Voir le Death House et survivre

Hier soir était un soir de PREMIÈRE pour moi. Je me rendais pour la 1ère fois au Death House. Tous ceux qui me connaissent ou suivent le moindrement Ondes Chocs, savent que je suis amis avec plusieurs personnes de cette gang et donc plusieurs d’entre vous doivent se dire:

Hein?! T’es allé au Death House pour la 1ère fois hier?? T’étais jamais allé avant, wtf???

Bon, moi le monde qui vire mes phrases en question, j’haï ça. Je viens de le dire que c’était la 1ère fois … et y’a une f***in de bonne raison et je l’ai encore réalisé dans la nuit quand il a fallu revenir de là. C’est loin de chez nous en tab … à pied!!!! Remarquez que la faune de Montréal-by-night a agrémenté ma marche qui a duré 1h30 pour revenir dans un coin où je pouvais trouver un bus pour rentrer. Et je vous jure que cette nuit à 2h00, je m’en foutais pas mal quand j’ai quitté le Death House pour revenir. J’avais 20 ans (ben j’ai toujours 20 ans dans ma tête!!) et je faisais comme dans ce temps-là, je me tapais la ride-back à pied. Dans le temps, c’était parce que j’avais pas une f***in cenne pour revenir. Cette nuit, c’était parce que c’était cette nuit. Là, si y’en a qui pense que je fais une crise de délire nostalgique, détrompez-vous. C’est à des milles de ça et je vous explique tout drette là.

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Bon, comme je viens de le dire, je m’en allais voir un show au Death House pour la 1ère fois et je dois vous l’avouer, j’avais une petite excitation curieuse. C’était le lancement d’album de mes chums de WHISKEY TAX et ça se passait dans leur monde. Je suis donc parti vers 20h30 de chez moi pour me rendre au show. Quand y’a des métros, la ride prend 1/2 heure, c’est pas mal moins pire que revenir!!! Dès l’arrivée à la station de métro la plus proche, l’expérience commence déjà à être surréaliste. Pour ceux qui ne sont jamais sorti à cette station, mettons que le soir c’est glauque, sombre et spooky avec le viaduc de la rue juste à côté pis l’autoroute de l’autre bord en surplomb. Tsé, le genre de place où les filles marchent vite à cette heure là!!!! J’ai donc enligné le viaduc pour m’enfoncer encore plus profondément vers l’ouest. 15 minutes de marche avant d’arriver dans les environs de la place. Dans ce coin-là, faut de l’imagination pour agrémenter sa marche. J’ai toujours trouvé que dans certains coins de Montréal même les grosses rues ont un drôle d’éclairage sombre, tsé pas net qui fait que les ombres s’étirent et que les silhouettes sont floues. Ouan, finalement faut pas avoir trop d’imagination. Avant hier soir, je savais dans quel coin ça se trouvait et savais même l’endroit général où chercher mais comme c’est dans un recoin pas possible où c’est des sheds et rien que des sheds … C’est pas évident de se retrouver surtout à la noirceur. En arrivant sur place j’ai texté Ricky, guitariste de WHISKEY TAX, pour qu’il viennent me rejoindre et me montre la place.

Im inthe yd. Lx

Ouan, j’ai pas un super iPhone de 8ème génération. J’ai un flip Samsung  sans clavier faque des fois mes messages sont comme pas élaborés … Je souhaitais au moins qu’il avait son cell proche parce que planté en pleine noirceur dans un parking à l’asphalte tout défoncé à attendre, mettons que ça fait un peu ordinaire. Bingo! 1 minute après l’envoi, j’entend crier

Lex, where the f**k are you, man?

Quand je vous dit qu’il fait noir! J’étais à 30 pieds de la porte de son local (ça je savais c’était où mais même trouver cette porte là à la noirceur, c’est pas évident!). Bon, Yes sir! All things’ set! Je suis rendu, j’ai trouvé Ricky. Il ne me reste qu’à suivre Ricky. Ben oui, comme dans les films, il pouvait pas m’expliquer vraiment c’est où la place parce que tout est pareil et en même temps c’est pas facile à trouver parce que c’est comme fait pour pas être facile à trouver. Il me fait entrer en 1er dans leur local où sont leurs instruments parce qu’ils en sont encore là dans leur soirée. Transporter le gear au Death House!! Je donne donc un coup de main à Corey pour transporter les amplis et tout … à pied. Pour la 1ère fois que j’empruntais la « trail » qui mène au Death House, je peux vous dire que c’est f***in moins compliqué quand t’as pas d’ampli dans les bras!! Bon, vite de même, je vous refais un autre set up. On passe dans une petite « trail » défoncée puis dans un corridor plein de glace pour se péter la yeule entre un mur et une clôture et on aboutit. Dans les films, ils te mettent un bandeau sur les yeux pour pas que tu saches où tu vas. J’en aurais ben pris un parce que y’aurait pas vraiment fait plus noir mais au moins quelqu’un m’aurait tenu le bras pour me faire avancer!!!! On finit par arriver au local. WOW!!! L’intérieur du local est vraiment écoeurant. Un vrai local thrash punk avec des murs psychédéliques couverts de posters des shows qu’il y a eu. C’est pas grand mais c’est tout aménagé pour être exactement ce qu’il faut pour faire des maudits beaux partys. Un « main floor » pis un escalier pour monter à une mezzanine. Ils ont même des passerelles de 2 pieds de large sur les murs latéraux où on peut s’asseoir par terre les jambes pendantes pour voir les shows. Je dis salut à Maniks et aux autres que je connais mais dont je ne me souviens jamais vraiment des noms. Maintenant que je savais c’était où pis que j’avais donné un coup de main pour le gear, il faisait « SOIF » et je pouvais retourner au dépanneur chercher de la bière. Ben oui! C’est « BYOB », c’est pas un bar. Faut que t’amènes ta bière.

