Certainement pas! Ma foi en l’humanité était tout de même un tantinet plus élevée que le quotient intellectuel de ces fiers guerriers. Je me retranchai donc sur ma position, ajustai mes arcs de tirs et changeai mon sujet de recherche pour «Russian metal bands that are not a bunch of crazy retards who likes to fucks with others fucking fuckers»
À mon grand étonnement, ma contre offensive se révéla toujours aussi inefficace. Le moteur de recherche Blackle ne me donna pas les résultats escomptés et j’avouerai qu’à ce moment, j’eus une légère défaillance. J’eus vraiment envie de tout abandonner lorsque l’encyclopedia metallum, sortie de je ne sais où pour venir à mon secours, me ravitailla d’un espoir nouveau. Mes tergiversations bel et bien terminées, j’engageai donc violemment mes adversaires sur tous les flancs et leurs défenses finirent par céder. Une première brèche s’ouvrit et je me retrouvai, illico presto, derrière les lignes ennemies. Je m’infiltrai discrètement dans les quadrilatères les plus secrets de leur périmètre et mes efforts furent finalement récompenser. Je pus mettre la main sur le document tant convoité; une liste assez exhaustive qui semblait contenir certaines des plus crédibles formations de cette région. Mission accomplie. Aucune perte substantielle ne semblait apparente et les dommages collatéraux avaient été maintenus au minimum. Peu de chance qu’un syndrome post-traumatique ne revienne hanter mes cauchemars en évoquant les sinistres noms des escadrons de la mort qui ont passés si près de ruiner toute chance tangible de dénicher quoi que ce soit en ces contrées austères.
Ceci étant dit, mon repli fut coordonné à la perfection et une fois mon extraction jusqu’au Check point Charlie complété, je pus me reposer un peu et commencer à éplucher l’information récupérée avant de soumettre mon rapport à ma chaîne de commandement. Bien que je revins avec une cargaison assez surprenante de groupes à explorer, un en particulier semblait vouloir se démarquer du lot avec son très surprenant Blackened post-hardcore (ou post-hardcore bien noirci, c’est comme vous voulez) et je fais référence ici à la jeune mais prometteuse formation Deafknife (2011) et leur plus qu’extraordinaire album VI ER DØDE.
Paru via Opposing Music le 30 novembre dernier (2012), VI ER DØDE est un amalgame de nouvelles pièces et de plus anciennes ré-enregistrées ou remastérisées pour l’occasion. Cette combinaison de titres, tous aussi excellents les uns que les autres, forment ensemble un des meilleurs disques que j’ai eu la chance d’écouter depuis des mois.
C’est à la fois mélodique et brutal, énergique et posé et tout ça est transcrit à travers une haine et une grogne perceptible dès les premiers soubresauts de Kings Don’t Reign Forever, premier des neuf titres de l’album. Sans qu’il ne soit complètement désillusionné, ce disque baigne aussi dans une humeur plutôt négative et on ressent à plusieurs occasions le désespoir se balader sur les portés musicales concoctées par ce quatuor russe. Le vocal déchirant et parfois très aigu de Gleb, chanteur de la formation, vient mettre l’emphase sur ce sentiment d’étouffement. Normalement, je ne me plais pas trop avec ce genre de vocal mais j’ignore pourquoi, avec DeafKnive, il ne semble pas me déranger outre mesure. Il faut dire aussi que la gamme de notes atteintes par les capacités vocales de ce dernier est vaste et on les exploite de façon convaincante. On ne s’empâte jamais sur une seule et unique fréquence et c’est probablement pourquoi on ne s’inquiète pas plus qu’il ne le faut de ce ton qui pourrait finir par irriter le tympan.
De pièce en pièce, on passe de structures de chansons qui tirent leur influence autant dans le hardcore que dans les ramifications d’un black plus cru mais aussi plus élaboré. Toutefois, rien au niveau de la production ne vient rappeler l’étrange sentiment d’incompréhension qu’on peut ressentir lorsqu’on écoute un disque qui semble avoir été enregistré dans le fond d’une baignoire tellement le tout est d’une qualité douteuse.
Tout les instruments sont audibles et leur rôle, bien défini. On s’amuse même avec les effets d’écho et de délais pour créer une ambiance rêveuse à l’occasion, surtout vers les derniers titres du disque.
Tout ceci considéré, nous avons tout de même droit à une musique bien ancrée dans les racines du black métal mais d’une façon ou d’une autre, le résultat final en est tout de même assez éloigné. D’ailleurs, à ce que j’ai pu comprendre du traducteur Google (la plupart des textes sont en biélorusse si je ne me trompe pas), on s’éloigne aussi de cette scène de par les propos tenus dans les textes et on se rapproche ainsi beaucoup plus du mouvement hardcore. Le discours est, effectivement, plus près de cette scène du fait qu’il est beaucoup plus engagé socialement. Beaucoup plus politisé et radical.