La place n’a pas tardé à se remplir et j’ai vu plein de bon monde souriant. C’était cool de voir le monde assis le long des murs avec leurs pieds pendant au-dessus de nous. Je me suis accoté au comptoir au fond de la salle où je pouvais déposer ma bière et j’ai jasé avec notre hôtesse derrière le comptoir, qui se chargeait de fournir des verres de plastique pour la cruche d’eau ou les bières bouteille, ramasser les vides et charmer tout le monde avec son sourire. J’ai aussi jasé avec les plus proches du comptoir qui venaient carrément me voir pour ça. C’est quand même drôle comment l’incompréhension des fans face à la présence d’un bonhomme (parce que c’est ce que je suis pour plusieurs d’entre vous) dans « leur show » leur fait me raconter toutes sortes de choses. Musique, punk, la place, tout y passe et on m’explique. C’est « cute » mais s’ils savaient. Des fois, je prend le temps d’expliquer mais des fois on a moins la chance. Au moins, plus personne ou presque me dit Ah ouan, t’aimes ça cette musique là!!! S’ils savaient aussi que je suis encore plus surpris qu’eux quand quelqu’un me dit qu’il ne connait rien du punk avant NOFX mais qu’il me dit 1997. Euh! NOFX a commencé en 1983. Avant ton père, Kid. Pas grave!

C’est finalement vers 22h00 que le 1er groupe, BEAR MACE, est monté sur scène. Dès les 1ères notes, le devant du stage s’est déchaîné et leur chanteur, Conor, a plongé direct dans la foule micro dans les mains pour thrasher avec tout le monde. De l’énergie de fou pis du fun de malade. Les habitués prenaient la peine de me dire que c’était toujours comme ça. Pis même pire ( … mieux!! On dit mieux quand le thrash est plus gros pis plus déchaîné, pis que les filles peuvent embarquer parce que y’a pas de karatémen ou de goons). Inquiétez-vous pas les jeunes. J’en ai vu. Pis en masse pour avoir apprécié comment tout le monde sur place était dedans. Leur set nous a amené dans un univers de punk à la Suicidal Tendencies et Corrosion Of Conformity des 1ers albums avec des passes slows groovys alternées avec du fastpace. Un set qui a souffert un peu au début parce que les baguettes du drummeur étaient fêlées mais on lui a échangé ça et je peux vous dire que la différence s’est immédiatement fait sentir. Ça bûché pas mal plus fort à partir de là. Et on a reperdu Conor dans le thrash mais on l’entendait toujours chanté c’était bon signe. J’ai eu la chance de jaser avec Conor plus tard dans la soirée et il me disait qu’ils seront le 13 mai aux Maniks Mondays du Café Chaos et qu’ils ouvriront aux Foufs bientôt pour un band de skatepunk dont je n’ai pas compris le nom.

Après leur set, là aussi c’est dehors qu’on va fumer la cigarette. Je me suis donc accoté dehors avec JF et sa blonde pour jaser, squeezer entre le mur et la clôture de propriété (dans le corridor, tsé). Je peux vous dire que ça fait f***in underground quand tout à coup le train passe à pleine vitesse à 6 pieds de nous autres de l’autre côté de la clôture « frost » pendant que du Six Feet Under ou Crimes jouent dans les speakers. \Hell Yeah/

Après que le band suivant a eu changé tout le set up du drum pour l’adapter mieux au fait que le drummeur ferait la majorité des vocaux, on était prêt pour WETMETAL. Là, on allait encore avoir du thrashpunk old school qui, cette fois m’a plus rappelé le D.C. Hardcore des années ’80.   D’ailleurs, je n’arrivais pas à m’enlever de la tête qu’en plus, il avait le style de vocal de cette époque à la Ian MacKaye de Minor Threat ou son frère, Alec de The Faith. Leur thrash a encore une fois fait plus que la job demandée et on a trippé en masse sur leur musique qui marie bien les fastbeats punk aux passes encore une fois groovys mais aussi des fois stoner. Bravo au drummeur qui a un bon cardio pour chanter en même temps, parce que y’a des bouttes que ça ride solide des 2 bords. L’action avait grimpé d’un cran dans le pit et on a eu Maniks qui nous a fait quelques bodysurfs. Man, té trop cool!!!! Il a aussi aspergé la foule de guirlandes en spray du haut de la mezzanine. Man, té trop de party!!!

C’est pendant que j’étais dehors à prendre l’air et me faire raconter une autre fois que faut pas se faire d’idées, que c’est une place cool et autres boniments pour les touristes que WHISKEY TAX a lancé son set en dedans. J’ai fait rire le gars en lui disant mon gag traditionnel que « j’écoutais déjà cette musique et allais dans ce genre de show à l’époque où le seul liquide blanc que son père shootait était du jus de bouton d’ado, pété devant le miroir », et je suis rentrer en dedans. Vu du fond de la salle pour les 2 premiers bands, j’avais vu que y’avait de l’action dans le pit mais là en rentrant de dehors, je me trouvais de l’autre côté et devait traverser. Quand je vous disait que le mosh allait de mieux en mieux, ben même après que j’ai eu sagement l’idée d’attendre la fin de la toune pour traverser, ça n’a pas été évident parce que c’était jampack et qu’il restait un fond de houle qui avait été provoqué par la vague du thrash. Par contre, la mer de monde s’est ouverte un peu devant moi et tel Moïse traversant la mer Rouge je suis passé juste à temps avant qu’elle ne se referme avec fracas derrière moi au son de la musique qui reprenait. (Voyons moi, c’est la fin de semaine de Pâques qui me fait ça. Trop de films de Jésus à la télé). Les gars de WHISKEY TAX nous ont joué les pièces de leur album car je rappelle que c’était le lancement. Des riffs de guitares à l’emporte-pièce, des « blastbeats », de la « rolling bass » du crossover bien fait. Corey fait la majorité des vocaux et Ricky rajoute quelques lignes. Et juste ce qu’il faut d’attitude pour faire du thrash. Après le set, Corey me disait que Sam leur drummeur avait joué un peu trop vite « for comfort ». Ouan, cé l’adrenaline ça. Apprendre à gérer le « stage shoot ». Mais en même temps, combien de groupes m’ont dit ça de leur drummeur, je les compte plus. Et je peux dire que ça, c’est souvent une situation qui paraît pour les musiciens mais un peu moins dans la salle. Moi, j’avais pas remarqué et je m’intéresse plus à la « vibe » qu’à ça dans un show. That was nice, f***in destroying the place, Corey. Everybody were happy at the end of your set. Don’t worry.

Après le show, on est resté à chiller un peu pendant que le gear partait tranquillement et que la salle se vidait de son monde. À un moment, il est venu le temps d’entamer la grande marche qui me ramènerait dans mon coin conscient que le transport en commun ne me serait d’aucune utilité mais bon j’étais crinqué par ma soirée et je pouvais bien prendre une petite marche de santé. Je venais de passer une vraie soirée comme dans le temps où des shows s’organisaient dans les squats de Montréal ou quand les shows était plus gros dans les sous-sols d’église. Voir DOA avec Unruled et S.C.U.M. ou encore le Montréal-NY Connection ’85 avec Scab, Ultra Violence et Krakdown de New York et Countdown Zero, Gassenhauer et Vomit And The Zits de Montréal dans le sous-sol de l’église Saint-Louis-de-France restent d’heureux souvenirs. Parlant de souvenirs, voici un album de 1982. Le split The Faith/Void qui représente bien la scène Washington D.C. HC du début des années 80. Y’avait aussi Minor Threat et State of Alert, le 1er band de Henry Rollin mais ce split est une pièce d’anthologie qui vous fera comprendre un peu comment ma soirée sonnait. Pour ceux qui ne savent pas quand ça change pour du VOID, c’est à partir 12:28.

 

 

Critique d’album: Pröjekt F – « Skins »

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Skins

Pröjekt F

2013

par Lex Ivian

Lorsque j’ai décidé de faire la revue du nouvel album de PRÖJEKT F, j’avais déjà amplement écouté leurs pièces précédentes et avais déjà vu 3 de leurs performances « live ». Je savais donc qu’ils voguaient dans l’univers de Marilyn Manson par leur son et par leur maquillage de scène. C’est donc sans surprise que j’ai découvert qu’avec ce nouvel album, on tombe encore plus profondément dans l’univers de Trent Reznor. Qu’on parle de Nine Inch Nails (NIN) ou de ses influences dans la création du son de Marilyn Manson (MM), il est évident que la composition des pièces emprunte directement dans ce répertoire. Si vous êtes le moindrement familier, vous reconnaîtrez sans doute non seulement les atmosphères de l’album « Mechanical Animal » de MM mais également du NIN dans l’utilisation du piano dans plusieurs pièces qui m’a fait directement penser à « March of the Pigs ». Leur chanteur a également une voix qui mélange les intonations de Jonathan Davis, Marilyn Manson et Trent Reznor ce qui finit d’achever la ressemblance.