Une autre chose qui ne me déplaît pas du tout avec ce groupe (et avec cette affirmation, me voilà bien obligé de dévoiler une facette plus «geek» de ma personnalité) est l’utilisation de termes en lien avec l’univers de la mythologie Lovecraftienne.
En effet, même si aucune d’entre elle ne fait partie de VI ER DØDE, on retrouve chez certaine de leurs plus anciennes pièces de leur premier EP Pantheon, sorti en 2011, l’emprunt de noms de personnages, de lieux et de renvoies qui appartiennent tous aux romans et nouvelles d’H.P. Lovecraft, mystérieux et prolifique auteur du siècle dernier. Moult références se retrouvent aussi à l’intérieur des textes eux-mêmes et servent de métaphores pour dénoncer plusieurs absurdités du monde moderne.
Cette tangente semble être mise un peu de côté sur le disque dont il est question ici, mais une récente prestation live d’une toute nouvelle pièce (Nyarlathotep) récemment publiée sur le Facebook du groupe laisse croire qu’il retourneront peut-être vers celle-ci pour le prochain album. Nous verrons bien.
Au final et en ce qui me concerne, VI ER DØDE est un petit chef d’œuvre d’album que je ne cesse d’écouter et de réécouter depuis que je l’ai découvert. Je crois aussi qu’avec le temps, il pourrait très bien devenir un album culte. À condition que DeafKnife reçoive la couverture médiatique qu’il mérite, bien entendu. Mais d’une façon ou d’une autre, DeafKnive reste une formation prometteuse sur laquelle je garderai une oreille attentive.
Pour le moment, il ne semble pas exister de version physique de l’album (ou du moins, je n’en ai pas trouvé) mais vous pouvez toujours vous retourner vers la version numérique disponible pour le montant qui vous plaira sur Bandcamp.
Voici les différents liens pour vous procurer leur matériel et allez voir de quoi il en retourne.
Cheers!
Bandcamp – Album
Bandcamp – Band
Bandcamp – Broken Limbs Recordings
by Lex Ivian | Mai 30, 2013 | Chroniques, Portrait Amnesia Petite-Nation Rockfest
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(*) Petite note culturelle ici pour débuter ce portrait. Gloria Victis veut dire « Gloire aux vaincus » en latin et le titre de cet article « Gloria victis stabit » signifie donc « Tous debout à la gloire des vaincus ». Gloria Victis constitue une épitaphe inscrite sur les pierres tombales à la mémoire des soldats morts au combat. Une sculpture portant cette appellation (que vous pouvez voir en cliquant ce lien) a d »ailleurs été réalisée par le sculpteur français, Antonin Mercié, en 1874 à la mémoire des soldats tombés pendant la guerre franco-prussienne de 1870.
Formé vers la fin de l’année 2011, le groupe de Sherbrooke Gloria Victis fait dans le metalcore progressif. Ils ont immédiatement enregistré un EP, au Red Dusk Studio, qu’ils ont sorti au printemps 2012 sur Goldmine records. Vous pouvez d’ailleurs le télécharger gratuitement en cliquant ce lien. La promotion de ce EP a été orchestrée autour d’une tournée du Québec avec leurs chums de Sherbrooke, le groupe Obliterate, et ils ont également produit un vidéo pour la pièce « Standing Tall ».
Suite à leur tournée, et plus motivés que jamais par celle-ci, les gars ont retroussé leurs manches et se sont lancés dans la composition d’un 1er album complet. En février, ils annonçaient que tout allait bien et ont depuis sorti, au début mars, le single « Quantum fluctuation » sous forme de vidéo avec les paroles. Vous pouvez également télécharger cette pièce gratuitement en suivant ce lien.
Ils entreprendront une 2ème tournée cet été, le « Abandonned Tour », encore une fois avec Obliterate, qui les mènera dans plusieurs villes du Québec. Stay tuned pour plus de détails (ou prenez les devant et allez liker leur page Facebook que vous pouvez rejoindre en cliquant leur nom en jaune en haut du texte(!). Pour les daltoniens, je ne sais pas quoi vous dire pour le trouver, demandez à un ami (!!)). Je vous promet que cette tournée sera quelque chose.
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Dans le cas du Amnesia Petite-Nation Rockfest 2013, ils se produiront sur la scène « Découverte » le vendredi 14 juin à 14h40. Une maudite bonne heure pour faire un peu d’exercice dans le mosh en face du stage …(!)
See ya in the pit
Lex
by Dave Rouleau | Mai 30, 2013 | Articles Divers/Primeurs/Annonces, Critiques de Shows
On a la chance de parler et côtoyer beaucoup de personnes grâce au travail sur le terrain de Ondes Chocs et une de ces personnes est Alain Pérusse de chez Spectra. Alain vit le rêve de plusieurs trippeux de métal de la province en ce moment en assistant au Maryland Deathfest! Encore plus cool, il nous fait des rapports directement de là-bas d’où l’absence d’accent sur les lettres à cause du clavier anglais. Enjoy fuckers.