Ai-je aimé l’album reste la question ultime qui me tourmente encore. La qualité de l’enregistrement est à souligner. Pour ce qui est de la musique, je suis un fan de ce style; cette question est déjà réglée. J’ai vu MM en show 5 fois; Rammstein, Minstry, Skinny Puppy, Electric Hellfire Club et pleins d’autres ont joué devant moi. Je suis donc capable d’apprécier la qualité des compositions de PRÖJEKT F et leur façon de construire des atmosphères lourdes avec des débuts de pièce souvent lents centrés autour de la trame de clavier qui finissent en explosion d’accords plaqués. Je suis également satisfait des variations apportées au vocal selon le niveau d’intensité des pièces. Je ne suis pas sûr de la pertinence de la 9ème pièce, « Book of the flies » car elle m’a semblé une intro, un canevas moins touffu de la pièce suivante, « Down in the ascension » et je ne dirais rien si elle ne s’étirait à 7min mais bon je peux vivre avec.  Je crois que ce qui me dérange le plus est la proximité des compositions avec celles de leurs influences. Écoutez le début de la 2ème, « Product » et si aucune toune évidente ne vous vient à l’esprit ben je suis désolé de vous avoir fait lire jusque là. J’aurais aimé une plus grande distanciation. Une signature à la PRÖJEKT F plus évidente. J’avais déjà remarqué cette tendance à se coller de trop près à des sons comme pour la pièce « Art of destruction » de leur 1er EP, qui semblait tout droit sorti de l’album « Rebirth » de Pain paru en 1999. Par contre, si vous réussissez à éviter de tomber dans le piège des comparaisons, vous serez en mesure d’écouter un bon album qui offre des balades mélancoliques, tourmentées et même torturées jumelées à des pièces plus dynamiques qui vont plus nous rappeler le côté électrothrash du groupe. Vous constaterez alors leur capacité à nous composer des pièces qui sont entraînantes dans les passes plus rapides et qui sont pognantes dans les passes plus lentes et sombres. Les fans de NIN seront sans contredit servis par la 1ère moitié de cet album mais également les fans d’atmosphère à la Smashing Pumpkin et même à la The Cure du début (à l’époque de l’album « Pornography ») pour la 2ème partie de l’album qui se veut un peu plus introspective à partir de la 7ème pièce avec une utilisation accrue du piano. Ma question de début de paragraphe reste sans réponse vraiment mais ce qui est plus important est ce que vous en penserez. Moi, je vous ai exposé mon petit problème mais ce n’est peut-être pas tout le monde qui a écouté autant d’albums du style que moi. Pis se faire dire que notre son est trop près de celui de MM ou de NIN reste, pris dans un certain sens, un compliment.

Je vous termine ça avec la pièce « Siamese Twins » de The Cure, justement de l’album « Pornography » pour ceux qui ne connaissent pas mes références transgénérationnelles!!

Lex

 

Critique d’Album: Mass Murder Messiah – « The Rise Of Evil »

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Mass Murder Messiah

« The Rise Of Evil »

2013

 

En voulez-vous de l’honnêteté?  Moi, le premier album de Mass Murder Messiah, y’a quelque chose qui m’a toujours empêché de l’apprécier à ça juste valeur et c’est difficile de mettre le doigt sur la raison.  Je me suis remis à l’écouter dans le processus de faire la critique du nouvel EP de la formation de Montréal, « The Rise of Evil », et je dois avouer que je comprends un peu plus ce qu’ils voulaient faire. C’est spécial que l’album suivant me fasse re-découvrir le premier.  Est-ce que je n’avais pas pris le temps de l’analyser?  Peut-être. Tout ce que je sais c’est que le nouvel opus qui sortira le lundi le 1er avril en téléchargement GRATUIT est véritablement satisfaisant dès la première écoute, ça, c’est clair.

Je dois dire que je trouve ça weird depuis un bout à Ondes Chocs pour les critiques d’albums québécois, car on ne se gêne pas d’habitude pour critiquer ce qu’on aime pas, on essaye d’avoir un ‘twist’ constructif, mais ciboire, les sorties cette année sont vraiment de qualité impressionnante.  Qu’on parle de BornBroken, Ancestors Revenge, Reanimator ou autre, on revient toujours à la même conclusion; c’est bon, ils nous donnent ce qu’on veut et semblent se faire plaisir en même temps.

C’est d’ailleurs ce qui ressort de la première track du EP en question dans cette critique, la pièce titre, « The Rise Of Evil », car elle englobe tout ce que MMM devrait être: direct, violent et mémorable.  J’ai toujours aimé la voix de Jean-Michel Vallières, mais son principal problème pour moi était ses mélodies vocales qui ne me rentraient pas dans la tête.  Bon ben ciboire, ce nouvel effort le voit se dépasser, nous offrant plusieurs variations de sa voix dans le premier acte de 5.  Je suis aussi un fan des ‘samplings’ dans ma musique et cette track en offre beaucoup, mais le côté « les États-Unis sont méchants et George Bush aussi » a été joué et rejoué et je ne crois pas que les thèmes de cet album avance la cause.  Ceci étant dit, je ne ferais pas mieux, so shut the fuck up, Dave. (ouais, je me parle souvent…)

On a ensuite droit à une track qui a été divisée en deux entités pour former « The Scheme (Curtain Call) » et « The Scheme (America’s Blood) » et c’est vraiment là que tout l’album prend son sens. Je m’explique.  Le premier opus du band était une orgie de riffs qui, pour moi, ne formait pas un « tout » satisfaisant qui me donnait le goût de l’écouter sans arrêt.  Cette fois-ci, Jef Fortin, qui compose les tracks et produit le EP, laisse respirer les compositions grâce à une approche différente au niveau des textures et du montage des tracks.  Les drums me semblent moins ‘encombrant’ et plus une collaboration avec le reste de la section rythmique pour former une chanson et non une démonstration de savoir-faire.

En parlant de Jef; maudit que le gars est fort au niveau de la composition.  On parle d’originalité, mais aussi de technique qui se rassemblent pour nous donner le coup de poing au visage que l’on demande et redemande.  Lex et moi avons eu la chance de le voir à l’oeuvre lors de l’enregistrement de la basse par Fred Bizier et cette track divisée en deux que je mentionne plus haut nous a été présentée en une version longue et sans les paroles/arrangements et je vais répéter ce qui m’est venu tout de suite en tête: la composition est plus mature et laisse plus de place à l’interprétation au lieu de nous garocher des riffs au visage.  Les ‘parts’ de drums à certains endroits sont tout droit sorti du punk et c’est quelque chose que Jef était plus réticent à inclure, mais l’efficacité de ces parties et la profondeur que ça donne aux deux tounes est exemplaire.  L’approche laisse respirer la composition et ça fait toute la différence.

La dernière compo est « Non! » et cette fois-ci l’attaque verbale se fait en français, une approche qui n’est pas facilement exécutable si ce n’est que pour la terminaison des phrases et prononciation de certains mots.  Tu l’as ou tu l’as pas.  Dans ce cas-ci, j’adore l’exécution du chanteur et l’effet des ‘samples’ à la toute fin.

En conclusion, le produit offert est extrêmement satisfaisant et violent, surtout au niveau des vocals et des arrangements.  Tout est plus fluide et efficace que sur le premier album, selon moi.  S’il y avait un point plus négatif, ce serait au niveau du concept avec les États-Unis, une approche qui a été présentée maintes fois et qui est difficile à rendre original.  J’ai hâte d’avoir les paroles au complet devant moi, mais je dois leur donner, ce concept a fait ressortir le meilleur de JM et sa troupe de malade-métal.  En show, tout ça va détruire et, oui, quand le EP fini, j’ai vraiment le goût de le recommencer sans arrêt…

 

9/10

Dave

Échos d’Outre-Monde

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Vol. 2  – No.3 : Vinum, Pasta et Gravis Metallum

 

Quand on pense à l’Italie, on pense en poésie: aux romantiques canaux de Venise, à la tour penchée de Pise, à Rome et son Colisée, à mafia et crime organisé, aux luxueuses Ferrari et Lamborghini, à pizza, spaghetti et fettucine, au vin rouge ainsi qu’au blanc, à la cité du Vatican… Bon ça va faire le délire lyrique! On ne va pas y passer la soirée! Tout ça pour dire que l’Italie ne rime pas vraiment avec métal, non? Mais si…

D’une grande civilisation de l’antiquité à une autre, on se dirige cette semaine du côté de la République italienne, dans une chronique des plus diversifiés qui démontre bien les contrastes de ce peuple riche en histoire, qui à une époque jetait les chrétiens dans la fosse aux lions et maintenant les proclame saints au nom de Dieu!

Désolé, si mon titre est inexact, mes notions de latin de secondaire 1 et 2 sont depuis longtemps oubliées, si bien que j’ai dû faire appel à une traduction Google.

 

Arthemis

 

Arthemis, déesse grecque de la chasse, fille de Zeus…et sœur d’Apollon… Attendez une minute, est-ce que ce n’était pas la semaine passée le topo sur les groupes de la Grèce? Non, je ne suis pas l’hôte de quelconques mystifications, la formation Arthemis est belle et bien originaire de l’Italie! N’empêche que pour un groupe Italien, de piger dans la mythologie grecque pour la sélection d’un patronyme peut sembler inusité, mais puisque la contrepartie romaine à Artémis est en fait Diane, on peut les comprendre de s’en être tenu à la version grecque. Donc, pour en revenir au groupe et à sa musique, il est bon de savoir que celui-ci possède une discographie totalisant pas moins 7 albums! Mais qu’il aura nécessité la presque dissolution du groupe avant que celui qui donnait dans un Power Métal assez fade ne capte finalement mon attention. C’est ainsi qu’Andrea Martongelli ex-Power Quest et seul membre fondateur d’Arthemis, a poursuivi sa carrière en 2009 en apportant d’énormes changements à tous les niveaux: nouveau son plus agressif et moderne aux limites du Thrash, nouveau logo plus actuel et surtout un nouveau line-up incluant un chanteur qui impressionne en la personne de Fabio Dessi. C’est donc avec Heroes  que la renaissance s’est concrétisée en 2010, et s’est poursuivi deux ans plus tard avec le Power Thrash tout aussi accrocheur de We Fight dont vous pouvez visionner le clip ci-dessous!

Ade

 

Dire que je croyais que notre Ex Deo national était le seul groupe à s’inspirer de la Rome antique, hey bien, j’avais tout faux! Le pire c’est que c’est via la page Facebook d’Ex Deo que je suis tombé sur Ade. Une formation qui a vu le jour en 2007 au pied des ruines du Colisée de Rome et qui non seulement s’inspire de l’histoire de la Rome Antique mais fusionne ses rythmes ancestraux à un death métal brutal à la Decapitated, Nile ou Sinister. Après un premier album sorti en 2009 et intitulé Prooemivm Sangvine qui semble nous être littéralement passé sous le nez, la troupe de légionnaires récidivera à la mi-avril avec un second album du nom de Spartacus, qui comptera cette fois-ci sur la participation à la batterie de George Kollias de Nile. Ce sera définitivement une sortie à surveiller!