Montréal, 28 mai 2013, 12h55
Réveil dans la réalité québécoise et entre mes deux chats endormis. Je n’ai pu écrire quoique ce soit hier soir à mon arrivé, tant la fatigue accumulée et les dix heures de voiture avaient eu raison de mon état physique. Quand même, mes souvenirs sont précis de ce que fut la dernière soirée du Maryland DeathFest de 2013.
Je vous ai laissé avec le spectacle de Manilla Road hier matin, je reprend avec Sleep dont la performance était fort attendue. Je n’ai pas un odorat très développé mais tout au long du MDF, j’en ai senti des drôles d’odeurs: une dizaine de variétés de viande grillées des kiosques de bouffe, l’odeur rance des corps mal lavés des crusty punks en très grand nombre, celle de la bìère renversée… mais au moment où Sleep commencé, vous avez deviné que l’odeur mélangé de plusieurs sortes de cannabis a pris largement le dessus sur tout le reste. Moi qui ne fume même pas de tabac… on a eu alors droit à un barrage sonore appuyé de leur part, révélant le caractère un peu ironique du nom du groupe. Le trio s’est démené pour laisser un souvenir indélibile et je crois bien qu’il a réussi son pari.
Il a fallu me dépêcher pour retourne à l’autre scène pour voir à quoi ressemblait Pentagram. La poursuite du « Veterans Day », en somme… bien que le chanteur doit avoir au dessus de soixante ans et davantage, il ne laissait en rien laisser sa place aux jeunes composant son légendaire groupe. Encore une fois, leur hard a su combler les amateurs sur place. J’ai dû quitter avant la fin, pour trouver mes amis Luc et Judyth à la tente pour entendre Ascension, un groupe de black metal m’étant complètement inconnu mais qui semblait être bien… il se trouve que nous ne voulions pas manquer le spectacle de Venom, la tête d’affiche de ce dimanche soir.
Durant la performance de Cronos (en grande forme) et sa bande, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer voir Venom à un prochain Heavy MTL. Car le type de spectacle que donne le groupe se veux désormais une revue de tout ce qu’il a pu faire depuis ses début et aussi ses années obscures. On a eu droit à plusieurs medley de vieilles chansons et de plus récentes et moins connues, je pense entre autre à « Possessed » avec « Schizoid » et « Live like an angel… » ou encore « Buried Alive » et « Resurrection ». Tant qu’à voir des groupes dont le lien au metal est aussi ténu que Billy Talent l’an dernier… Enfin, c’est fatigué que je suis rentré à l’hôtel, pour rejoindre mes amis et m’envoyer les quelques bières qu’il me restait dans le frigo de la chambre.
En revenant dans la Vista de Luc, j’ai eu le temps de penser à tous les moments mémorables de ce périple toujours trop court, devenu pour moi un incontournable depuis deux ans. En voici quelques-uns:
-le douanier américain qui nous répond « Oh, you go to the Maryland DeathFest! » quand on lui a dit que nous allions à Baltimore;
-les premières bouteilles de Yuengling au motel cheap de Kingston, lors de notre première nuit en sol US;
-la belle rencontre avec les époux Blaschke, de Philadelphie, sur la terrasse du Ale House après que ceux-ci aient deviné que nous parlions en français;
-le sol qui tremblait lorsque Bolt Thrower a joué ses première notes;
-la cohue devant le kiosque de t-shirts de Bolt Thrower (presque un thrash!);
-le frisson qui a parcouru la foule lorsque le chanteur de Kommandant est arrivé sur scène…

-la quantité étonnante de Québécois sur place, en nette augmentation à vue de nez;
-Evoken en spectacle, enfin à la clareté;
-Carcass et l’immense mosh devant la scène, l’endroit le plus risqué de Baltimore pendant un instant;
-le vent qui nous a pas quitté de la fin de semaine;
-découvrir qu’un kiosque vend de la merch de Darkened Nocturn Slaughtercult;
-la présence d’Annick Cauchemar à la table de son éditeur;
-me faire carter à 42 ans, à l’entrée du MDF…;
-l’odeur pestilentielle des toilettes chimiques qui a rendu Judyth quelque peu malade…;
-le gars déguisé en Jésus de Nazareth, avec qui un tas de black métalleux se sont fait photographier;
-l’incroyable présence sur scène du chanteur de Pagan Altar et ma réaction à « Sentinels of Hate »;
-ma promenade dans le vieux port de Baltimore, en pensant à la série « The Wire »;
-l’absence regrettable de Ihsahn et de Carpathian Forest;
-et tant d’autres…
Voilà. J’ai déjà hâte de voir la prochaine programmation. Il me reste plus qu’à vérifier mes photos.
À plus!
Alain Pérusse