Violentor

 

Si vous aimez le métal old school, et je sais que c’est le cas de la majorité d’entre vous, à en juger par la popularité de ma chronique antérieure traitant du sujet, intitulée Comme dans le temps!, elle est d’ailleurs toujours disponible dans les archives des Échos d’Outre-Monde. Certes, un jour je vais lui écrire une suite, mais pas au beau milieu de notre voyage au tour du monde! Cependant, je ne pouvais pas attendre aussi longtemps avant de vous présenter Violentor de Lucca en Toscane. Du gros Speed Thrash métal cru avec une bonne dose d’influences Punk et Crust, qui semble tout droit sorti des années 80. D’un point de vue purement musical, leur deuxième album sorti en 2012, tout simplement nommé Rot, n’a selon moi certainement rien à envier à Underground Resistance de Darkthrone!

Krigere Wolf

 

Vraisemblablement, on va demeurer dans le métal à saveur old school avec le dernier groupe de cette semaine. Krigere Wolf, né en 2009 à Catane (Catania) en Sicile, est une bestiole hors du commun issue de croisements divers entre: du Death métal Suédois avec une voix qui ressemble occasionnellement à Johnny Hedlund d’Unleashed, du Black métal mélodique dans ses rythmiques et du vieux Speed métal Allemand dans ses solos, le tout est complété par une basse prédominante qui me semble inspirée par nul autre que le bon vieux Steve Harris d’Iron Maiden! C’est sous le titre The Ancient Culture to Kill que paraît le premier album du trio en 2012. Arborant une pochette dont le style ressemble vaguement à celle de Blood and Valor du défunt groupe Australien Bestial Warlust, une illustration monochrome surmontée d’un logo rouge beaucoup trop rudimentaire et impersonnel à mon goût.

Vous aimez le nouvel entête de ma chronique? Toutes les images des Échos d’Outre-Monde sont également conçues par l’auteur de ces lignes. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, vous pouvez me joindre directement, via ma page personnelle Facebook, simplement mentionnez que vous m’avez lu sur le site Ondes Chocs et je vais vous ajouter sans problème. 

 

Brake!! Y’a le BaconFest en Ville!

Ouin, je veux ben, mais calisse j’en ai pu de brake!

Ouais, c’est réellement ce qui m’est arrivé samedi en montant à Sherbrooke pour assister à la première édition du BaconFest organisé par Jasmin au Bar Le Saloon, un trippeux de la place et aussi le chanteur de A Hitman’s Business. Après 30 minutes de route environ, j’ai senti que ma pédale de frein perdait complètement de sa rigidité, donc qu’un ‘hose’ de brake s’était détachée et l’huile s’écoulait tranquillement.

« Mais Dave, arrête-toi sur le bord du chemin », est le murmure constant et imaginaire que je pouvais entendre de ma mère qui n’était pourtant pas là.  Pour ceux qui suivent Ondes Chocs depuis un petit bout, mais problèmes de char sont légendaires, j’ai juste pas de chance, man.

Pourtant, rien ne pouvait m’empêcher de rouler jusqu’à destination, surtout que je me suis aperçu que le freinage était encore possible, mais, oui, très limité.

Avec 19h comme heure de départ de ce festival au nom savoureux, je suis arrivé à l’heure… mais pas le premier band!  Shater It All était supposé ouvrir la soirée à cette heure, mais ce n’est que 1h15 plus tard, en même temps que le ‘cab’ de remplacement de Jasmin, que le band s’est pointé sous les cris de « tapette! » de la part de Mathieu Bérubé de Teramobil à son chummey Dominic de la formation de Saint-Hyacynthe.

Avant leur arrivée, j’avais eu le temps de visiter les lieux, une salle pas très grande, mais charmante, située sous le Bar Le Magog.  Tout a été pensé pour faire vivre l’expérience saloon dans la décoration et j’aime bien l’atmosphère qui y règne.  Alain Labonté de Québec-Métal y était très tôt et il a même pris le temps de lui-même arranger l’éclairage, question d’avoir des photos qui ont du sens.  Tout le crew de Bookakee était aussi sur place tôt; Corinne mettait du fixateur en spray dans les cheveux de Mat Paré à ma droite, Phil était capable de me parler pendant 4 minutes sans même inspirer et tous les bands faisaient leur entrée et prenait connaissance des lieux.  J’ai aussi ENFIN rencontré Christian de Sherbrooke Métal, qui a d’ailleurs contribué à la soirée avec son partner Bob.  Je vous explique plus loin dans le texte.

Après quelques visites à l’extérieur, 2 bières, 92 textos et une contravention (damn you Sherbrooke! Mais 25$ pour un ticket de parking c’est une crisse d’aubaine), le show allait commencer et je me demandais comment les boys de Shatter It All allaient réagir avec une arrivée si tardive.

Ça a pas été long que je me suis rendu compte que les boys étaient là pour nous donner une sévère claque en plein visage avec leur death/grind bien ficelé.  Pour être honnête, j’ai trouvé que les 2-3 premières tracks étaient plus ou moins réussies, mais qu’après le groupe a semblé reprendre du poil de la bête et a fini le set en beauté.  Le trio offre une belle chimie, surtout la dynamique entre les deux chanteurs.  Étant le seul guitariste, Mo fait vraiment une belle job au niveau de son instrument (précis et rapide,) mais aussi de la présence scénique, ses faces de méchant gaillard et ses cris de la mort bien placé.   Dominic fait aussi une belle job à la basse et j’ai beaucoup aimé quand tu te démenais comme un diable dans l’eau bénite quand tu ne chantais pas.  Fais-le plus souvent, man.  Le drummer a également bien performé, même si il avait l’air un peu frustré de son bass drum qui bougeait durant leur show.  La plupart des titres joués parviennent de « Corporal Puzzle » dont je crois avoir obtenu la dernière copie disponible.  On peut s’attendre à un nouvel effort en 2013.

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Avec une autre bière dans les mains, Mathieu de Teramobil me demande d’aller les rencontrer ‘backstage’, ce que je me dépêche de faire.  La bière est bonne et le monde est juste trop cool.  Je retourne me désaltérer à l’avant de la scène et les boys de Tribunal font leur line-check, habillé normalement et je me dis que rien ne va être très surprenant.  Ben oui, champion, toi tu connais ça..

Les boys quittent la scène et vont backstage, seulement pour revenir quelques minutes plus tard habillés comme ça:

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Vous avez bien vu, les gars sont habillés avec des couches et de la façon le plus ridicule qui soit.  Alain me mentionne qu’au Hellfest Lanaudière l’année dernière, un d’eux était arrivé en robe. Ciboire.  L’effet de surprise passé, on veut du beat et c’est du gros death sale qui nous est projeté en pleine face, un contraste énorme avec l’image qui nous est présentée.  Ils appellent leur beat de plusieurs manière, mais j’aime bien leur expression JerseyCore.  Comme vous pouvez l’imaginer, c’est n’importe quoi, mais ça ne veut vraiment pas dire que la musique est mauvaise.  Il y a quelque chose de tellement décousu et excentrique à leur approche et musique que justement ça nous fait en vouloir plus.  Les boys s’échangent les instruments entre les tounes et me mentionnent après que dans les autres shows ils le font aussi pendant les tracks.  Je dois avouer que le chanteur m’a particulièrement impressionner, car non seulement il a le même fucking look que Matt McGachy de Cryptopsy, mais en plus il a le même vocal!  Un tour de force si vous voulez mon avis, car il est capable du rauque le plus sombre et alterne rapidement vers des cris de mort plus ‘high-pitched’ qui donnent les frissons.  Les boys ont 4 tracks en téléchargement gratuit sur leur page bandcamp, alors allez donc essayer ça!

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C’est dur de revenir à la réalité après une telle démonstration de … de… de… de je sais pas quoi honnêtement!  On va jaser et fumer dehors, en attendant la venue du prochain band et la barmaid se pense ben cool en me faisant jouer au « flip » pour des shooters, mais je gagne tout le temps, alors ça lui coûte cher et j’en suis ravi.  Enfin mes tips sont mis à contribution!

La prochaine attaque sonore nous provient de Mortor, un band d »Ottawa/Gatineau qui nous donne du thrash/death metal, mais avec un groove qui me plaît vraiment beaucoup.  J’aime bien leur production un peu tribale sur leur LP « Shoot’Em Up » sorti l’année dernière et j’ai adoré ce que j’ai entendu ce soir là devant moi.  J’aurais par contre aimé que la foule embarque un peu plus, car c’était bizarre de voir la foule devenir sage avec un beat de « rentre-dedans » comme ça.  Ça s’est d’ailleurs ressenti sur scène avec les musiciens à corde qui étaient plutôt calme, mais un chanteur et drummer qui essayaient de compenser.  D’ailleurs, j’adore le prestance du frontman avec ses cheveux long et sa capacité d’intimider juste avec le regard.  Vraiment efficace et je dois dire que j’ai hâte de les revoir à Montréal devant un public déjà conquis, car ils méritaient un slam plus violent.

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Juste avant le fin de leur set, je me suis rendu encore une fois backstage et j’ai pu voir Bookakee et Teramobil dans le même coin de la salle, un réchauffement d’avant-show qui avait comme focus un Dominic « Forest » Lapointe qui jammait une toune de Yes, une track dont le nom m’échappe malheureusement, mais qu’il pratique toujours avant chaque prestation.  La scène ressemblait à ça:

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C’était maintenant le temps de passer à un groupe de l’extérieur de la province et qui a été rajouté au lineup étant donné leur visite du Québec.  Je parle de Untimely Demise, probablement un des meilleurs bands thrash au Canada présentement et originaire de Saskatoon. Christian et Bob de Sherbrooke Métal ont déboursé le 150$ pour les faire jouer cette soirée là, un petit plaisir qu’ils se sont payés et je me dois de les remercier pour cet ajout à un lineup déjà complet.  Les boys de l’Ouest n’étaient pas pour rater cette occasion de faire headbanger ses fans et la foule s’est remise à une démonstration de violence lors de leur interprétation de pièces tirées de leurs deux albums.  Ils sont non seulement thrash et technique à souhait, mais on peut aussi percevoir des influences de death dans leur compositions et ça ajoute au plaisir.  Vous savez cet ingrédient indescriptible qui fait qu’un band est pas seulement bon, mais très bon? UD l’a.  Les gars sont cool à souhait hors du stage et cette même attitude se transmet sur le stage.  On a cependant été victime du système de son qui a freiné l’élan des gars et nous a coupé de vocal pendant quelques tracks.  Pas grave, l’énergie était là et je suis très heureux de m’être repris pour mon absence lors de leur passage au Scanner de Québec la semaine précédente.  Pour être sûr de les encourager, je me suis procuré leur vinyl et en échange ils me donnaient leurs deux CDs.  Total? 10$.  Incroyable.

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Quelques minutes après leur show, c’était au tour de Bookakee de s’amener sur les planches et d’essayer de m’impressionner.  Vous en voulez de l’honnêteté?  J’ai vu le band à Québec et écouté leur EP et à chaque fois la même chose se produit; rien ne se démarque dans ma tête du côté musical.  Je me surprend à ne pas me rappeler de ce qui s’est passé, ça ne laisse pas d’impression durable et je l’ai partagé aux gars du band.  Hey bien je dois aussi leur donner raison quand ils font un bon coup, car cette soirée allait s’avérer la première fois que je les voyais et était satisfait à la fin de leur set.  C’est progressif, gore, death et grind et c’est peut-être pour ça que ce n’est pas facile à digérer.  En parlant de digérer, certains ont dû le faire après avoir mangé le bacon teinté VERT que Phil (un Phil « energy drink-free » soit dit en passant), le chanteur, sortait du trou de cul d’un toutou cochon et distribuait aux plus braves de la salle.  On a eu droit à un Mario Bros interprété par le chanteur de Tribunal, la fameuse face à Phil qui se démonte et arrache de son emplacement initial, Corinne de Valfreya qui fait son apparition et les tas de cadeaux les plus loufoques les uns que les autres qui sont distribués à tous ceux qui en veulent bien.  Vous savez quoi, je ne connais pas beaucoup de bands qui en donnent plus côté présence scénique que Bookakee et ça, les boys, c’est tout en votre honneur.  Voici un extrait de leur set:

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La place était chaude (dans tous les sens du mot) et prête à recevoir Teramobil… NOT! Man, y’avait exactement deux personnes en avant du stage quand le trio de Montréal a décidé de commencer et ces deux personnes étaient Alain et moi.  Triste… NOT! J’ai entendu Mathieu, le guitariste, dire « gênez-vous pas pour avancer », sans réponse de la foule. Là il a dit « ok c’est parti! » et c’était de loin ma surprise de la soirée.  Voyez-vous, un band comme Teramobil est difficile à catégorisé et peut aussi être difficile à digérer pour bien du monde, mais en cette soirée de surprises, tout le monde a pris exactement 2 minutes à se rassembler TRÈS près de la scène pour regarder ces virtuoses à l’oeuvre.  On parle de death/math métal qui est interprêté par des musiciens qui sont en plus capable de bouger en malade sur scène.  Mathieu est le plus fou de la gang, étant capable de techniques et faces impossibles à répéter.  Les boys nous ont offert du nouveau stock de leur album qui sera lancé aux Foufounes Électriques à la mi-avril et intitulé « Multispectral Supercontinuum ».  Ça sonne comme dans le film « Dude, Where’s My Car? », non? All in good fun guys.  Forest, Math et Alex, sachez que c’est un honneur vous voir à l’oeuvre, non seulement à cause de votre talent, mais aussi car vous êtes des maudits bons gars qui s’impliquent et MANGENT de leur instrument.  Vous vivez pour nous faire tripper et ça paraît.  Changez jamais.

 

Le dernier band à se produire était Paretic Dementia et on avait droit à la même technicité du band précédent, mais cette fois avec du vocal et un son plus death métal.  La formation de Sherbrooke se démarque par son énergie en show et ses compos brutales.  Fait à noter, la foule est restée intense jusqu’à la fin, même si le show avait lieu vers 2h am.  J’ai dit intense?  On aurait dit un party de maison qui vire mal (ou bien, tout dépendant de si vous êtes le propriétaire ou pas), avec des chummeys.  Jasmin, l’organisateur de la soirée, m’a mentionné que tous étaient des amis et les supportaient beaucoup et qu’il était fier de les voir à cette soirée.  Je ne connais qu’une chanson du band, « Polite Execution », qui est disponible pour téléchargement gratuit sur leur page bandcamp, alors le reste du stock était nouveau pour moi, mais je dois noter la synergie qui existe dans ce groupe, qui forme vraiment un ensemble.  Pas facile à digérer en show et pour une première écoute, mais on voit tout de suite le potentiel.

Je n’avais franchement pas d’attentes en allant à cette soirée, à part découvrir plusieurs bands que je connaissais en audio, mais n’avais jamais eu la chance de les voir ‘live’.  Non seulement j’ai eu du plaisir, mais cette soirée a été mémorable pour plusieurs raisons, incluant le fait que j’ai connu du maudit bon monde.  Pour ça, je vous en remercie!  Jétends aussi ces remerciements à Jasmin pour l’accès, une gars que je ne connaissais pas, mais tellement sympathique.  La 2e édition du Baconfest est en route…